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SoftBank s’engage à investir jusqu’à 75 milliards d’euros pour 5 GW d’infrastructures IA en France

1 juin 2026 à 09:17
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SoftBank s’engage à investir jusqu’à 75 milliards d’euros pour 5 GW d’infrastructures IA en France

Masayoshi Son, CEO de SoftBank, et Emmanuel Macron ont confirmé lundi l’engagement pris par le groupe japonais de déployer, en France, 45 milliards d’euros fléchés vers la création de trois datacenters dans le Nord de la France. L’enveloppe, annoncée dans le cadre du sommet Choose France, pourrait être portée à 75 milliards d’euros pour un total visé de 5 GW d’infrastructures IA.

Il fallait bien une annonce majeure pour célébrer en fanfare la dernière édition du sommet Choose France de la présidence d’Emmanuel Macron, et c’est finalement du groupe japonais SoftBank qu’elle émane. Son CEO, Masayoshi Son, et le président de la République ont en effet présenté lundi matin, sur le perron de l’Elysée, les contours d’un investissement programmé à hauteur de 45 milliards d’euros d’ici à 2030, susceptible d’être porté à 75 milliards d’euros dans un second temps.

« L’annonce faite par SoftBank est massive et historique, ce sont 45 milliards d’euros d’investissements confirmés que nous avons bâtis en deux mois, grâce à de l’énergie disponible et aussi grâce à toute la mobilisation des collectivités et de RTE », a déclaré Emmanuel Macron, parachevant un plan de communication engagé dès dimanche.

SoftBank a en effet formalisé cet engagement par l’intermédiaire d’un communiqué daté du 31 mai, doublé d’une interview de son CEO dans la Tribune dimanche. La nouvelle a ainsi pu faire la Une de la plupart des journaux lundi matin, et ce alors même que le sommet Choose France ne débute que dans l’après-midi à Versailles.

Masayoshi Son et Emmanuel Macron lundi matin à l’Élysée – capture d’écran Next

45 milliards d’euros confirmés pour trois datacenters

L’engagement financier par SoftBank est effectivement sans précédent. Concrètement, le groupe japonais flèche 45 milliards d’euros vers la création de trois datacenters installés dans les Hauts-de-France, sur des sites déjà identifiés à Dunkerque (Loon-Plage), Bosquel et Bouchain (sur le site d’une ancienne centrale thermique d’EDF), avec une mise en service attendue « entre fin 2029 et mi-2030 » d’après le président de la République.

Les trois centres devraient représenter une puissance électrique combinée de 3,1 GW, dont la destination précise et les modalités d’exploitation n’ont pas, à ce stade, été précisées. SoftBank intervient en effet traditionnellement comme un financier dans les grands projets d’infrastructure (aux côtés notamment d’OpenAI et d’autres acteurs états-uniens du secteur) mais n’a pas nécessairement vocation à opérer directement les centres de données en question.

Deux usines de composants dédiés à l’IA

L’enveloppe prévoit également un volet industriel, avec la création, à Dunkerque, de deux usines dédiées, notamment, à l’équipement de ces futurs datacenters et censées faire appel à de la robotique avancée. L’une, exploitée par SoftBank Group, fabriquera des baies, racks et autres boîtiers (enclosures en VO), tandis que la seconde, opérée par Schneider Electric, intègrera des modules d’alimentation destinées aux infrastructures informatiques. « Ces modules préfabriqués intègrent les technologies basse tension, moyenne tension, énergie sécurisée et refroidissement provenant de plusieurs sites de production de Schneider Electric situés en France et en Europe », précise l’industriel français.

Au-delà de cette première phase d’investissements, « confirmés » selon les mots d’Emmanuel Macron, SoftBank dit envisager de porter son enveloppe totale à 75 milliards d’euros, pour une capacité totale équivalente à une puissance de 5 GW, soit environ cinq tranches de réacteur nucléaire. « D’autres sites ont été identifiés pour permettre d’atteindre les 75 milliards souhaités par SoftBank. Nous avons aussi identifié de nouveaux projets en matière de robotique, mais je n’en dirai pas plus à ce stade », a déclaré le président.

Ajouter de la valeur à l’électricité bas carbone française

Emmanuel Macron a rappelé lundi matin ce qui constitue, selon lui, l’un des principaux vecteurs de l’attractivité de la France en matière de datacenters, à savoir la promesse d’une électricité bas carbone abondante, grâce au nucléaire. « Nous transformons de l’énergie disponible en datacenters et en capacités de calcul, et ce partenariat nous permet d’ajouter encore plus de valeur », a-t-il affirmé, avant de souligner que la France devenait de ce fait l’une des premières destinations mondiales pour SoftBank en matière d’investissements. Un propos repris par Masayoshi Son, selon qui le développement d’infrastructures dédiées à l’IA relève d’une « question de sécurité nationale ». « L’Europe et l’Asie ne peuvent pas rester derrière les États-Unis et la Chine », a-t-il fait valoir. Reste à voir à qui profiteront les centres de données financés par SoftBank et alimentés par cette électricité française.

Avec ces 45 milliards d’euros programmés, SoftBank devrait représenter la moitié des investissements annoncés lundi dans le cadre du sommet Choose France. Emmanuel Macron a indiqué que 71 projets représentant 93 milliards d’euros avaient été identifiés. Dans le lot figurent des projets liés aux semiconducteurs (dont une usine conjointe Thales et Foxconn au Barp, en Gironde) à l’électrification des camions (Scania à Angers), aux matériaux critiques et à la santé.

☕️ Paint.NET dispose enfin du domaine paint.net

1 juin 2026 à 06:30


Après 22 ans passés à développer Paint.NET, on imagine la satisfaction de Rick Brewster, son principal artisan. Celui-ci vient en effet de mettre la main sur le nom de domaine paint.net, lequel pointera bientôt vers le site dédié à ce célèbre logiciel de retouche photo gratuit (aujourd’hui hébergé à l’adresse getpaint.net).

Même si Paint.NET tire son nom de l’environnement .NET de Microsoft (et non de l’extension de nom de domaine .net), l’obtention de cette adresse revêt une portée symbolique évidente pour Brewster, qui raconte, dans un thread Bluesky, avoir cherché à l’obtenir dès les débuts de l’aventure : « J’essaie d’obtenir ce nom de domaine depuis 22 ans. C’est un truc de dingue. »

Sans surprise, il explique que les anciens propriétaires du nom de domaine en voulaient une somme qu’il ne pouvait pas se permettre. Les noms de domaine composés d’un mot très générique comme « paint » (peinture en anglais) associé à un domaine de premier niveau ancien et populaire comme .net sont en effet particulièrement recherchés, et s’échangent souvent à prix d’or.

C’est en définitive l’appétit du dernier propriétaire en date qui fera basculer la situation. « Finalement, en décembre, le dernier propriétaire (enfin, l’ancien 😂) a commencé à héberger du contenu entièrement consacré à Paint.NET, tentant de tromper les utilisateurs en leur faisant croire qu’il s’agissait du site officiel. Liens brisés, publicités, etc. Ils tiraient profit de ma marque déposée », décrit Rick Brewster.

La Wayback machine confirme que l’ancien propriétaire du domaine a tenté une démarche de référencement parasite – capture d’écran

« Et c’est ainsi que l’affaire est devenue une preuve flagrante de contrefaçon de marque et d’accaparement de nom de domaine. Grâce à un avocat, j’ai récupéré le nom de domaine », poursuit l’auteur de Paint.NET, qui promet que le site actuel du logiciel basculera vers sa nouvelle adresse dans les prochains jours. Le logiciel, passé dans sa branche 5.x en 2023, est actuellement disponible en version 5.1.12.

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