Rosalía chambre l’équipe de foot d’Argentine et suscite un tollé dans le pays

© JESSIE ALCHEH/IMAGN IMAGES/Reuters

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C'est désormais acté : quelques mois après un vote favorable à l'Assemblée nationale, le Parlement a approuvé une loi pour interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans en France. Une première en Europe… et il y a déjà des inquiétudes.
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Trump Media lance Truth API, un service payant qui livrera aux traders de Wall Street les posts de Truth Social en quelques millisecondes. Le président des États-Unis, actionnaire principal du groupe, monétise ainsi ses propres annonces auprès de marchés qu'il fait bouger lui-même.
Depuis un peu plus d’un mois, un réseau social européen a fait son entrée sur le protocole AT, qui sert de colonne vertébrale à Bluesky. Next l’a testé et en a discuté avec l’un de ses architectes.
Le réseau social a 34 jours à l’heure de publier ces lignes. Il comptait 100 000 utilisateurs au bout de 26 jours d’existence. De mon côté, j’ai rejoint la troupe alors que la plateforme fêtait sa troisième semaine d’existence.
Dans l’idée d’européaniser un peu mes réseaux sociaux – et d’écrire une série d’articles qui débute avec celui-ci –, je suis allée un cran plus loin : j’ai déplacé toutes mes données sur Eurosky, la plateforme construite par la Modal Foundation. L’entité, qui gère aussi Mu, vise à fournir au public un compte unique lui permettant d’accéder à une foultitude d’applications reliées par une seule et même infrastructure : le protocole AT.
Si tous ces termes techniques vous collent des frissons d’angoisse, retenez pour le moment qu’un compte Eurosky vous permet d’accéder, depuis l’Europe et sans avoir à vous réinscrire 15 fois, à des services aussi divers que des applications de construction de site, des réseaux sociaux (type Mu), des services de code, de blog, de veille, etc. On vous en dira plus dans un prochain article. D’ici là, vous pouvez vous référer à tout cela en évoquant l’ATmosphere, à laquelle appartient aussi… Bluesky.
Mais revenons à nos mu-tons. Depuis quelques jours, j’observais une partie de la communauté Bluesky discuter de ce nouveau réseau social, Mu. Pourquoi changer encore de plateforme, alors que j’avais déjà dû fuir X, me créer un compte sur Bluesky, un autre sur Mastodon, bref, que je vis désormais dans une (relative) cacophonie de services ? « Il n’y a aucune obligation, répond à Next le vice-président de Modal, Robin Berjon. Vous aurez le même contenu et le même genre de réseau. En revanche, vous y gagnerez un ensemble de fonctionnalités supplémentaires », à commencer par le très inutile mais très satisfaisant petit chat qui court depuis deux semaines en bas de mon écran.

Surtout, le réseau est construit de telle sorte qu’il est possible de tester Mu sans abandonner son compte Bluesky. Vous voyez l’interopérabilité, ce terme barbare que professent certains défenseurs du numérique (comme la Quadrature du Net) depuis des années ? Très concrètement, c’est cela qu’elle permet : avoir un compte utilisateur quelque part, s’en servir pour accéder à une multitude de services construits par des gens différents. Ça permet aussi d’accéder au même contenu, produit par la même foule de personnes auxquelles, personnellement, je me suis abonnée depuis mon arrivée sur Bluesky, depuis l’interface de mon choix.
En l’occurrence, depuis un demi-mois, j’ai abandonné la plateforme grise et bleue de Bluesky pour adopter celle marron et rose (vous pouvez tout à fait modifier les couleurs dans les paramètres) de Mu. Avec un poticha en plus.

Si j’insiste sur le chat, c’est à la fois pour la blague et parce que ç’a fait l’effet d’un excellent coup marketing à l’échelle de la rédaction de Next. J’ai vu des gens en parler depuis Bluesky. Je me suis dit qu’il fallait que je teste. J’ai créé mon compte, j’ai été dans Paramètres / Companion (oui, de petits anglicismes subsistent) et voir ce petit être de pixel se promener sur mon écran m’a rendue excessivement heureuse. J’en ai parlé sur les réseaux (alors que j’aurais dû accorder toute mon attention à une réunion de rédaction, oups). Mes collègues l’ont vu : en moins de trois minutes, une bonne partie d’entre eux étaient en train de tester pour avoir, eux aussi, la satisfaction de voir un petit-chat-mignon sur leur écran.
Plus sérieusement, cela dit, Mu propose quelques autres fonctionnalités différentes de celles de Bluesky. Ainsi de l’onglet « Actualités », accessible à gauche, sous la page d’accueil. « Pour le moment il est très basique, il ne prend en compte que quelques centres d’intérêt et une zone géographique, mais on travaille sur quelque chose de plus avancé, explique Robin Berjon. Quelque chose qui ressemble à un mélange entre les flux sociaux des journaux et le flux RSS d’un journal, en faisant apparaître les comptes des journalistes sur le côté, les commentaires des gens… »
Un peu plus développé, Mu recourt aussi à un système de vérificateur de confiance. Ici, pas de paiement ou de nombre d’abonnés à dépasser pour obtenir le coche des utilisateurs vérifiés. Au contraire, il faut plutôt compter sur les travaux de communautés spécifiques pour faire émerger une série de comptes vérifiés.
« L’idée, à terme, c’est d’avoir un Wikipedia de la vérification. » Sur Facebook ou Twitter, rappelle Robin Berjon, de premiers programmes de vérification ont émergé, sur lesquels les sociétés ont fait des efforts « dans un premier temps. Cela devait notamment servir à protéger contre les bots. Et puis ils se sont rendu compte que moins de bots, cela impliquait moins de vues, donc des statistiques publicitaires plus basses. » Sans parler du tournant très pécuniaire pris par X, sous l’impulsion d’Elon Musk. En déléguant à des communautés nationales, d’intérêts, de spécialités, le but est « d’empêcher que la vérification ne reste aux mains d’une seule société, qui puisse changer d’avis ».

Et de souligner que Medsky, une communauté dédiée à la santé, est par exemple très active dans la validation de « comptes crédibles de la communauté médicale ». En l’état, le système est « encore un peu trop centralisé », note cela dit Robin Berjon : rien n’empêche le compte La France sur Bluesky/Eurosky, qui a vérifié mon propre compte, de changer de politique du jour au lendemain, donc de minimiser la crédibilité de sa vérification. « Des communautés comme ATProto Belgique essaient de déporter cela, en créant des processus documentés, en fournissant une traçabilité de l’information qui permet à l’utilisateur de vérifier comment les décisions sont prises. » Une logique aussi ouverte, encore une fois, que celle qui anime Wikipedia.
Parmi les nouvelles fonctionnalités à venir, Robin Berjon cite la possibilité d’intégrer « des mini-applications, des mini-fonctionnalités, des petits jeux » directement dans Mu. Ou encore un chantier relatif à la vérification de l’âge. « On peut être partagés, considérer que ce type de décision politique n’est pas dingue. Mais comme ça semble arriver, autant le faire le moins mal possible. » En d’autres termes, les équipes de la Fondation Modal devraient réfléchir à un système aussi « respectueux de la vie privée et peu intrusif » que possible. De ces gros chantiers aux petits outils comme le chiffrage automatique du nombre de messages dans un thread, la plateforme promet sur son site web « des nouvelles choses toutes les semaines ».
Au bout de quelques semaines d’usage, quelles critiques pourrais-je faire à cette version européenne de Bluesky ? Comme j’ai été jusqu’au bout de la démarche, c’est-à-dire que je ne me suis pas contentée de recourir à mon compte utilisateur Bluesky pour tester Mu, mais que j’ai déplacé mes données chez Eurosky, je tombe quelquefois sur un message d’erreur lorsqu’un collègue m’envoie un lien vers un message Bluesky.
À moi de déduire des éléments que j’y lis (je pars généralement du nom du profil) pour aller rechercher le message depuis mon compte Mu. Ce genre de désagrément « est voué à se résorber » au gré des travaux sur Mu, indique Robin Berjon. Ce matin, j’ai aussi vécu l’étrange expérience de voir ma photo de profil remplacée par la sienne – j’avais visiblement traîné un peu trop longtemps sur son profil le temps d’écrire cet article. Bref, Mu est jeune, et encore un peu brouillon par endroits.

Mais ces petits désagréments n’empêcheront probablement pas les geeks de tous poils d’observer avec bienveillance l’évolution rapide de la plateforme. Y compris sur la question des petits chats. Puisqu’évidemment, il a fallu que des amateurs de chiens (ces gros jaloux) s’en mêlent. Depuis quelques jours, la palette des animaux compagnons s’est donc élargie. Jugez-en par vous-même :

Pour suivre les tests et déploiements de nouvelles fonctionnalités, rendez-vous sur le profil des développeurs principaux, Sherif Elsayed-Ali et Sebastian Vogelsang, et sur le compte officiel de Mu. Pour faire vos propres retours, c’est par là.
Si vous préférez les paillettes, Mu a déjà un concurrent très très très Y2K (années 2000, pour nos vénérables lecteurs qui seraient perdus) : twinkl social. Je vous laisse sur une capture d’écran, mais je vous en parlerai un peu plus dans un prochain article.

Mise à jour 16.07 18h30 : ajout du parcours pour activer l’animal compagnon.
Depuis un peu plus d’un mois, un réseau social européen a fait son entrée sur le protocole AT, qui sert de colonne vertébrale à Bluesky. Next l’a testé et en a discuté avec l’un de ses architectes.
Le réseau social a 34 jours à l’heure de publier ces lignes. Il comptait 100 000 utilisateurs au bout de 26 jours d’existence. De mon côté, j’ai rejoint la troupe alors que la plateforme fêtait sa troisième semaine d’existence.
Dans l’idée d’européaniser un peu mes réseaux sociaux – et d’écrire une série d’articles qui débute avec celui-ci –, je suis allée un cran plus loin : j’ai déplacé toutes mes données sur Eurosky, la plateforme construite par la Modal Foundation. L’entité, qui gère aussi Mu, vise à fournir au public un compte unique lui permettant d’accéder à une foultitude d’applications reliées par une seule et même infrastructure : le protocole AT.
Si tous ces termes techniques vous collent des frissons d’angoisse, retenez pour le moment qu’un compte Eurosky vous permet d’accéder, depuis l’Europe et sans avoir à vous réinscrire 15 fois, à des services aussi divers que des applications de construction de site, des réseaux sociaux (type Mu), des services de code, de blog, de veille, etc. On vous en dira plus dans un prochain article. D’ici là, vous pouvez vous référer à tout cela en évoquant l’ATmosphere, à laquelle appartient aussi… Bluesky.
Mais revenons à nos mu-tons. Depuis quelques jours, j’observais une partie de la communauté Bluesky discuter de ce nouveau réseau social, Mu. Pourquoi changer encore de plateforme, alors que j’avais déjà dû fuir X, me créer un compte sur Bluesky, un autre sur Mastodon, bref, que je vis désormais dans une (relative) cacophonie de services ? « Il n’y a aucune obligation, répond à Next le vice-président de Modal, Robin Berjon. Vous aurez le même contenu et le même genre de réseau. En revanche, vous y gagnerez un ensemble de fonctionnalités supplémentaires », à commencer par le très inutile mais très satisfaisant petit chat qui court depuis deux semaines en bas de mon écran.

Surtout, le réseau est construit de telle sorte qu’il est possible de tester Mu sans abandonner son compte Bluesky. Vous voyez l’interopérabilité, ce terme barbare que professent certains défenseurs du numérique (comme la Quadrature du Net) depuis des années ? Très concrètement, c’est cela qu’elle permet : avoir un compte utilisateur quelque part, s’en servir pour accéder à une multitude de services construits par des gens différents. Ça permet aussi d’accéder au même contenu, produit par la même foule de personnes auxquelles, personnellement, je me suis abonnée depuis mon arrivée sur Bluesky, depuis l’interface de mon choix.
En l’occurrence, depuis un demi-mois, j’ai abandonné la plateforme grise et bleue de Bluesky pour adopter celle marron et rose (vous pouvez tout à fait modifier les couleurs dans les paramètres) de Mu. Avec un poticha en plus.

Si j’insiste sur le chat, c’est à la fois pour la blague et parce que ç’a fait l’effet d’un excellent coup marketing à l’échelle de la rédaction de Next. J’ai vu des gens en parler depuis Bluesky. Je me suis dit qu’il fallait que je teste. J’ai créé mon compte, j’ai été dans Paramètres / Companion (oui, de petits anglicismes subsistent) et voir ce petit être de pixel se promener sur mon écran m’a rendue excessivement heureuse. J’en ai parlé sur les réseaux (alors que j’aurais dû accorder toute mon attention à une réunion de rédaction, oups). Mes collègues l’ont vu : en moins de trois minutes, une bonne partie d’entre eux étaient en train de tester pour avoir, eux aussi, la satisfaction de voir un petit-chat-mignon sur leur écran.
Plus sérieusement, cela dit, Mu propose quelques autres fonctionnalités différentes de celles de Bluesky. Ainsi de l’onglet « Actualités », accessible à gauche, sous la page d’accueil. « Pour le moment il est très basique, il ne prend en compte que quelques centres d’intérêt et une zone géographique, mais on travaille sur quelque chose de plus avancé, explique Robin Berjon. Quelque chose qui ressemble à un mélange entre les flux sociaux des journaux et le flux RSS d’un journal, en faisant apparaître les comptes des journalistes sur le côté, les commentaires des gens… »
Un peu plus développé, Mu recourt aussi à un système de vérificateur de confiance. Ici, pas de paiement ou de nombre d’abonnés à dépasser pour obtenir le coche des utilisateurs vérifiés. Au contraire, il faut plutôt compter sur les travaux de communautés spécifiques pour faire émerger une série de comptes vérifiés.
« L’idée, à terme, c’est d’avoir un Wikipedia de la vérification. » Sur Facebook ou Twitter, rappelle Robin Berjon, de premiers programmes de vérification ont émergé, sur lesquels les sociétés ont fait des efforts « dans un premier temps. Cela devait notamment servir à protéger contre les bots. Et puis ils se sont rendu compte que moins de bots, cela impliquait moins de vues, donc des statistiques publicitaires plus basses. » Sans parler du tournant très pécuniaire pris par X, sous l’impulsion d’Elon Musk. En déléguant à des communautés nationales, d’intérêts, de spécialités, le but est « d’empêcher que la vérification ne reste aux mains d’une seule société, qui puisse changer d’avis ».

Et de souligner que Medsky, une communauté dédiée à la santé, est par exemple très active dans la validation de « comptes crédibles de la communauté médicale ». En l’état, le système est « encore un peu trop centralisé », note cela dit Robin Berjon : rien n’empêche le compte La France sur Bluesky/Eurosky, qui a vérifié mon propre compte, de changer de politique du jour au lendemain, donc de minimiser la crédibilité de sa vérification. « Des communautés comme ATProto Belgique essaient de déporter cela, en créant des processus documentés, en fournissant une traçabilité de l’information qui permet à l’utilisateur de vérifier comment les décisions sont prises. » Une logique aussi ouverte, encore une fois, que celle qui anime Wikipedia.
Parmi les nouvelles fonctionnalités à venir, Robin Berjon cite la possibilité d’intégrer « des mini-applications, des mini-fonctionnalités, des petits jeux » directement dans Mu. Ou encore un chantier relatif à la vérification de l’âge. « On peut être partagés, considérer que ce type de décision politique n’est pas dingue. Mais comme ça semble arriver, autant le faire le moins mal possible. » En d’autres termes, les équipes de la Fondation Modal devraient réfléchir à un système aussi « respectueux de la vie privée et peu intrusif » que possible. De ces gros chantiers aux petits outils comme le chiffrage automatique du nombre de messages dans un thread, la plateforme promet sur son site web « des nouvelles choses toutes les semaines ».
Au bout de quelques semaines d’usage, quelles critiques pourrais-je faire à cette version européenne de Bluesky ? Comme j’ai été jusqu’au bout de la démarche, c’est-à-dire que je ne me suis pas contentée de recourir à mon compte utilisateur Bluesky pour tester Mu, mais que j’ai déplacé mes données chez Eurosky, je tombe quelquefois sur un message d’erreur lorsqu’un collègue m’envoie un lien vers un message Bluesky.
À moi de déduire des éléments que j’y lis (je pars généralement du nom du profil) pour aller rechercher le message depuis mon compte Mu. Ce genre de désagrément « est voué à se résorber » au gré des travaux sur Mu, indique Robin Berjon. Ce matin, j’ai aussi vécu l’étrange expérience de voir ma photo de profil remplacée par la sienne – j’avais visiblement traîné un peu trop longtemps sur son profil le temps d’écrire cet article. Bref, Mu est jeune, et encore un peu brouillon par endroits.

Mais ces petits désagréments n’empêcheront probablement pas les geeks de tous poils d’observer avec bienveillance l’évolution rapide de la plateforme. Y compris sur la question des petits chats. Puisqu’évidemment, il a fallu que des amateurs de chiens (ces gros jaloux) s’en mêlent. Depuis quelques jours, la palette des animaux compagnons s’est donc élargie. Jugez-en par vous-même :

Pour suivre les tests et déploiements de nouvelles fonctionnalités, rendez-vous sur le profil des développeurs principaux, Sherif Elsayed-Ali et Sebastian Vogelsang, et sur le compte officiel de Mu. Pour faire vos propres retours, c’est par là.
Si vous préférez les paillettes, Mu a déjà un concurrent très très très Y2K (années 2000, pour nos vénérables lecteurs qui seraient perdus) : twinkl social. Je vous laisse sur une capture d’écran, mais je vous en parlerai un peu plus dans un prochain article.

Mise à jour 16.07 18h30 : ajout du parcours pour activer l’animal compagnon.
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Elon Musk a promis, sur X, de publier l'intégralité du code source de la plateforme une fois une revue de sécurité achevée. Mais sa précédente promesse de transparence, plus limitée, montre déjà les limites de l'exercice.
D’après les calculs de Meta, les plaintes déposées par la Californie, le Colorado, le Kentucky et le New Jersey pourraient l’exposer à 1 400 milliards de dollars d’amende si l’entreprise est déclarée coupable d’avoir conçu Facebook et Instagram de manière à rendre les plus jeunes utilisateurs dépendants de leur usage.
L’entreprise a soumis ce chiffre dans un document déposé devant la Justice ce lundi et relayé par Reuters. Il est très proche de sa capitalisation actuelle, qui s’élève à 1 500 milliards de dollars.
« Une telle sanction n’a pas de comparaison dans l’histoire de la protection des consommateurs », indique la société, qui estime que les plaintes manquent de fondement.

La société est poursuivie devant un tribunal californien pour avoir « priorisé ses profits sur la sécurité des enfants, alimentant la crise de la santé mentale que nous observons toucher toute une génération de jeunes États-uniens », selon l’équipe du procureur Rob Bonta.
Lors d’une audience de juin, des représentants des États plaignants ont déclaré calculer le montant qu’ils allaient réclamer en multipliant le nombre de violations par les montants des amendes fixées par chaque loi étatique.
Le nombre de violations, lui, serait égal à une estimation du nombre d’adolescents et de jeunes utilisateurs affectés par les actes de Meta.
Au mois d’août, la juge Yvonne Gonzales Rogers se prononcera sur les plaintes des quatre États en question, ainsi que sur celles des vingt-neuf États qui poursuivent l’entreprise essentiellement au motif que celle-ci aurait collecté des données de mineurs sans consentement parental adéquat.
Meta nie les accusations et déclare que les procureurs n’ont pas d’éléments permettant de démontrer une « addiction aux réseaux sociaux », dans la mesure où celle-ci n’est pas une maladie psychiatrique établie.
D’après les calculs de Meta, les plaintes déposées par la Californie, le Colorado, le Kentucky et le New Jersey pourraient l’exposer à 1 400 milliards de dollars d’amende si l’entreprise est déclarée coupable d’avoir conçu Facebook et Instagram de manière à rendre les plus jeunes utilisateurs dépendants de leur usage.
L’entreprise a soumis ce chiffre dans un document déposé devant la Justice ce lundi et relayé par Reuters. Il est très proche de sa capitalisation actuelle, qui s’élève à 1 500 milliards de dollars.
« Une telle sanction n’a pas de comparaison dans l’histoire de la protection des consommateurs », indique la société, qui estime que les plaintes manquent de fondement.

La société est poursuivie devant un tribunal californien pour avoir « priorisé ses profits sur la sécurité des enfants, alimentant la crise de la santé mentale que nous observons toucher toute une génération de jeunes États-uniens », selon l’équipe du procureur Rob Bonta.
Lors d’une audience de juin, des représentants des États plaignants ont déclaré calculer le montant qu’ils allaient réclamer en multipliant le nombre de violations par les montants des amendes fixées par chaque loi étatique.
Le nombre de violations, lui, serait égal à une estimation du nombre d’adolescents et de jeunes utilisateurs affectés par les actes de Meta.
Au mois d’août, la juge Yvonne Gonzales Rogers se prononcera sur les plaintes des quatre États en question, ainsi que sur celles des vingt-neuf États qui poursuivent l’entreprise essentiellement au motif que celle-ci aurait collecté des données de mineurs sans consentement parental adéquat.
Meta nie les accusations et déclare que les procureurs n’ont pas d’éléments permettant de démontrer une « addiction aux réseaux sociaux », dans la mesure où celle-ci n’est pas une maladie psychiatrique établie.
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Sur Roost, les messages mettent parfois plusieurs jours à arriver. Ce réseau social, qui revendique plus de 300 000 utilisateurs, mise notamment sur des oiseaux virtuels pour ralentir volontairement nos échanges.
Reddit affirme que ses outils de modération automatisés, sous-tendus par des grands modèles de langage, parviennent à endiguer une part significative des contenus promotionnels et du spam généré par IA.
Reddit et l’IA, c’est un peu je t’aime moi non plus. Très virulente lorsqu’il s’agit de défendre ses droits face à l’exploitation de ses contenus pour l’entraînement des grands modèles de langage (LLM), l’entreprise exploite massivement les capacités d’automatisation de l’intelligence artificielle pour servir ses propres desseins.
Après avoir généralisé l’usage de la traduction automatisée, notamment pour faire ressortir des contenus anglophones dans la version française de Google, la plateforme affirme avoir considérablement musclé ses capacités de modération face au spam et aux contenus publicitaires.
Pour Reddit, créée en 2005, le spam et le détournement à des fins marketing n’ont rien de nouveau, mais l’avènement de l’IA générative a, comme ailleurs sur le Web, considérablement accentué le phénomène. « Dans la mesure où les tactiques des acteurs malveillants ont évolué, nos systèmes ont évolué pour les arrêter », résume l’entreprise. Steve Huffman, CEO de Reddit, a décrit le phénomène (incarné notamment par la vague du GEO, le référencement via les LLM) comme « un nouveau front dans une guerre ancienne ».
Reddit explique ainsi avoir mis en œuvre des outils IA pour accélérer la détection des comptes et contenus dédiés au spam :
« Nous analysons les signaux dès la création d’un compte afin de bloquer les acteurs suspects avant même qu’ils ne publient quoi que ce soit. Pour ceux qui le font malgré tout, nous utilisons des modèles de langage (LLM) pour détecter les schémas subtils et coordonnés de faux comportements et de surenchère artificielle que les anciens systèmes ne parvenaient pas à repérer ».
Sur les derniers mois, la plateforme estime avoir réussi à bloquer l’équivalent de 23 millions d’affichages de spam par jour, en agissant donc de façon proactive avant que les contenus concernés aient été vus par un internaute. Pour ce faire, elle supprimerait 25 000 posts ou commentaires par jour, et indique avoir révoqué (supprimé) 2 millions de votes considérés comme non authentiques sur les trois derniers mois.
Comme souvent, le système ne va pas sans quelques heurts. Sur r/reddithelp, le canal dédié aux demandes d’aide, on a ainsi vu se multiplier ces dernières semaines les messages interrogeant des décisions de modération automatisées.
La modération assistée par IA s’étend également aux contenus non publicitaires, mais relevant des discours de haine ou des messages violents. Sur ce volet, Reddit affirme que ses systèmes automatisés sont capables d’intervenir « en moins de cinq secondes », ce qui permettrait de limiter de 40 % l’exposition des internautes, avec une baisse de plus de 40 % du nombre de faux positifs.
« Notre objectif est simple : limiter l’impact des personnes malveillantes et la diffusion de leurs contenus. Nous n’attendons pas que le contenu atteigne la communauté pour déterminer s’il est nuisible. Notre action la plus efficace se déroule avant même qu’un utilisateur ne voie une publication », estime la plateforme.
Pour Reddit, cette modération automatisée ne va pas à l’encontre des grands principes de fonctionnement de la plateforme, à savoir une visibilité conditionnée par les votes des utilisateurs (flèches vers le haut ou vers le bas) et surtout une importante modération humaine assurée bénévolement, souvent par des internautes impliqués dans une communauté donnée.
C’est d’ailleurs vers cette communauté de modérateurs que Reddit se tourne pour traiter un phénomène plus diffus que connaissent bien les adeptes de LinkedIn : la prolifération de posts à faible valeur ajoutée publiés par des humains avec l’aide de l’IA.
Entre juillet et décembre 2025, la modération a posteriori (après publication) a concerné 154 millions de publications et commentaires. Les actions se répartissaient à 52,7 % entre les modérateurs bénévoles et à 44,7 % pour les équipes internes à l’entreprise, d’après le rapport de transparence annuel de Reddit. La modération automatisée représentait 3,9 millions d’actions, soit 2,5 % des contenus supprimés. La plateforme a, sur cette période, enregistré quelque 2,2 milliards de nouveaux posts et commentaires.
L’entreprise voit une forme d’impératif dans la mise en place d’outils automatisés supplémentaires. Chaque trimestre, elle rappelle dans le chapitre « risques » de sa communication financière à quel point sa santé dépend de son attractivité pour les annonceurs et donc de sa capacité à lutter efficacement contre les contenus problématiques ou illégaux.
En Europe, Reddit se prépare par ailleurs à devoir faire face aux obligations spécifiques liées au règlement sur les services numériques (DSA) : au détour d’une publication réglementaire (PDF), elle révèle en effet avoir déclaré en février dernier à la Commission européenne le franchissement du seuil des 45 millions d’utilisateurs mensuels qui qualifie les très grandes plateformes (VLOP, pour Very large online platform). « Si la Commission européenne désigne Reddit comme une VLOP, nous serons soumis à des règles et obligations de conformité supplémentaires », prévient-elle.
Reddit affirme que ses outils de modération automatisés, sous-tendus par des grands modèles de langage, parviennent à endiguer une part significative des contenus promotionnels et du spam généré par IA.
Reddit et l’IA, c’est un peu je t’aime moi non plus. Très virulente lorsqu’il s’agit de défendre ses droits face à l’exploitation de ses contenus pour l’entraînement des grands modèles de langage (LLM), l’entreprise exploite massivement les capacités d’automatisation de l’intelligence artificielle pour servir ses propres desseins.
Après avoir généralisé l’usage de la traduction automatisée, notamment pour faire ressortir des contenus anglophones dans la version française de Google, la plateforme affirme avoir considérablement musclé ses capacités de modération face au spam et aux contenus publicitaires.
Pour Reddit, créée en 2005, le spam et le détournement à des fins marketing n’ont rien de nouveau, mais l’avènement de l’IA générative a, comme ailleurs sur le Web, considérablement accentué le phénomène. « Dans la mesure où les tactiques des acteurs malveillants ont évolué, nos systèmes ont évolué pour les arrêter », résume l’entreprise. Steve Huffman, CEO de Reddit, a décrit le phénomène (incarné notamment par la vague du GEO, le référencement via les LLM) comme « un nouveau front dans une guerre ancienne ».
Reddit explique ainsi avoir mis en œuvre des outils IA pour accélérer la détection des comptes et contenus dédiés au spam :
« Nous analysons les signaux dès la création d’un compte afin de bloquer les acteurs suspects avant même qu’ils ne publient quoi que ce soit. Pour ceux qui le font malgré tout, nous utilisons des modèles de langage (LLM) pour détecter les schémas subtils et coordonnés de faux comportements et de surenchère artificielle que les anciens systèmes ne parvenaient pas à repérer ».
Sur les derniers mois, la plateforme estime avoir réussi à bloquer l’équivalent de 23 millions d’affichages de spam par jour, en agissant donc de façon proactive avant que les contenus concernés aient été vus par un internaute. Pour ce faire, elle supprimerait 25 000 posts ou commentaires par jour, et indique avoir révoqué (supprimé) 2 millions de votes considérés comme non authentiques sur les trois derniers mois.
Comme souvent, le système ne va pas sans quelques heurts. Sur r/reddithelp, le canal dédié aux demandes d’aide, on a ainsi vu se multiplier ces dernières semaines les messages interrogeant des décisions de modération automatisées.
La modération assistée par IA s’étend également aux contenus non publicitaires, mais relevant des discours de haine ou des messages violents. Sur ce volet, Reddit affirme que ses systèmes automatisés sont capables d’intervenir « en moins de cinq secondes », ce qui permettrait de limiter de 40 % l’exposition des internautes, avec une baisse de plus de 40 % du nombre de faux positifs.
« Notre objectif est simple : limiter l’impact des personnes malveillantes et la diffusion de leurs contenus. Nous n’attendons pas que le contenu atteigne la communauté pour déterminer s’il est nuisible. Notre action la plus efficace se déroule avant même qu’un utilisateur ne voie une publication », estime la plateforme.
Pour Reddit, cette modération automatisée ne va pas à l’encontre des grands principes de fonctionnement de la plateforme, à savoir une visibilité conditionnée par les votes des utilisateurs (flèches vers le haut ou vers le bas) et surtout une importante modération humaine assurée bénévolement, souvent par des internautes impliqués dans une communauté donnée.
C’est d’ailleurs vers cette communauté de modérateurs que Reddit se tourne pour traiter un phénomène plus diffus que connaissent bien les adeptes de LinkedIn : la prolifération de posts à faible valeur ajoutée publiés par des humains avec l’aide de l’IA.
Entre juillet et décembre 2025, la modération a posteriori (après publication) a concerné 154 millions de publications et commentaires. Les actions se répartissaient à 52,7 % entre les modérateurs bénévoles et à 44,7 % pour les équipes internes à l’entreprise, d’après le rapport de transparence annuel de Reddit. La modération automatisée représentait 3,9 millions d’actions, soit 2,5 % des contenus supprimés. La plateforme a, sur cette période, enregistré quelque 2,2 milliards de nouveaux posts et commentaires.
L’entreprise voit une forme d’impératif dans la mise en place d’outils automatisés supplémentaires. Chaque trimestre, elle rappelle dans le chapitre « risques » de sa communication financière à quel point sa santé dépend de son attractivité pour les annonceurs et donc de sa capacité à lutter efficacement contre les contenus problématiques ou illégaux.
En Europe, Reddit se prépare par ailleurs à devoir faire face aux obligations spécifiques liées au règlement sur les services numériques (DSA) : au détour d’une publication réglementaire (PDF), elle révèle en effet avoir déclaré en février dernier à la Commission européenne le franchissement du seuil des 45 millions d’utilisateurs mensuels qui qualifie les très grandes plateformes (VLOP, pour Very large online platform). « Si la Commission européenne désigne Reddit comme une VLOP, nous serons soumis à des règles et obligations de conformité supplémentaires », prévient-elle.
Avec une simulation, des chercheuses et chercheurs montrent que les petites suggestions des IA génératives lors de la rédaction de posts peuvent vraiment biaiser les conversations, influencer le débat sur les réseaux sociaux et avoir de réelles conséquences sur les débats politiques.
On le sait, les outils d’IA générative incorporent des biais. Mais comment leurs biais influencent-ils l’opinion collective au sein d’un réseau social lorsqu’il est utilisé pour faciliter la communication ?
C’est déjà le cas sur LinkedIn, qui propose depuis 2024 une option permettant de modifier ses posts avec une IA générative avant de les publier. Sur X, Grok propose de fournir du contexte censé permettre de mieux comprendre les contenus publiés par d’autres. Des chercheuses et chercheurs se sont intéressés à cette dynamique.
Leur étude, publiée sur la plateforme de prépublication arXiv et acceptée à la conférence scientifique ICML 2026 selon un communiqué de presse de l’université d’Oxford. Elle montre que « les biais introduits par l’IA dans la communication entre humains peuvent être amplifiés par le réseau et faire basculer l’opinion collective dans leur sens ».
Dans leur article, ils mettent en condition le lecteur :
« Imaginez que vous vous rendiez sur une plateforme de réseaux sociaux pour partager votre point de vue sur l’utilisation de l’IA dans l’éducation. Vous y êtes favorable et rédigez un court message soutenant cette idée : « L’IA pourrait être un outil utile pour personnaliser l’éducation des élèves ». Avant de le publier, vous décidez de cliquer sur le bouton « Améliorer mon message », et un grand modèle de langage (LLM) fourni par la plateforme vous propose une version peaufinée et exprimant plus explicitement votre soutien : « Tirons parti du potentiel de l’IA pour personnaliser l’apprentissage et révolutionner l’éducation pour chaque élève ! » Vous trouvez cette version plus convaincante que celle que vous aviez rédigée, vous acceptez donc simplement la modification et la publiez. Une simple incitation [nudge, en anglais]. Mais que se passerait-il si ce même LLM incitait des millions d’utilisateurs à aller dans la même direction ? »
D’abord, ils ont vérifié sur des modèles de langage ouverts qu’en leur demandant de rédiger et d’améliorer des publications sur les réseaux sociaux concernant 13 sujets politiques, à partir d’arguments originaux et de publications rédigées par des humains, tous les LLM étudiés introduisent des biais.
La plupart du temps, ces biais coïncident avec ceux visibles dans une simple conversation avec le LLM. Mais parfois, ce n’est pas le cas : « En ce qui concerne l’athéisme, par exemple, les modèles expriment une opinion favorable, mais ont tendance à introduire des biais à son encontre lorsqu’ils améliorent des publications rédigées par des humains sur ce sujet ».
Ensuite, ils ont appliqué un modèle mathématique établi [PDF] en 1990 pour simuler les réseaux d’influences interpersonnelles et leurs influences sur les opinions individuelles à la dynamique des opinions influencée par l’IA. C’est cette simulation mathématique qui montre de façon théorique que ce genre de fonctionnalités peut amplifier le biais introduit par la modification du texte via l’IA générative.
Ensuite, ils ont simulé le problème sur de vieilles données puisées en 2012 dans Twitter, Facebook et Google+ (oui, ce réseau social a existé, rappelez-vous) avec le modèle gemma-3-12b-it de Google et en prenant le thème de l’avortement. Ainsi, dans leur simulation, avec une population plutôt anti-avortement mais des suggestions générées par IA, l’opinion devient plutôt pro-choix (alors qu’elle reste anti-avortement sans les suggestions).
Enfin, ils ont étudié plus finement la fonction réellement implémentée sur X « explique ce message ». En effet, l’entreprise d’Elon Musk a publié le prompt qui guide son IA pour cette fonctionnalité. Simplement en le lisant, il est impossible d’affirmer qu’il biaise la discussion sur le sujet de l’avortement.
Mais en utilisant ce prompt avec grok-4-1-fast-reasoning via l’API officielle, les chercheuses et chercheurs ont observé que la majorité des affirmations générées par Grok étaient anti-avortement, « une large portion [était] neutre » et que seulement 4 % étaient pro-avortement. Pourtant, quand ils ont fait la même expérience sans le prompt, ils n’ont observé « ni biais en faveur ni biais en défaveur statistiquement significatifs […] ce qui fait de ces directives un choix de conception déterminant, responsable du biais anti-avortement de Grok dans les affirmations contextuelles qu’il génère ».
Interrogée par le Guardian, l’une des autrices de l’étude, Sandra Wachter, compare les effets de l’introduction des biais des IA génératives dans les réseaux sociaux à « la pollution de la forêt ». « Le prix à payer, c’est que nous prenons pour vraies les opinions des autres alors qu’elles ne reflètent pas leur pensée réelle », affirme-t-elle :
« Le langage est l’un des éléments qui font de nous des êtres humains, et tout à coup, un intermédiaire s’immisce dans ce processus. L’IA s’impose comme gardienne de la connaissance et de la compréhension. »
Avec une simulation, des chercheuses et chercheurs montrent que les petites suggestions des IA génératives lors de la rédaction de posts peuvent vraiment biaiser les conversations, influencer le débat sur les réseaux sociaux et avoir de réelles conséquences sur les débats politiques.
On le sait, les outils d’IA générative incorporent des biais. Mais comment leurs biais influencent-ils l’opinion collective au sein d’un réseau social lorsqu’il est utilisé pour faciliter la communication ?
C’est déjà le cas sur LinkedIn, qui propose depuis 2024 une option permettant de modifier ses posts avec une IA générative avant de les publier. Sur X, Grok propose de fournir du contexte censé permettre de mieux comprendre les contenus publiés par d’autres. Des chercheuses et chercheurs se sont intéressés à cette dynamique.
Leur étude, publiée sur la plateforme de prépublication arXiv et acceptée à la conférence scientifique ICML 2026 selon un communiqué de presse de l’université d’Oxford. Elle montre que « les biais introduits par l’IA dans la communication entre humains peuvent être amplifiés par le réseau et faire basculer l’opinion collective dans leur sens ».
Dans leur article, ils mettent en condition le lecteur :
« Imaginez que vous vous rendiez sur une plateforme de réseaux sociaux pour partager votre point de vue sur l’utilisation de l’IA dans l’éducation. Vous y êtes favorable et rédigez un court message soutenant cette idée : « L’IA pourrait être un outil utile pour personnaliser l’éducation des élèves ». Avant de le publier, vous décidez de cliquer sur le bouton « Améliorer mon message », et un grand modèle de langage (LLM) fourni par la plateforme vous propose une version peaufinée et exprimant plus explicitement votre soutien : « Tirons parti du potentiel de l’IA pour personnaliser l’apprentissage et révolutionner l’éducation pour chaque élève ! » Vous trouvez cette version plus convaincante que celle que vous aviez rédigée, vous acceptez donc simplement la modification et la publiez. Une simple incitation [nudge, en anglais]. Mais que se passerait-il si ce même LLM incitait des millions d’utilisateurs à aller dans la même direction ? »
D’abord, ils ont vérifié sur des modèles de langage ouverts qu’en leur demandant de rédiger et d’améliorer des publications sur les réseaux sociaux concernant 13 sujets politiques, à partir d’arguments originaux et de publications rédigées par des humains, tous les LLM étudiés introduisent des biais.
La plupart du temps, ces biais coïncident avec ceux visibles dans une simple conversation avec le LLM. Mais parfois, ce n’est pas le cas : « En ce qui concerne l’athéisme, par exemple, les modèles expriment une opinion favorable, mais ont tendance à introduire des biais à son encontre lorsqu’ils améliorent des publications rédigées par des humains sur ce sujet ».
Ensuite, ils ont appliqué un modèle mathématique établi [PDF] en 1990 pour simuler les réseaux d’influences interpersonnelles et leurs influences sur les opinions individuelles à la dynamique des opinions influencée par l’IA. C’est cette simulation mathématique qui montre de façon théorique que ce genre de fonctionnalités peut amplifier le biais introduit par la modification du texte via l’IA générative.
Ensuite, ils ont simulé le problème sur de vieilles données puisées en 2012 dans Twitter, Facebook et Google+ (oui, ce réseau social a existé, rappelez-vous) avec le modèle gemma-3-12b-it de Google et en prenant le thème de l’avortement. Ainsi, dans leur simulation, avec une population plutôt anti-avortement mais des suggestions générées par IA, l’opinion devient plutôt pro-choix (alors qu’elle reste anti-avortement sans les suggestions).
Enfin, ils ont étudié plus finement la fonction réellement implémentée sur X « explique ce message ». En effet, l’entreprise d’Elon Musk a publié le prompt qui guide son IA pour cette fonctionnalité. Simplement en le lisant, il est impossible d’affirmer qu’il biaise la discussion sur le sujet de l’avortement.
Mais en utilisant ce prompt avec grok-4-1-fast-reasoning via l’API officielle, les chercheuses et chercheurs ont observé que la majorité des affirmations générées par Grok étaient anti-avortement, « une large portion [était] neutre » et que seulement 4 % étaient pro-avortement. Pourtant, quand ils ont fait la même expérience sans le prompt, ils n’ont observé « ni biais en faveur ni biais en défaveur statistiquement significatifs […] ce qui fait de ces directives un choix de conception déterminant, responsable du biais anti-avortement de Grok dans les affirmations contextuelles qu’il génère ».
Interrogée par le Guardian, l’une des autrices de l’étude, Sandra Wachter, compare les effets de l’introduction des biais des IA génératives dans les réseaux sociaux à « la pollution de la forêt ». « Le prix à payer, c’est que nous prenons pour vraies les opinions des autres alors qu’elles ne reflètent pas leur pensée réelle », affirme-t-elle :
« Le langage est l’un des éléments qui font de nous des êtres humains, et tout à coup, un intermédiaire s’immisce dans ce processus. L’IA s’impose comme gardienne de la connaissance et de la compréhension. »

© @celine.dept sur Instagram
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Depuis quelques jours, le climatologue Christophe Cassou et l’économiste du climat Vincent Viguié sont pris à partie sur les réseaux sociaux.
Leurs torts ? Avoir souligné l’urgence de s’adapter au changement climatique, et les problèmes que le déni climatique posait en la matière. Ou, avoir souligné que le débat sur la climatisation faisait, précisément, partie des stratégies d’obstruction à l’adaptation : si ces outils peuvent constituer des solutions temporaires, ils ne permettent en rien de répondre à l’ampleur des évolutions nécessaires pour s’adapter au contexte climatique, et encore moins pour aller vers une réduction des émissions de CO2.
Dans le cas de Christophe Cassou, l’extrait d’interview diffusé par BFM sur X n’intègre pas la nuance que le climatologue lui-même ajoute à ses propos un peu plus tard dans l’entretien (après avoir expliqué que les débats sur la climatisation relèvent de l’« enfumage », qui empêche d’« aborder les vraies questions », il admet que, pour autant, hôpitaux, écoles et divers autres établissements gagneraient à s’en équiper).

Pour avoir détaillé ces faits scientifiques, relève le média BonPote, les deux hommes se retrouvent pris à partie par des internautes, des journalistes et des représentants politiques. Sur X, c’est par exemple le cas de François de Rugy (Les Républicains, vice-président du conseil régional des Pays de la Loire, 76 000 followers) ou Jean-Philippe Tanguy (Rassemblement National, député, 107 000 followers).
Ce genre de violence numérique n’a rien de neuf, en particulier sur cette plateforme où les communautés climatosceptiques sont actives depuis longtemps. Après le rachat de la plateforme par Elon Musk et la fin de ses pratiques de modération historiques, quantité de scientifiques et de défenseurs de l’environnement avaient fui la plateforme pour se protéger de la violence qui les y visait.
Pendant la semaine de canicule, ce genre de violence en ligne avait déjà visé de nombreux profils travaillant de près ou de loin sur les questions environnementales, en particulier des journalistes météo et d’autres climatologues.
Comme le souligne BonPote, il s’agit aussi, pour certains partis, de détourner l’attention de leurs actions en matière d’environnement : plus les partis sont positionnés à droite sur l’échiquier politique, plus ils ont voté de textes en faveur de la consommation d’énergies fossiles sur l’exercice parlementaire 2022 - 2025.
La présence de journalistes, comme la rédactrice en chef du service société du Point Géraldine Woessner (114 000 followers), parmi les internautes qui prennent à partie Christophe Cassou, interroge aussi sur le rôle des médias dans l’épisode.
Dans une récente tribune parue dans Le Monde, le journaliste Sylvestre Huet souligne ainsi que les médias, comme les représentants politiques (et dans une certaine mesure, les citoyens eux-mêmes) gagneraient à faire leur autocritique de manière urgente s’ils veulent réussir à expliquer pourquoi la mésinformation climatique continue de proliférer, y compris sous 40 °C.
Depuis quelques jours, le climatologue Christophe Cassou et l’économiste du climat Vincent Viguié sont pris à partie sur les réseaux sociaux.
Leurs torts ? Avoir souligné l’urgence de s’adapter au changement climatique, et les problèmes que le déni climatique posait en la matière. Ou, avoir souligné que le débat sur la climatisation faisait, précisément, partie des stratégies d’obstruction à l’adaptation : si ces outils peuvent constituer des solutions temporaires, ils ne permettent en rien de répondre à l’ampleur des évolutions nécessaires pour s’adapter au contexte climatique, et encore moins pour aller vers une réduction des émissions de CO2.
Dans le cas de Christophe Cassou, l’extrait d’interview diffusé par BFM sur X n’intègre pas la nuance que le climatologue lui-même ajoute à ses propos un peu plus tard dans l’entretien (après avoir expliqué que les débats sur la climatisation relèvent de l’« enfumage », qui empêche d’« aborder les vraies questions », il admet que, pour autant, hôpitaux, écoles et divers autres établissements gagneraient à s’en équiper).

Pour avoir détaillé ces faits scientifiques, relève le média BonPote, les deux hommes se retrouvent pris à partie par des internautes, des journalistes et des représentants politiques. Sur X, c’est par exemple le cas de François de Rugy (Les Républicains, vice-président du conseil régional des Pays de la Loire, 76 000 followers) ou Jean-Philippe Tanguy (Rassemblement National, député, 107 000 followers).
Ce genre de violence numérique n’a rien de neuf, en particulier sur cette plateforme où les communautés climatosceptiques sont actives depuis longtemps. Après le rachat de la plateforme par Elon Musk et la fin de ses pratiques de modération historiques, quantité de scientifiques et de défenseurs de l’environnement avaient fui la plateforme pour se protéger de la violence qui les y visait.
Pendant la semaine de canicule, ce genre de violence en ligne avait déjà visé de nombreux profils travaillant de près ou de loin sur les questions environnementales, en particulier des journalistes météo et d’autres climatologues.
Comme le souligne BonPote, il s’agit aussi, pour certains partis, de détourner l’attention de leurs actions en matière d’environnement : plus les partis sont positionnés à droite sur l’échiquier politique, plus ils ont voté de textes en faveur de la consommation d’énergies fossiles sur l’exercice parlementaire 2022 - 2025.
La présence de journalistes, comme la rédactrice en chef du service société du Point Géraldine Woessner (114 000 followers), parmi les internautes qui prennent à partie Christophe Cassou, interroge aussi sur le rôle des médias dans l’épisode.
Dans une récente tribune parue dans Le Monde, le journaliste Sylvestre Huet souligne ainsi que les médias, comme les représentants politiques (et dans une certaine mesure, les citoyens eux-mêmes) gagneraient à faire leur autocritique de manière urgente s’ils veulent réussir à expliquer pourquoi la mésinformation climatique continue de proliférer, y compris sous 40 °C.
Trois mois après la mise en place de la nouvelle loi australienne interdisant les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, il n’y a pas eu de réduction significative des usages chez les adolescents australiens, constatent des chercheurs.
En décembre dernier est entrée en application l’interdiction des réseaux sociaux en Australie pour les moins de 16 ans après le vote d’une loi en 2024. Mais, trois mois après, des chercheurs n’ont pas vu de réduction significative des usages chez les adolescents australiens.
Premier pays à mettre en place ce dispositif juridique, la mesure en a inspiré d’autres comme les exécutifs français et britannique. Ainsi, Emmanuel Macron a pesé de tout son poids pour la mise en place d’une loi similaire pour les moins de 15 ans, votée récemment et en cours d’examen par la Commission européenne. Le gouvernement français espère pouvoir l’appliquer dès la rentrée prochaine.
Lors du vote de la loi en Australie, certains experts critiquaient sa mise en place sans attendre les résultats d’une enquête sur les effets des réseaux sociaux sur la société australienne. Le professeur à l’Université de technologie du Queensland, Daniel Angus, jugeait « imprudent » et « irréfléchi » le projet de loi et affirmait à l’AFP qu’il « sape l’enquête et les principes de la démocratie délibérative et menace de causer de sérieux torts en excluant les jeunes d’une participation importante et saine au monde numérique ».
À défaut de la prise en compte de cette enquête avant le vote de la loi, des chercheurs australiens ont pris en charge le suivi de l’utilisation des réseaux sociaux par une petite cohorte d’un peu plus de 400 adolescents de moins de 16 ans dans leur pays après sa mise en application. Leurs résultats après trois mois viennent d’être publiés dans la revue scientifique British Medical Journal.
« Les résultats suggèrent que la période qui a suivi immédiatement l’entrée en vigueur de la loi a été marquée par une mise en œuvre limitée, un respect partiel de la législation et un contournement massif des restrictions imposées aux réseaux sociaux », expliquent Courtney Barnes et ses collègues.
Ils constatent que « plus de 85 % des participants âgés de moins de 16 ans ont déclaré utiliser, lors du suivi, des plateformes de réseaux sociaux relevant du champ d’application de la loi, principalement via leurs propres comptes (54 à 68 %) ».
La mesure ne semble pas non plus avoir eu de conséquences importantes sur leur pratique quotidienne des réseaux sociaux. « Entre le début de l’étude et le suivi, l’utilisation quotidienne des réseaux sociaux est restée stable chez les 12 - 13 ans ; elle a légèrement diminué chez les 14 - 15 ans (passant de 78 % à 69 %) et a augmenté chez les plus de 16 ans (passant de 80 % à 89 %) », expliquent les chercheurs.
Et la loi ne semble pas avoir eu non plus de réelles conséquences, après trois mois du moins, sur le temps passé sur TikTok, Instagram, Snapchat et YouTube : « Le temps consacré aux réseaux sociaux était moins important lors du suivi chez les jeunes âgés de 14 à 15 ans […] et restait similaire chez les adolescents plus jeunes (12 - 13 ans) et chez les plus âgés (en dessous de 16 ans) ».
Les chercheurs rappellent que, dans la loi Australienne, « les plateformes concernées sont tenues de prendre des mesures raisonnables pour empêcher les utilisateurs âgés de moins de 16 ans de créer ou de conserver des comptes, notamment en mettant en œuvre des mesures rigoureuses de vérification de l’âge garantissant la protection de la vie privée » mais qu’elle « n’impose pas de technologies spécifiques de vérification de l’âge ; elle laisse au contraire aux plateformes le soin de déterminer les méthodes appropriées, à condition qu’elles soient efficaces et proportionnées ». La loi prévoit cependant que les plateformes qui ne sont pas conformes s’exposent à des amendes pouvant atteindre 30,2 millions d’euros.
De fait, 66 % de ceux qui sont sur les réseaux sociaux « ont déclaré avoir été soumis à une vérification de l’âge sur la plateforme, le plus souvent par la déclaration de leur âge (24 à 39 %) ou par le téléchargement d’une photo (" selfie ") (13 à 27 %) ». Une petite partie (entre 15 à 19 %) utilise un « faux » compte pour contourner les restrictions. « L’utilisation des VPN n’a toutefois été que rarement signalée », expliquent les chercheurs.
Cependant, les auteurs de l’étude ne repoussent pas totalement l’idée que la loi ait un impact. En effet, ils imaginent que la loi pourrait s’avérer plus efficace pour empêcher ou retarder l’accès aux réseaux sociaux chez les jeunes enfants de moins de huit ans qui n’y ont pas encore accès. D’où l’intérêt aussi de continuer à poursuivre leur étude sur un plus long terme.
Trois mois après la mise en place de la nouvelle loi australienne interdisant les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, il n’y a pas eu de réduction significative des usages chez les adolescents australiens, constatent des chercheurs.
En décembre dernier est entrée en application l’interdiction des réseaux sociaux en Australie pour les moins de 16 ans après le vote d’une loi en 2024. Mais, trois mois après, des chercheurs n’ont pas vu de réduction significative des usages chez les adolescents australiens.
Premier pays à mettre en place ce dispositif juridique, la mesure en a inspiré d’autres comme les exécutifs français et britannique. Ainsi, Emmanuel Macron a pesé de tout son poids pour la mise en place d’une loi similaire pour les moins de 15 ans, votée récemment et en cours d’examen par la Commission européenne. Le gouvernement français espère pouvoir l’appliquer dès la rentrée prochaine.
Lors du vote de la loi en Australie, certains experts critiquaient sa mise en place sans attendre les résultats d’une enquête sur les effets des réseaux sociaux sur la société australienne. Le professeur à l’Université de technologie du Queensland, Daniel Angus, jugeait « imprudent » et « irréfléchi » le projet de loi et affirmait à l’AFP qu’il « sape l’enquête et les principes de la démocratie délibérative et menace de causer de sérieux torts en excluant les jeunes d’une participation importante et saine au monde numérique ».
À défaut de la prise en compte de cette enquête avant le vote de la loi, des chercheurs australiens ont pris en charge le suivi de l’utilisation des réseaux sociaux par une petite cohorte d’un peu plus de 400 adolescents de moins de 16 ans dans leur pays après sa mise en application. Leurs résultats après trois mois viennent d’être publiés dans la revue scientifique British Medical Journal.
« Les résultats suggèrent que la période qui a suivi immédiatement l’entrée en vigueur de la loi a été marquée par une mise en œuvre limitée, un respect partiel de la législation et un contournement massif des restrictions imposées aux réseaux sociaux », expliquent Courtney Barnes et ses collègues.
Ils constatent que « plus de 85 % des participants âgés de moins de 16 ans ont déclaré utiliser, lors du suivi, des plateformes de réseaux sociaux relevant du champ d’application de la loi, principalement via leurs propres comptes (54 à 68 %) ».
La mesure ne semble pas non plus avoir eu de conséquences importantes sur leur pratique quotidienne des réseaux sociaux. « Entre le début de l’étude et le suivi, l’utilisation quotidienne des réseaux sociaux est restée stable chez les 12 - 13 ans ; elle a légèrement diminué chez les 14 - 15 ans (passant de 78 % à 69 %) et a augmenté chez les plus de 16 ans (passant de 80 % à 89 %) », expliquent les chercheurs.
Et la loi ne semble pas avoir eu non plus de réelles conséquences, après trois mois du moins, sur le temps passé sur TikTok, Instagram, Snapchat et YouTube : « Le temps consacré aux réseaux sociaux était moins important lors du suivi chez les jeunes âgés de 14 à 15 ans […] et restait similaire chez les adolescents plus jeunes (12 - 13 ans) et chez les plus âgés (en dessous de 16 ans) ».
Les chercheurs rappellent que, dans la loi Australienne, « les plateformes concernées sont tenues de prendre des mesures raisonnables pour empêcher les utilisateurs âgés de moins de 16 ans de créer ou de conserver des comptes, notamment en mettant en œuvre des mesures rigoureuses de vérification de l’âge garantissant la protection de la vie privée » mais qu’elle « n’impose pas de technologies spécifiques de vérification de l’âge ; elle laisse au contraire aux plateformes le soin de déterminer les méthodes appropriées, à condition qu’elles soient efficaces et proportionnées ». La loi prévoit cependant que les plateformes qui ne sont pas conformes s’exposent à des amendes pouvant atteindre 30,2 millions d’euros.
De fait, 66 % de ceux qui sont sur les réseaux sociaux « ont déclaré avoir été soumis à une vérification de l’âge sur la plateforme, le plus souvent par la déclaration de leur âge (24 à 39 %) ou par le téléchargement d’une photo (" selfie ") (13 à 27 %) ». Une petite partie (entre 15 à 19 %) utilise un « faux » compte pour contourner les restrictions. « L’utilisation des VPN n’a toutefois été que rarement signalée », expliquent les chercheurs.
Cependant, les auteurs de l’étude ne repoussent pas totalement l’idée que la loi ait un impact. En effet, ils imaginent que la loi pourrait s’avérer plus efficace pour empêcher ou retarder l’accès aux réseaux sociaux chez les jeunes enfants de moins de huit ans qui n’y ont pas encore accès. D’où l’intérêt aussi de continuer à poursuivre leur étude sur un plus long terme.