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Quand les mots s’en mêlent : aidez Donald Trump à trouver le message caché de Mythos !

21 juillet 2026 à 12:49
Trump qui peut
Quand les mots s’en mêlent : aidez Donald Trump à trouver le message caché de Mythos !

Cet été, Next vous propose des mini-jeux. Le premier est un mot mêlé où vous devez aider Donald Trump à trouver un message que Mythos essaie de lui faire passer en douce… Problème, il n’y arrive pas. Et, si le message était de la plus haute importance ?

Il y a 45 mots à trouver avant de faire apparaitre le message caché. Ils peuvent être en long, en large, en travers et même écrits à l’envers. Si vous manquez d’inspiration, le bouton « Help » permet d’afficher la liste de tous les mots (mais en avez-vous réellement besoin ?).

Cliquez-glissez sur des lettres pour former un mot. S’il est correct, il est surligné en vert ; sinon il faut recommencer. Les dessins sont de Flock et la partie interactive développée avec une IA générative. Le jeu fonctionne avec la souris ou avec le doigt sur un écran tactile (sur smartphone ou tablette par exemple). Une fois les 45 mots trouvés, les lettres restantes forment une phrase… celle qui inquiète tant Donald Trump.

Une fois que vous avez la réponse, notez-la : elle servira pour participer à notre concours à la fin de l’été (évitez donc de la partager dans les commentaires). Afin de pouvoir gagner des cadeaux, il faut être abonné à Next, en plus de trouver un maximum de bonnes réponses, bien évidemment.

Quantique : pour les services de renseignement, le niveau de la menace « est maximal »

21 juillet 2026 à 09:27
L’arrêt du Qu n’est pas pour tout de suite
Quantique : pour les services de renseignement, le niveau de la menace « est maximal »

Le « Q-Day » pourrait avoir lieu aux alentours de 2030 - 2035, même si actuellement les machines quantiques rencontrent de nombreuses limitations. Les pays et les services de renseignements se préparent car la guerre fait déjà rage sur les financements, les brevets et les ingérences avec des laboratoires de recherche sous surveillance.

La Cour des comptes vient de mettre en ligne un rapport sur le soutien de l’État à l’informatique quantique. Il s’agit de faire le point sur la stratégie nationale quantique (SNQ) avec 1,8 milliard d’euros (dont 1,5 milliard de fonds publics) sur la période 2021 à 2025. L’institution rappelle qu’Emmanuel Macron a annoncé en mai 2026 une rallonge d’un milliard d’euros pour l’ensemble des technologies quantiques d’ici à 2030.

La France doit mobiliser davantage de capitaux

Pour la Cour, c’est insuffisant : « la France doit désormais mobiliser davantage de capitaux privés, préciser ses choix stratégiques et développer des partenariats européens ». Elle estime que les besoins de la filière française de l’informatique quantique (publics et privés confondus) s’élèvent « à plus de 1,5 milliard d’euros sur la période 2026 - 2028 ».

Le cas de la France doit aussi s’apprécier au regard du reste du monde. Les « autres grands pays développés » augmentent leur financement sur le calcul quantique et la Cour en arrive à la conclusion que les financements français « sont désormais insuffisants ».


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Carte mondiale des datacenters et ressources : des nouveautés et une version mobile !

20 juillet 2026 à 12:53
Emmenez-la avec vous en vacances !
Carte mondiale des datacenters et ressources : des nouveautés et une version mobile !

Nous avons mis à jour notre carte mondiale des datacenters, notamment grâce à vos retours. Elle s’enrichit de nouvelles données et fonctionnalités. Autre nouveauté attendue : une version mobile (compatible PWA). Encore en bêta, nous corrigeons les derniers bugs les plus visibles avant de proposer une version 1.0, qui sera synonyme de mise en ligne du code source.

Il y a trois semaines, nous avons mis en ligne une première version de notre carte mondiale des datacenters et des ressources associées : stress hydrique de l’eau, ligne électrique et intensité carbone, vues satellite avec voyage dans le temps, température via Copernicus…

La carte s’adapte aux smartphones et autres terminaux mobiles

Première nouveauté, demandée par plusieurs d’entre vous : une version mobile ! Elle reprend l’ensemble des fonctions disponibles sur desktop, mais avec une barre d’outils revue et corrigée et une navigation plus adaptée. Si vous vous posez la question : oui, l’idée d‘une application mobile fait son chemin, mais pas avant la version 1.0.

Cette version mobile se met automatiquement en place en fonction de la résolution de l’écran. Elle est également PWA et peut donc devenir une « application ». Bien évidemment, tout n’est pas parfait, n’hésitez pas à nous faire part de vos retours et bugs.

Cliquez sur les boutons du bas (Couches, Stats, Outils, Recherche et Détails) pour afficher les menus correspondants. Recliquez dessus pour les fermer. Les vues satellites et la fonction voyage dans le temps sont évidemment présentes.

Résumé des indicateurs environnementaux pour les datacenters

Nous avons ajouté les données 2025 de consommation de Google, que le géant a publiées la semaine dernière. Nous en avons profité pour ajouter un résumé des données disponible quand vous cliquez sur un datacenter (consommation détaillée si disponible).

Voici un exemple avec New Albany dans l’Ohio dont les prélèvements ont augmenté de 2,3 millions de m³ en un an. La carte vous indique désormais les hausses des prélèvements sur les dernières années. D’un clic, cela ajoute l’intensité carbone et le niveau de stress hydrique.

Même chose pour Saint-Ghislain, plus proche de nous puisque c’est un datacenter de Google en Belgique. Il a prélevé 2,7 millions de m³ en 2025, soit 767 000 de plus en un an (+ 40 %). Dans la partie Stats, vous avez le total des prélèvements du géant de la recherche : plus de 51 millions de m³ d’eau en 2025 (+ 37,4 % sur 12 mois).

Sous le capot

Nous avons sorti du fichier HTML de la carte une bonne partie des données qui étaient auparavant directement intégrées (de plus de 4 Mo au départ, le fichier pèse désormais un peu moins de 700 ko).

Sur l’aide, en bas de la pop-up vous pouvez voir la liste des données téléchargées en cache, la taille occupée et vider le cache si besoin. Nous avons également ajouté des numéros de version.

Les données sont bien sûr toujours présentes, mais à présent livrées via le CDN de Next, avec une mise en cache pour éviter des téléchargements trop fréquents.

Kimi K3 : ce qu’il faut savoir du modèle open source de 2 800 milliards de paramètres

20 juillet 2026 à 11:00
Kimi, Kimi, Kimi more 🎵
Kimi K3 : ce qu’il faut savoir du modèle open source de 2 800 milliards de paramètres

L’intelligence artificielle est-elle en train de vivre son deuxième « moment DeepSeek » avec l’annonce du modèle Kimi K3 par la société chinoise Moonshot AI ? Il a de quoi séduire avec près de 3 000 milliards de paramètres (on parle de modèle 3T-class) et la promesse de poids ouverts. La bourse américaine n’est pas restée indifférente avec une baisse de 1,5 % du Nasdaq lors de l’annonce.

Moonshot AI n’est pas l’entreprise la plus connue dans le monde des intelligences artificielles génératives, mais cela pourrait changer avec son LLM Kimi K3 annoncé la semaine dernière.

Kimi K3 : les gros chiffres

Elle le présente comme « le premier modèle open source à atteindre 2 800 milliards de paramètres ». Il dispose aussi d‘une large fenêtre contextuelle jusqu’à un million de tokens (comme Fable 5, Opus 4.8 et GPT-5.6 sol). Attention, le côté open source est pour le moment en paper launch, avec la promesse que « les poids complets des modèles seront publiés d’ici le 27 juillet 2026 ».

Kimi K3 utilise une mixture d’experts (Mixture of Experts ou MoE) qui consiste à n’utiliser qu’une partie des paramètres à chaque fois. Le modèle comprend 896 experts dont 16 sont appelés à chaque fois.

Vous verrez peut-être passer sur Internet la mention « 2.8T-A50B », c’est un simple calcul basé sur les informations officielles : 2 800 milliards de paramètres, cela donnerait 3,125 milliards de paramètres par expert (2800/896), et donc 50 milliards de paramètres pour 16 experts. Mais c’est un calcul simpliste, d’autant plus sans précisions de la part de Moonshot AI.

« Kimi K3 a démontré des performances de niveau frontière »


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☕️ NVIDIA parle de sa prochaine génération de CPU Rosa, qui sera dans la plateforme Feynman

20 juillet 2026 à 08:04


Au début de l’année, NVIDIA présentait sa plateforme Rubin, avec un CPU Arm maison Vera (successeur de Grace) et un GPU Rubin (remplaçant de Blackwell). Vera dispose de 88 cœurs Olympus (architecture Arm v9.2) et 176 threads. Le cache L2 par cœur est doublé avec 2 Mo et le cache L3 unifié grimpe à 162 Mo (au lieu de 114 Mo), soit un total de 338 Mo en cache L2+L3.

Vera est présenté comme « le premier CPU à prendre en charge la précision FP8 », mais aussi le « premier processeur au monde conçu spécifiquement pour l’ère de l’IA agentique et de l’apprentissage par renforcement ». La suite est déjà connue avec le processeur Rosa (en hommage à Rosalind Franklin) exploitant des cœurs maison Rigel, également avec une architecture Arm v9.2.

Il est lui aussi pensé pour « l’ère de l’IA agentique » Les améliorations clés incluent un cache L2 plus grand, une meilleure gestion des instructions et de la mémoire, sans plus de précisions. NVIDIA annonce évidemment des performances par cœur supérieures à celles d’Olympus (CPU Vera), « tout en conservant la même empreinte silicium ».

Selon TrendForce, Rosa devrait exploiter une classe 2 nm pour la finesse de gravure, le N2 ou A16 de TSMC. Selon le fondeur, la technologie N2 est déjà entrée en production durant le dernier trimestre 2025, tandis que l’A16 est attendue pour 2027. A14 et A12 sont ensuite attendues entre 2028 et 2030.

Toujours selon nos confrères, Rosa « devrait comporter 128 cœurs Rigel ou plus, avec des performances IPC potentiellement améliorées de plus de 50 % », mais tout cela reste à confirmer.

NVIDIA indiquait l’année dernière que le CPU Vera était au programme, mais Jensen Huang annonçait en mars que Rosa sera intégré dans « la prochaine grande architecture de NVIDIA », c’est-à-dire la plateforme Feynman. Rosa sera épaulé par un LPU (Language Processing Unit) LP40 ; cette puce est la suite de la signature d’un accord de licence (avec la récupération de plusieurs dirigeants) avec Groq.

Voici un résumé des plateformes de NVIDIA :

  • Plateforme Hopper : CPU Grace, GPU Hopper
  • Plateforme Blackwell : CPU Grace, GPU Blackwell
  • Plateforme Rubin : CPU Vera, GPU Rubin, LPU LP3x
  • Plateforme Feynman : CPU Rosa, GPU Feynman, LPU LP40

Rachat de SFR : l’Autorité de la concurrence va en avoir pour « au moins 18 mois »

20 juillet 2026 à 07:46
Rendez-vous en 2028 ?
Rachat de SFR : l’Autorité de la concurrence va en avoir pour « au moins 18 mois »

Le rachat de SFR sera intégralement examiné par l’Autorité de la concurrence française ; la Commission européenne ayant décidé de laisser sa place. Une annonce sans surprise puisque Bouygues Telecom et Orange discutaient déjà avec l’Autorité, tandis qu’iliad avait demandé le renvoi vers Paris de son dossier déposé à Bruxelles.

Début juin, Bouygues Telecom, Free-iliad et Orange annonçaient la signature d’un protocole d’accord afin de racheter SFR à Altice. C’était la première étape d’un marathon qui a débuté officiellement en octobre 2025. Une opération à plus de 20 milliards d’euros, qui soulève évidemment de nombreuses questions, notamment réglementaires.

Comme indiqué dans notre foire aux questions sur ce rachat, l’Autorité de la concurrence ou la Commission européenne (l’une ou l’autre, pas les deux) doit examiner ce projet de fusion afin de l’autoriser – avec éventuellement des conditions – ou de le rejeter. Les opérateurs préféraient que le dossier soit traité à Paris plutôt qu’à Bruxelles ; leur souhait est exaucé.

Bouygues Telecom, Orange et iliad : trois opérations distinctes

La semaine dernière, via un communiqué de presse, l’institution présidée par Benoît Cœuré remportait la mise : « l’Autorité de la concurrence sera l’autorité en charge de l’examen du rachat de SFR ». En effet, « le 15 juillet 2026, la Commission européenne a renvoyé à l’Autorité de la concurrence l’examen de la prise de contrôle exclusif par le groupe iliad de certains actifs détenus par le groupe Altice France ».

Mais pourquoi n’est-il question que du groupe iliad ? Parce que ce rachat est en fait « trois opérations de concentration distinctes, mais contractuellement liées ». L’Autorité de la concurrence précise qu’Orange et Bouygues Telecom « ont déjà engagé des échanges » avec ses services depuis le 30 juin. Il s’agit pour le moment d’éléments de pré-notification afin de préparer les dossiers de notifications formelles qui arriveront dans un second temps.

Bouygues Telecom est un opérateur qui n’est présent que sur le marché français, la Commission européenne n’a donc pas grand-chose à étudier sur son opération avec SFR au niveau européen. Orange aussi a envoyé directement son dossier à l’Autorité de la concurrence car, comme le rappellent nos confrères du Monde, « à la signature du protocole d’accord pour racheter SFR, il réalisait encore plus des deux tiers de son chiffre d’affaires total dans l’Union européenne sur le seul marché français ».

En effet, selon le bilan du premier trimestre, le chiffre d’affaires d’Orange était de 10,1 milliards d’euros, dont 4,4 milliards en France et 1,8 milliard dans le reste de l’Europe. Mais, la situation a certainement changé le 8 juin avec l’annonce de la finalisation de l’acquisition (prévue) des 50 % restants de l’opérateur espagnol MasOrange. Le calendrier était favorable à Orange.

iliad est présent en Italie et en Pologne – avec près d’un milliard d’euros cumulés pour les deux marchés, contre 1,6 milliard en France – et a donc envoyé son dossier à Bruxelles, mais en sollicitant un renvoi vers l’autorité de la concurrence française.

Demande acceptée, les trois dossiers seront donc traités en France, mais l’Autorité continuera « à coopérer avec la Commission européenne pendant l’instruction ». L’AdlC précise enfin qu’il « s’agit de la 50ᵉ opération renvoyée par la Commission européenne à l’Autorité de la concurrence depuis 2009 ».

L’instruction des dossiers devrait prendre « au moins 18 mois »

« À l’issue de l’instruction de ces trois opérations, au cours de laquelle seront consultés l’ensemble des acteurs concernés, en particulier les associations de défense des consommateurs, ainsi que les autorités sectorielles compétentes, l’Autorité se prononcera sur chacune d’elles ». L’Autorité prévient que, compte tenu de la complexité des dossiers et des marchés concernés, « leur instruction devrait durer au moins 18 mois ».

Dans un entretien au Monde le 10 juin, le président de l’Autorité, Benoît Cœuré, rappelait que cette opération « ne va pas de soi parce qu’il s’agit d’un rapprochement sur un marché déjà très concentré ». Il ajoutait néanmoins qu’elle n’était pas nécessairement anticoncurrentiel : sinon « nous l’aurions dit, et nous n’aurions pas laissé les opérateurs s’épuiser pour trouver un accord et dépenser des millions d’euros en frais de conseil d’avocats et de banques d’affaires ».

#Flockeries et cahier de vacances : amusez-vous avec Next et tentez de gagner des cadeaux

18 juillet 2026 à 11:37
Viens jouer avec nous
#Flockeries et cahier de vacances : amusez-vous avec Next et tentez de gagner des cadeaux

Cet été, Next continue évidemment de vous informer sur les enjeux du numérique et de la tech au sens large, mais se propose aussi de vous divertir avec un cahier de vacances spécial geek. On vous a préparé des mini-jeux pour vous occuper sur la plage, à la montagne, en voyage… Cerise sur le gâteau, il y a des cadeaux à gagner.

Pendant une partie de l’été, les membres de la rédac’ vont prendre des vacances bien méritées. Le site ne ferme pas pour autant, mais le rythme sera probablement un peu plus calme. C’est aussi pour nous l’occasion d’avancer sur des dossiers et des sujets de fond ; on s’en reparlera à la rentrée !

En attendant, avec Flock, nous vous avons préparé une série de petits jeux pour agrémenter vos vacances. Il ne s’agit pas de réinventer la roue, mais de proposer une version « geek » des grands classiques de l’été : mots mêlés, Sudoku, MasterMind, Où est Charlie, 7 différences… Certains sont interactifs et jouables sur smartphone, tablette ou ordinateur.

En plus de jouer pour la gloire, il y a des cadeaux à gagner : des tirages papier et des dessins personnalisés de Flock, un badge à ajouter à côté de votre pseudo pour les plus tenaces et/ou les plus performants (au niveau de celui Premium présent pour les abonnés) et d’autres surprises vous attendent !

Comment participer ? Premier point, être abonné à Next ; vous pouvez vous abonner pendant toute la durée du concours. Deuxième et dernier point : notez les réponses « cachées » dans certains mini-jeux sous la forme de série de chiffres et/ou de lettres. Il faudra les noter et nous envoyer vos réponses par email à la fin de l’été. Nous aurons l’occasion d’en reparler.

Mais ne pensez pas que les réponses consisteront simplement à résoudre des petits jeux, certaines seront bien plus difficiles à trouver que d’autres. Préparez-vous à une version spéciale Next de « Tu Te Mets Combien ». Les premières réponses seront, comme toujours avec ce jeu, très faciles, contrairement aux dernières bien plus difficiles à trouver ; de quoi tester votre connaissance sur le média, le site, ses journalistes, etc.

Cette actualité sera mise à jour dès qu’un nouveau mini-jeu de notre cahier de vacances 2026 sera publié ; pensez à la mettre en favoris !

Le premier est déjà en ligne avec une petite énigme réalisée par Flock où il faut trouver l’intrus (la réponse pourrait vous surprendre). On se retrouve dès la semaine prochaine avec des mots mêlés où vous devrez aider Donald Trump à trouver un message caché par Mythos.

Nos autres mini-jeux de l’été :

Les risques et conséquences de la canicule sur la production et le transport d’électricité

7 juillet 2026 à 11:37
Marcel, fait chauffer les électrons !
Les risques et conséquences de la canicule sur la production et le transport d’électricité

La canicule a plusieurs conséquences sur la production et le transport d’électricité. Les centrales baissent de régime (avec des conséquences sur l’émission de CO₂), des lignes électriques perdent en puissance, des courts-circuits apparaissent sur des connexions et des postes de transformation explosent. Pourquoi ? La situation va-t-elle s’améliorer ou se dégrader ?

En période de canicule, des coupures d’électricité peuvent arriver dans certaines zones, mais nous sommes loin d’un risque de blackout sur tout le territoire. Des pannes arrivent aussi le reste de l’année, ce n’est pas une particularité de l’été et des hautes températures, qui restent néanmoins des facteurs de risque.

Pourquoi donc ? Next vous explique les conséquences du réchauffement climatique, aussi bien sur le réseau de distribution et de transport (les lignes électriques) que sur la production (les centrales), avec comme effet une hausse de l’intensité carbone moyenne à cause d’une production thermique fossile (gaz, charbon, fioul) plus importante pour compenser. L’usure des matériaux sur un réseau vieux de plusieurs dizaines d’années est aussi accélérée par la chaleur.

BT, HTA, NTH et HTB2 : vous avez les bases ?

En France, le réseau de transport (qui appartient à RTE, ou Réseau de Transport d’Électricité, détenue à 50,1 % par EDF, 29,9 % par la Caisse des Dépôts et 20 % par CNP Assurances) est composé de deux types de lignes : les très haute tension (HTB2 et HTB3) et les haute tension (HTB). Les HTB2/3 « permettent de relier les régions et les pays entre eux ainsi que d’alimenter directement les grandes zones urbaines. La majorité des lignes HTB2 ont des tensions de 400 kV et 225 kV ».

Le réseau de répartition ou d’alimentation régionale est pour sa part composé des lignes HTB (ou HTB1 parfois) afin de transporter l’électricité à l’échelle régionale ou locale : « Elles acheminent l’électricité aux industries lourdes, aux grands consommateurs électriques comme les transports ferroviaires et font le lien avec le second réseau. Leur tension est de 63 ou 90 kV ».

Vient ensuite le réseau de distribution, avec là encore deux types de lignes : moyenne tension (HTA) et basse tension (BT). Les HTA irriguent les petites industries, PME et commerces ; « elles font également le lien entre les clients et les postes de transformations. Ces lignes ont une tension comprise entre 15 kV et 30 kV ». Enfin, les lignes BT ont une tension de 230V ou 400V et « servent tous les jours pour alimenter nos appareils ménagers ».

  • HTB2/3 : 225 000 et 400 000 volts, pour relier des régions et des pays
  • HTB(1) : 63 000 et 90 000 volts, pour industrie lourde et transport régional
  • HTA : entre 15 000 et 30 000 volts, pour petite industrie et transport local
  • BT : 230 ou 400 volts, pour les ménages et les artisans

Petit aparté : pourquoi de si hautes tensions dans les grandes distances ? Pour limiter les pertes, qui dépendent du carré de l’intensité (pertes par effet Joule = R x I²). Or, la puissance est égale à l’intensité multipliée par la tension (P = U x I), donc si on augmente la tension d’un facteur 1 000 (230 -> 225 000 volts) on baisse l’intensité d’un facteur 1 000 pour une même puissance. Des postes électriques permettent d’augmenter ou bien de diminuer la tension.

Puisque les pertes dépendent de I², on diminue donc les pertes d’un facteur 1 000 000 en passant de 230 à 225 000 volts. Depuis la loi du 10 février 2000, RTE rappelle qu’elle doit « veiller à la compensation des pertes d’énergie liées au transport de l’électricité. Ces pertes représentent entre 2 % et 3 % de l’électricité acheminée ». Cela représente un peu plus de 11 TWh par an, sur une consommation avoisinant les 450 TWh par an.

Des alertes dès que la température extérieure dépasse 35 °C

Il existe en France de nombreuses lignes aériennes, avec des câbles électriques installés sur des pylônes, qui les maintiennent à bonne distance du sol et des obstacles. RTE utilise du triphasé : « chaque circuit comporte trois phases, chacune composée de un à quatre câbles conducteurs, appelés faisceaux. Ces câbles sont « nus » : l’air assure leur isolation, d’où la nécessité de les maintenir à une distance suffisante entre les câbles et le sol. Plus le niveau de tension est élevé, plus cette distance est importante ».

Le rapport avec la chaleur ? La dilatation : quand un matériau est chauffé, il se dilate ; alors que quand il est refroidi au contraire il se contracte (principe de physique). Sous l’effet de la chaleur, les faisceaux se dilatent et deviennent donc un peu plus long. Comme les pylônes sont fixes dans le sol, les câbles électriques forment donc un plus grand arc en se dilatant et se rapprochent ainsi du sol. En France, il existe une distance minimale légale entre le sol et les lignes de transport d’électricité haute tension.

RTE l’explique sans détour : « Les lignes électriques souffrent de la chaleur. En pleine canicule, exposées directement au soleil et avec une quantité importante de courant à transporter, elles surchauffent et peuvent atteindre jusqu’à 90 °C ». La chaleur vient à la fois de la puissance transportée et du Soleil, les deux se combinent pour dilater les matériaux.


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Google a doublé sa consommation d’eau et d’électricité en trois ans

3 juillet 2026 à 13:59
Quel est le point commun entre Google et le Portugal ?
Google a doublé sa consommation d’eau et  d’électricité en trois ans

En trois ans, Google a doublé ses prélèvements et consommation en eau, ainsi que sa consommation électrique. L’entreprise travaille sur sa gestion des garanties d’origine lui permettant d’afficher un 100 % de renouvelable. Enfin, le rapport détaille la consommation de son intelligence artificielle Gemini.

Google vient de mettre en ligne son rapport environnemental de 2026, avec les chiffres de 2025. L’occasion de faire le point sur la consommation en électricité et en eau du géant américain. Les chiffres sont en très forte hausse avec 37,5 % de plus dans les deux cas en un an, 100 % sur trois ans et près de 200 % en 5 ou 6 ans.

Nous avons ajouté ces chiffres à note carte mondiale des datacenters et des ressources associées. Vous pouvez ainsi voir l’emplacement des datacenters de Google, leur consommation électrique avec l’intensité carbone associés au niveau local, ainsi que les prélèvements en eau avec le niveau de stress hydrique de la zone concernée.

Nous avons également recalculé le WUE de Google, qui ne le communique toujours pas. Sur la base de nos calculs, il est de 1,32 en prenant les prélèvements en eau et de 1,02 avec la consommation. C’est largement au-dessus de Microsoft, Meta, OVHcloud et Scaleway.

En 2025, Google a utilisé 42 415 800 MWh (42,4 TWh) d’électricité rien que pour les datacenters. Pour le reste de ses installations et ses bureaux, la consommation était de 1 170 800 MWh (36 fois moindre), soit un total de 43 586 600 MWh (43,6 TWh).

43,6 TWh pour Google en 2025, soit presque autant que le Portugal

À titre de comparaison, la consommation totale de la France était « seulement » 10 fois supérieure avec 450 TWh environ en 2025. Google n’est pas bien loin du Portugal, dont la consommation était d’un peu plus de 50 TWh pour l’ensemble du pays. En France, selon le bilan 2024 de l’Arcep, l’ensemble des datacenters de l’Hexagone (du moins ceux interrogés) ont consommé 2,7 TWh d’électricité.

Google revendique évidemment que 43 586 600 MWh (soit 100 % de sa consommation) « proviennent » de sources d’énergie renouvelables. Il s’agit de contrats d’achat d’électricité de long terme pour près de 33 TWh, et 10,5 TWh d’électricité renouvelable provenant du réseau électrique.

L’entreprise affirme aussi avoir produit 0,02 TWh en propre sur ses sites, via des installations photovoltaïques principalement. Google revendique en effet 24 800 MWh produits, contre 20 500 MWh un an auparavant, soit une hausse de 21 %. La production avait été doublée en 2024 par rapport à 2023 (10 700 MWh).

Les certificats passent d’une moyenne globale à une granularité horaire


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Tout savoir de la clim : enjeux environnementaux, techniques et sociétaux

3 juillet 2026 à 12:14
Clim’ bait
Tout savoir de la clim : enjeux environnementaux, techniques et sociétaux

Dans la première partie de notre dossier, nous avons expliqué ce qu’était une climatisation et comment elle fonctionne. Nous pouvons désormais passer au gros morceau : analyse technique et environnementale, en apportant un maximum de réponses à toutes les questions que vous vous posez.

Commençons par évacuer les questions basiques : oui, la climatisation sauve des vies dans les hôpitaux, les EHPAD. De manière générale, elle est indispensable pour toutes les personnes vulnérables pendant les épisodes de canicule. Celle de 2003 avait causé une surmortalité sur le mois d’août d’environ 15 000 décès.

La canicule de juin 2026 (qui a montré que les belles promesses de 2003 ne sont pas toutes tenues) et celle à venir dans les prochains jours rappellent que les risques sont toujours là. Le réchauffement climatique entraîne une hausse de ces événements ; ils sont de plus en plus fréquents et longs, et cela va s’aggraver dans les années à venir.

Attention à un point important : la climatisation permet de traiter les symptômes, sans pour autant s’attaquer aux causes (le réchauffement climatique). C’est un pansement pour continuer à vivre, pas un médicament. On ne le répétera jamais assez : la climatisation ne supprime pas la chaleur, elle la déplace.

Comme nous allons le voir, la climatisation a un coût électrique, environnemental et sociétal. En France, nous avons de la chance sur la partie électricité : elle est en quasi-totalité bas-carbone. La question environnementale est plus compliquée avec des gaz polluants et des îlots de chaleur. Enfin, sur la partie sociétale, les locataires ou les ménages les plus modestes ont plus de mal à installer des climatiseurs dans de bonnes conditions (bruit, performances…).

C’est la version ultra-simplifiée de cet article, la version longue détaille longuement les trois axes. De nombreuses personnes se posent la question de savoir s’il faut ou non sauter le pas. Next vous aide à comprendre les enjeux et ensuite à décider en connaissance de cause, en fonction des besoins et moyens.

En France, 24 % des particuliers sont équipés d’une clim

Déjà quelques chiffres pour la France : en 2016/2017, 14 % des particuliers étaient équipés de la clim, selon des statistiques d’EDF reprises par l’ADEME. La France est passée à 18 % en 2023 et 24 % en 2025. Dans ce dernier cas, « 13 % disposent d’une seule pièce climatisée et 11 % en ont plusieurs ». Les personnes les plus aisées sont celles qui ont davantage sauté le pas, de même pour ceux dans le sud. Rien de surprenant dans les deux cas.

Les chiffres sont éloquents sur la présence ou non de la clim :

  • Type d’habitation : 31 % des propriétaires de maisons, contre 20 % en logement collectif.
  • Catégorie socio professionnelle : 37 % des libéraux, cadres et professions intellectuelles supérieures, contre 19 % des ménages dont la personne de référence est sans emploi ou inactive.
  • Lieu : 47 % des habitants du Sud-Est et de la Corse, 11 % en Bretagne.

Et ailleurs dans le monde ? L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié en 2018 une étude (sur des données de 2016) : « Le taux d’équipement des ménages en climatisation varie énormément d’un pays à l’autre, allant d’environ 4 % en Inde et moins de 10 % en Europe, à plus de 90 % aux États-Unis et au Japon, et proche de 100 % dans quelques pays du Moyen-Orient. En Chine, près de 60 % des ménages possèdent désormais au moins un climatiseur ».

Le trio de tête était : 570 millions de clims en Chine, 375 millions aux États-Unis et 150 millions au Japon. La puissance frigorifique installée aux États-Unis et en Chine dépasse les 2 000 GW, tandis que l’Europe est à près de 200 GW. Par contre, l’Europe est à plus de 600 GW pour la partie commerces et autres locaux professionnels.

L’ADEME ajoute que, en France, « la consommation dans le résidentiel associée à la climatisation reste marginale à l’heure actuelle. En effet, elle représente autour de 1 % de la consommation en énergie finale du secteur ». Les clims réversibles et les PAC sont évidemment utilisées plus longtemps puisqu’elles chauffent aussi en hiver, mais elles prennent la place des autres systèmes de chauffage (gaz, électricité, bois, fioul…). En été, elles viennent s’ajouter, pas remplacer.

L’ADEME donne des chiffres : « En France métropolitaine, pour le secteur résidentiel, les consommations d’énergie sont évaluées par le modèle développé dans le cadre de la présente étude à environ 4,9 TWh en 2020 ». 3,8 TWh viennent des maisons individuelles, 1,1 TWh des appartements. Toujours selon l’agence, « 79 % de ceux qui utilisent leurs systèmes de climatisation le font fonctionner durant les heures les plus chaudes, uniquement la nuit ou de manière très ponctuelle ».

Dans le secteur tertiaire, c’est plus du double puisque les consommations d’énergie totales sont estimées à 10,6 TWh en 2020. La moitié vient des bureaux, puis des commerces (2,8 TWh), des cafés, hôtels et restaurants à 0,8 TWh et de la santé en quatrième position avec 0,67 TWh. Les datacenters étaient à 0,26 TWh.

Après l’état des lieux, les questions.

La clim consomme-t-elle beaucoup d’électricité ?

Version courte : oui, bien évidemment, mais ce n’est pas spécialement un souci en France car nous sommes excédentaires et exportateurs d’électricité. De plus, elle provient en quasi-totalité de sources renouvelables et nucléaires, elle est donc très peu carbonée. Ce n’est pas le cas partout en Europe ni dans le monde.


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Ventilateurs, clims, pompes à chaleur (PAC) et thermodynamique : avez-vous les bases ?

3 juillet 2026 à 11:37
Moi, j’ai une grande cave !
Ventilateurs, clims, pompes à chaleur (PAC) et thermodynamique : avez-vous les bases ?

C’est le sujet brûlant du moment : la climatisation. On lit un peu de tout et parfois du n’importe quoi, nous avons donc décidé de faire le point sur le sujet. Dans cette première partie, on pose les bases et les définitions, avec quelques rappels de thermodynamique. Dans la suite de notre dossier, nous analyserons en profondeur le fonctionnement des clims, puis leurs effets environnementaux, notamment leur rôle dans l’apparition d’îlots de chaleur.

Comme dirait Pete « Maverick » Mitchell lors de son retour à l’académie, commençons par ce que vous pensez savoir sous la forme de quelques rappels importants sur la thermodynamique.

Un frigo ou un ventilateur réchauffent une pièce

Un ventilateur ne chasse pas la chaleur d’une pièce, il brasse de l’air. Pourquoi alors une sensation de frais ? Le vent qui arrive sur vous enlève la fine couche d’air chaud et humide qui s’est constituée autour de votre peau et augmente l’évaporation de la sueur, ce qui donne une sensation de fraîcheur.

Mais attention, dans une pièce fermée, un ventilateur fait inexorablement monter (très légèrement) la température moyenne. C’est contre-intuitif pour certains, mais c’est un fait. L’électricité consommée (qui vient de l’extérieur) finit en chaleur par différents procédés : échauffement du moteur, frottements, turbulences… Cette chaleur ne peut pas sortir de la pièce. L’ajout de chaleur dans une pièce fermée entraîne une hausse de la température, impossible qu’il en soit autrement.

C’est pareil pour un réfrigérateur : laisser la porte ouverte donne une sensation de frais devant, mais le moteur à l’arrière va davantage tourner pour refroidir le frigo, et donc dégager plus de chaleur. Laisser la porte du frigo ouverte dans une pièce fermée augmente donc la température de la pièce. C’est simple : mettre en marche un moteur consomme de l’énergie, qui finit sous forme de chaleur à un moment ou à un autre. Dura lex, sed lex… même en physique. Avec un rafraîchisseur d’air (nous allons y revenir), c’est aussi le taux d’humidité qui augmente.

Enfin, avec la climatisation, c’est différent. La chaleur ne disparaît pas, elle est déplacée à l’extérieur de la pièce, dans la rue. Soit via la gaine des climatisations monoblocs, soit via le module extérieur des splits. Dans tous les cas, c’est important de le répéter : la chaleur ne disparaît pas, sinon le problème du réchauffement climatique serait réglé depuis longtemps.

Ventilateur, rafraîchisseur et climatiseur : quelles différences ?


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Mémoire et stockage : jusqu’à x5 sur les prix en 18 mois

30 juin 2026 à 15:56
J’a du stock ! (Ho wait, c’est surtout de la DDR3 :o)
Mémoire et stockage : jusqu’à x5 sur les prix en 18 mois

On parle souvent des hausses de prix sur les composants, mais savez-vous à quel point elle est importante ? Nous suivons depuis 18 mois les prix d’une quarantaine de composants chez deux revendeurs. Sur la mémoire, ils sont multipliés par quatre en moyenne selon nos relevés, par deux sur les SSD et les HDD. Les processeurs s’en tirent généralement bien pour le moment.

Depuis fin 2024, le prix de la mémoire est en hausse, à cause d’une demande toujours plus forte de GPU pour l’intelligence artificielle générative. Les GPU intègrent une quantité croissante de mémoire pour prendre en charge des modèles toujours plus grands (et donc performants), raflant ainsi une grosse partie de la mise. Une pénurie s’installe rapidement car la production des trois principaux fabricants de puces – Micron, Samsung et SK hynix – est aspirée de toutes parts.

Les hausses de prix ne concernent pas que les composants, les produits finis en pâtissent aussi. Preuve en est avec les hausses régulières sur le Raspberry Pi, les VPS chez les hébergeurs et plus récemment Apple… qui n’y va pas avec le dos de la cuillère.

Mais quelle est précisément cette hausse ? Le prix de certains kits de mémoire vive a été multiplié par cinq ! Le lot de deux Patriot Viper Xtreme 5 DDR5 de 16 Go (soit 32 Go) est ainsi passé de 105 à 520 euros, excusez du peu.

Sur la mémoire, les prix sont parfois multipliés par cinq !

En moyenne, selon nos relevés, la hausse sur la mémoire est de plus de 300 %, soit des prix multipliés par plus de quatre. Alors qu’une barrette de 8 Go de DDR4 était vendue 20 euros fin 2024, elle est passée à 40 euros pendant l’été 2025, 85 euros au début de l’année, elle est désormais proposée à 90 euros.

Dans le tableau et le graphique ci-dessous, nous avons regroupé les prix d’une douzaine de kits de DDR4 et DDR5, relevés par nos soins sur des produits en stock (ou avec une date de livraison annoncée relativement proche). Il est en effet important de comparer des prix sur des produits que l’on peut réellement commander.

Par rapport à notre précédente actualité en janvier, quelques produits n’étaient plus disponibles, ce qui explique l’absence de prix pour le relevé de cette semaine.


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Un appel d’offres dévoile d’inquiétants détails du système IT de l’Agence du médicament

30 juin 2026 à 10:03
Legacy mon amour !
Un appel d’offres dévoile d’inquiétants détails du système IT de l’Agence du médicament

Il est assez rare d’avoir le détail de l’infrastructure informatique d’une institution française. Au détour d’un appel d’offres, l’Agence nationale de sécurité du médicament détaille les systèmes d’exploitation et logiciels utilisés sur ses serveurs… certains ne sont plus à jour depuis de nombreuses années.

Au début de l’année, un appel d’offres pour un accord-cadre a été lancé pour l’hébergement des infrastructures informatiques et des prestations de services de l’ANSM, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé. Cette agence se présente comme la « garante de la sécurité des patients ».

Via son appel d’offres consulté par Next, elle veut une « infrastructure évolutive et au plus près de « l’état de l’art », d’une richesse de niveaux de services (différentes classes de stockages, différentes classes de serveurs virtuels, …) payables à l’usage ». Le montant maximum de l’accord-cadre est de 3 millions d’euros sur quatre ans, en hausse par rapport aux 2,4 millions d’euros votés lors du conseil d’administration de l’été 2025.

Cette infrastructure doit avoir la capacité d’héberger des données de santé, et donc être certifiée HDS. Sur demande, l’hébergeur devra aussi être en mesure de proposer un hébergement qualifié SecNumCloud par l’ANSSI (et notamment d’assurer une étanchéité aux lois extraterritoriales). Le prestataire, s’il n’est pas lui-même HDS ou SecNumCloud, pourra passer par un partenaire.

5 points sur 100 pour « la démarche de souveraineté »

La qualification n’est pas immédiatement exigible, mais le prestataire « doit justifier, dès la présentation de son offre, de l’engagement formel de la démarche de qualification auprès de l’ANSSI, dite étape « J0 ANSSI » ». Ce jalon, rappelle l’Afnor, est « la validation par l’ANSSI d’un dossier de candidature. La phase d’évaluation avec audit sur site a lieu après la validation de ce jalon 0 ». Il y a ensuite J1, J2 et J3 à passer avant la qualification finale.


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IA générative : le RAG par l’exemple, avec 15 000 actus Next et Mistral 7B

29 juin 2026 à 13:27
Ça fait raguer mon Mac !
IA générative : le RAG par l’exemple, avec 15 000 actus Next et Mistral 7B

Nous avons passé à la moulinette du RAG le contenu de plus de 15 000 actus publiées sur Next ces dix dernières années. Le but ? En donner ensuite des morceaux à une IA générative pour qu’elle adapte ses réponses. Nous avons tout fait en local, sur un MacBook Pro avec Ollama et Mistral 7B.

Le Retrieval-Augmented Generation, ou génération augmentée par récupération en français, est une technique permettant à des IA génératives d’utiliser une base de connaissances pour répondre à des prompts. On utilise aussi très souvent son acronyme pour en parler : RAG.

Rag dans ma machine

Après les explications techniques et son principe de fonctionnement, nous vous proposons un exemple pratique. Nous avons récupéré le contenu de plus de 15 000 articles de Next sur une dizaine d’années pour l’associer à Mistral 7B, un LLM libre de 7,3 milliards de paramètres (sorti en 2023, désormais loin des ténors du moment qui ont au bas mot des centaines de milliards de paramètres, voire des milliers pour certains), sous licence Apache 2.0. Le RAG est agnostique du modèle d’IA générative, nous aurions évidemment pu en prendre un autre.

Dans notre cas, un traitement local était impératif. Nous avons utilisé un MacBook Pro avec un SoC M2 et 16 Go de mémoire partagée. Mistral 7B tourne dessus sans problème, avec de la marge pour exécuter d’autres applications en même temps. Côté logiciel, nous avons installé Ollama (open source, licence MIT). Nous l’avions déjà présenté dans un précédent tuto sur l’influence du GPU dans les performances des IA génératives.

Si les explications techniques ne vous intéressent pas, sautez directement à l’inter : « Concrètement, ça donne quoi d’utiliser le RAG ». Vous aurez des exemples de réponses à des prompts sur Mistral 7B avec et sans RAG (en local dans les deux cas).

Sous le capot pour la partie technique : Ollama, Mistral et Nomic

Passons rapidement (mais pas trop) sur les détails techniques, dont voici les grandes lignes : on télécharge le modèle d’IA générative avec la commande ollama pull mistral puis un autre modèle pour transformer le texte de nos actus en vecteurs (des nombres, qui sont ensuite utilisés par les algorithmes des IA génératives) avec ollama pull nomic-embed-text (on parle aussi d’embedding).

Un petit script permet de découper automatiquement le texte en plusieurs morceaux (chunks) qui sont ensuite transformés en tokens via nomic-embed-text. Cette indexation ne doit se faire qu’une seule fois. Dans notre cas, elle a pris environ trois heures (sur le MacBook Pro M2 avec plus de 15 000 articles). Pour ajouter de nouveaux articles par la suite, pas la peine de tout réindexer, il suffit de passer à la moulinette les nouveaux textes.

Passons aux choses sérieuses avec le déroulement d’un prompt. Le prompt est vectorisé, puis comparé à tous les vecteurs des morceaux des articles de notre base. Nous gardons les 10 meilleurs ; qui sont ensuite envoyés à Mistral en même temps que le prompt. Mistral va donc élaborer sa réponse en s’appuyant sur ses connaissances et les 10 morceaux des actus de Next.

On peut affiner le prompt pour lui demander de n’utiliser que les données de Next par exemple. Après, c’est un modèle statistique (comme toutes les IA génératives), donc statistiquement, il fait parfois n’importe quoi ; rien de neuf sous le Soleil.

Concrètement, ça donne quoi d’utiliser le RAG

Pour nos tests, nous utilisons donc Ollama sur notre MacBook Pro, sans aucune connexion à Internet, toutes les opérations se faisant en local.

Voici quelques prompts et les réponses de Mistral, avec ou sans RAG. Rappel important : nous n’avons pas spécialement cherché à optimiser les réponses (le prompt passé à Mistral avec le contenu des actualités jugé le plus intéressant pourrait être amélioré).

Nous vous proposons huit prompts, sur le logiciel, le droit, les réseaux sociaux, le hardware, l’informatique quantique… Les réponses sont, pour rappel, statistiques et peuvent donc par définition être totalement différentes pour un même prompt répété plusieurs fois. Nous livrons ici la première réponse proposée par l’IA générative.

Si vous avez des idées de prompts à tester, n’hésitez pas à les proposer en commentaire, suivant les cas je pourrai les lancer et donner les résultats dans une prochaine actualité

Passons aux choses sérieuses avec une première question soulevée par Vincent (il a la réponse, j’en suis certain ) ! Mais il est curieux de voir le résultat avec ou sans le contenu des actualités de Next… qu’il a pour la plupart rédigées.

Puis-je avoir une synthèse des défauts de Windows 11 ?

Réponse de Mistral avec RAG sur les actus Next :


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☕️ Au tour de l’Insee de se faire pirater, les données de 12 800 agents exfiltrées

29 juin 2026 à 07:37


Dans un communiqué publié le vendredi 26 juin dernier, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) annonce un incident de cybersécurité sur l’annuaire de ses agents, avec une fuite de données.

« Cette violation concerne l’identité d’environ 12 800 personnes travaillant, ayant travaillé à l’Insee ou issues des corps de l’Insee, ainsi que leurs coordonnées professionnelles ». L’institut affirme qu’aucun mot de passe, coordonnée personnelle ou bancaire, numéro de Sécurité sociale ou information de santé n’a été récupéré par les pirates.

Il ajoute n’avoir relevé aucune trace d’une « compromission des données collectées par l’Insee auprès des entreprises ou des personnes »… mais « l’institut recommande cependant aux entreprises comme aux particuliers la plus grande prudence en cas de réception d’un message qui semblerait provenir d’un agent de l’Insee ».

Comme la loi l’y oblige, l’incident a été signalé à la CNIL. L’Insee affirme aussi qu’une plainte a été déposée auprès du procureur de la République.

Illustration : Flock

L’Insee est le dernier d’une (trop) longue liste d’administrations et services de l’État piratés ces derniers mois. Il y a moins de deux semaines, c’était la plateforme JeVeuxAider.gouv.fr qui reconnaissait que « 550 000 comptes sont concernés par une extraction de données en lecture seule ». Cela concernait des noms, emails, numéros de téléphone, dates de naissance et historiques d’engagement des utilisateurs.

Début juin, c’était la messagerie sécurisée Tchap qui était victime d’un incident de sécurité. En avril, c’était l’ANTS avec au moins 11,7 millions de comptes. Suite à cela, Sébastien Lecornu a présenté le plan du gouvernement pour essayer de stopper l’hémoragie.

Le phénomène n’est pas nouveau… En 2024, France Travail faisait « all-in » avec des données de 43 millions de personnes potentiellement dérobées.

La rue Montgallet, 30 ans plus tard

26 juin 2026 à 12:54
Pas de doute, j’suis vieux !
La rue Montgallet, 30 ans plus tard

Excusez-moi l’expression, mais « Putain, 30 ans » ! Il y a trois décennies, je trainais dans cette rue du 12ᵉ arrondissement de Paris, avec d’autres passionnés (certains diront fous furieux) à la recherche du bon prix pour un disque dur, du rab de mémoire, un contrôleur exotique… Aujourd’hui, qu’est-elle devenue ? Il reste des vestiges et des symboles de l’époque d’antan, mais…

Je vous parle d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaitre… que le temps passe vite ! Oui, quelques années avant le passage à l’an 2000 (pendant des années de fac), je trainais dans les recoins des boutiques de la fameuse (ou fabuleuse) rue Montgallet. Vous aussi ? N’hésitez pas à parler de vos souvenirs dans les commentaires !

Je doute qu’elle parle aux jeunes, mais elle rappelle sans aucun doute des souvenirs aux anciens (désolé pour le coup de vieux). Elle s’est montée dans le sillage de Surcouf, la « foire permanente de l’informatique » qui s‘est ouverte (transférée serait plus juste) en 1995 dans une avenue voisine, celle de Daumesnil, toujours dans le 12ᵉ arrondissement de Paris.

Deux classiques : « garantie jusqu’à la porte », « on prend pas les chèques »

À l’époque, la rue Montgallet était le temple de la bidouille et des composants informatiques, du plus classique au plus rare. Un processeur, de la mémoire, un disque dur, un câble SCSI, une carte contrôleur introuvable, un accessoire farfelu pour brancher un disque dur qui vient d‘on ne sait où… Dans certaines boutiques, des cartons regorgeaient d’accessoires en tout genre dans lesquels on pouvait passer des heures à fouiller.

Les prix des principaux composants étaient très souvent affichés au feutre sur un tableau blanc, mais ils n’étaient pas définitifs. Il était possible de gratter quelques euros suivant la quantité, le moyen de paiement (qui a tenté de payer par chèque ?), la régularité des commandes… et de bien d’autres paramètres qu’il ne vaut mieux pas lister ici.

1996, 2026, il existe encore quelques boutiques à l’ancienne :

Ceux qui y sont passés se souviennent certainement des deux maximes bien connues dans le coin : « Oui, garantie jusqu’à la porte » et « Non, on ne rembourse pas ». Cette dernière a d’ailleurs inspiré un clip au début des années 2000. Entre ça et Michel l’ingénieur informaticien ; pas de doute : les geeks de l’époque savaient s’amuser.

Il n’était pas rare d’acheter un graveur de CD ou un composant et de se le faire livrer dans un sachet électrostatique, sans sa boite d’origine. Il arrivait aussi parfois que ce ne soit pas la bonne référence… et là commençait la galère.

J’ai le souvenir d’un graveur de CD qui n’avait pas la bonne vitesse (genre 2x au lieu de x4). Pour avoir gain de cause, il a fallu que j’en appelle à la DGCCRF. Après un courrier, les choses sont très rapidement entrées dans l’ordre, il faut dire que les boutiques évitaient au maximum tout ce qui pouvait attirer l’œil d’institutions officielles (on ne se demande pas pourquoi).

Le repère de geek hardeux, avec leurs feuilles à la main


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À la découverte de Jalapeño, la première puce d’OpenAI pour l’IA générative

25 juin 2026 à 13:31
Le peuple réclame les PetaFLOPS !!!
À la découverte de Jalapeño, la première puce d’OpenAI pour l’IA générative

OpenAI présente sa première puce dédiée à l’inférence, développée avec Broadcom. L’entreprise affirme que les premiers tests se passent bien, mais ne donne aucun chiffre précis sur les performances, la consommation, etc. La photo d’un wafer permet de se lancer dans quelques analyses.

En octobre, nous apprenions qu’OpenAI et Broadcom travaillaient main dans la main pour développer des puces dédiées à l’intelligence artificielle. Contrairement aux GPU généralistes, il est ici question d’ASIC spécialisées.

Des algos à la puce, OpenAI passe en mode « full stack »

Ce n’est pas la première société à venir jouer sur les plates-bandes de NVIDIA. Google est déjà à sa huitième génération de TPU, Amazon et Microsoft sont aussi sur les rangs. C’est donc au tour d’OpenAI de se lancer. L’entreprise connait bien le sujet des IA génératives et de leurs besoins en calculs puisqu’elle était la première à se lancer avec ChatGPT (désormais en version 5.5).

Elle s’appuie sur la connaissance des LLM et de leurs besoins (passés, actuels et à venir) pour développer les fonctionnalités matérielles nécessaires. OpenAI se présente ainsi comme « full stack ». Sur la partie matérielle, le responsable d’OpenAI (Richard Ho) est un ancien de Google qui a passé plus de huit ans sur les TPU, il connait donc bien le sujet. Pour OpenAI, l’enjeu est double : se détacher de NVIDIA et de ses GPU, mais aussi avoir des puces plus spécialisées et optimisées afin de réduire la consommation (et donc le coût énergétique).

OpenAI affirme que sa « première génération d’accélérateurs offrira des performances par watt nettement supérieures à celles des accélérateurs de pointe actuels ». Sa puce a été « conçue dès le départ pour répondre aux besoins actuels et futurs des LLM », ceux d’OpenAI mais aussi les autres. Attention, cela ne veut pas dire que tout le monde pourra en profiter ; selon Reuters, les puces d’OpenAI seraient utilisées uniquement par OpenAI. Est-ce que ce sera une exclusivité totale, ou bien des puces seront-elles mises à disposition dans ses datacenters (comme le fait Google avec ses TPU) ? À voir…

OpenAI affirme que de premiers échantillons (samples) de Jalapeño « exécutent des charges de travail en machine learning en laboratoire à la fréquence et à la puissance prévues pendant la phase de production, y compris GPT‑5.3‑Codex‑Spark ». Aucun détail toutefois sur les performances ni sur les caractéristiques techniques.

On ne parle pour le moment que d’inférence, c’est-à-dire quand le modèle répond ; pas de la phase d’entrainement qui précède.

Caractéristiques techniques et performances ? Circulez, il n’y a rien à voir…

Il faut se contenter de promesses floues : « Bien qu’OpenAI mesure encore la performance finale, les premiers tests montrent que Jalapeño offrira des performances par watt nettement supérieures à l’état de l’art actuel ». Un rapport technique sera publié dans les prochains mois.

Hock Tan, président et CEO (équivalent de PDG) de Broadcom affirme qu’en « co-développant directement avec OpenAI notre puce de pointe, nous permettons le déploiement de centres de données à l’échelle du GW avec Microsoft et d’autres partenaires dès 2026 ».

Niveau partenariat, OpenAI cite également Broadcom sur la partie réseau avec son Tomahawk, dont la version 6 (102,4 Tb/s de bande passante totale) peut atteindre 1,6 Tb/s en Ethernet, 128 x 800 GbE, 256 x 400 GbE ou 512 x 200 GbE. C’est le double de la version 5, mais toujours sans savoir quelle version est utilisée.

Celestica est aussi cité comme partenaire, afin de « contribuer à l’industrialisation de la plateforme grâce à l’intégration de puces, de cartes, de baies, de réseaux haute performance et de systèmes de production évolutifs », précise OpenAI.

Maintenant que les présentations officielles sont faites, passons à la partie technique. Peu de données sont indiquées, mais la photo du wafer et de la puce d’OpenAI permet de se lancer dans quelques déductions et prospections.

Ce que nous apprend la photo officielle du wafer


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Tour d’horizon des forfaits fibre jusqu’à 8 Gb/s à moins de 30 €, sans engagement

25 juin 2026 à 09:21
Combat de BOFS
Tour d’horizon des forfaits fibre jusqu’à 8 Gb/s à moins de 30 €, sans engagement

Et de quatre augmentations… Lancée à 23,99 euros par mois, B&You Pure fibre Plus est désormais à 27,99 euros par mois. Nous avons décidé de refaire un tour des offres sans TV ni engagement à moins de 30 euros par mois avec RED by SFR, Sosh (Orange) et Free aux côtés de Bouygues Telecom. De quoi trouver l’offre qui vous conviendrait le mieux.

En novembre 2024, Bouygues Telecom mettait un coup de pied dans la fourmilière des offres fibres d’entrée de gamme avec son forfait Pure fibre à 23,99 euros par mois, sans engagement. Pour ce prix, de la fibre jusqu’à 8 Gb/s, et rien que de la fibre (pas de box TV, d’appels…).

Pure Fibre Plus : 23,99, 24,99, 25,99 et maintenant 27,99 euros par mois

En février, Bouygues Telecom « scindait » son offre en deux avec Pure Fibre à 2 Gb/s maximum (900 Mb/s en upload) et Pure Fibre Plus jusqu’à 8 Gb/s (1 Gb/s en upload), pour respectivement 24,99 et 25,99 euros par mois.

Lors du lancement, le fournisseur d’accès expliquait que les 8 Gb/s étaient disponibles via l’option « Débit + gratuite sur demande, sous réserve d’éligibilité et d’équipement compatible ». Plus qu’une segmentation, c’était la fin de la gratuité pour cette option.

Depuis, l’offre a augmenté à plusieurs reprises pour désormais arriver aujourd’hui à 27,99 euros par mois pour Pure fibre Plus (avec un débit théorique jusqu’à 8 Gb/s). L’offre Pure fibre (jusqu’à 2 Gb/s) est toujours à 24,99 euros par mois. Toutes les deux sont toujours sans engagement.

Qu’en est-il de la concurrence ? Nous avons fait un rapide tour d’horizon avec RED by SFR, Sosh (Orange) et Free avec sa Freebox Pop S. Point commun : pas d’engagement, un tarif de moins de 30 euros par mois (y compris au-delà de la première année) et pas de box TV.

B&You, RED (SFR), Sosh (Orange) et Free : notre tableau comparatif


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Top500 des supercalculateurs : la Chine reprend la tête, cinq machines exaflopiques

25 juin 2026 à 07:03
C’est l’édition six-seven (oui, j’ai honte)
Top500 des supercalculateurs : la Chine reprend la tête, cinq machines exaflopiques

Le Top500 permet de classer les machines les plus puissantes au monde. Elles doivent lancer des benchmarks et les envoyer pour être prises en compte. Un nouvel entrant arrive directement en première place (sans que ce soit une surprise) : LineShine, un supercalculateur chinois, sans GPU.

Le classement du Top500 se met à jour deux fois par an, en juin et novembre. La 67ᵉ édition vient d’être mise en ligne et, « pour la première fois depuis 2017, un système chinois domine le Top500 ». C’est un peu plus complexe, car depuis des années la Chine était aux abonnés absents. Selon plusieurs spécialistes, le pays resterait discret pour éviter que les États-Unis n’en profitent pour durcir les restrictions.

La Chine n’a que 31 machines dans le Top 500, mais écrase la concurrence

Jack Dongarra, cofondateur de Top500, expliquait durant l’été 2024 que « les Chinois ont des machines plus rapides, mais ils n’ont pas communiqué leurs résultats ». En juin 2020, 226 supercalculateurs chinois étaient présents dans le classement, contre 80 en juin 2024. Cette année, seules 31 machines sont dans le Top500.

Le Top 3 des pays comprend les États-Unis avec 161 supercalculateurs, le Japon avec 44 et l’Allemagne avec 41. La France est cinquième avec 21 machines, juste derrière la Chine qui occupe la quatrième place. Avec seulement 31 machines référencées, la Chine est tout de même 2ᵉ en puissance cumulée. C’est grâce à son supercalculateur LineShine, qui dépasse à lui seul le total des autres pays, sauf les États-Unis.

LineShine, nous en avions parlé en avril, quand le supercalculateur était apparu dans une publication scientifique. Elle n’était pas axée sur la machine, mais elle était utilisée pour entrainer un MLIP (Machine Learning Interatomic Potentials), avec des détails sur ses performances.

La barrière des 2 ExaFLOPS dépassée pour la première fois

La Chine a depuis décidé de transmettre les résultats de ses benchmarks au Top500 et elle prend donc la première place, avec une solide avance. Sur la base des données partielles de l’époque, nous avions estimé la puissance de calcul à 2,47 ExaFLOPS, nous n’étions pas loin.

LineShine est, quoi qu’il en soit, le premier supercalculateur à dépasser les 2 ExaFLOPS avec 2,198 ExaFLOPS pour être précis. Les États-Unis se bousculent derrière avec El Capitan à 1,809 ExaFLOPS, Frontier à 1,353 ExaFLOPS et enfin Aurora à 1,012 ExaFLOPS. L’Europe dispose d’une des cinq machines exaflopiques de ce classement avec JUPITER au centre de supercalcul de Jülich en Allemagne. Elle affiche une puissance de calcul de 1 ExaFLOPS tout juste.

Pas de GPU, c’est confirmé par le Top500

LineShine dispose de plus de 13,7 millions de cœurs CPU, des LX2 304C à 1,55 GHz dont nous avons déjà parlé. Le Top500 confirme l’absence de GPU : « Sur le benchmark HPL-MxP en précision mixte, LineShine a atteint 7,92 ExaFLOPS et se classe 4ᵉ. Un rapport de 3,6x modeste par rapport à son score HPL, qui indique une architecture exclusivement CPU, dépourvue d’accélérateurs dédiés à la basse précision ».

Les autres utilisent les GPU pour augmenter les performances en précision mixte. Sur le benchmark HPL-MxP (précision mixte), la première place revient à El Capitan avec 16,7 ExaFLOPS, soit un ratio de 9,2x par rapport à son score HPL. Aurora est deuxième avec 11,6 ExaFLOPS (ratio de 11,5x) et Frontière troisième avec 11,4 ExaFLOPS (ratio de 8,4x). LineShine n’est que quatrième avec 7,92 ExaFLOPS et un ratio de 3,6x, bien inférieur aux autres.

Le Top 10 a un autre nouvel entrant : HPC6, un supercalculateur HPE Cray EX235a avec plus de 3,1 millions de cœurs AMD EPYC de 3ᵉ génération et des Instinct MI250X en GPU. Sa puissance est de 0,6 ExaFLOPS. Il appartient à la société italienne Eni.

Le vénérable Fugaku qui avait pris la tête du classement en juin 2020 avec ses cœurs ARM est désormais en 9ᵉ position.

Green500 : la France toujours en tête, LineShine 50e

Terminons avec un mot sur le classement Green500, qui mesure les performances (sur le benchmark HPL) par watt d’énergie électrique consommée. La France est encore sur les deux premières places du podium avec KAIROS (CALMIP / Université de Toulouse – CNRS) et ROMEO-2025 (Centre HPC Bull). Les machines sont respectivement 445e et 192e au Top 500, mais la « faible » puissance électrique leur permet d’être en tête du Green500.

La France est également à la 9ᵉ place avec AMD Ouranos, tandis que l’Europe occupe bien le terrain avec neuf machines sur dix (si on compte Isambard-AI phase 1 au Royaume-Uni). Les États-Unis sont 10e avec Portage.

LineShine est 50ᵉ du Green500 avec une efficacité de 52,1 GigaFLOPS/watt, contre plus de 73 GigaFLOPS/watt pour KAIROS en tête de classement. El Capitan fait mieux avec la 28ᵉ place (60,9 GigaFLOPS/watt), Aurora 102ᵉ avec 26,1 GigaFLOPS/watt et enfin JUPITER 17ᵉ avec 63,3 GigaFLOPS/watt.

Quantique : premier système avec qubits de chat chez Alice & Bob et roadmap jusqu’à 2030

19 juin 2026 à 11:55
Chat alors !
Quantique : premier système avec qubits de chat chez Alice & Bob et roadmap jusqu’à 2030

Le premier système quantique d’Alice & Bob s’appelle Helium, une première étape avant une machine « universelle » tolérante aux erreurs… en quelque sorte. Une machine sera installée au CEA et portera le petit nom de Kitty ; un hommage aux qubits de chats utilisés par la start-up.

Menace quantique : rendez-vous en 2030

Cette semaine, Station F accueillait une nouvelle fois France Quantum, le rendez-vous des start-ups françaises du quantique. Plusieurs conférences étaient organisées afin de proposer des retours d’expérience, mais aussi de rappeler, une fois encore, que la menace est déjà réelle.

L’ANSSI, par exemple, réaffirmait le calendrier présenté par Vincent Strubel en octobre dernier. À partir de 2027, l’ANSSI n’acceptera plus en entrée de qualification des produits de sécurité qui n’intègrent pas une cryptographie résistante à l’ordinateur quantique. En 2030, « on recommandera et on imposera le cas échéant de ne plus acquérir de telles solutions ». 2030 est cité par certains comme une possible année charnière étant donné la progression actuelle.

Hello Kitty débarque au CEA

Alice & Bob profitait du salon pour présenter Helium, son premier système tout-en-un avec 18 qubits de chat. Le CEA se porte d’ailleurs acquéreur (la machine s’appellera Kitty, une manière de rendre hommage aux chats), il rejoindra Lucy de Quandela (avec des photons pour qubits) et Ruby de chez Pasqal (avec des atomes neutres comme qubits).

Le calculateur quantique d’Alice et Bob est particulier car, explique le CEA, c’est « le premier système dit « early FTQC » (ou eFTQC), autrement dit un système quantique « tolérant aux fautes » », encore très précoce.

Tolérant… à moitié pour être précis, comme l’explique l’entreprise sur son stand. Pour simplifier, un qubit vaut donc 0 et 1 en même temps, mais il peut subir des erreurs et changer de phase sans qu’on lui demande (tous les qubits y sont sensibles, c’est un vrai problème).

Erreurs, bit et phase flips : l’avantage des qubits de chat


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