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Reçu — 17 septembre 2026 ⏭ Next - Articles gratuits

Concours Next : dernier jour pour participer et gagner des cadeaux !

Par : Flock
27 septembre 2026 à 08:42
Il y en aura pour tout le monde !
Concours Next : dernier jour pour participer et gagner des cadeaux !

Si vous étiez avec nous tout au long de cet été, vous avez forcément vu nos petits jeux pour vous évader quelque peu de l’actualité, et vous abreuver d’un peu de fraîcheur pendant la grande fournaise. Ils n’étaient pas là que pour la beauté du sport cérébral ou rigoler un bon coup. Abonnés ou non, tentez maintenant votre chance pour gagner des cadeaux !

En plus d’une victoire d’estime, certains jeux étaient là pour vous permettre de remporter des cadeaux : des tirages papier et des dessins personnalisés de Flock, un badge à ajouter à côté de votre pseudo pour les plus tenaces et/ou les plus performants, des abonnements à Next et d’autres surprises… plus ou moins utiles !

Vous avez bien joué tout l’été ? He bien participez maintenant !

Pour rappel, comment participer ? Premier point et dernier point (on aime la simplicité, comme dans toutes nos actus… #OhWait) : notez les réponses « cachées » dans certains mini-jeux sous la forme de séries de chiffres et/ou de lettres. Il faudra les noter et nous envoyer vos réponses par email.

Illustration : Flock

Les jeux sont à présent terminés mais on n’oublie pas les retardataires potentiels : on vous laisse un peu plus d’une semaine pour répondre sérieusement (ou pas), vous avez jusqu’au dimanche 27 septembre 23h59. On départagera les meilleurs d’entre vous et les grands gagnants repartiront avec ces quelques privilèges que l’on espère sympathiques.

Comme dit plus haut, certains jeux étaient là à des fins de divertissement pur et dur, mais d’autres comptent vraiment et sont bien moins évidents. Comme nous, on est sympas (on le sait), voici la liste des jeux qui sont essentiels pour participer :

Merci chers lecteurs d’avoir joué avec nous ! Rendez-vous dans une semaine pour les résultats et les réponses aux questions, pas toujours faciles. Bonne chance !

Préparez bien votre email et vos réponses !

Voici la manière de nous envoyer vos réponses. Gardez impérativement la présentation indiquée ci-dessous dans un email (il y aura un traitement automatique de vos réponses, en local, avec une vérification humaine). Pour les abonnés, utilisez le compte rattaché à votre abonnement, afin de vérifier que vous êtes bien abonnés Next.

Dans l’objet, indiquez « Concours Next », dans le contenu du message les questions et réponses comme suit. Copiez l’intégralité du texte dans la zone ci-dessous, complétez après les deux points et envoyez le tout dans le corps du message à cette adresse : concours-next@gavois.fr :

Quel est le message de Mythos à Trump :
Quel âge minimum faut-il avoir pour voir le cadeau :
Quelle version de Windows s’affiche quand Simon répare bien le PC :
Quels sont les fichiers auxquels le pirate peut accéder s’il gagne :
Quel est le message caché dans les mots croisés :
Quelle rumeur Flock colporte-t-il sur Seb dans le message chiffré :
Où est Charlie, dans quelle ville :

Ensuite, le jeu Tu te mets combien, version Next :

Next est-il un site avec du contenu porno ou des actualités sur la tech :
Le site de Next est-il basé sur WordPress, Skyblog ou MySpace :
Comment s’appelait Next avant son rachat :
À la date du 5 septembre, combien de sites sont identifiés dans notre extension Gen AI :
Quelle est l’impédance maximale trouvée sur un vieux câble USB pendant nos tests :
Avant d’être journaliste : qu’a fait d’improbable Jean-Marc ; qu’a transporté Vincent :
Arrivé sur Next pour parler de stockage, de quelle marque parlait la première actu de Seb :
Chez LCDI, combien coûtait dans les années 90 un disque dur Corner de 420 Mo :
Quelle relation ont eue Mathilde et Jean-Marc avant de travailler ensemble sur Next :
Il y a 15 ans, en septembre 2011, combien de signes ont été publiés dans les actus Next :

Au total, vous pouvez gagner jusqu’à 250 points (100 points sur la première partie, 150 points sur la seconde). Le comptage des points se fait ainsi : 10 points pour chacune des quatre premières questions, 20 points pour les trois suivantes (mots croisés, chiffrement et Charlie). Soit un total de 100 points.

Pour la deuxième partie, avec Tu te mets combien : 1 point pour la première question, 2 points pour deux suivantes, 5 points pour les trois suivantes (questions 4, 5 et 6), 10 points pour les trois suivantes et enfin 100 points pour la dernière, avec un barème dégressif : 100 points si vous avez le nombre exact à ±1 %, 90 points si vous êtes à ±10 %, 50 points à ± 20 %, 10 points à ± 50 % et 0 point au-delà.

Les cadeaux, les cadeaux, les cadeaux !!!

En cas d’égalité, les joueurs seront départagés sur la 10ᵉ question du Tu te mets combien ; le plus proche de la bonne réponse remporte la mise. Et s’il y a toujours une égalité, ils seront départagés sur l’heure de réception de l’email ; le premier à avoir envoyé ses réponses remporte la mise.

Les cadeaux maintenant. Les 15 lots suivants sont réservés aux abonnés Premium de Next. Pour les lots physiques, les expéditions sont incluses, mais limitées à la France :

  • 1er lot : un tableau Brick Art (compatible LEGO) personnalisé et basé sur un dessin de Flock
  • 2e et 3e lot : le dessin de Flock avec l’équipe de Next (ci-dessous), imprimé et dédicacé
  • 4e et 5e lot : un T-shirt avec un dessin personnalisé de Flock
  • 6e au 10e lot : un dessin de Flock imprimé (à choisir parmi une sélection)
  • 11e au 15e lot : un avatar personnel réalisé par Flock, à partir d’une image de votre choix

Les participants abonnés Premium auront également droit à un badge personnalisé ajouté à leur avatar, à côté du badge Premium : un badge « or » pour les 15 premiers, un badge « argent » pour les 15 suivants et enfin un badge « bronze » pour 15 de plus.

Il y a également un prix spécial du jury, attribué à celui qui aura tenté de répondre à un maximum de réponses, mais avec au final un minimum de points… Ce sera un cadeau physique qui sera donc envoyé à son adresse, mais autant le prévenir de suite : il est totalement inutile (et pas du tout indispensable, c’est même tout le contraire). C’est un peu notre cuillère en bois du Tournoi des Six Nations.

Pas abonnés Next ? Tentez de gagner trois mois d’abonnement !

Enfin, Next ne serait pas Next sans penser à tout le monde, abonnés ou non. Pour ceux qui ne sont pas abonnés et qui veulent quand même participer, on vous offre des cartes-cadeaux avec trois mois d’abonnement pour accéder à nos contenus réservés aux abonnés, commenter nos actualités, etc.

Pour les non-abonnés, trois cartes-cadeaux de trois mois pour les trois premiers en nombre de points. Pour tous les participants, abonnés ou non, sept cartes avec un tirage au sort. Il sera effectué via la fonction random (random.sample) dans un script Python.

Si vous êtes chanceux, bon joueur et abonné à Next, vous pouvez donc à la fois gagner un des quinze cadeaux mis en jeu, mais également trois mois d’abonnement à faire découvrir à un de vos proches, par exemple.

Ce jeu est réservé aux personnes majeures, avec une seule participation par personne, entre les 17 et 27 septembre 2026. Les membres de l’équipe Next ne peuvent pas y participer. Les emails reçus ne seront conservés que durant le concours et le temps nécessaire au traitement des réponses afin de désigner les gagnants. Ils seront supprimés au plus tard deux semaines après la publication des résultats. Pour toute question, vous pouvez contacter Next à cette adresse ou bien passer par les commentaires.

Réseaux sociaux, jeux, IA : ce que l’EU KIDS Act va changer pour les mineurs

17 septembre 2026 à 15:16
Dehors les moins de 13 ans
Réseaux sociaux, jeux, IA : ce que l’EU KIDS Act va changer pour les mineurs

La Commission européenne veut interdire les réseaux sociaux aux moins de 13 ans et encadrer leur utilisation jusqu’à 15 ans. Vérification de l’âge, contrôle parental, fin du scroll infini, algorithmes sous surveillance et compagnons IA bridés : l’EU KIDS Act impose aux plateformes de prouver qu’elles sont sûres pour les mineurs.

Après le rapport sur la sécurité des enfants en ligne présenté en juillet, puis le coup de pression d’Emmanuel Macron, la Commission européenne a donc dévoilé l’EU KIDS Act (pour « Keeping Internet Digital Spaces Accountable and Trustworthy »). Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 13 ans, âge minimum fixé à 15 ans pour la « majorité numérique », vérification de l’âge…

Le texte est touffu et ne concerne pas que les plateformes de réseaux sociaux : les services de compagnons IA, les jeux en ligne et les boutiques d’applications sont également mis à contribution pour « renforcer la sécurité des enfants en ligne ».

« Aujourd’hui, nos enfants utilisent les technologies les plus sophistiquées jamais créées, des technologies qui n’ont jamais été conçues en tenant compte de leur bien-être », explique Ursula von der Leyen, présidente de la Commission :

« L’EU KIDS Act inverse la charge de la preuve : il appartient désormais aux plateformes de démontrer qu’elles sont sûres dès leur conception ».

La proposition est désormais entre les mains du Parlement européen et du Conseil pour examen. La Commission pousse à une adoption rapide, « compte tenu de la demande manifeste d’une action urgente ».

Pas de compte avant 13 ans, autonomie progressive jusqu’à 15 ans

Le dispositif qui aura le plus d’impact concerne la gradation des accès aux plateformes en fonction de l’âge. Les mineurs entre 3 et 13 ans ne pourront pas créer de compte, donc ils seront dans l’impossibilité d’accéder à un réseau social – à l’exception des plateformes vidéo dédiées aux jeunes enfants via le compte d’un parent. Le tout dans une limite d’une heure par jour, sans flux personnalisé ni recherche de contenus.

Listes des fonctionnalités autorisées en fonction de la tranche d’âge – Commission européenne

Pour les mineurs entre 13 et 15 ans, un système de « mini compte » adossé au compte d’un parent ou d’un tuteur légal leur permettra d’accéder aux plateformes, avec des restrictions : limite d’une heure par jour et accord parental pour les connexions avec d’autres utilisateurs. Au-delà de 15 ans, les jeunes pourront avoir leur propre compte « sur des services qui, selon la loi, doivent être sûrs pour eux. »

Si l’ado a déjà un compte, il reviendra aux plateformes de vérifier si le titulaire a moins de 15 ans et, le cas échéant, désactiver le compte ainsi que ceux dont l’âge ne peut être établi. Le danger ici est que ces mêmes plateformes réclament une vérification de l’âge à l’ensemble des utilisateurs. Selon la Commission, quand il peut être déterminé « avec un degré élevé de certitude » qu’un utilisateur est majeur, aucune vérification ne sera nécessaire. « La plupart des adultes ne remarqueront donc aucun changement », promet encore la proposition.

La vérification de l’âge face au défi de la confidentialité

Ce qui pose la problématique de la vérification de l’âge en elle-même. La procédure devra passer par des « solutions indépendantes certifiées », comme par exemple la fameuse application européenne, « techniquement prête » assurait Bruxelles en avril dernier. Mais pas spécialement sécurisée, ont rapidement relevé des spécialistes. Chaque État membre peut s’emparer du code de l’app pour l’adapter aux spécificités nationales. Ce qui, là aussi, risque de créer des situations où l’app d’un pays sera plus sécurisée que l’app d’un autre pays, en fonction des moyens qui seront investis dans le développement.

Illustration : Flock

Les autres solutions indépendantes ne sont pas nécessairement mieux loties. Il faut d’abord avoir confiance dans la gestion des informations, car leurs systèmes se basent sur des selfies ou la vérification des pièces d’identité. Et ils ne sont pas gages de fiabilité à tous les coups, comme nous avons pu le constater en février dernier pour l’accès aux sites pornos. Il ne fait d’ailleurs guère de doute que les enfants, ces petits diables, sauront trouver des moyens de contourner ces systèmes assez rapidement.

Quoi qu’il en soit, les plateformes ne vérifieront pas les pièces d’identité et n’auront pas accès aux informations personnelles des utilisateurs. Le seul signal qu’elles recevront est : l’utilisateur a-t-il l’âge requis, oui ou non. La loi impose l’utilisation d’une technologie de preuve à divulgation nulle de connaissance, qui ne permet pas d’identifier, de localiser, de suivre ou de nourrir de profil.

La perspective d’une vérification généralisée de l’âge pose de sérieux problèmes de confidentialité. C’est ce qui a motivé une initiative citoyenne européenne, « Stop Killing the Internet », créée par le Parti pirate fin juillet. Elle demande que les citoyens ne soient pas contraints de s’identifier pour accéder à des contenus ou à des services en ligne licites.

L’initiative veut également que la législation garantisse que les systèmes de vérification restent « volontaires, respectueux de la vie privée et non discriminatoires ». La pétition doit recueillir au moins 1 million de signatures de citoyens de l’UE et atteindre un certain seuil dans au moins 7 pays de l’UE pour que la Commission soit tenue d’examiner l’initiative et y répondre officiellement. On en est encore très loin, la pétition flirtant autour des 10 000 signatures actuellement.

La fin annoncée du scroll infini pour les mineurs

Les plateformes ne sont pas au bout de leurs peines, car elles devront également modifier le fonctionnement de leurs applications. Le KIDS Act interdit en effet de concevoir des services encourageant une utilisation « compulsive ou excessive » chez les mineurs. Cela passera par la fin de la lecture automatique en continu et le défilement infini sans véritables pauses. Exit aussi les notifications incitant les jeunes à revenir dans l’app, aux récompenses pour la publication ou la diffusion de contenus, aux mécanismes qui pénalisent les enfants s’ils ne reviennent pas chaque jour.

Les systèmes de recommandation devront également changer en profondeur pour les jeunes utilisateurs. Ainsi, la priorité sera donnée aux contenus que l’enfant a choisi de suivre, et la personnalisation basée sur le suivi sera désactivée par défaut. Par ailleurs, la loi dispose qu’aucune donnée provenant de l’extérieur du service ne peut être utilisée, et qu’aucun mécanisme ne doit entraîner l’utilisateur mineur dans une « spirale de contenus » (« rabbit hole ») toujours plus extrêmes. Les enfants devront aussi disposer d’au moins une option sans aucun profilage.

Autre point important du texte : sans autorisation préalable, personne ne peut envoyer de message à un enfant. Les plateformes ont la responsabilité d’empêcher que le mineur soit manipulé pour donner son autorisation. Il ne doit pas apparaitre dans les suggestions de contact et il ne peut pas être ajouté à des groupes sans leur consentement. Personne ne peut télécharger le contenu publié par les enfants ni en faire de captures d’écran. Enfin, la diffusion en direct est désactivée par défaut pour les mineurs.

Les bots IA et les boutiques d’apps sous surveillance

Des dispositifs sont également prévus pour les compagnons IA et les chatbots accessibles aux mineurs. Ils ne peuvent pas recouvrir à des mécanismes simulant des relations humaines quand ils risquent de créer une dépendance affective. Les bots ne pourront pas exploiter leur mémoire des discussions passées. Les moins de 13 ans sont privés de bots, à moins de passer par des contrôles parentaux ; et ces « compagnons » doivent être « facilement désactivables ».

En ce qui concerne les boutiques de jeux et les jeux en ligne, ils doivent mettre en place une classification par âge pour chaque application (ce qui est déjà le cas sur l’App Store et le Play Store) et prendre en charge l’application européenne de vérification de l’âge pour s’assurer que l’utilisateur a bien l’âge requis.

L’application des différentes mesures KIDS Act passe par les structures de contrôle existantes du règlement sur les services numériques (DSA). Pour les compagnons IA, c’est l’AI Act qui prend la main. Les très grandes plateformes (VLOP) régies par le DSA devront soumettre un plan de conformité au KIDS Act et démontrer qu’elles respecteront l’ensemble de leurs obligations.

Le texte instaure aussi des procédures accélérées à l’encontre des services et plateformes qui ne respecteront pas ces mesures. Les conclusions préliminaires seront publiées dans un délai de 30 jours, et les enquêtes seront conclues sous les 90 jours « car il n’y a pas de temps à perdre », précise le communiqué de la Commission. Les amendes pourront atteindre 6% du chiffre d’affaires annuel mondial.

☕️ Jacqueline Bloch : médaille d’or du CNRS pour ses travaux sur les polaritons

17 septembre 2026 à 15:06


Jacqueline Bloch, directrice de recherche au Centre de nanosciences et de nanotechnologies, succède donc à Stéphane Mallat. En 2017, elle avait déjà obtenu la médaille d’argent du CNRS. « Elle est récompensée pour ses travaux pionniers consacrés aux polaritons, des particules hybrides résultant du couplage entre lumière et matière », explique le CNRS.

Ses travaux apportent la réponse à une question : « Qu’arrive-t-il lorsque la lumière et la matière interagissent fortement ? Cette interaction donne naissance, dans certaines structures semi-conductrices, à des polaritons, « quasi-particules hybrides » qui combinent à la fois des propriétés de la lumière et de la matière ».

« Ses travaux ouvrent par ailleurs des perspectives pour le développement de nouveaux types de lasers ou encore le traitement de l’information tout optique », ajoute le centre national pour la recherche scientifique. Le Journal du CNRS dresse le portrait de celle qu’il présente comme la « magicienne de la lumière ».

Elle y parle de ses recherches, qui « suscitent l’espoir de pouvoir par exemple traiter et transmettre l’information uniquement avec de la lumière (avec, à la clé, la possibilité de réduire fortement l’empreinte énergétique des technologies numériques, Ndlr). Nos recherches débouchent justement parfois sur des preuves de concept. Mais ce que j’aime surtout, conclut-elle dans l’un de ses lumineux sourires, c’est la recherche fondamentale ! Il y a encore tant à découvrir… ».

☕️ GNOME 51 gagne en fluidité et en fonctionnalités

17 septembre 2026 à 13:43


La fondation GNOME a bouclé dans les temps le chantier de la version 51 de son environnement de bureau, livrée et annoncée mercredi 16 septembre. Six mois après la sortie de GNOME 50, qui signait l’abandon de X11 au profit de Wayland, GNOME 51 mêle améliorations de performances et nouvelles fonctionnalités.

Côté performances, l’équipe du projet indique avoir amélioré l’ordonnancement des animations au niveau de Mutter, le gestionnaire de fenêtres et compositeur graphique. Ces optimisations devraient se traduire par une fluidité accrue au niveau de la manipulation des fenêtres sur le bureau, y compris lorsque le système fait l’objet d’une charge importante. L’interface gagne également des curseurs en SVG, qui devraient donc rester nets, quelle que soit la résolution de l’écran.

GNOME 51 promet également une capture d’écran plus rapide, grâce à la réduction du nombre de copies de buffer entre la mémoire vidéo et l’outil d’enregistrement. L’environnement est désormais allégé des anciennes interfaces de pilotes NVIDIA, et sait désormais mémoriser la luminosité de l’écran d’un redémarrage à l’autre.

Sur les appareils portables, GNOME 51 sait maintenant gérer la rotation automatique de l’écran (via accéléromètre) et désactiver automatiquement le pavé tactile lorsqu’une souris est branchée. L’environnement profite aussi d’une nouvelle interface pour la gestion des empreintes digitales.

Sous le capot, la nouvelle version rend la recherche de domaine DNS accessible au niveau de l’interface graphique. Elle supprime la prise en charge du vénérable WEP pour la sécurité des réseaux Wi-Fi (déprécié depuis longtemps au profit du WPA). Elle introduit par ailleurs le support des sockets systemd, pour n’activer le service SSH qu’à la demande, et la prise en charge de Kerberos pour la connexion à une machine distante.

L’application Cartes offre une intégration nettement plus poussée des transports en commun – Fondation GNOME

Du côté des applications, Cartes gagne la possibilité de télécharger des plans par zone pour une consultation hors-ligne, ainsi que l’intégration des transports en commun avec infos en temps réel (dans les villes prises en charge). Le gestionnaire de fichiers s’enrichit d’un compteur indiquant le nombre d’éléments déplacés en cas de glisser-déposer, d’un affichage plus explicite de l’état (lecture seule par exemple), et d’une réactivité accrue.

Le navigateur profite quant à lui d’un raccourci permettant de copier l’URL de la page ouverte sans sélectionner la barre d’adresses (Ctrl+Shift+C), et d’un nouveau générateur de mots de passe forts, tandis que Papers sait maintenant gérer les signatures manuelles au niveau d’un PDF. L’interface de l’outil de prévisualisation Sushi (mis en œuvre en pressant Espace après sélection d’un fichier) a fait l’objet d’une refonte complète (sous GTK 4 et libadwaita). Elle est maintenant harmonisée avec le reste de l’environnement.

GNOME 51 introduit enfin quelques nouveaux logiciels : Bobby (navigateur SQLite), Tally (création de compteurs), et Bazaar (nouveau magasin d’applis Flatpak/Flathub). Comme à chaque nouvelle version, un nouveau fond d’écran par défaut est également de la partie.

GNOME 51 est surnommée A Coruña (La Corogne), en référence à la ville espagnole où s’est tenue la dernière édition de l’événement communautaire dédié. Cette nouvelle version fera son chemin dans les prochaines semaines vers les distributions Linux courantes, à l’image de Fedora 45, dont la bêta a également été publiée cette semaine.

Le dernier Patch Tuesday de Microsoft crée des problèmes, l’IA en faute ?

17 septembre 2026 à 12:07
Plus de corrections, plus de régressions ?
Le dernier Patch Tuesday de Microsoft crée des problèmes, l’IA en faute ?

Les dernières mises à jour de sécurité avaient une ampleur jamais vue. Elles ont entraîné dans leur sillage bon nombre de régressions, forçant Microsoft à publier des correctifs sans attendre le mois prochain. Malgré ces réparations, d’autres problèmes restent ouverts, notamment dans Excel et Active Directory.

Le Patch Tuesday de septembre 2026 a établi un nouveau record chez Microsoft. En frôlant le millier de failles corrigées, l’éditeur a montré les résultats concrets de sa traque boostée à l’IA, notamment son harnais MDASH et son infrastructure Perception. La firme l’avait assuré : elle pouvait détecter plus de failles dans le code que n’importe qui. Des failles, elle en a trouvé à un rythme effréné depuis juin, chaque bulletin mensuel corrigeant des centaines de vulnérabilités.

Nous nous étions cependant posé la question : si la correction d’un nombre croissant implique une augmentation nette des modifications dans le code, ne risque-t-elle pas d’entrainer des régressions ? Par régressions, on entend les problèmes provoqués par ces modifications, qui font apparaitre un bug ou cassent un élément qui fonctionnait jusque-là. En clair, un effet secondaire imprévu que les tests de qualité (QA) n’ont pas détecté.

Or, le dernier Patch Tuesday a provoqué bon nombre de ces régressions.

Deux gros problèmes vite résolus

Il a fallu à Microsoft publier en urgence un correctif (KB5129195) pour rétablir plusieurs fonctions cassées. Ces publications hors cycle (hors du cycle mensuel) sont rares et réservées aux situations qui l’exigent. Le mécanisme est plus souvent utilisé pour le colmatage d’une brèche de sécurité que pour réparer des fonctions, signe que la situation dérapait.

Le 14 septembre, la mise à jour a ainsi réparé de sérieux problèmes avec les services de bureau à distance (RDS). Selon Bleeping Computer, les entreprises ont signalé des serveurs RDS qui fonctionnaient quelques heures (voire moins) avant que les connexions échouent. Les sessions existantes ne se fermaient plus correctement et, dans certains cas, seul un redémarrage forcé rétablissait le service. Le problème a été corrigé dans la mise à jour du 14 septembre. Mieux valait d’ailleurs que Microsoft s’en occupe rapidement, car certains administrateurs finissaient par désinstaller la mise à jour fautive, alors qu’elle corrigeait une faille critique (CVSS 9,8) dans RDS.

Parmi les autres problèmes corrigés, on trouve un partage inopérant de dossier vers les machines virtuelles Linux gérées par HCS. Le souci se produit quand Plan9 est utilisé sur un hôte Windows, provoquant un effet boule de neige dans plusieurs scénarios, dont le sous-système Linux (WSL) et Claude Cowork. Les machines Hyper-V classiques ne sont pas concernées si elles n’utilisent pas Plan9.

En revanche, une partie des erreurs rencontrées par les utilisateurs n’a pas encore de solution complète.

Connexions aux domaines et périphériques audio USB

L’un des bugs les plus pénibles est lié à la gestion du son dans Windows : certains périphériques audio USB deviennent inutilisables. Microsoft évoque l’absence de son, l’impossibilité de modifier le volume sur le système ainsi que des paramètres audio inaccessibles. Le problème est centré sur les fonctions multicanaux.

La mise à jour du 14 septembre ne répare que partiellement la situation. Les modes audio 8 canaux et 3D sont restaurés, mais d’autres périphériques ne fonctionnent toujours pas, relève Windows Latest. Selon nos confrères, certains microphones sont également concernés.

Autre fonction cassée le 8 septembre avec le Patch Tuesday, la perte d’approbation avec le domaine en entreprise avec des comptes protégés par Credential Guard. Le symptôme est un message d’erreur signalant que la relation de confiance a été rompue entre la machine et le domaine Active Directory.

Dans ses notes, Microsoft indique que l’origine du problème a été trouvée : depuis le Patch Tuesday, les mises à jour activent la fonction d’isolation de l’identité de la machine. « Cependant, cette fonctionnalité n’est prise en charge que pour les environnements connectés à des contrôleurs de domaine fonctionnant à un niveau fonctionnel de domaine (DFL) de Windows Server 2025 et supérieur. La fonctionnalité devrait être désactivée ailleurs », indique Microsoft.

Cette situation n’est actuellement pas résolue par une mise à jour. Elle est en revanche atténuée par une procédure consistant à désactiver l’isolation de l’identité machine, en utilisant la même méthode que pour l’activer : soit par Intune, soit par une stratégie de groupe, soit manuellement dans le registre.

Si la formulation de Microsoft laisse penser que les administrateurs sont « fautifs », plusieurs ont remonté à Bleeping Computer et IT-Connect des cas de bascule automatique sur la fonction avec la mise à jour du 8 septembre. En outre, Neowin relève que la désactivation de l’isolation après coup peut casser l’authentification et imposer de sortir puis réintégrer le poste au domaine. Ce qui explique peut-être pourquoi le problème est en statut « Mitigated » et pas « Resolved » sur la page consacrée aux problèmes.

Et le reste ?

Il ne s’agit là que des problèmes directement abordés par Microsoft. Windows Latest a dressé une liste d’autres symptômes remontés par les utilisateurs. Nos confrères expliquent ainsi avoir reçu des rapports sur des plantages continus d’Explorer.exe juste après la connexion, « laissant certains PC bloqués sur un écran noir sans bureau ou barre des tâches fonctionnelles ». Il semble que les machines concernées soient en entreprise, avec des produits comme Citrix UPM, FSLogix, Horizon ou ProfileUnity ProfileDisks sur les configurations. Un simple redémarrage d’Explorer.exe via le Gestionnaire des tâches suffirait à contourner le problème.

Autre fonction a priori cassée : l’Historique de fichiers. C’est une vieille capacité introduite par Windows 8 et qui permet la sauvegarde de plusieurs versions des fichiers vers un périphérique externe de stockage (l’opération n’est pas disponible sur le disque interne). Même si Windows 11 met largement l’accent sur le cloud (via OneDrive) et masque la fonction (on peut la trouver en écrivant « Historique » dans le menu Démarrer), Historique reste là.

Problème, la mise à jour du 8 septembre rend la fonction inexploitable. Chez une partie des utilisateurs, Historique ne parvient plus à détecter les disques externes, même quand il s’agit de ceux déjà utilisés pour la sauvegarde.

Windows Latest pointe également des bugs potentiels avec les GPU AMD. Des joueurs ont signalé des écrans noirs et des gels du système après l’installation de la mise à jour, mais toujours en dehors des jeux. Un fil sur Reddit mentionne une expiration du pilote GPU sans changement récent de ce dernier. Des configurations à base de Radeon RX 6600, RX 7700 XT, RX 7800 XT, RX 7900 GRE, RX 7900 XTX et RX 7900 XT ont été mentionnées.

On note aussi un bug gênant dans Excel : sur certaines machines, quand on copie une cellule et que l’on cherche à la coller dans une autre (dans le même tableau ou non), l’opération n’aboutit pas. Le bug semble se produire avec les séries incrémentées automatiquement quand on fait glisser l’ancrage à la souris. On peut contourner le problème en passant par la fonction Collage spécial. La désinstallation de la mise à jour n’est pas recommandée, à cause des correctifs de sécurité qu’elle contient (29 pour Excel).

Le nombre de régressions a-t-il augmenté ?

La question est délicate. En théorie, plus on intervient dans le code, plus les chances de régression augmentent. C’était vrai avant l’usage intensif des LLM, ça l’est toujours. Pour sa part, Microsoft a indiqué clairement que l’explosion du nombre de correctifs était directement imputable à son infrastructure de LLM. L’éditeur a prévenu que les mises à jour mensuelles corrigeraient ainsi un plus grand nombre de vulnérabilités. Selon Krebs on Security, Microsoft en est environ à 2 600 failles colmatées en tout depuis le début de 2026, soit le double de 2020, jusqu’ici l’année record avec ses 1 245 failles.

Cependant, Microsoft avait également précisé que les mêmes LLM servaient à augmenter les tests de régression. De fait, peut-on mettre les problèmes de cette rentrée sur le compte de cette utilisation massive ? Si l’hypothèse est « séduisante », elle n’est pas prouvée. CrowdStrike souligne par exemple qu’environ la moitié des failles corrigées le 8 septembre concernent des élévations de privilège, dont les correctifs impliquent généralement de resserrer les contrôles. Un processus pouvant effectivement engendrer des effets dans des scénarios peu ou pas testés.

En outre, les bugs engendrés par des mises à jour mensuelles n’ont rien de nouveau. En janvier 2018 par exemple, les correctifs publiés pour les failles Meltdown et Spectre rendaient certaines configurations AMD incapables de démarrer. Quatre ans plus tard, les corrections de janvier 2022 avaient créé de gros problèmes en entreprises, avec des redémarrages en boucle de contrôleurs de domaines et des volumes ReFS inaccessibles.

Si l’usage des LLM augmente mathématiquement les modifications dans le code, l’historique de Microsoft montre que ces problèmes peuvent surgir n’importe quand. Certaines mises à jour majeures, dont les versions H2 sortant à l’automne, sont connues pour créer de nombreuses incompatibilités. Contrairement aux correctifs mensuels cependant, l’entreprise ne les diffuse que petit à petit, au fur et à mesure qu’elle reçoit des signalements et écarte les PC présentant des configurations (matérielles et/ou logicielles) problématiques, jusqu’à ce que les bugs soient résolus.

On manque encore de recul pour établir des statistiques fiables. Pour l’instant, on peut simplement observer que l’historique a montré des régressions tout aussi graves avec des volumes de correctifs bien plus faibles.

Quand un « relou » numérique obtient une sanction… contre celle qu’il a insultée

17 septembre 2026 à 10:57
Relou au carré
Quand un « relou » numérique obtient une sanction… contre celle qu’il a insultée

L’affaire est devenue virale sur LinkedIn et Instagram : insultée par message privé, une entrepreneure s’est retrouvée obligée par la justice de supprimer la publication qu’elle avait postée en réaction. Capture d’écran à l’appui, elle s’y indigne publiquement de la violence sexiste que les femmes subissent en ligne.

C’est l’histoire d’une internaute, sur LinkedIn. Tara Heuzé-Sarmini est entrepreneure, formatrice, et fondatrice de l’association Règles Élémentaires, qui agit contre la précarité menstruelle. Dans l’affaire qui nous occupe, cela dit, Tara Heuzé-Sarminin est avant tout une internaute, qui reçoit quelquefois des messages privés de prospection sur un réseau social professionnel.

Fin août, elle en reçoit un qu’elle juge « généré par une IA ». Comme le texte lui propose de rejoindre un cercle nommé « Band of Brothers », un projet qui se décrit comme « écosystème européen dédié à l’accélération des projets ambitieux », Tara Heuzé-Sarmini répond : « peu probable que je rejoigne un écosystème de bros ». Au bout de cinq minutes, elle reçoit une insulte en guise de réponse.

Une assignation en justice qui suscite l’indignation

Agacée, Tara Heuzé-Sarmini décide de prendre une capture d’écran de l’échange pour s’irriter publiquement du fait que, « 10 ans après #metoo, exister pour une femme, aussi bien sur les réseaux que dans l’espace public, c’est encore s’exposer au (cyber)harcèlement, aux insultes, au dénigrement… ». Des échanges d’insultes, provoquées ou gratuites, sur les réseaux sociaux… L’affaire est courante : elle aurait pu s’arrêter là. Mais la publication de Tara Heuzé-Sarmini gagne en viralité.

Extrait du message de Tara H-S qui explique sur LinkedIn avoir été insultée en message privé – capture d’écran

Deux semaines plus tard, l’entrepreneure publie un nouveau texte, dans lequel elle indique avoir été « assignée en 48 h. Condamnée en 24 h. » D’après l’extrait de la décision de justice qu’elle publie, l’entrepreneure est condamnée à verser 1 500 euros au titre de l’article 700 du code de la procédure civile, et à retirer, sous 24 h, son premier message public. À défaut, elle se retrouve « sous astreinte provisoire (…) de 150 euros par jour de retard ».

Dans les commentaires, on s’émeut de la réaction du plaignant, mais aussi, notamment dans les cercles féministes, de la réactivité de la justice. 48 h pour empêcher une femme insultée de s’agacer publiquement de cette insulte, ça paraît peu, quand on connaît la vitesse de traitement de certaines affaires de cyberharcèlement.

Au tribunal, en janvier 2025, la streameuse Ultia se déclarait par exemple épuisée par un cyberharcèlement ininterrompu depuis 2021. Dans l’affaire qui a opposé le rappeur Booba à la journaliste Linh-Lan Dao, les messages insultants ont été publiés en janvier 2024, le procès s’est tenu le 2 avril 2026 et la décision, rendue le 2 juin, soit deux ans et demi après les faits. Pour comprendre ces apparents écarts de temps, et le fonctionnement de la justice face aux affaires de violence en ligne, il faut se pencher sur les différentes procédures envisagées.

Plainte recevable, mais pas nécessairement fondée

D’autant que les captures d’écran de messages insultants brandies en ligne pour faire exemple, voilà un réflexe qui devient presque fréquent. Qu’on les croise sur LinkedIn, Instagram, TikTok ou d’autres plateformes, celles-ci s’émeuvent, souvent, de la violence gratuite ou de l’absence de modération. « Ce n’est pas parce que c’est courant que juridiquement, cela reste valable », prévient l’avocat Alexandre Archambault. Aux yeux de la Justice, si une insulte est formulée dans le cadre d’un échange privé, le cadre de sa diffusion reste, précisément, privé. Autrement dit, « sur le papier, toute personne qui en affiche une autre, même au nom d’une finalité parfaitement légitime, risque des poursuites au civil ».

Cette explication implique de se pencher sur le cadre des poursuites engagées par l’auteur de l’insulte contre Tara Heuzé-Sarmini. Les deux affaires de cyberharcèlement évoquées plus haut étaient jugées au pénal, c’est-à-dire selon la branche du droit qui se préoccupe des infractions commises contre l’ordre public ou la société.

Comme nous le rappelait Alexandre Archambault en 2024, il existe d’autres manières de se protéger contre les violences numériques, notamment devant une juridiction civile. Ces dernières se préoccupent des litiges entre personnes et entités privées. C’est cette voie qu’a choisie le plaignant, en recourant au référé.

Pour reprendre les explications du ministère de la Justice, le référé est une « procédure judiciaire d’urgence qui permet au juge de prononcer rapidement des mesures provisoires, dans le respect du débat contradictoire ». Dans ce type de mesure d’urgence, « le juge des référés ne se prononce pas sur le fond, juste sur l’évidence », explique l’avocat. Ici, l’évidence est la suivante : un échange privé reste privé, et « le rendre public constitue un trouble manifestement illicite ».

Procédure en appel

Du point de vue du droit, l’action du plaignant peut donc être recevable, quand bien même il est l’auteur de l’insulte initiale. Cela ne veut pas dire qu’elle ne puisse être démontrée infondée, estime Alexandre Archambault, « encore faut-il le soutenir devant le juge ». Et de préciser qu’en l’espèce, la défenderesse n’est pas « condamnée, au sens infamant » souvent accolé aux procédures pénales, mais bien visée par une décision prise au civil, qu’il est possible de contester.

Devant l’audience sollicitée au bout de 48 h, « à plus de 200 km » de chez elle, Tara Heuzé-Sarmini semble s’être trouvée dans l’impossibilité de se rendre au tribunal de Lille pour défendre sa cause (contactée par Next, elle n’avait pas répondu à l’heure de publier ces lignes). Dans de tels cas de figure, Alexandre Archambault enjoint les potentiels personnes assignées à appeler un avocat, dont c’est précisément le métier.

Lui s’interroge par exemple sur le respect des droits de la défense. La Cour européenne des droits de l’homme a déjà rappelé à l’ordre des juridictions françaises dans des cas relativement proches. Et dans la mesure où la défenderesse semble résider « dans un autre ressort que celui où est jugé l’affaire », il estime possible de questionner l’office du juge sur l’article 486 du Code de procédure civile. Ce dernier prévoit en effet : « Le juge s’assure qu’il s’est écoulé un temps suffisant entre l’assignation et l’audience pour que la partie assignée ait pu préparer sa défense. »

Quoiqu’il en soit, l’affaire ne s’arrêtera pas là : Tara Heuzé-Sarmini a déjà indiqué faire appel et ouvert une cagnotte pour financer ses frais de justice. Si elle collecte plus que nécessaire, elle indique avoir « décidé de reverser le différentiel à la Fondation des Femmes pour venir en aide à d’autres victimes de procédures-bâillons ».

Après s’être dé-taggé de la publication initiale de Tara Heuzé-Sarmini, et avoir enlevé les émojis éclair qui entouraient son nom, l’auteur de l’insulte a publié le 16 septembre au soir un message dans lequel il présente ses excuses à la principale concernée.

Après la procédure en référé, des excuses – capture d’écran post LinkedIn

Alexandre Archambault, lui, invite à la mesure dans les propos qui visent l’institution judiciaire : le Code pénal punit « le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance ».

« Non, les femmes victimes de comportements sexistes ou insultants en ligne ne doivent pas s’auto-censurer et restent parfaitement légitimes à les dénoncer, conclut l’avocat. À condition de rester dans les clous : on n’affiche pas le relou (car il faut partir du principe que le relou gagne toujours au jeu du plus relou), on reste factuelle, on ne se fait pas justice soi-même. » En cas de doute, insiste-t-il encore, « on n’hésite pas à consulter un professionnel du droit ».

Suivi publicitaire : Apple modifie sa fenêtre ATT en Europe pour apaiser les régulateurs

17 septembre 2026 à 08:51
Le consentement, ça se mérite
Suivi publicitaire : Apple modifie sa fenêtre ATT en Europe pour apaiser les régulateurs

Apple met en place une nouvelle fenêtre de consentement de suivi publicitaire dans plusieurs pays européens, dont la France et l’Allemagne. Il s’agit pour le constructeur informatique de respecter des engagements pris le mois dernier auprès de l’autorité de la concurrence allemande.

Chose promise, chose due. Le 17 août dernier, la Bundeskartellamt (l’équivalent allemand de notre Autorité de la concurrence) annonçait les engagements pris par Apple sur la fonction d’App Tracking Transparency (ATT). Depuis 2021 et iOS 14.5, Apple exige des apps voulant suivre les utilisateurs (pour de la publicité ciblée) de demander un consentement. Cela passe par une fenêtre ATT, qui permet à l’utilisateur d’accepter ou de refuser la collecte de données personnelles.

Le big bang d’ATT

Depuis son lancement, cette fameuse fenêtre est au cœur de plusieurs procédures devant les régulateurs européens, aiguillés par des éditeurs reprochant à Apple l’iniquité d’un tel dispositif et son caractère asymétrique. En France, Apple a essuyé une amende de 150 millions d’euros en mars 2025. Le régulateur allemand a de son côté obtenu des changements dans cette fameuse fenêtre.

Ces changements vont être visibles dans iOS 27.2 et iPadOS 27.2, deux versions disponibles en bêta depuis mercredi 16 septembre. La France et l’Allemagne sont concernées, comme l’Italie, la Pologne et la Roumanie, « en raison d’exigences légales », précise Apple. Dans le détail, les développeurs auront la possibilité d’utiliser une version alternative de la fameuse invite.

ATT avant / ATT après

Celle-ci présente un design et une formulation différents, avec la possibilité d’afficher des informations supplémentaires concernant la demande de consentement de suivi. Ce panneau complémentaire, présent dans l’application ou une page web, pourra aussi intégrer des contrôles granulaires pour le consentement qui permettront de se conformer au RGPD ou au cadre européen ePrivacy sur la protection de la confidentialité des communications électroniques.

Les développeurs sont cependant prévenus qu’après un passage par ce panneau explicatif, ils devront rediriger l’utilisateur vers l’invite ATT pour garantir que son choix soit bien enregistré.

Double peine

Voilà qui règle en tout cas un autre grief de la Bundeskartellamt sur le double consentement : jusqu’à présent, une app doit en effet demander l’autorisation au titre d’ATT, puis du règlement sur la protection des données. Tout est finalement regroupé dans un seul et même parcours. C’est nettement plus complet que la fenêtre actuelle, mais demande aussi une attention plus soutenue de la part de l’utilisateur qui, bien souvent, lance une app pour y accéder tout simplement sans ce genre de friction.

Apple autorise de plus l’application à proposer de nouveau la fenêtre de consentement ATT un an après le premier choix de l’utilisateur (peu importe qu’il ait accepté ou refusé le suivi). Néanmoins, ce dernier ne recevra pas la nouvelle invite s’il a désactivé l’option « Autorisation du suivi par les apps » dans les réglages Confidentialité et sécurité > Suivi.

En France, Apple est toujours poursuivie par plusieurs groupes de presse après sa condamnation par l’Autorité de la concurrence en mars 2025.

☕️ OpenAI teste les chatbots publicitaires dans ChatGPT

17 septembre 2026 à 08:24


La publicité devient de plus en plus sophistiquée sur ChatGPT. Après les bandeaux de réclame, OpenAI teste désormais les « agents sponsorisés » qui permettent de « discuter » directement avec les annonceurs.

L’idée est simple : quand un utilisateur touche une publicité, il peut être dirigé dans une nouvelle fenêtre de discussion où il pourra poser des questions sur le produit et obtenir des renseignements supplémentaires, avant éventuellement de faire chauffer la carte bancaire sur le site de l’annonceur.

Il s’agit pour le moment d’une expérimentation menée aux États-Unis avec une poignée d’annonceurs. Il s’agit moins d’un agent qu’un chatbot, du même genre que ceux qui apparaissent en général en bas à droite des sites web et qui ajoutent plus de bruit et de confusion qu’ils n’apportent réellement d’informations. À la différence ici que c’est GPT derrière le bot.

OpenAI soigne cette nouvelle activité qui commence, mine de rien, à peser lourd dans la balance : 1 milliard de dollars en rythme annualisé, avait récemment indiqué Sarah Friar, la directrice financière de l’entreprise. Les revenus tirés de la publicité ont progressé de 25 % depuis le mois d’août. La publicité pollue les discussions ChatGPT chez les utilisateurs gratuits et chez les abonnés Go depuis le mois dernier en France.

C’est pourquoi OpenAI lance en parallèle de nouveaux outils pour générer des publicités à partir de requêtes texte, mais aussi pour les mettre à jour et analyser l’efficacité des campagnes. Depuis la semaine dernière, les clients d’Amazon Ads peuvent insérer leurs pubs dans ChatGPT via la plateforme Amazon DSP.

☕️ Démarchage intensif et illégal : Syma Mobile écope de 1,1 million d’euros d’amende

17 septembre 2026 à 06:20


Officiellement, Bloctel n’existe plus depuis le 11 août. Désormais, le démarchage téléphonique est interdit par défaut, sauf consentement explicite préalable. Cela ne signifie pas pour autant que cette pratique intempestive n’existe plus, loin de là. Ce n’est pas non plus la fin des appels frauduleux, toujours très nombreux, souvent mélangés avec le démarchage.

La fin de Bloctel ne signifie pas non plus la fin des sanctions d’entreprises pour non-respect de cette liste d’opposition au démarchage téléphonique. L’opérateur de téléphonie Syma Mobile, racheté en 2022 par SFR, vient ainsi d’écoper d’une « amende administrative de 1 101 228 d’euros prononcée par la direction départementale de la protection des populations de Paris ».

Illustration : Flock

Trois pratiques illégales sont retenues. Pour commencer, Syma Mobile ne s’est pas correctement assuré « de la conformité des fichiers de prospection commerciale » avec la liste Bloctel. De plus, l’opérateur a démarché des consommateurs inscrits sur cette liste d’opposition. Enfin, il a procédé au « démarchage de consommateurs plus de 4 fois au cours d’une période de 30 jours calendaires ».

Avec l’interdiction du démarchage téléphonique par défaut, les sanctions prévues pour les contrevenants sont les mêmes qu’avec Bloctel : jusqu’à 75 000 euros pour une personne physique et 375 000 euros pour une personne morale… par infraction, c’est-à-dire par appel en dehors du cadre légal.

Il y a quelques jours, Neovia Environnement écopait de 801 020 euros d’amende pour « démarchage téléphonique et entrave à l’exercice du droit de rétractation ». Pas question de Bloctel cette fois-ci, mais de démarchage dans le « secteur de la rénovation énergétique alors que cela est interdit » depuis des années. Le Betef aussi a été condamnée pour « démarchage téléphonique abusif », à 92 107 euros d’amende.

Un mois après la fin de Bloctel, le bilan est amer, comme le rapporte TF1 : « la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) fait en effet état de 26 000 signalements concernant du démarchage téléphonique sur sa plateforme officielle SignalConso depuis le 11 août ». Sur les huit premiers mois de 2026, il y avait eu 64 000 signalements.

Une proposition de loi pour que les jeux vidéo ne meurent pas avec leurs serveurs

17 septembre 2026 à 05:47
Sauver les jeux avant le game over
Une proposition de loi pour que les jeux vidéo ne meurent pas avec leurs serveurs

La France Insoumise (LFI) a déposé mardi 15 septembre une proposition de loi pour « garantir les droits des joueurs et joueuses et la pérennité des jeux vidéo ». Un texte qui a très peu de chances d’être voté, mais qui a le mérite de poser de nouveau le débat sur la fin de vie des jeux vidéo.

La question de la fin de vie des jeux vidéo s’était invitée dans le débat public bien avant l’annonce estivale de Sony : à partir de janvier 2028, le constructeur cessera de distribuer les jeux PlayStation sur support physique. Alors que l’industrie freine des quatre fers sur les possibilités d’aménagement après l’arrêt de la commercialisation d’un jeu ou l’extinction des serveurs dédiés, une proposition de loi pour garantir la pérennité des jeux vidéo a été déposée par Ugo Bernalicis, député LFI du Nord.

Un texte peu jouable, mais pas anecdotique

L’auteur de la proposition l’admet bien volontiers : plusieurs des dispositions de son texte se heurtent au cadre juridique de l’Union européenne, « notamment en matière de propriété intellectuelle et de droit d’auteur ». La probabilité qu’il soit voté par les députés est donc aussi mince qu’une chance de passer entre deux carapaces bleues dans le dernier tour de Mario Kart.

Il s’agit toutefois d’ouvrir le débat afin de faire évoluer le cadre européen. Interpellée par l’initiative Stop Killing Games et sa pétition signée par 1,3 million de citoyens européens, la Commission avait botté en touche, se contentant d’annoncer un code de conduite sur la fin de vie des jeux et une meilleure communication sur les droits des consommateurs.

Actuellement, en l’absence d’un cadre juridique sur la fin de vie des jeux, les joueurs sont contraints de faire valoir leurs droits devant les tribunaux, au cas par cas. Pour LFI, c’est intenable : « On ne pourra pas faire l’économie d’une initiative législative en la matière afin d’inscrire durablement la défense des droits des joueur•euses en ligne parmi les priorités des pouvoirs publics. »

Le principe n’est pas d’imposer aux éditeurs de poursuivre indéfiniment l’exploitation d’un jeu ou de maintenir à leurs frais les serveurs indispensables à son bon fonctionnement. Mais de poser une « limite claire » : quand un consommateur a payé pour accéder à une œuvre, « la cessation de son exploitation commerciale ne doit pas pouvoir entraîner la disparition de l’accès à cette œuvre ».

Les éditeurs restent libres de mettre fin à l’exploitation commerciale de leurs titres, mais ils ne doivent pas pouvoir décider unilatéralement que l’œuvre est désormais inaccessible à tous ceux qui ont payé pour pouvoir y accéder.

Une plateforme publique pour les jeux en fin de vie

L’idée maîtresse de la proposition de loi est de confier à la Bibliothèque Nationale de France (BNF) « une nouvelle mission de conservation et de mise à disposition des jeux vidéo dont l’exploitation commerciale a cessé sans qu’une solution garantissant effectivement leur accès ne soit assurée. »

Quelques uns des trésors de la BNF. Image : Cyril Trigoust et Sébastien Gavois

Depuis 1992, la BNF assure le dépôt légal de tout ce qui concerne le multimédia, jeux vidéo compris. L’institution met tous ces éléments à disposition des chercheurs, mais pas du grand public. Dans le cadre de la proposition de loi, la BNF créerait une plateforme publique de conservation et de diffusion du patrimoine vidéoludique.

Cette plateforme mettrait à disposition une copie des jeux après la fin de leur exploitation commerciale : gratuitement pour les joueurs ayant acquis un droit d’accès ; payant pour ceux qui n’avaient pas acquis ce droit d’accès. Les recettes seraient réparties entre la BNF et les titulaires des droits sur le jeu. La charge pour l’État de cette nouvelle mission serait compensée par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs.

Les modalités tarifaires et de répartition des recettes sont renvoyées à un décret en Conseil d’État, tout comme les modalités de transmission à la BNF des éléments nécessaires à la conservation et au fonctionnement du jeu vidéo, ainsi que les conditions techniques de conservation, de restauration et de mise à disposition des jeux.

La proposition de loi a été renvoyée à la commission des affaires culturelles et de l’éducation. Le texte veut s’inscrire dans une réflexion plus globale pour faire du jeu vidéo un bien culturel protégé au titre de l’exception culturelle française, ce qui suppose « une véritable politique publique en la matière, notamment à travers la création du Centre national du Jeu Vidéo (CNJV), sur le modèle du CNC pour le cinéma ». Un centre qui aurait pour mission de soutenir la filière, de réguler le secteur et de mieux protéger les joueurs « face aux prédations économiques des grands acteurs de l’industrie ».

À l’occasion du Sommet Lumière consacré à l’avenir du cinéma et des images animées le 7 septembre dernier, Emmanuel Macron a annoncé la création d’un Festival international du jeu vidéo (PDF), un rendez-vous « de la création, de l’innovation, des joueurs et de l’industrie », a expliqué le président de la République. Ce dernier « considère très profondément que le jeu vidéo fait partie de notre culture et doit faire partie d’ailleurs de l’exception culturelle française, comme nous avons su le faire pour le cinéma et toutes les créations ». Aucun détail n’a été donné sur la date ou le lieu d’un tel événement.

☕️ Apple prépare un effacement renforcé du stockage de l’iPhone

17 septembre 2026 à 05:14


Une nouvelle option de suppression des données a fait son apparition dans la première bêta d’iOS 27.2, distribuée par Apple ce mardi 15 septembre. D’après le bout de code déniché par 9to5Mac, cette fonction est présente dans le panneau « Effacer contenu et réglages » du menu « Transférer ou réinitialiser l’iPhone ». Elle écrase complètement le stockage de l’iPhone : l’opération le remplace par des données vierges, y compris l’espace qui n’est pas utilisé activement.

Le constructeur prévient que le dispositif peut prendre plus de temps qu’un effacement du stockage standard, et qu’il peut affecter la durée de vie du smartphone. Actuellement, un iPhone n’a pas besoin d’écraser physiquement toutes les données pour les rendre inaccessibles : les données sont en effet chiffrées. Dans le cas d’un effacement classique, l’appareil détruit les clés de chiffrement nécessaires pour accéder aux données. Sans les clés, elles sont illisibles.

Apple l’explique dans cette page d’assistance : « L’effacement supprime toutes les clés présentes dans l’espace de stockage effaçable de l’appareil et chiffre l’ensemble des données utilisateur de l’appareil pour les rendre inaccessibles. » La nouvelle option va plus loin : elle détruit complètement les clés en écrasant l’ensemble du stockage.

Cette nouveauté est donc une mesure de sécurité supplémentaire qui devrait se limiter à la Chine. Le pays met en effet en œuvre une nouvelle norme : à partir du 1er janvier 2027, les smartphones et autres appareils électroniques – le code référence également l’iPad, le HomePod et le Vision Pro – devront proposer un moyen d’effacer complètement les données stockées, par exemple en les écrasant.

« Nous sommes du même camp : il est temps de rejoindre la presse indépendante »

Par : Tribune
17 septembre 2026 à 04:34

« Nous sommes du même camp : il est temps de rejoindre la presse indépendante »

Trente-cinq médias et organisations, dont Next, ont répondu à l’appel lancé par La Presse libre pour soutenir la presse indépendante et défendre le pluralisme.

Depuis cet été en France, nos requêtes Google ne pointent plus vers des sources. Digérant des millions de pages internet, le moteur de recherche nous apporte désormais une réponse générée par intelligence artificielle (IA). Ce faisant, Google méprise celles et ceux qui produisent l’information et s’accapare le fruit de leur travail.

Si les plus gros acteurs médiatiques pactisent avec les géants de l’intelligence artificielle, les acteurs plus modestes sont ignorés et se retrouvent totalement invisibilisés. Avec l’IA, les citoyens et citoyennes sont privés d’une part de leur libre arbitre. Ils ne choisissent plus comment ils s’informent, « on » choisit à leur place.

Google n’est qu’un exemple de la manière dont les big tech vampirisent l’information et orientent le débat public. Avant lui, Facebook avait sciemment mis au ban les médias dans les suggestions faites aux internautes. Trop peu rentables commercialement.

Tribune défense du pluralisme de la presse – crédit La Presse libre

Tout cela ne fait que renforcer un phénomène que nous ne connaissons que trop bien : l’accaparement de la production d’information par quelques-uns au détriment de toutes et tous.

Les médias indépendants n’auront jamais à leur tête un milliardaire prêt à perdre des dizaines de millions d’euros par an pour posséder un titre de presse et l’influence qui va avec. Ils ne comptent que sur vous. Dans une période où la clarté du débat public et l’honnêteté du journalisme doivent plus que jamais primer, où l’enquête doit l’emporter sur la déférence, où il faut des médias libres pour défendre les libertés, nous vous lançons cet appel solennel et collectif.

Vous seuls, lectrices et lecteurs, nous permettrez de ne pas être définitivement invisibilisés. Il ne s’agit pas de défendre nos petites chapelles mais le pluralisme des points de vue c’est-à-dire, in fine, la démocratie, la liberté et l’égalité. Nous sommes du même camp. Rejoignez-nous, relayez, donnez, abonnez-vous ! C’est l’heure.

Les signataires : La Presse libre, Coop médias, Arrêt sur images, Basta, Blast, Cerise la coopérative, La Déferlante, Le Média, Le Poulpe, Le Syndicat de la presse pas pareille, Les Jours, Les utopiques, L’Iceberg, L’Observatoire des multinationales, Marsactu, Mediacités, Mediapart, Next, Politis, Qui vive, Reflets, Reporterre, Rue89 Bordeaux, Rue89 Lyon, Rue89 Strasbourg, Socialter, Splann !, Vert, Bon Pote, Alternatives économiques, Vertige, Rural, Le Cri, Boudu, Clutch.


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