Si vous n’étiez pas encore au courant, votre abonnement à Next vous donne droit à au moins 1 To (oui oui, 1 téraoctet, 1 000 Go) de stockage S3 pour réaliser les sauvegardes de votre choix sur une infrastructure hébergée en France et opérée par moji.
Nous avons eu l’occasion de présenter à plusieurs reprises ce bonus offert à nos abonnés : le 24 décembre dernier, lors de la mise en production du service (oui, ça aussi c’était rock ’n’ roll) sous forme de bêta fermée, puis début février à l’ouverture générale à tous les abonnés.
OK, c’est peut-être pas la journée idéale pour une référence à l’Âge de glace, mais avouez qu’elle est chouette cette noisette – illustration Flock
Il nous manquait cependant une page située à l’écart du rythme trépidant de notre flux d’actualité, pour centraliser les réponses à toutes les questions que vous pourriez vous poser au sujet de ce stockage. C’est désormais chose faite, avec la publication de notre FAQ dédiée au stockage Next, dont vous pouvez aussi retrouver le lien en pied de page.
Outre le relais de cette information d’intérêt public, cette brève est aussi l’occasion de recueillir vos retours. À la fois sur le service, puisque vous êtes déjà nombreux à l’exploiter (certains ne se sont pas fait prier pour remplir à 100 % les 3,2 To auxquels leur donne droit leur ancienneté), mais aussi sur cette foire aux questions, que l’on sera ravi d’amender ou de compléter en fonction de vos suggestions.
Pendant une triste nuit, le long d'une route solitaire de campagne...
La Maison-Blanche exploite le nom de domaine « aliens.gov » pour renvoyer vers une page qui comptabilise le nombre d’arrestations réalisées par sa police de l’immigration. Sur fond de codes visuels inspirés de la pop culture SF, elle compare les immigrants arrêtés à des envahisseurs face auxquels un seul homme a eu le courage de se dresser.
La communication décomplexée – et xénophobe – de l’administration Trump a franchi un nouveau palier. Jeudi, la Maison-Blanche a commencé à exploiter le nom de domaine aliens.gov, qu’elle fait pointer sur une page de son site Web (whitehouse.gov/aliens/), dédié aux performances de sa police anti-immigration, l’ICE.
Particularité de ce site ? Il joue à fond la carte des codes issus de la science-fiction et des séries populaires type X-Files, en exploitant la double signification du terme aliens, qui en anglais peut aussi bien désigner les extra-terrestres que les étrangers (souvenez-vous de la chanson de Sting).
« Ils sont parmi nous »
« Ils sont parmi nous », attaque le site, qui charge ensuite au fur et à mesure un texte dont la graphie, le défilement et la narration rappelle délibérément l’introduction des films de la saga Star Wars, ou l’introduction de certaines séries SF comme les Envahisseurs :
« Des extraterrestres vivent parmi nous — dans nos quartiers, interagissant avec nous au quotidien. Ils fréquentent les mêmes magasins, partagent les mêmes salles de classe que nos enfants, et mènent des existences en apparence parfaitement humaines. À une exception près : ils n’ont rien à faire ici ».
La suite décrit comment tout le monde a protégé ce secret jusqu’à ce qu’un homme ait finalement « le courage de dire la vérité ». La chute rend hommage au héros de l’histoire :
« Le président Trump a été le premier à dénoncer le danger réel que représentent les aliens pour chaque famille américaine, chaque communauté et l’avenir de notre nation. La vérité n’est plus ailleurs. Elle est ici et maintenant. »
« Ils » sont parmi nous mais heureusement, Donald Trump les a vus – capture d’écran
Des chiffres en vrac et sans contexte
Le site embraie ensuite sur une carte « live » des arrestations d’étrangers réalisées aux États-Unis par la police anti-immigration, surmontée d’un décompte qui affichait, le 29 mai vers midi, quelque 3,130 millions de « rencontres » (le terme file lui aussi la métaphore extraterrestre, comme dans Rencontres du troisième type), et s’incrémente d’environ une arrestation par seconde.
La page dispense ensuite un tableau qui comptabilise le nombre d’arrestations réalisées dans les principales villes des États-Unis. Deux colonnes très denses listent pour chacune les « charges criminelles » retenues contre ces immigrants, et leur pays d’origine.
Le tableau ne donne aucun détail sur la répartition exacte des charges ou des pays concernés : son objectif n’est manifestement pas de donner des éléments d’analyse, mais simplement de souligner l’importance des volumes.
« Si vous avez été témoin d’un enlèvement extraterrestre, ne vous inquiétez pas. L’extraterrestre est entre de bonnes mains. Nous allons nous en occuper… et le ramener sain et sauf d’où il vient », plaisante le texte, avant d’afficher un énorme bouton rouge incitant à la délation.
« Signalez les aliens suspects », propose un gros bouton rouge
Un rebond opportuniste
Plusieurs internautes avaient remarqué ces derniers jours que la Maison-Blanche avait déposé les noms de domaine alien.gov et aliens.gov. Certains imaginaient que les sites associés pourraient servir à de nouvelles révélations, dans la lignée des images déclassifiées publiées début mai par le Pentagone. Hébergés à l’adresse war.gov/ufo, ces documents avaient alors été présentés par Donald Trump comme une réponse à l’opacité entretenue par les administrations précédentes sur des informations relevant de l’intérêt public.
L’exploitation du site aliens.gov à des fins de propagande anti-immigration apparait dans ce contexte comme un rebond opportuniste, de la part d’une Maison-Blanche qui n’hésite pas à utiliser les mèmes, la pop culture, le jeu vidéo et bien sûr l’intelligence artificielle générative pour servir son propos.
« Le président Trump a dit la vérité. Le camouflage est terminé. Sécurisez la frontière. Expulsez-les tous », conclut le site aliens.gov, avec une ultime référence issue de la saga Pokemon.
Conçue comme un identifiant publicitaire alternatif aux cookies tiers, la technologie Utiq apparait aujourd’hui au niveau des bandeaux de consentement de nombreux médias et sites de marque. Bien qu’elle soit présentée comme un « simple » identifiant, son fonctionnement diffère radicalement de celui des cookies, notamment parce qu’elle crée un identifiant unique associé à la connexion à Internet. Quels sont les enjeux techniques et réglementaires associés à son fonctionnement, et comment se protéger d’éventuelles dérives ? Next fait le point.
Mise à jour, mardi 2 juin, 16 heures :
Contactée par Next, la direction d’Utiq nous a fourni différents éléments d’explication qui complètent et éclairent certains aspects du fonctionnement de cette technologie publicitaire. Elle défend dans le même temps le bien-fondé de son approche, et cherche à relativiser les craintes exprimées par les internautes quant au respect de leur vie privée.
Sur le Network Signal et les zones d’ombre associées : l’un des principaux reproches adressés à Utiq concerne le flou relatif qui entoure l’identifiant unique généré à partir de la connexion Internet de l’utilisateur, et la façon dont tous les appareils exploitant une même connexion peuvent être réconciliés au sein d’un même profil publicitaire.
« Une fois que le consentement utilisateur est établi, on récupère l’adresse IP de l’internaute et on l’associe aux plages d’adresses IP que nous ont fournies les opérateurs. Ensuite, un appel est émis vers l’opérateur, à qui on transmet cette adresse IP. De son côté, il associe cette adresse IP à un contrat d’utilisateur, et va simplement générer une valeur unique associée à ce contrat. Il va ensuite transformer cette valeur, par la méthode de son choix, hashing ou tokenisation par exemple, avant de la renvoyer à Utiq », explique Julien Delhommeau, COO d’Utiq.
Utiq déclenche ensuite, à partir de cette valeur retournée par l’opérateur, la création de son propre identifiant principal, le Consentpass, stocké sous forme de cookie sur le terminal de l’utilisateur. Tous les appareils sur lesquels le consentement à Utiq est donné au sein d’un même réseau local (Wi-Fi domestique par exemple) reçoivent donc la même valeur.
Sur le consentement par terminaux : ce fonctionnement ne signifie cependant pas que tous les appareils du foyer sont suivis dès qu’un consentement a été donné. « Si je suis en Wi-Fi sur mon ordinateur et que je consens à Utiq sur un site précis, l’identifiant associé à ma connexion va être généré, et cet identifiant sera stocké sur mon navigateur pour ce domaine-là. Mais si je passe sur mon téléphone, ou si ma femme se rend à la même adresse, le site ne la connait pas. On va donc à nouveau lui proposer le consentement. Si elle accepte, le processus est relancé et dans ce cas, on aboutit au même Consentpass, ce qui signifie que là, l’éditeur sera en mesure d’associer nos deux visites », décrit Julien Delhommeau.
Passer en navigation privée ou vider les cookies de son navigateur permet donc de réinitialiser le consentement au niveau de l’appareil concerné, contrairement à ce que nous écrivions vendredi, même si l’avertissement de la CNIL laisse entendre un risque à ce niveau.
Le fonctionnement d’Utiq offre cependant une forme de traçabilité qui n’existait pas avec les cookies tiers en cas de nouveau consentement. « Avec les cookies d’avant, le cookie était régénéré avec une valeur aléatoire jusqu’à la prochaine suppression. Dans le cas d’Utiq, si vous consentez à nouveau, vous êtes ré-identifié, puisqu’on va retomber sur le même identifiant de connexion, le profil reprend donc là où on l’avait laissé avant suppression », admet notre interlocuteur.
Sur les promesses de pseudonymat : Utiq réaffirme qu’aucune donnée liée au compte utilisateur chez l’opérateur n’est intégrée à son identifiant. Interrogée par nos soins sur les possibilités de croisement entre l’identifiant Utiq et d’autres sources de données à des fins de profilage plus avancé pouvant aboutir à une compromission du pseudonymat, l’entreprise ne nie pas le phénomène, mais elle estime que sa technologie protège au final mieux la vie privée de l’internaute que les cookies publicitaires traditionnels, stockés en clair.
Ce serait même la raison d’être des identifiants en cascade (Marktechpass, Adtechpass etc.) que nous décrivions dans notre article initial. « Nos identifiants sont envoyés chiffrés, avec un rafraichissement toutes les dix minutes pour l’Adtechpass, et il n’y a qu’une dizaine d’acteurs de l’adtech triés sur le volet qui sont capables de le déchiffrer pour faire la réconciliation entre les audiences de l’éditeur et celles de l’annonceur », affirme Julien Delhommeau.
Sur le consentement éclairé : Utiq est-elle consciente que le flou de certains des messages d’avertissement et la relative opacité de sa documentation technique participent à la suspicion des internautes ? Sur ce point, l’entreprise fait valoir qu’elle exige de ses éditeurs et partenaires une mention explicite de la technologie sur les bandeaux de consentement, souvent assortie d’une page d’information dédiée, et que cette pilule a déjà du mal à passer. Et rappelle sa plateforme centralisée de gestion du consentement, avec l’option de blocage pour un an, qui dépasse les exigences réglementaires. « Ce n’est pas une fonctionnalité obligatoire au regard du RGPD, c’est vraiment quelque chose qu’on apporte en plus pour donner du contrôle », estime le COO.
Publication initiale, vendredi 29 mai, 9h30 :
Longtemps considérés comme l’outil de référence pour assurer le suivi publicitaire d’un internaute entre différents sites, les cookies tiers sont fragilisés depuis plusieurs années par la multiplication des outils et mesures de blocage, déployées soit par les utilisateurs, soit par les éditeurs de navigateurs et d’OS. En réaction, l’industrie de la publicité planche depuis plusieurs années sur des mécaniques alternatives permettant de croiser les informations de navigation pour afficher à l’internaute des publicités ciblées en fonction de son comportement.
En 2023, plusieurs grands opérateurs européens, dont Orange, Deutsche Telekom ou Vodafone se sont associés au travers d’une coentreprise pour élaborer une solution dédiée, capable de concurrencer les GAFAM sur le terrain de la publicité. Leur grande idée ? Plutôt que d’identifier les internautes par l’intermédiaire de leur navigateur, d’essayer de prolonger la durée de vie des cookies tiers en passant par des redirections, ou d’explorer des méthodes basées sur l’email ou le numéro de téléphone, les FAI se proposent d’exploiter une information exclusive : la connexion à Internet, qu’elle soit fixe ou mobile.
Promis, c’est vous qui choisissez – capture d’écran Next
Pour ce faire, ils ont élaboré une série de « différents identifiants marketing sécurisés », capables d’exploiter des informations en lien avec la connexion à Internet utilisée pour« représenter un individu ou un foyer ».
« Pour une connexion internet fixe (ex : Wi-Fi) les identifiants seront assignés au foyer (tous les membres du foyer ayant consentis se verront attribuer les mêmes identifiants) », explique Utiq. Sur mobile, le ciblage gagne en précision puisque les activités marketing seront le plus souvent « basées sur la navigation d’un seul individu ».
Sur AuFeminin, qui exploite Utiq, la technologie est présentée de la façon suivante sur le bandeau de consentement :
« Si vous acceptez et utilisez une connexion internet compatible (mobile ou fixe), nous, Reworld Media, utilisons des identifiants marketing fournis par Utiq pour nos activités numériques, telles que la personnalisation des publicités et du contenu, ainsi que pour l’analyse. Pour créer ces identifiants, Utiq travaille avec votre opérateur télécom. Ce dernier utilise pour cela votre adresse IP, ainsi que des données internes (ex. numéro téléphone), sans jamais les divulguer à Utiq. »
L’activation de cet identifiant est bien sûr conditionnée au consentement de l’utilisateur, comme l’exige le cadre réglementaire.
Un identifiant déterministe particulièrement résistant
Testée au travers de premières campagnes publicitaires courant 2024, la technologie qui en découle a depuis fait l’objet d’une adoption massive. Le consortium Utiq (opéré via une entreprise immatriculée en Belgique) revendiquait ainsi, en juin 2025, 26 opérateurs partenaires et, déjà, 55 millions d’identifiants uniques collectés. La dynamique semble s’accélérer : en février dernier, Utiq parlait de 36 opérateurs partenaires (dont les quatre principaux français), 330 éditeurs (voir la liste, qui réunit de nombreux groupes média français de premier plan), et 75 millions d’identifiants créés sur ses différents marchés, dont 40 millions en France.
Du point de vue des acteurs de la publicité, cet identifiant ne manque pas d’intérêt, au moins sur le papier. Un identifiant lié à la connexion à Internet, validé par l’opérateur qui la délivre (sur fixe comme sur mobile) constitue en effet un identifiant déterministe particulièrement solide.
Si un ordinateur exploite ma connexion à Internet résidentielle pour consulter un site, on sait avec un niveau de certitude élevé que la visite est réalisée par moi ou par l’un des membres de mon foyer. Bien sûr, je peux laisser un tiers se connecter à mon Wi-Fi, mais dans les faits, les visites comptabilisées depuis mon IP peuvent être attribuées à ma cellule familiale.
L’autre avantage, particulièrement par rapport aux cookies, réside dans la capacité à consolider les visites émanant de plusieurs appareils distincts. Téléphone, tablette, ordinateur pro ou perso, TV connectée, console de jeux… tous sont associés à la même adresse de connexion, alors que chacun d’entre eux génère ses propres cookies lors des sessions individuelles.
« Aufeminin et ses 1129 partenaires souhaitent utiliser des cookies ou autres traceurs (incluant Utiq) » – capture d’écran Next
Enfin, cet identifiant « opérateur » résiste aux protections habituelles. Je peux vider le cache de mon navigateur, activer ses protections contre le pistage (régulièrement renforcées sur Firefox ou sur iOS), passer en navigation privée, ou utiliser un logiciel différent pour certaines recherches afin de camoufler mes traces, mais à moins que j’utilise des mécanismes dédiés (proxy ou VPN par exemple), mon adresse IP me suit tout au long de mes usages.
Pour garantir son efficacité, Utiq demande aux sites qui implémentent sa technologie de créer un sous-domaine (sous la forme utiq.marque.com) qui résout vers ses propres serveurs. De cette façon (on parle de CNAME cloaking), le navigateur perçoit une requête émise par le site cible et non par un domaine tierce partie, ce qui contourne les protections du navigateur.
À quoi ça sert ?
Pour illustrer l’intérêt de la démarche, disons que je cherche à acheter une voiture électrique. Pour ce faire, je me suis informé, depuis mon domicile, sur des médias spécialisés qui distribuent Utiq depuis mon téléphone, et j’ai regardé une émission auto via une application de ma TV exploitant elle aussi Utiq.
Quand le lendemain, j’utilise mon ordinateur pour me rendre sur le site de Renault (l’un des premiers annonceurs à avoir exploité la techno Utiq), ses outils marketing sont capables d’identifier que je suis un acheteur en puissance. Le constructeur va donc pouvoir affiner les messages commerciaux qu’il m’affiche, pour essayer de générer une vente.
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Anthropic fait désormais la course en tête. L’éditeur des modèles Claude a annoncé jeudi 28 mai avoir bouclé une levée de fonds de 65 milliards de dollars sur la base d’une valorisation fixée à 900 milliards de dollars, supérieure à celle affichée par OpenAI début avril lors de son dernier tour de table.
Anthropic remet le couvert, trois mois seulement après sa dernière levée de fonds. L’entreprise dirigée par Dario Amodei a annoncé jeudi avoir réuni 65 milliards de dollars d’argent frais, au cours d’un tour de table express.
L’entreprise indique avoir réalisé l’opération sur la base d’une valorisation de 900 milliards de dollars, qui se monte donc à 965 milliards de dollars à l’issue de l’opération.
La valorisation d’Anthropic dépasse celle d’OpenAI début avril
S’il est impressionnant en valeur absolue, le montant risque surtout de marquer les esprits parce qu’il dépasse celui qu’avait revendiqué OpenAI lors de sa dernière opération de financement : l’éditeur de ChatGPT avait en effet annoncé début avril un tour pharaonique à 122 milliards de dollars, sur la base d’une valorisation post-money de 852 milliards de dollars.
La communication d’Anthropic intègre toutefois une zone de flou : l’entreprise indique en effet que ces 65 milliards de dollars intègrent des engagements déjà formulés par certains hyperscalers, dont les 5 milliards de dollars promis par Amazon le 20 avril dernier, quand les deux acteurs ont annoncé l’extension de leur partenariat stratégique.
Histoire d’enfoncer le clou, Anthropic avance un autre chiffre : son run rate, c’est à dire la projection de chiffre d’affaires annuel estimée à partir de ses revenus actuels, se monterait désormais à 47 milliards de dollars.
Bien que cet indicateur soit sujet à caution (il s’agit d’une projection calculée sur des revenus à l’instant T et non d’un réalisé sur une période donnée), il témoigne lui aussi d’une accélération fracassante. Anthropic affirmait en effet avoir dépassé les 30 milliards de run rate début avril, ce qui signifie que l’activité de l’entreprise aurait progressé de quelque 50 % en seulement deux mois !
Le tour de table associe une longue liste de fonds d’investissement (dont les usual suspects de la Silicon Valley), mais aussi les trois principaux producteurs de mémoire au monde, avec des participations dont le montant n’a pas été précisé : Samsung, Micron et SK hynix. Une forme de renvoi d’ascenseur peut-être, pour ces industriels dont la valorisation boursière bat actuellement tous les records, précisément en raison de la course à l’IA.
De quoi alimenter la course aux infrastructures
« Ce financement nous permettra de répondre à la demande historique que nous connaissons, de rester à la pointe de la recherche et d’amener Claude sur davantage de lieux où le travail se déroule », commente sans plus de précision Krishna Rao, directeur financier d’Anthropic. L’entreprise profite de l’occasion pour lancer Claude Opus 4.8, la dernière version de son modèle haut de gamme.
Cette manne devrait permettre à Anthropic de redoubler d’appétits en matière d’infrastructure, quitte à réserver des capacités qui n’existent pas encore. Outre Amazon, l’entreprise a déjà signé et doit donc honorer de grands contrats prévisionnels avec Google et Broadcom. Elle a également formalisé un accord avec SpaceX, à qui elle loue les ressources des datacenters Colossus. Les documents préparatoires à l’entrée en bourse de l’entreprise d’Elon Musk ont récemment révélé que cet accord prévoyait le versement de 1,9 milliard de dollars par mois.
OpenAI, à qui les rumeurs prêtent l’intention d’abandonner la course aux levées de fonds pour s’introduire en bourse, était jusqu’ici considérée comme la première startup de l’IA à pouvoir prétendre à une valorisation supérieure à 1 000 milliards de dollars.