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Carte mondiale des datacenters et ressources : des nouveautés et une version mobile !

20 juillet 2026 à 12:53
Emmenez-la avec vous en vacances !
Carte mondiale des datacenters et ressources : des nouveautés et une version mobile !

Nous avons mis à jour notre carte mondiale des datacenters, notamment grâce à vos retours. Elle s’enrichit de nouvelles données et fonctionnalités. Autre nouveauté attendue : une version mobile (compatible PWA). Encore en bêta, nous corrigeons les derniers bugs les plus visibles avant de proposer une version 1.0, qui sera synonyme de mise en ligne du code source.

Il y a trois semaines, nous avons mis en ligne une première version de notre carte mondiale des datacenters et des ressources associées : stress hydrique de l’eau, ligne électrique et intensité carbone, vues satellite avec voyage dans le temps, température via Copernicus…

La carte s’adapte aux smartphones et autres terminaux mobiles

Première nouveauté, demandée par plusieurs d’entre vous : une version mobile ! Elle reprend l’ensemble des fonctions disponibles sur desktop, mais avec une barre d’outils revue et corrigée et une navigation plus adaptée. Si vous vous posez la question : oui, l’idée d‘une application mobile fait son chemin, mais pas avant la version 1.0.

Cette version mobile se met automatiquement en place en fonction de la résolution de l’écran. Elle est également PWA et peut donc devenir une « application ». Bien évidemment, tout n’est pas parfait, n’hésitez pas à nous faire part de vos retours et bugs.

Cliquez sur les boutons du bas (Couches, Stats, Outils, Recherche et Détails) pour afficher les menus correspondants. Recliquez dessus pour les fermer. Les vues satellites et la fonction voyage dans le temps sont évidemment présentes.

Résumé des indicateurs environnementaux pour les datacenters

Nous avons ajouté les données 2025 de consommation de Google, que le géant a publiées la semaine dernière. Nous en avons profité pour ajouter un résumé des données disponible quand vous cliquez sur un datacenter (consommation détaillée si disponible).

Voici un exemple avec New Albany dans l’Ohio dont les prélèvements ont augmenté de 2,3 millions de m³ en un an. La carte vous indique désormais les hausses des prélèvements sur les dernières années. D’un clic, cela ajoute l’intensité carbone et le niveau de stress hydrique.

Même chose pour Saint-Ghislain, plus proche de nous puisque c’est un datacenter de Google en Belgique. Il a prélevé 2,7 millions de m³ en 2025, soit 767 000 de plus en un an (+ 40 %). Dans la partie Stats, vous avez le total des prélèvements du géant de la recherche : plus de 51 millions de m³ d’eau en 2025 (+ 37,4 % sur 12 mois).

Sous le capot

Nous avons sorti du fichier HTML de la carte une bonne partie des données qui étaient auparavant directement intégrées (de plus de 4 Mo au départ, le fichier pèse désormais un peu moins de 700 ko).

Sur l’aide, en bas de la pop-up vous pouvez voir la liste des données téléchargées en cache, la taille occupée et vider le cache si besoin. Nous avons également ajouté des numéros de version.

Les données sont bien sûr toujours présentes, mais à présent livrées via le CDN de Next, avec une mise en cache pour éviter des téléchargements trop fréquents.

Kimi K3 : ce qu’il faut savoir du modèle open source de 2 800 milliards de paramètres

20 juillet 2026 à 11:00
Kimi, Kimi, Kimi more 🎵
Kimi K3 : ce qu’il faut savoir du modèle open source de 2 800 milliards de paramètres

L’intelligence artificielle est-elle en train de vivre son deuxième « moment DeepSeek » avec l’annonce du modèle Kimi K3 par la société chinoise Moonshot AI ? Il a de quoi séduire avec près de 3 000 milliards de paramètres (on parle de modèle 3T-class) et la promesse de poids ouverts. La bourse américaine n’est pas restée indifférente avec une baisse de 1,5 % du Nasdaq lors de l’annonce.

Moonshot AI n’est pas l’entreprise la plus connue dans le monde des intelligences artificielles génératives, mais cela pourrait changer avec son LLM Kimi K3 annoncé la semaine dernière.

Kimi K3 : les gros chiffres

Elle le présente comme « le premier modèle open source à atteindre 2 800 milliards de paramètres ». Il dispose aussi d‘une large fenêtre contextuelle jusqu’à un million de tokens (comme Fable 5, Opus 4.8 et GPT-5.6 sol). Attention, le côté open source est pour le moment en paper launch, avec la promesse que « les poids complets des modèles seront publiés d’ici le 27 juillet 2026 ».

Kimi K3 utilise une mixture d’experts (Mixture of Experts ou MoE) qui consiste à n’utiliser qu’une partie des paramètres à chaque fois. Le modèle comprend 896 experts dont 16 sont appelés à chaque fois.

Vous verrez peut-être passer sur Internet la mention « 2.8T-A50B », c’est un simple calcul basé sur les informations officielles : 2 800 milliards de paramètres, cela donnerait 3,125 milliards de paramètres par expert (2800/896), et donc 50 milliards de paramètres pour 16 experts. Mais c’est un calcul simpliste, d’autant plus sans précisions de la part de Moonshot AI.

« Kimi K3 a démontré des performances de niveau frontière »


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☕️ NVIDIA parle de sa prochaine génération de CPU Rosa, qui sera dans la plateforme Feynman

20 juillet 2026 à 08:04


Au début de l’année, NVIDIA présentait sa plateforme Rubin, avec un CPU Arm maison Vera (successeur de Grace) et un GPU Rubin (remplaçant de Blackwell). Vera dispose de 88 cœurs Olympus (architecture Arm v9.2) et 176 threads. Le cache L2 par cœur est doublé avec 2 Mo et le cache L3 unifié grimpe à 162 Mo (au lieu de 114 Mo), soit un total de 338 Mo en cache L2+L3.

Vera est présenté comme « le premier CPU à prendre en charge la précision FP8 », mais aussi le « premier processeur au monde conçu spécifiquement pour l’ère de l’IA agentique et de l’apprentissage par renforcement ». La suite est déjà connue avec le processeur Rosa (en hommage à Rosalind Franklin) exploitant des cœurs maison Rigel, également avec une architecture Arm v9.2.

Il est lui aussi pensé pour « l’ère de l’IA agentique » Les améliorations clés incluent un cache L2 plus grand, une meilleure gestion des instructions et de la mémoire, sans plus de précisions. NVIDIA annonce évidemment des performances par cœur supérieures à celles d’Olympus (CPU Vera), « tout en conservant la même empreinte silicium ».

Selon TrendForce, Rosa devrait exploiter une classe 2 nm pour la finesse de gravure, le N2 ou A16 de TSMC. Selon le fondeur, la technologie N2 est déjà entrée en production durant le dernier trimestre 2025, tandis que l’A16 est attendue pour 2027. A14 et A12 sont ensuite attendues entre 2028 et 2030.

Toujours selon nos confrères, Rosa « devrait comporter 128 cœurs Rigel ou plus, avec des performances IPC potentiellement améliorées de plus de 50 % », mais tout cela reste à confirmer.

NVIDIA indiquait l’année dernière que le CPU Vera était au programme, mais Jensen Huang annonçait en mars que Rosa sera intégré dans « la prochaine grande architecture de NVIDIA », c’est-à-dire la plateforme Feynman. Rosa sera épaulé par un LPU (Language Processing Unit) LP40 ; cette puce est la suite de la signature d’un accord de licence (avec la récupération de plusieurs dirigeants) avec Groq.

Voici un résumé des plateformes de NVIDIA :

  • Plateforme Hopper : CPU Grace, GPU Hopper
  • Plateforme Blackwell : CPU Grace, GPU Blackwell
  • Plateforme Rubin : CPU Vera, GPU Rubin, LPU LP3x
  • Plateforme Feynman : CPU Rosa, GPU Feynman, LPU LP40

Rachat de SFR : l’Autorité de la concurrence va en avoir pour « au moins 18 mois »

20 juillet 2026 à 07:46
Rendez-vous en 2028 ?
Rachat de SFR : l’Autorité de la concurrence va en avoir pour « au moins 18 mois »

Le rachat de SFR sera intégralement examiné par l’Autorité de la concurrence française ; la Commission européenne ayant décidé de laisser sa place. Une annonce sans surprise puisque Bouygues Telecom et Orange discutaient déjà avec l’Autorité, tandis qu’iliad avait demandé le renvoi vers Paris de son dossier déposé à Bruxelles.

Début juin, Bouygues Telecom, Free-iliad et Orange annonçaient la signature d’un protocole d’accord afin de racheter SFR à Altice. C’était la première étape d’un marathon qui a débuté officiellement en octobre 2025. Une opération à plus de 20 milliards d’euros, qui soulève évidemment de nombreuses questions, notamment réglementaires.

Comme indiqué dans notre foire aux questions sur ce rachat, l’Autorité de la concurrence ou la Commission européenne (l’une ou l’autre, pas les deux) doit examiner ce projet de fusion afin de l’autoriser – avec éventuellement des conditions – ou de le rejeter. Les opérateurs préféraient que le dossier soit traité à Paris plutôt qu’à Bruxelles ; leur souhait est exaucé.

Bouygues Telecom, Orange et iliad : trois opérations distinctes

La semaine dernière, via un communiqué de presse, l’institution présidée par Benoît Cœuré remportait la mise : « l’Autorité de la concurrence sera l’autorité en charge de l’examen du rachat de SFR ». En effet, « le 15 juillet 2026, la Commission européenne a renvoyé à l’Autorité de la concurrence l’examen de la prise de contrôle exclusif par le groupe iliad de certains actifs détenus par le groupe Altice France ».

Mais pourquoi n’est-il question que du groupe iliad ? Parce que ce rachat est en fait « trois opérations de concentration distinctes, mais contractuellement liées ». L’Autorité de la concurrence précise qu’Orange et Bouygues Telecom « ont déjà engagé des échanges » avec ses services depuis le 30 juin. Il s’agit pour le moment d’éléments de pré-notification afin de préparer les dossiers de notifications formelles qui arriveront dans un second temps.

Bouygues Telecom est un opérateur qui n’est présent que sur le marché français, la Commission européenne n’a donc pas grand-chose à étudier sur son opération avec SFR au niveau européen. Orange aussi a envoyé directement son dossier à l’Autorité de la concurrence car, comme le rappellent nos confrères du Monde, « à la signature du protocole d’accord pour racheter SFR, il réalisait encore plus des deux tiers de son chiffre d’affaires total dans l’Union européenne sur le seul marché français ».

En effet, selon le bilan du premier trimestre, le chiffre d’affaires d’Orange était de 10,1 milliards d’euros, dont 4,4 milliards en France et 1,8 milliard dans le reste de l’Europe. Mais, la situation a certainement changé le 8 juin avec l’annonce de la finalisation de l’acquisition (prévue) des 50 % restants de l’opérateur espagnol MasOrange. Le calendrier était favorable à Orange.

iliad est présent en Italie et en Pologne – avec près d’un milliard d’euros cumulés pour les deux marchés, contre 1,6 milliard en France – et a donc envoyé son dossier à Bruxelles, mais en sollicitant un renvoi vers l’autorité de la concurrence française.

Demande acceptée, les trois dossiers seront donc traités en France, mais l’Autorité continuera « à coopérer avec la Commission européenne pendant l’instruction ». L’AdlC précise enfin qu’il « s’agit de la 50ᵉ opération renvoyée par la Commission européenne à l’Autorité de la concurrence depuis 2009 ».

L’instruction des dossiers devrait prendre « au moins 18 mois »

« À l’issue de l’instruction de ces trois opérations, au cours de laquelle seront consultés l’ensemble des acteurs concernés, en particulier les associations de défense des consommateurs, ainsi que les autorités sectorielles compétentes, l’Autorité se prononcera sur chacune d’elles ». L’Autorité prévient que, compte tenu de la complexité des dossiers et des marchés concernés, « leur instruction devrait durer au moins 18 mois ».

Dans un entretien au Monde le 10 juin, le président de l’Autorité, Benoît Cœuré, rappelait que cette opération « ne va pas de soi parce qu’il s’agit d’un rapprochement sur un marché déjà très concentré ». Il ajoutait néanmoins qu’elle n’était pas nécessairement anticoncurrentiel : sinon « nous l’aurions dit, et nous n’aurions pas laissé les opérateurs s’épuiser pour trouver un accord et dépenser des millions d’euros en frais de conseil d’avocats et de banques d’affaires ».

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