La nouvelle flambée de contestation apparue fin décembre, qui ne cesse de s’étendre dans le pays, va-t-elle être réprimée comme l’ont été les précédentes ?
ENTRETIEN - Si Donald Trump a annoncé son intention de reconstruire l’industrie pétrolière du Venezuela à l’aide d’entreprises américaines, ce n’est pas la question énergétique qui a motivé l’arrestation de Nicolás Maduro, analyse le géographe Nicolas Mazzucchi.
CHRONIQUE - La République islamique présente nombre de points communs avec le Venezuela chaviste. Dont le fait d’avoir ruiné un pays immensément riche.
TRIBUNE - Les prétentions américaines sur le Groenland rappellent aux Européens que le monde est entré dans une nouvelle ère de prédateurs néoimpériaux, analyse l’ancien ministre. Dans ce contexte, l’Europe doit investir massivement dans la défense et assumer la préférence communautaire.
TRIBUNE - S’il faut saluer les efforts déployés par le président de la République pour arracher aux Américains et aux Européens des garanties de sécurité pour l’Ukraine, l’adhésion du pays à l’UE, comme le prévoit le plan de paix américain, déstabiliserait profondément le continent.
TRIBUNE - Loin d’être une victoire pour les droits de l’homme, l’arrestation de Nicolas Maduro par les États-Unis, en violation de la souveraineté vénézuélienne, nuit à l’architecture de la sécurité internationale, estime le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.
TRIBUNE - En dépit du non-respect des règles formelles du droit international, l’intervention américaine au Venezuela peut se justifier au nom de la résistance à l’oppression. Mais cet emploi de la force ne doit pas être le préalable d’une mise sous tutelle, analyse Jean-Éric Schoettl, l’ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel.
FIGAROVOX/TRIBUNE - L’adoubement par les Américains de la vice-présidente Delcy Rodríguez, sans concertation avec l’opposition, suscite l’inquiétude de tous ceux qui se sont réjouis avec les Vénézuéliens de la chute du dictateur, pointe la philosophe Renée Fregosi.
CHRONIQUE - Si les États-Unis intervenaient militairement au Groenland, il y a fort à parier que les Européens ne montreraient pas la moindre solidarité militaire avec le Danemark, et ne sanctionneraient même pas l’économie américaine.
GRAND ENTRETIEN - Après l’enlèvement de Nicolás Maduro, l’historienne vénézuélienne* rappelle les exactions du gouvernement chaviste et la souffrance de son peuple. Elle confie son espoir de voir l’opposition démocratique portée par María Corina Machado arriver enfin au pouvoir.
TRIBUNE - Si l’arrestation extrajudiciaire du président vénézuélien heurte, à première vue, le principe de souveraineté territoriale, elle est juridiquement défendable, estime Julien Lalanne de Saint-Quentin, enseignant au King’s College de Londres.
«L’arrestation ciblée d’un individu soupçonné de crimes internationaux majeurs relève d’un registre juridique distinct : celui du droit pénal international des personnes, et non du droit des relations interétatiques.»
En renversant le dictateur vénézuélien, Nicolas Maduro, Donald Trump étend la zone d’influence des États-Unis à l’Amérique latine et ouvre la voie à un grand chamboulement géopolitique.
Le pouvoir des mollahs n’est pas encore menacé d’effondrement, mais il est incapable d’offrir un nouvel horizon à un peuple qui ne croit plus à ses promesses sans lendemain.
CHRONIQUE - Il est assez cruel de constater que les Européens semblent incapables, depuis plus d’un siècle, de faire seuls la paix sur leur continent lorsque des conflits y surgissent.
Pour concrétiser « l’espoir » de Mar-a-Lago, le président américain devra persuader son homologue russe qu’il ne lui offrira pas à la table des négociations ce qu’il n’a pas su conquérir par la force.
CHRONIQUE - En mettant en garde contre un « effacement civilisationnel » de l’Europe, la Maison-Blanche a pointé l’islamisation accélérée de notre continent, les flux migratoires et la chute dramatique de la natalité. Mais nos dirigeants, eux, restent enfermés dans le déni.
FIGAROVOX/TRIBUNE - En écartant la solution proposée par l’Allemagne, lors du conseil européen du 18 décembre sur l’aide à l’Ukraine, la Belgique de Bart de Wever a rappelé à Berlin et à la Commission qu’au sein de l’UE, les États demeurent les maîtres, analyse l’ancien haut fonctionnaire à la Commission européenne, Bruno Alomar.
Le Premier ministre belge Bart de Wever tient une conférence de presse lors d’un sommet des dirigeants de l’Union européenne, à Bruxelles, Belgique, le 19 décembre 2025.