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Windows 11 se dote d’une réinstallation depuis le cloud

7 juillet 2026 à 15:09
C'est dingo
Windows 11 se dote d’une réinstallation depuis le cloud

Windows propose depuis longtemps différents mécanismes pour réinitialiser la machine, mais l’utilisateur peut vouloir passer par une réinstallation complète du système. Microsoft prépare une nouvelle manière de procéder, via le cloud et sans nécessiter de périphérique USB.

Dans une note parue le 6 juillet, Microsoft indique que la dernière préversion de Windows 11 – estampillée 26300.8772 et distribuée dans le canal Expérimental – contient une nouvelle fonction baptisée « Cloud rebuild ».

Telle que décrite par l’éditeur, la fonction permet de restaurer un PC sous Windows 11 vers son dernier bon état connu en effectuant une réinstallation complète du système d’exploitation, y compris quand Windows n’arrive plus à démarrer.

Une méthode complémentaire

La réinstallation de Windows passe nécessairement par une clé USB aujourd’hui. Microsoft propose depuis Windows 10 un utilitaire très pratique, dont l’interface simple permet de préparer une clé USB, à condition qu’elle fasse au moins 8 Go. L’utilitaire la formate, télécharge l’ISO et l’installe ensuite sur la clé, rendue bootable (démarrable) pour l’occasion. Des outils comme Rufus et Ventoy permettent cependant d’aller plus loin, notamment en automatisant tout ou partie du processus, en faisant sauter certains prérequis (à ses risques et périls) et autres fonctions avancées.

Cloud rebuild permet donc de se débarrasser de cette contrainte physique dans son principe. Microsoft explique que l’opération se fait depuis l’environnement WinRE (Windows Recovery Environment), la fameuse « interface bleue » dans laquelle le système démarre de lui-même quand un évènement l’empêche d’accéder à la session, ou à partir de Paramètres > Système > Récupération, le bouton « Démarrage avancé ». WinRE donne accès ensuite à divers outils, dont une console pour la ligne de commande et l’éditeur de registre.

Comme le montre la capture fournie par Microsoft. On peut voir qu’une nouvelle section apparait dans la section Dépannage. La procédure, une fois lancée, récupère la dernière révision stable du système ainsi que tous les pilotes nécessaires, « sans support USB, sans image personnalisée, et sans dépendre de l’état de santé du système d’exploitation actuellement installé », précise l’éditeur. En revanche, et comme on s’en doute, une connexion internet est obligatoire, filaire ou Wi-Fi.

Quelle différence avec l’existant ?

On pourrait faire remarquer que la fonction de réinitialisation télécharge déjà Windows. Effectivement, mais elle ne s’en sert que pour remplacer les fichiers systèmes qui auraient pu être altérés. En outre, cette méthode nécessite un système en état de marche et ne s’occupe pas des pilotes. La nouvelle fonction s’occupe de tout le processus, quand tout le reste a échoué.

Autre différence majeure : Cloud rebuild aboutit à un Windows vierge, comme lors d’une installation via une clé USB sur un disque vierge. Les documents et les applications ne sont pas préservés localement. La réinitialisation, elle, permet de choisir ce que l’on garde. On parle donc bien d’une solution de dernier recours ou quand l’envie de repartir d’un système vierge se manifeste.

Notez également que ce type de fonctionnement n’a rien de nouveau dans le monde informatique. Apple propose cette manipulation depuis longtemps sur les Mac. La fonction est d’ailleurs assez connue pour être lente sur la partie téléchargement, mais elle a le mérite d’exister et d’être parfaitement fonctionnelle, en passant là aussi par une petite partition dédiée à la restauration.

Si vous testez actuellement Windows par son canal Expérimental, il vous faut la dernière préversion du 6 juillet (26300.8772) pour obtenir Cloud rebuild. Une condition nécessaire, mais pas toujours suffisante : comme de nombreuses capacités en test, Microsoft ne la diffuse pas à tous les ordinateurs. Elle n’est pas apparue sur notre machine de test, par exemple. On devrait cependant retrouver la fonction au plus tard dans la mise à jour majeure 26H2 prévue pour cet automne.

Thunderbird Pro, Thundermail : Mozilla a dû revoir ses plans

7 juillet 2026 à 10:17
Ce que la communauté réclame...
Thunderbird Pro, Thundermail : Mozilla a dû revoir ses plans

Mozilla a indiqué récemment que ses plans sur l’offre Thunderbird Pro avaient changé. Les retours de la communauté sont clairs sur de nombreux points, tout comme la principale demande : la priorité devrait être donnée au webmail. Dont acte.

Dans un billet daté du 23 juin, Mozilla a fait le bilan des retours suite à la première vague d’invitations pour participer au test de Thundermail, le service de messagerie propre à la fondation.

Simplification générale

Mozilla indique que ces retours ont été très clairs sur plusieurs points, provoquant d’ailleurs des changements dans la communication récente : Mozilla parle plus régulièrement de Thundermail que de Thunderbird Pro. Pour rappel, Thunderbird Pro a été présenté comme un bouquet de services payant, comprenant divers services comme Thundermail, Appointment et Send, ces deux derniers s’occupant respectivement des rendez-vous et des envois de fichiers.

Mozilla explique que deux points ont été particulièrement remontés. D’une part, Thundermail semble intéresser beaucoup plus la communauté que les autres services. D’autre part, l’arrivée d’une version Pro créait une confusion autour du Thunderbird classique : allait-il devenir un produit payant ou limité ?

La fondation a donc choisi de simplifier le tout. Désormais, l’appellation Thunderbird Pro disparait et est remplacée par Thundermail, l’offre comprenant tous les services payants. En conséquence, Thunderbird reste à sa place et seul à porter ce nom, pour désigner les versions desktop et mobile de l’application, avec les mêmes attributs et toujours la gratuité.

Ce que souhaite la communauté

Selon Mozilla, les retours de la communauté ont été riches, clairs et intéressants, nourrissant de nombreuses discussions en interne.

Les personnes ayant participé aux tests auraient apprécié l’ouverture de Thundermail et sa capacité à fonctionner dans toutes les applications de messagerie. De même, les testeurs ont loué la personnalisation des adresses par des domaines tiers, ainsi que la possibilité de créer des alias avec ces domaines, selon Mozilla.

Certaines demandes ont cependant été régulières. La principale semble être l’authentification à deux facteurs, que Mozilla est donc en train d’implémenter, avec une disponibilité fixée à « bientôt ».

Beaucoup demandent également la prise en charge des normes DNSEC et DANE. Le premier est un ensemble d’extensions du DNS pour garantir l’authenticité et l’intégrité des données liées. Le second se base sur DNSEC (DANE signifie « DNS – based Authentication of Named Entities »). Ce protocole ajoute une couche de sécurité au DNS pour la gestion des certificats attendus dans les communications entre client et serveur. Le support des deux normes a donc été intégré dans la feuille de route.

Donnez-nous un webmail !

Une partie de la communauté a en outre demandé des aménagements sur la tarification. Selon MacG, qui a participé au test, l’inscription proposait le tarif de 6 euros par mois pour 30 Go de stockage, une boîte de réception, 15 adresses, 3 noms de domaines personnalisés, ainsi que 60 Go pour les partages dans Send. Dans les retours, Mozilla indique que la communauté souhaite divers niveaux de tarification, voire une tarification à la carte en fonction des capacités souhaitées.

Toutefois, la plus grande demande est, de loin, l’ajout d’un webmail. Mozilla explique que le service est aujourd’hui son plus gros travail en cours et qu’une version alpha sortira avant fin juillet. La fondation prévient que, comme toute première préversion, elle aura des défauts. Avec l’authentification à deux facteurs et l’amélioration générale du code, ce sont donc les priorités de Mozilla désormais.

ReactOS annonce une étape symbolique vers le support du noyau NT6 de Windows

7 juillet 2026 à 08:19
Première pierre
ReactOS annonce une étape symbolique vers le support du noyau NT6 de Windows

Le système libre ReactOS se lance à l’assaut de la compatibilité avec les noyaux Windows de la série NT6. Les développeurs ont annoncé avoir franchi une étape symbolique avec le support du premier appel système. La route sera cependant longue.

ReactOS est un système d’exploitation libre (dépôt GitHub) qui cherche à être compatible au niveau binaire avec Windows. Son objectif est de pouvoir exécuter les programmes et pilotes Windows sans utiliser le code source de Microsoft. Les développeurs réécrivent donc tout le système « depuis zéro » par rétro-ingénierie.

L’équipe a annoncé le 3 juillet avoir implémenté son premier appel système spécifique à NT6. Il s’agit davantage d’une étape symbolique que pratique. Pour comprendre, il faut rappeler quelques points.

NT6 ? Appel système ?

NT6 est le nom donné au noyau de Windows pour la série Vista, 7, 8 et 8.1. Pour Windows 10 et 11, Microsoft utilise la nomination NT10, mais elle n’est plus directement indiquée par le système. Un appel système est le mécanisme qui permet à un programme de demander un service au noyau. Parmi les services courants, on retrouve la création d’un fichier, l’allocation de la mémoire, la création d’un processus, l’interrogation du processeur pour savoir sur quel cœur logique le programme est exécuté, etc.

C’est d’ailleurs ce que fait l’appel système implémenté, comme le signale Phoronix. Nommé NtGetCurrentProcessorNumberEx, il est utilisé pour retourner le numéro de cœur du processeur logique sur lequel le programme appelant fonctionne.

Une étape symbolique

Pourquoi une étape symbolique alors ? Parce que l’appel existe bien, les programmes qui vérifient sa présence peuvent le trouver, mais toute l’infrastructure NT6 dont il dépend n’est pas encore présente. C’est la première pierre d’un édifice.

Le travail à accomplir est colossal, car Windows contient des milliers d’appels système et de comportements internes, dont beaucoup ne sont pas documentés. L’équipe de développement n’a pas accès au code source de Windows, nécessitant des tâtonnements et déductions, sans parler de l’absence générale d’informations sur la mécanique interne du noyau de Windows.

Il s’agit néanmoins d’une étape marquante, montrant que les développeurs s’attaquent désormais au tronçon suivant. À terme, la compatibilité de ReactOS s’étendra donc au-delà du tronçon « 2000/XP/2003 ». On ignore cependant combien de temps sera nécessaire, même si un travail de cette ampleur ne peut se chiffrer qu’en années.

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