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Produits illégaux : Bruxelles inflige 550 millions d’euros d’amende à AliExpress

20 juillet 2026 à 15:29
La modération à prix cassé
Produits illégaux : Bruxelles inflige 550 millions d’euros d’amende à AliExpress

AliExpress a l’insigne honneur d’écoper de l’amende la plus élevée jamais infligée par la Commission européenne dans le cadre du règlement sur les services numériques (DSA). La plateforme de commerce en ligne opérée par le groupe chinois Alibaba fait l’objet d’une sanction de 550 millions d’euros pour manquement aux obligations d’évaluation et d’atténuation des risques liés à la vente de produits illégaux, dangereux ou contrefaits.

Le DSA oblige les très grandes plateformes en ligne (VLOP) à respecter une série d’obligations, à commencer par l’évaluation « avec diligence » et l’atténuation des risques de diffusion de produits illégaux, dangereux ou contrefaits. En mars 2024, la Commission européenne lançait une procédure formelle sur le bon respect par Aliexpress de la réglementation sur ces sujets.

En juin 2025, la plateforme a proposé une série d’engagements pour répondre aux préoccupations de l’exécutif européen, que ce dernier a rendue contraignante. Malgré tout, dans ses conclusions préliminaires, la Commission estimait qu’Aliexpress était en non-conformité sur la question de l’évaluation et l’atténuation des risques systémiques de diffusion de produits illicites – des griefs qui n’étaient pas couverts par les engagements.

D’où la sanction du jour à hauteur de 550 millions d’euros, la plus élevée de la courte histoire du DSA. Sur l’absence d’évaluation diligente des risques, Bruxelles relève trois manquements.

AliExpress a ainsi sous-estimé les moyens humains nécessaires à la modération, mal mesuré le rôle de ses systèmes de recommandation et de publicité dans la diffusion de produits illégaux, et fondé son évaluation des risques sur des indicateurs quantitatifs insuffisants. Les propres tests de la Commission ont montré que de nombreux produits illicites continuaient d’être proposés, promus ou remis en circulation malgré les dispositifs annoncés.

Risques systémiques

Sur le volet de l’atténuation des risques systémiques identifiés, la Commission conclut qu’AliExpress n’a pas pris de mesures efficaces pour réduire le risque de diffusion de produits illégaux. Les dispositifs de détection et de retrait des produits illicites sont jugés inefficaces.

Des contrefaçons, jouets dangereux ou cosmétiques non conformes sont restés en ligne pendant plusieurs semaines, tandis que les sanctions contre les vendeurs fautifs étaient mal appliquées. Les commerçants pouvaient en outre contourner les contrôles en classant volontairement leurs produits dans de mauvaises catégories. Enfin, le système d’« autorisation de marque » censé bloquer les contrefaçons manquait de personnel et pouvait être facilement contourné.

« La présence de vêtements contrefaits, de jouets ou de cosmétiques dangereux, et plus largement de produits illégaux sur internet n’a rien d’une fatalité », explique Henna Virkkunen, vice-présidente chargée de la souveraineté technologique. Elle ajoute : « La taille de la plateforme ne peut pas servir d’excuse : les risques doivent être recensés et traités de manière systématique pour permettre aux consommateurs d’acheter en ligne en toute sécurité. Nous demandons donc aujourd’hui à AliExpress de se mettre en conformité et d’agir. »

La sanction financière, qui peut monter jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires global de la « très grande plateforme » (VLOP), a été calculée en prenant en compte la nature des infractions, leur gravité en termes d’utilisateurs touchés, et leur durée (« au moins jusqu’en juin 2025 »). La somme globale reflète la « violation particulièrement grave du règlement sur les services numériques ». Bruxelles a toutefois tenu compte de circonstances atténuantes, comme la nouveauté du DSA.

En plus de l’amende, AliExpress est tenu de présenter un plan d’action. Le groupe a jusqu’au 20 octobre 2026 pour plancher dessus. Le comité européen des services numériques aura un mois pour rendre son avis, à réception dudit plan, puis la Commission se donnera un mois supplémentaire pour adopter une décision finale et fixer un délai raisonnable pour la mise en œuvre.

Cette amende intervient deux mois après une précédente sanction de 200 millions d’euros infligée à Temu, là aussi dans le cadre du DSA. Shein est également dans le collimateur de la Commission : une enquête formelle a été ouverte en février dernier. Depuis le 1er juillet, l’Union européenne exige aussi une taxe douanière de 3 euros pour tous les « petits colis » de moins de 150 euros venant de l’étranger – qui vise surtout les plateformes d’e-commerce chinoises.

Suivi pub : Le Figaro et L’Équipe veulent être indemnisés après la condamnation d’Apple

20 juillet 2026 à 10:24
ATT, l'addition sans fin pour Apple
Suivi pub : Le Figaro et L’Équipe veulent être indemnisés après la condamnation d’Apple

Après l’amende de 150 millions d’euros infligée à Apple pour les modalités d’ATT, Le Figaro, L’Équipe et Adikteev réclament désormais réparation. Les trois entreprises estiment avoir subi un préjudice cumulé de 131,5 millions d’euros.

Depuis iOS 14.5, livré en avril 2021, le dispositif de Transparence du suivi par les apps (ATT) a permis aux utilisateurs d’iPhone et d’iPad de reprendre en main le contrôle du suivi publicitaire dont ils font l’objet. Ce mécanisme s’incarne par l’apparition d’une fenêtre de consentement au premier lancement d’une app : elle demande à l’utilisateur s’il accepte ou refuse la collecte de données personnelles. Il ne fait évidemment pas le bonheur des éditeurs, des régies pubs et des sociétés spécialisées dans le ciblage.

L’Autorité de la concurrence à la barre

Le Figaro, L’Équipe et Adikteev, une société de ciblage publicitaire, ont lancé une offensive devant le Tribunal des activités économiques de Paris pour obtenir réparation, rapporte mind Media. Les trois entreprises s’appuient sur la décision de l’Autorité de la concurrence remontant à mars 2025. Elle condamnait Apple à une amende de 150 millions d’euros pour la mise en œuvre d’ATT entre avril 2021 et juillet 2023.

Si le dossier est entre les mains de la Cour d’appel, les trois plaignants veulent obtenir réparation : le préjudice du Figaro est estimé à 19,5 millions d’euros, celui de L’Équipe à 47 millions, et 65 millions pour celui d’Adikteev. Soit la coquette somme de 131,5 millions d’euros. Et rien n’empêche d’autres éditeurs ou sociétés publicitaires de se lancer eux aussi à l’assaut de la citadelle Apple.

« Nous voulons évoluer dans un marché non faussé et que nos droits soient respectés », assène Marc Feuillée, directeur général du groupe Figaro. « Apple a été reconnu coupable d’abus de position dominante dans son écosystème iOS, au détriment notamment des éditeurs, dont Le Figaro. Il est impossible de discuter avec cet acteur. Nous demandons donc la réparation de notre préjudice. »

La plainte ayant débouché sur la condamnation d’Apple avait été déposée par une coalition d’éditeurs de services en ligne et d’acteurs du secteur de la publicité.

L’Autorité a sanctionné Apple non pas sur le principe d’ATT, mais sur les modalités de mise en œuvre. Le dispositif a été jugé inutilement contraignant, disproportionné et asymétrique, car il compliquait davantage le recueil du consentement pour les applications tierces que pour les services d’Apple.

Alors que les éditeurs devaient obtenir un double consentement, via ATT puis leur propre interface, Apple bénéficiait d’un parcours plus simple pour ses publicités personnalisées. Cette différence de traitement favorisait ses propres activités publicitaires, un point sur lequel la CNIL avait déjà sanctionné le groupe en 2022.

Une des particularités de la procédure engagée par les plaignants est qu’ils pourront demander l’intervention de l’Autorité de la concurrence durant les procès. Elle pourra ainsi expliciter sa décision, ce qui devrait logiquement donner plus de poids aux plaintes. Néanmoins, le fait que la condamnation de 2025 soit en attente de jugement sur le fond en appel réduira la portée juridique de ce témoignage. Cela n’en reste pas moins un atout important dans la manche des trois plaignants.

ATT attaqué de toutes parts

Apple n’a pas voulu commenter ce nouveau rebondissement, se retranchant derrière la déclaration faite en mars 2025, après la condamnation de l’Autorité de la concurrence. L’entreprise se disait « en profond désaccord avec [cette] décision, qui va à l’encontre des précédentes déclarations [de l’Autorité] selon lesquelles la Transparence du suivi par les apps s’inscrit dans l’engagement de longue date d’Apple en faveur de la protection de la vie privée. »

Les premières audiences ont eu lieu le 2 juillet pour Adikteev, le 16 juillet pour les deux groupes de presse. Il ne faut cependant pas s’attendre à une procédure rapide. Lors de l’audience avec Adikteev, Apple a demandé un sursis à statuer, le temps de la décision en appel voire devant la Cour de cassation. Ce qui repousse tout jugement à 2029, au mieux. Apple n’a cependant pas demandé le même sursis durant les audiences du Figaro et de l’Équipe.

Depuis le lancement d’ATT, ce dispositif est une véritable épine dans le pied d’Apple. En Italie, l’équivalent de l’Autorité de la concurrence a infligé une amende de 98,6 millions d’euros pour abus de position dominante lié au mécanisme. En Allemagne, une procédure est toujours en cours.

Des enquêtes similaires suivent leurs cours en Roumanie et en Pologne. Dans ce dernier cas, Apple s’était fendue d’une déclaration équivoque : « Il n’est pas surprenant que l’industrie du suivi publicitaire continue de s’opposer à nos efforts pour redonner aux utilisateurs le contrôle de leurs données », affirmait l’entreprise à Reuters. « Mais les fortes pressions exercées pourraient désormais nous contraindre à retirer cette fonctionnalité, au détriment des consommateurs européens », menaçait-elle.

Netflix veut redéfinir l’engagement à son avantage

20 juillet 2026 à 06:31
Toutes les heures ne se valent pas
Netflix veut redéfinir l’engagement à son avantage

Netflix veut changer la manière dont l’engagement est perçu par les investisseurs et les observateurs. Dans l’esprit de la plateforme de streaming, une heure de compétition sportive diffusée en direct qui déclenche le recrutement d’un nouvel abonné a plus de valeur qu’une heure de programme regardée par un abonné fidèle. Plus de qualitatif, moins de quantitatif : à l’heure où Netflix fait face à l’essoufflement relatif de cette métrique essentielle, ce nouveau discours est tout aussi pragmatique qu’opportuniste.

À première vue, tout va très bien pour Netflix. Le deuxième trimestre est solide (PDF), avec des résultats globalement conformes aux prévisions du groupe. Le chiffre d’affaires progresse de 13 % sur un an (12,56 milliards de dollars), le bénéfice net s’établit à 3,4 milliards (+ 8 %), la marge opérationnelle atteint 33,4 % – c’est certes 0,7 point de moins qu’il y a un an, mais la plateforme prévoit une amélioration au second semestre.

Les bons résultats financiers ne suffisent pas

Il y a bien eu un coup de froid sur la trésorerie forte de 1,53 milliard de dollars (740 millions de moins qu’il y a un an), mais cela s’explique en partie par l’indemnité de rupture versée à Warner Bros. Discovery, après l’abandon du projet d’acquisition.

Sur l’ensemble de l’exercice fiscal, Netflix resserre sa prévision de chiffre d’affaires entre 51 et 51,4 milliards de dollars, soit une croissance attendue de 13 à 14 %. La marge opérationnelle devrait atteindre 31,5 %. Les revenus publicitaires devraient, eux, presque doubler pour approcher 3 milliards de dollars. Mais alors, tout va bien ? Non ! Il y a un gros nuage à l’horizon : l’engagement.

En même temps que ses résultats trimestriels, Netflix a aussi annoncé que son rapport « What We Watched », actuellement livré chaque semestre, allait passer à une publication annuelle à partir de 2027 (il sera publié chaque premier trimestre). Ce rapport est scruté de très près, il détaille en effet les heures de visionnage titre par titre.

L’entreprise veut éviter que cette information détourne l’attention de ses autres indicateurs, notamment financiers. Elle continuera cependant de publier des classements chaque semaine, et des données titre par titre.

Au premier semestre 2026, les abonnés à Netflix ont regardé plus de 97 milliards d’heures de programmes. Cela représente une hausse de 2 % sur un an, elle est légèrement supérieure à celle enregistrée sur l’ensemble de l’an dernier (1,5 %). Une performance souligne la plateforme, car la concurrence a été rude entre les JO d’hiver et la Coupe du monde de foot.

La peur de l’engagement

Même si Netflix a voulu rassurer, l’annonce de l’annualisation de son rapport a contribué au recul du cours de l’action de plus de 7 % vendredi dernier. Le signe que l’engagement est devenu une variable de première importance pour les investisseurs, et pour cause : les heures regardées constituent une donnée simple, mesurable et que l’on peut aisément comparer d’un semestre à l’autre.

L’engagement mesure la place réelle du service dans les habitudes des abonnés. Plus les membres trouvent régulièrement des programmes qui les intéressent, plus ils sont susceptibles de conserver leur abonnement, d’accepter une hausse de prix et de générer des revenus supplémentaires via la formule avec pub.

Netflix, ses tarifs, ses spectateurs

Netflix veut faire passer l’idée que « toutes les heures ne se valent pas ». Certains programmes servent à recruter de nouveaux abonnés, d’autres à les fidéliser. Le service prend l’exemple de ses contenus en direct : ils représentent un peu plus de 5 % des dépenses, mais seulement 1 % des heures vues. Et pourtant, ces événements ont généré six des dix journées qui ont compté le plus d’inscriptions depuis cinq ans.

Cette notion qualitative est moins visible que des chiffres bruts. Elle est aussi plus difficile à faire passer mais Netflix va s’y employer. En attendant, la plateforme met en avant d’autres formes d’engagement, par exemple son offre de podcasts vidéo qui est un moyen d’ajouter du temps de visionnage, et ses jeux mobiles.

L’app de jeux destinée aux enfants, Netflix Playground, a vu son nombre d’utilisateurs quotidiens tripler depuis avril, et l’engagement auprès des enfants a bondi de 600 % sur un an. Une croissance impressionnante, mais qui part d’une base modeste (à tel point que les heures consacrées aux jeux ne sont pas intégrées dans le rapport « What We Watched »). L’enjeu est moins de remplacer une heure de série par une autre activité que d’ajouter de nouveaux moments de consommation dans l’app.

TF1 est même appelé à la rescousse : le partenariat qui permet à Netflix de diffuser les chaînes en direct du groupe français, ainsi que ses programmes à la carte, satisfait pleinement la plateforme. TF1 a aussi eu l’occasion de se féliciter de cet accord ; les objectifs d’audience ont été atteints en moins de trois semaines, alors que la chaîne s’était donnée 18 mois pour y parvenir.

Pour Netflix, le temps de visionnage demeure une mesure importante. Mais elle ne suffit plus à mesurer la valeur de sa proposition, qui s’est étendue à d’autres formats (directs, podcasts, jeux, et même télévision linéaire). L’arrêt de la publication semestrielle du rapport sur l’engagement des abonnés, tout comme le changement sémantique sur la notion d’engagement n’aide pas non plus, au moment où la progression des heures regardées est relativement modeste.

☕️ Deepfakes sexuels : Apple et Google de nouveau rappelés à l’ordre

20 juillet 2026 à 06:02


Une fois de plus, Apple et Google vont devoir supprimer de leurs boutiques des applications de génération de deepfakes. Le procureur municipal de San Francisco, David Chiu, a mis en demeure les deux contrôleurs d’accès de retirer 13 applications capables de produire des images à caractère sexuel truquées et sans consentement (huit sur l’App Store, cinq sur le Play Store).

« La création d’images intimes sans le consentement des personnes concernées est illégale, préjudiciable et totalement inacceptable », dénonce le procureur auprès de Wired. Son bureau a déjà engagé des poursuites contre 16 sites capables de générer ces deepfakes. Il s’attaque maintenant à Apple et à Google, qui ont « engrangé des millions de dollars de commissions » grâce à ces apps « nudify ».

Illustration : Flock

Des applications qui passent manifestement sans trop de problème l’étape de l’examen des boutiques. Apple vante l’App Store comme « un espace sûr et fiable pour découvrir et se procurer des apps » et met régulièrement en avant les efforts consacrés à la lutte contre la fraude ou la violence. Le discours est similaire du côté de Google. Les règles des deux entreprises à destination des développeurs sont d’ailleurs très claires : pas de pornographie, pas d’abus, pas de harcèlement.

C’est à croire que les applications de déshabillage sans consentement ne font pas partie de ces usages. Une étude du Tech Transparent Project (TTP) publiée en avril démontrait le nombre ahurissant de ces apps dans les boutiques d’Apple et de Google, qui se présentent souvent sous la forme d’outils d’échange de visages. Cette ambiguïté leur permettent manifestement de passer entre les mailles du filet.

Apple et Google se contentent donc de réagir rétroactivement, en retirant les applications qui leur sont signalées par ce genre d’enquêtes. C’est d’ailleurs ce qu’a fait le moteur de recherche, en supprimant les cinq apps repérées par le procureur de San Francisco. La législation californienne sanctionne les entreprises qui facilitent sciemment le fonctionnement de services de création de deepfakes pornographiques.

Malgré la prolifération de ces apps, Google continue d’affirmer « prendre des mesures proactives pour détecter et supprimer celles qui proposent des contenus préjudiciables ». L’entreprise poursuit : « Lorsque des infractions nous sont signalées, nous enquêtons et intervenons rapidement. Dans le cas de ces applications, cela s’est notamment traduit par la suspension de centaines d’entre elles et par la restriction, sur notre boutique, de termes de recherche associés comme “nudify”. » Apple n’a pas voulu commenter.

David Chiu ne se contente pas d’exiger le retrait de ces applications. Il demande aussi aux deux entreprises de rompre leurs relations commerciales avec les éditeurs des apps en question et surtout, de renforcer leurs procédures de contrôle et de modération. Leur inefficacité persistante depuis des années est un sérieux couac dans la communication bien huilée autour des boutiques, passage obligé pour les possesseurs d’iPhone et de smartphones Android.

☕️ Apple Music, AppleCare+ : nouvelle salve d’augmentation de prix chez Apple

20 juillet 2026 à 05:35


Si Tim Cook avait pris soin de prévenir de la hausse des prix des produits Apple (ce qui a fini par arriver), il n’avait rien dit concernant les services de son entreprise. C’est pourtant bien ce qui s’est passé ces derniers jours ! Apple a procédé à une salve d’augmentations ici et là qui, mises bout à bout, finissent par représenter une belle petite somme.

Les prix du service de streaming Apple Music ont ainsi augmenté, ce pour toutes les formules : Individuel passe à 11,99 euros par mois (+ 1 euro), Étudiant à 6,99 euros (+ 1 euro) et Famille revient désormais à 19,99 euros (+ 2 euros). La plateforme n’avait pas augmenté ses tarifs depuis 2022. Apple blâme « la hausse des coûts de licence » pour justifier la valse des étiquettes.

Les nouveaux prix des abonnements Apple Music.

Malgré cette hausse, Apple Music demeure moins cher que son grand rival Spotify, qui vend la formule Premium Individuel 12,14 euros par mois (21,24 euros l’offre Famille). La dernière révision de la grille tarifaire de Spotify remonte à juin 2025.

Aux États-Unis, les prix du bouquet de services Apple One – qui regroupe la plupart des services du constructeur – ont également augmenté de 2 dollars, mais pour le moment du moins, l’Europe semble épargnée. La grille actuelle débute à 19,95 euros par mois, jusqu’à 34,95 euros pour la totale. Apple avait procédé à une hausse des prix pour plusieurs de ses services en 2023 (TV, Arcade, News+ et One).

Les tarifs d’Apple One.

Autre service touché par la vague, AppleCare+. L’assurance pour les dommages accidentels et l’assistance technique d’Apple revient désormais 5 euros plus cher par an pour les contrats reconductibles sur les Mac. Le tarif de la couverture pour trois ans a augmenté de 16 euros, sauf pour le Mac mini (+ 10 euros). MacGeneration relève aussi des hausses sur AppleCare+ pour les iPad (+ 50 centimes par mois), le Vision Pro (+ 1 euro par mois) et les AirPods.

Enfin, et c’est peut-être ce qui attend le reste du monde très bientôt, Apple a augmenté les prix des iPhone au Japon. Les hausses oscillent entre 8 et 11 % en fonction du modèle. Un iPhone 17 Pro Max coûte maintenant 214 800 yens, soit 1 150 euros environ… ce qui est toujours meilleur marché que les 1 479 euros demandés en France.

S’il ne fait guère de doute que la prochaine gamme d’iPhone attendue cet automne devrait subir la fièvre tarifaire, la hausse au Japon pourrait s’expliquer par la faiblesse persistante du yen face au dollar.

C’est aussi, semble-t-il, la conjoncture défavorable aux devises locales qui explique l’augmentation des prix d’iCloud+ (stockage et divers services) dans plusieurs pays : Nigéria, Turquie, Vietnam, Égypte, Nouvelle-Zélande, les Philippines, l’Indonésie et Japon. La hausse s’établit entre 11 et 55 % en fonction des marchés et des abonnements.

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