À chaque jour sa fuite de données, ou presque. SFR a prévenu jeudi 20 août ses clients qu’un « incident de sécurité » avait été détecté le 2 juillet. Il a touché un outil de gestion d’analyse des raccordements fibre, qui a entraîné un accès non autorisé à des données : nom, prénom, civilité, adresse, numéro de téléphone mobile, identifiant de contrat et des données techniques liées à la ligne.
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Le groupe de pirates ZeroBytes a revendiqué l’attaque, rapporte FrenchBreaches qui publie le message de l’opérateur. Ces derniers ne sont pas inconnus des services : c’est à eux que l’on doit aussi l’attaque de la plateforme du fisc. Dans le cas de SFR, 2,1 millions de clients seraient potentiellement concernées.
L’entreprise a désactivé le compte utilisé pour accéder à l’outil, bloqué les adresses IP à l’origine de l’accès non autorisé, et continue de surveiller ces adresses. Les mesures de sécurité des systèmes ont été renforcés. La CNIL a également été notifiée, et une plainte déposée auprès du Procureur de la République.
Les données en fuite pourraient alimenter des campagnes de hameçonnage. Un escroc pourrait se présenter comme un représentant de SFR pour pousser les clients contactés à communiquer des informations confidentielles ou effectuer un paiement.
Apple et la Commission européenne ont enterré la hache de guerre cette semaine sur le dossier houleux de l’ouverture de l’App Store à la concurrence. Un accord qui consacre un certain pragmatisme de Bruxelles, après des années de tensions très vives entrecoupées de grosses amendes.
Des résultats. C’est ce que la Commission européenne cherche à obtenir des géants du numérique qui font partie du club des contrôleurs d’accès au titre du DMA. Ce 18 août, Apple a dévoilé les nouveaux changements – et ultimes, a priori – apportés aux conditions commerciales applicables aux applications distribuées dans l’UE.
Ces modifications « font suite à un dialogue étroit entre la Commission et Apple, après que la Commission a adopté, en avril 2025, une décision constatant le non-respect des règles concernant les conditions imposées par Apple en matière d’orientation des utilisateurs, ainsi que des conclusions préliminaires concernant la distribution d’applications par des canaux alternatifs », a déclaré l’exécutif européen. Qui va désormais surveiller la mise en œuvre effective de ces nouvelles conditions.
Bruxelles range le bâton
En avril 2025, Apple écopait d’une amende de 500 millions d’euros, assortie d’astreintes journalières (jusqu’à 5 % du chiffre d’affaires mondial) en cas de non-conformité. La Commission n’envisage pas, à ce stade, de pénalités, indique à Politico le porte-parole Ricardo Cardoso.
Autre affaire qui devrait être réglée, celle qui concerne Meta sur le choix des utilisateurs de partager moins de données avec les réseaux sociaux du groupe. La Commission a reconnu en décembre dernier l’engagement de Meta de proposer « des publicités moins personnalisées ». L’entreprise avait écopé d’une amende de 200 millions d’euros, infligée en même temps que celle d’Apple.
Sur ce dossier, la Commission est toujours en phase d’examen de l’efficacité du choix, sans dire si elle en est satisfaite. Elle relevait tout de même l’an dernier que « c’est la première fois qu’un tel choix est proposé sur les réseaux sociaux de Meta ».
Deux ans et demi après l’entrée en vigueur du règlement sur les marchés numériques, la Commission a ouvert sept procédures pour non-conformité, infligé des amendes à trois entreprises (Apple et Meta donc, ainsi que Google). Deux enquêtes sont closes, une troisième concernant Apple devrait l’être sous peu – il s’agit des conditions commerciales imposées aux boutiques alternatives et aux apps distribuées en dehors de l’App Store.
« La mise en œuvre et l’application du DMA ne sont pas une question de chiffres, mais de résultats », affirme Ricardo Cardoso. Au-delà des amendes ronflantes, la Commission cherche davantage à obtenir des changements concrets. Au grand dam d’organisations comme l’Initiative for Neutral Search, une coalition d’entreprises européennes du numérique qui dénonce le « désintérêt » et le « désengagement » de Bruxelles. Concernant les amendes, elle les estime trop faibles pour être réellement dissuasives. Les sanctions seraient ainsi considérées par les grands groupes comme une dépense parmi d’autres.
Pour Ricardo Cardoso, « comparer les amendes entre différents instruments juridiques ou différentes entreprises n’a pas vraiment de sens. » Obtenir des changements dans les comportements – une « procédure de spécification » – n’est pas le bon outil « pour s’attaquer aux problèmes liés à la recherche, aux boutiques d’applications, aux offres groupées ou au cloud », déplore de son côté l’Initiative. Ces outils sont efficaces pour « régler des problèmes réglementaires plus limités. Mais cela n’a pas d’effet sur la conception des produits ».
Pas question pour autant de changer de cap à la Commission. Elle « n’hésitera pas à ouvrir des procédures de non-conformité chaque fois que cela sera nécessaire au regard des circonstances concrètes, tandis que, dans d’autres cas, une procédure de spécification est justifiée », indique le porte-parole.
Mozilla a annoncé mardi 18 août la disponibilité de Thunderbird 154. La nouvelle mouture de son vénérable client de messagerie inaugure différentes petites nouveautés fonctionnelles, comme l’aperçu des pièces jointes sur macOS et le déchiffrement des contenus AuthEnvelopedData.
Elle apporte également une meilleure gestion des mails joints (pièces jointes de type message/rfc822), qui bénéficient désormais soit d’un glisser déposer directement vers l’arborescence des dossiers, soit d’une option contextuelle « Copier vers ».
Thunderbird 154 propose par ailleurs un mode system tray (activité en arrière-plan) optionnel sur Linux et Windows, ainsi qu’un nouveau réglage permettant d’effectuer une recherche en vue liste par défaut.
Last but not least, cette mouture aoûtienne active la prise en charge de Microsoft Graph pour les comptes Microsoft 365.
Cette implémentation, qui s’inscrit dans le prolongement des travaux de longue date de Mozilla autour de la prise en charge d’Exchange Web Services (EWS) se limite toutefois pour l’instant aux emails. Le support des calendriers et des carnets d’adresses, qui font partie intégrante du protocole Graph, n’est donc pour l’instant pas assuré.
Mozilla précise bien par ailleurs que cette prise en charge expérimentale de Graph est limitée aux comptes Microsoft 365. Les utilisateurs qui exploitent un compte Exchange on-premises sont donc invités à rester soit en IMAP, soit en EWS.
Cette implémentation était particulièrement attendue puisque, comme le rappelle Mozilla :
« Microsoft désactivera la prise en charge d’EWS dans Microsoft 365 fin 2026. Par conséquent, pour continuer à utiliser Thunderbird avec les comptes Microsoft 365 pour lesquels IMAP n’est pas disponible, les utilisateurs devront utiliser le protocole Graph. »
La configuration d’un compte 365 via Graph est censée se faire de façon automatique, pour peu bien sûr que l’API correspondante soit activée au niveau de l’organisation.
Thunderbird 154 corrige par ailleurs une longue liste de bugs, dont un problème plutôt gênant qui pouvait entraîner la suppression d’un message reçu via IMAP lors d’une tentative de transfert vers les dossiers locaux.
Le logiciel est disponible au téléchargement, pour les trois environnements courants (Windows, macOS, Linux) depuis le site dédié. Pensez à sélectionner le canal Release pour la version 154, puisque la dernière version à support étendu (ESR) est Thunderbird 153.
Les entreprises de l’IA qui multiplient les projets de centres de données aux États-Unis vont devoir se retrousser les manches pour améliorer leur image. En cette année d’élections, le stigmate est tel que ces infrastructures sont devenues un risque politique pour les républicains.
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Le parti sonne l’alerte. Dans un mémo récupéré par Axios, le National Republican Senatorial Committee (NRSC) – le bras armé des campagnes sénatoriales pour les républicains – s’inquiète du sentiment anti-datacenters des citoyens et des électeurs américains. Un cas en particulier suscite beaucoup de craintes : la réélection de Jon Husted en Ohio. La campagne de son opposant démocrate, Sherrod Brown, dépense des millions de dollars pour dépeindre son adversaire comme « le visage des centres de données dans l’Ohio ».
Le mémo explique que « si [Jon Husted] perd et que les centres de données sont tenus responsables, les responsables politiques de tout le pays en prendront bonne note ». Le NRSC estime que les datacenters sont devenus « un sujet qui couve en arrière-plan durant le cycle électoral ». Le sujet est particulièrement sensible dans cet État où plusieurs projets d’implémentation sont en préparation du côté de NVIDIA, OpenAI, Meta, et d’autres encore.
Des responsables du parti républicain ont expliqué à Axios que, d’après leurs sondages internes, les centres de données sont à peu près aussi populaires dans l’opinion que… les déchets nucléaires. L’impopularité de ces grands bâtiments pourrait faire basculer plusieurs élections lors du grand raout du 3 novembre.
Plus de 4 000 datacenters sont présents aux États-Unis, et 3 000 autres sont en projet. Ces sites consomment énormément d’eau et d’énergie pour faire tourner les serveurs, ce qui provoque une hausse des prix de l’énergie dans les communautés proches, sans oublier la pollution environnante. Ce qui a poussé plusieurs acteurs de la filière à prendre des engagements pour minimiser leur impact. Ce n’est manifestement pas suffisant.
Le mémo indique qu’il revient aux entreprises IA d’améliorer l’image de leurs infrastructures, en expliquant au grand public « qui en bénéficie, qui paie et pourquoi une communauté devrait vouloir en accueillir un ». Si cette perception ne s’améliore pas « rapidement », la campagne anti-datacenters s’étendra « bien au-delà de l’Ohio », prévient-elle. Actuellement, l’avance de Sherrod Brown sur Jon Husted est de 8 points.
Le système de vérification d’âge des sites pornographiques mis en place au Royaume-Uni depuis 2025 pousse l’usage de sites pornographiques irrespectueux de la loi, déclare Pornhub dans une lettre adressée à 300 représentants locaux.
En vertu de l’Online Safety Act, les sites en question sont supposés vérifier l’âge des utilisateurs pour éviter que des mineurs n’accèdent à ces contenus. Les moyens utilisés reposent généralement sur de la reconnaissance faciale ou des vérifications de carte de crédit, rappelle le Financial Times.
Pour Pornhub, site pornographique le plus visité du pays et concurrent direct des plateformes irrespectueuses de la loi, le texte a « échoué » dans sa mission de protection des mineurs.
En effet, constate l’entreprise, en juin 2026, sept des dix premiers résultats pour la recherche de « porno gratuit » en ligne renvoyaient vers des sites non conformes à la législation britannique. Un résultat qui rejoint ceux déjà relevés dans des enquêtes menées par des médias ou des universitaires courant 2025.
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D’après le régulateur local du numérique, l’Ofcom, l’entrée en vigueur de l’Online Safety Act a mené à une chute d’environ un tiers des visites de sites pornographiques. Mi-juillet, l’institution notait aussi que le recours aux VPN (Virtual Private Network, qui permettent notamment de se localiser en dehors du pays) avait quasiment doublé (+ 83 % d’utilisateurs) depuis l’application de la loi.
Pour la maison mère de Pornhub, Aylo (anciennement Mindgeek), la vérification d’âge la plus efficace devrait être réalisée depuis l’équipement utilisé par les internautes, et non par la plateforme à laquelle ces derniers accèdent. L’Ofcom, elle, affirme que l’Online Safety Act sécurise la vie des mineurs britanniques. Auprès du Financial Times, elle admet néanmoins que « le travail n’est pas fini », et que des actions supplémentaires sont nécessaires « de la part de l’industrie technologique », d’autant plus dans une perspective d’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans.
En Australie, qui a adopté une telle interdiction début 2025, des critiques similaires ont émergé, selon lesquelles les mineurs parviennent sans grande peine à passer outre les systèmes de vérification d’âge mis en place.
Meta connaissait les dangers que ses outils créaient pour les mineurs, affirme Arturo Béjar, ancien ingénieur de l’entreprise devenu spécialiste de la sécurité de ses produits.
Premier témoin appelé à la barre dans le procès qui oppose la Californie, le Colorado, le Kentucky, le New Jersey et 25 autres États à la société mère de Facebook, Instagram, WhatsApp et Threads, le lanceur d’alerte a contesté les déclarations faites par Mark Zuckerberg en octobre 2021, après la communication de divers éléments par l’ex-employée de Facebook Frances Haugen. À l’époque, l’entrepreneur avait déclaré que Meta menait des recherches constantes sur les manières de sécuriser ses produits.
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E-mails à l’appui, Arturo Béjar indique avoir discuté avec Mark Zuckerberg plus d’une centaine de fois sur des questions de sécurisation des produits. En octobre 2021, il lui a notamment rappelé les alertes constantes relatives à des contenus problématiques ou des effets négatifs sur la santé des mineurs utilisant Facebook ou Instagram.
« J’avais le sentiment qu’il avait donné une impression fausse et trompeuse des actions de Facebook envers les jeunes », a-t-il déclaré au tribunal. Et de préciser avoir adressé ses remarques directement au PDG, parce que « si Mark fait une priorité d’un sujet, des montagnes sont déplacées en quelques mois ».
L’ingénieur a travaillé chez Meta de 2009 à 2015 puis a étudié les questions de bien-être des adolescents sur Instagram de manière indépendante de 2019 à 2021. Pour lui, Meta priorise l’engagement utilisateur et la recherche de profit plutôt que la sécurité des internautes.
Meta nie toutes les accusations. En ouverture du procès, l’avocat de Meta Paul Schmidt a déclaré qu’il n’y avait « aucun débat » sur les difficultés que les internautes peuvent rencontrer dans leur usage des réseaux sociaux. Néanmoins, Meta « a mis au point des outils pour essayer de faire face à ces problèmes » et interdit aux moins de 13 ans de créer des comptes sur ses plateformes.
Les traînées blanches que l’on voit derrière les avions vont faire l’objet d’une étude au long cours menée dans le corridor aérien de l’Atlantique Nord, entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Le gouvernement britannique et Google ont mis la main à la poche pour déterminer s’il est possible d’éviter la formation de nuages qui participent au réchauffement climatique.
Les traînées blanches laissées par les avions sont des cristaux de glace qui se forment lorsque les gaz chauds des moteurs rencontrent de l’air très froid et humide. En fonction de l’humidité et de la température ambiante, ces traînées de condensation peuvent disparaitre en quelques secondes, ou persister plus longtemps et s’étaler.
Elles peuvent alors se transformer en nuages qui retiennent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre. Un rapport de l’Aviation Impact Accelerator (AIA), piloté par l’Université de Cambridge en 2024, indiquait qu’éviter les « contrails » les plus réchauffantes pouvait réduire de 40 % l’impact climatique de l’aviation.
Le grand bleu zébré de traînées blanches
Voilà qui nous amène tout droit à l’opération « Blue Skies ». Menée par un consortium composé du gouvernement britannique, Google, le fournisseur NATS de services pour le trafic aérien et l’Université de Cambridge, elle cherche à réduire les conséquences sur le climat des traînées de condensation. Le programme, qui durera 30 mois, dispose d’un budget de 5 millions de livres sterling (environ 5,8 millions d’euros), dont une contribution de 1,4 million de Google sous la forme de capacités de calcul et en recherche IA.
L’objectif n’est pas de supprimer ces traînées, mais d’éviter les zones où elles pourraient devenir des nuages et donc, avoir un effet réchauffant sur le climat. Google utilise des images satellites, des données de vol et des prévisions météo pour déterminer les poches d’air froid et humide. L’intelligence artificielle est mise à contribution pour établir ces prévisions ; le cas échéant, elle sert aussi à vérifier si les traînées ont été évitées en analysant les images satellites.
Armés de ces informations, les contrôleurs aériens pourront indiquer aux pilotes de voler un peu plus haut ou un peu plus bas de 2 000 pieds. Des modifications en vol déjà courantes pour éviter les trous d’air et les turbulences.
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Les tests auront lieu dans l’espace aérien Shanwick, qui couvre la partie orientale du corridor de l’Atlantique Nord reliant l’Europe aux États-Unis. Ils seront menés durant l’hiver 2026 - 2027 et l’hiver 2027 - 2028, là où le trafic est moins important, le soir et la nuit.
10 000 vols environ devraient traverser cet espace aérien pendant les périodes concernées ; seule une partie d’entre eux devra changer d’altitude. Cette seule région du monde pèse pour 5 % du réchauffement climatique imputable aux traînées de condensation.
Google derrière les traînées
Comme le fait remarquer la BBC, ces changements d’altitude ne risquent-ils pas de faire brûler davantage de carburant aux avions ? Voilà qui risquerait d’annuler tout ou partie de l’intérêt d’une réduction des traînées…
Paul Hodgson, directeur technique de Google pour l’opération, affirme que « le surcroît d’émissions de CO2 est inférieur à 1 %, alors que l’impact des traînées de condensation est d’un ordre de grandeur comparable à celui de l’ensemble des émissions de CO₂ de l’aviation », soit autour de 100 kg de carburant pour l’avion concerné, selon des modélisations. Relativement modeste pour un long-courrier qui brûle plusieurs tonnes de carburant par heure.
L’expérience doit aussi permettre de vérifier si les résultats obtenus lors de précédents essais peuvent être reproduits à grande échelle, avec de nombreux vols et dans des conditions réelles de contrôle aérien. Les conclusions de l’opération Blue Skies doivent ensuite être publiées dans la littérature scientifique.
L’intérêt de Google pour les contrails ne date pas d’hier. En 2023, le géant du web testait déjà avec American Airlines des cartes de prévision permettant aux pilotes d’éviter les zones susceptibles de générer des traînées de condensation. C’est une manière de faire valoir des modèles d’IA qui peuvent aussi produire des effets positifs pour le climat.
L’année 2026 sera celle de Linux… pour le jeu vidéo, du moins. Après GOG, Epic prépare son arrivée sur le système d’exploitation libre, tandis que NVIDIA vient d’y lancer la version finale de GeForce NOW. De quoi élargir sérieusement l’offre au-delà de Steam.
Linux, une plateforme de jeux ? Valve a démontré toute la pertinence du système d’exploitation open source avec SteamOS et sa couche Proton qui font des merveilles face à un Windows toujours bien empoté. Mais en dehors de l’écosystème Steam, les joueurs Linux sont toujours assez mal lotis, à moins de sortir les bidouilles du tiroir (ils ont l’habitude, c’est entendu).
Steam bientôt moins seul
Les choses ont cependant l’air de vouloir progresser dans le bon sens. Fin juillet, on a ainsi appris que GOG planchait finalement sur une version Linux de son lanceur Galaxy. Même si les jeux compatibles Linux vendus par la boutique sans DRM peuvent s’installer sans ce logiciel, la gestion de la bibliothèque sera plus simple.
À ce même chapitre des annonces, un membre de l’équipe Epic a indiqué qu’une version de l’Epic Games Store pour Linux sortirait « bientôt ». La bonne nouvelle est tombée à l’occasion d’une séance de questions/réponses avec la communauté sur le Discord de la boutique, repérée par SteamDeckHQ.
Pour accéder à l’Epic Games Store ou à GOG depuis un appareil Linux comme le Steam Deck, il est toujours possible d’utiliser un lanceur alternatif comme Heroic Launcher (il ouvre aussi la porte à Amazon Prime Games). Bien sûr, il faut que les jeux soient compatibles Linux. Le responsable d’Epic a tout de même prévenu que « comme vous pouvez l’imaginer, il ne suffit pas d’avoir une version du lanceur capable de fonctionner nativement sous Linux ».
Malgré tout, ce serait là une ouverture vers une autre boutique que Steam, et puis l’Epic Games Store est connu pour sa livraison régulière de jeux gratuits. L’intérêt d’Epic pour Linux a ceci d’encore plus intéressant qu’il soulève la question du portage de la solution anti-triche bas niveau Easy Anti-Cheat (EAC). Elle est utilisée dans Fornite bien sûr, mais aussi dans des centaines d’autres jeux multijoueurs. Voilà le principal verrou qu’il faudrait faire sauter pour que ces jeux débarquent sur Linux, mais sur ce point, Epic ne s’est pas encore exprimé…
Pas besoin de portage anti-cheat avec GeForce NOW : de nombreux jeux free-to-play multi – et solo – sont compatibles avec le service de cloud gaming de NVIDIA. Le client Linux est distribué dans sa version finale depuis le 13 août, huit mois après l’annonce de la bêta et la compilation de « retours de la communauté ».
Cette version « met l’accent sur les performances, la stabilité et les finitions ». Elle est à installer sur Ubuntu 24.04 LTS et plus récent. NVIDIA a ajouté un dépôt Flatpack pour faciliter l’installation et les futures mises à jour.