Vue normale

Essai Dacia Spring 2026 de 100 ch

9 mars 2026 à 15:16

Dacia, le champion européen de Renault Group monte en gamme et muscle son jeu. Tout le catalogue s’enrichit de motorisations en phase avec le marché et sa clientèle n’hésite plus désormais à réclamer des équipements toujours plus modernes. La Spring ne fait pas exception, et s’éloigne en 2026 du modèle tout juste acceptable lancé en 2021. Nous l’avons prise en main dans les environs de Nice.

Un style bien plus moderne depuis 2024

On se rappelle de notre essai de la première Spring, nous étions en 2021. La première électrique de la marque n’avait quasiment rien pour elle, à commencer par son dessin. Son usage était pour le moins limité, avec un confort et des équipements qui nous renvoyaient vingt ans en arrière. Depuis, Dacia a revu sa copie, et la nouvelle mouture passe presque inaperçue dans la circulation depuis son gros restylage datant de quelques mois. Pas de surprise ici, le visage n’a pas changé avec une signature lumineuse à LEDs à l’avant, et un design globalement beaucoup plus moderne.

Pour autant, elle a toujours cette position sur la route un peu maladroite, notamment à l’arrière avec une carrosserie semblant surélevée sur des pneus fins. Elle n’a quand même pas l’air d’une voiture sans permis bodybuildée. Qu’on ne s’y trompe pas, on ne la prendra pas pour ce qu’elle n’est pas. Elle a toutefois ce petit quelque chose de rafraîchissant dans un paysage où les voitures sont de plus en plus grosses. Oui, elle semble cantonnée exclusivement à la ville. On note quelques petits détails appartenant à un passé pas si lointain, comme la tige servant d’antenne radio. Avec ses imposants pare-chocs et ses élargisseurs d’ailes en plastique brut, elle paraît parée aux chocs typiques d’une vie urbaine.

Un grand écran connecté

On connaissait déjà ce nouvel habitacle. Il reprend l’ambiance résolument moderne du Duster, avec du style et des technologies, sans trop en faire. On a ici un peu plus que l’essentiel, et des voitures plus chères en donnent même parfois moins. Le design de la planche de bord se montre plutôt valorisant. Bien sûr, il faut composer avec des plastiques durs, qui à défaut d’apporter une touche de luxe, lui confèrent une certaine robustesse. Rien n’est compliqué pour les usagers. Les commandes du bloc de climatisation ? Simples comme bonjour.

Un écran tactile de 10,1 pouces assure toute la connectivité que l’on attend d’une citadine en 2026. Dans cette finition, on peut compter sur Apple CarPlay et Android Auto, histoire de ne pas être dépaysé. Pour recharger ses appareils, on peut se reposer sur des prises USB-C. On adore le support téléphone si nécessaire, et bien sûr les très astucieuses attaches « YouClip », qui permettent d’accrocher ici et là différents accessoires disponibles. Sincèrement, on ne se sent pas si mal dans cette petite voiture. À l’arrière, on peut imaginer non pas voyager, mais emmener deux collègues pour aller au restaurant à 5 minutes du bureau. On est une fois de plus très étonné du coffre de 308 litres (+ frunk) de capacité dans cette Spring qui prend pourtant si peu de place.

100 ch qui changent tout !

On revient de loin ! La première génération de Spring n’avait que 45 chevaux sous le capot, et un couple de vélo électrique. On exagère à peine… Mais Dacia a mis maintenant le turbo, si l’on peut dire, avec désormais 100 chevaux pour le modèle « haut de gamme ». Clairement, ça change tout ! Niveau performances, on descend sous les 10 secondes pour atteindre les 100 km/h. Le constructeur d’origine roumaine aime communiquer sur la reprise 80 à 120 km/h, qui ne prend que 6,9 s. Et pour qu’elle puisse s’aventurer sur les voies express sans se traîner, la vitesse de pointe de 125 km/h suffit bien. On se surprend même à devoir regarder le compteur sur certaines portions de départementales, pour s’assurer de préserver notre permis.

Question autonomie, la fiche technique parle de 225 km. Pour cela, Dacia se repose sur une nouvelle batterie LFP (Lithium Fer Phosphate) de 26,8 kWh au lieu d’une NMC (Nickel Manganese Cobalt) pour une meilleure durée de vie et plus de sécurité. Les plus observateurs l’auront remarqué, ça n’ajoute pas plus de bornes pour autant, mais ça coûte moins cher. Car, on y reviendra, la voiture s’avère moins bon marché qu’auparavant. Sincèrement, on conduit désormais une voiture ayant une réactivité normale, prenant de la vitesse comme la plupart des citadines du moment, dont certaines bien plus grosses qu’elle. Entendons-nous bien, on n’évoque pas là des performances de GTi, mais d’une petite voiture à vocation urbaine, capable sur le papier de s’éloigner des villes.

Bien plus agréable à conduire

Justement, avant de partir, un regard sur les gommes nous surprend de la mauvaise façon. Les pneumatiques Linglong d’origine chinoise sont reconduits. Sauf que Dacia a travaillé sur son châssis, et la voiture n’a plus rien de la patineuse artistique, notamment sur le mouillé. Cette Spring de 100 ch sauce 2026 a droit à ce qui semble être la norme ailleurs, une barre antiroulis avant. S’il n’y avait que ça… On trouve aussi de nouvelles suspensions et plein d’autres petits ajustements. On ne conduit tout simplement pas la même voiture que nous avons connue à ses débuts. Elle ne s’avachit pas exagérément sur ses appuis, et garde raisonnablement bien son cap pour que l’on puisse parler d’une conduite plutôt sûre.

Si elle gagne en stabilité, elle a pris aussi un certain embonpoint, et dépasse désormais la tonne. À date, elle ne paie ainsi toujours pas le stationnement dans la capitale. N’oublions pas non plus qu’au passage, pour être commercialisée chez nous, elle s’équipe d’ADAS sophistiquées, celles tombant sous l’obligation de la norme GSRII. Maintenant, on ne risque pas non plus l’endormissement au volant de cette voiture qui, dans notre réalité n’atteint pas les 200 km, et moins encore si vous prenez l’autoroute. Si c’est nécessaire, la recharge en DC (40 kW) est accessible pour une recharge à 80 % en 30 minutes. Comptez sur moins de 3h30 sur une Wallbox de 7 kW. Petit bonus, le V2L que certains SUV bien plus onéreux ne supportent même pas.

Sans bonus, sa carrière se complique en France

Alors voilà, Dacia a modernisé sa Spring, et c’était plus que nécessaire pour espérer continuer à avoir une carrière commerciale honorable en Europe. Seulement, depuis on a sur le marché une Citroën ë-C3 bien moins chère, et une future nouveauté qui pourrait lui faire beaucoup de mal, la Twingo, elle aussi annoncée à un tarif bien plus compétitif. Le hic de la fabrication en Chine de la Spring pèse plus que jamais sur son prix, lui interdisant tout bonus, à l’exception de la maigre prime CEE. La gamme démarre sous la barre des 17 000 € et atteint les 19 700 € dans notre version huppée.

L’article Essai Dacia Spring 2026 de 100 ch est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Volvo : recul des ventes, l’électrique progresse

9 mars 2026 à 15:12

Volvo voit ses ventes reculer de 10 %, pénalisées par les tarifs douaniers. Les modèles 100 % électriques poursuivent toutefois leur croissance.

Les ventes mondiales du constructeur automobile suédois Volvo Cars ont reculé au cours des trois derniers mois jusqu’à fin février. Le groupe explique cette baisse par un contexte commercial difficile, marqué notamment par des droits de douane plus élevés et certaines évolutions réglementaires sur plusieurs marchés clés. Malgré ce recul global des volumes, les modèles 100 % électriques du constructeur affichent une progression notable, illustrant la transformation en cours du marché automobile et la montée en puissance de la mobilité électrique dans la stratégie industrielle de la marque.

Des ventes en baisse dans un contexte commercial tendu

Sur la période de trois mois qui s’achève en février, Volvo Cars indique avoir vendu 156 965 véhicules dans le monde. Ce volume représente une baisse de 10 % par rapport à la période comparable précédente. Le constructeur, majoritairement détenu par le groupe chinois Geely Holding, évoque plusieurs facteurs expliquant ce ralentissement des ventes automobiles.

Parmi les éléments cités figurent les droits de douane appliqués sur certains marchés, mais aussi des évolutions réglementaires jugées défavorables, notamment aux États-Unis. Ces conditions de marché compliquées ont pesé sur la dynamique commerciale du constructeur, déjà confronté à un environnement concurrentiel intense dans l’industrie automobile mondiale.

La situation commerciale a également été affectée par des facteurs conjoncturels. Volvo Cars souligne par exemple que la période prolongée des vacances du Nouvel An en Chine a contribué à ralentir l’activité, le marché chinois représentant un débouché important pour de nombreux constructeurs automobiles internationaux.

Dans ce contexte, la marque suédoise a reconnu que la période récente s’est déroulée dans un environnement économique et commercial particulièrement exigeant pour l’ensemble du secteur automobile.

Les voitures électriques tirent la croissance

Malgré la baisse globale des volumes de véhicules vendus, Volvo Cars enregistre une progression marquée de ses modèles entièrement électriques. Les ventes de ces véhicules ont augmenté de 18 % sur la période, ce qui représente désormais 25 % de l’ensemble des voitures écoulées par la marque.

Cette performance illustre la montée en puissance de la gamme électrique du constructeur, qui poursuit son repositionnement vers une offre de mobilité plus durable. Le développement des motorisations électriques constitue en effet un axe central de la stratégie industrielle de Volvo Cars, dans un contexte de transition énergétique accélérée dans l’automobile.

Les ventes de véhicules électrifiés au sens large, qui incluent à la fois les modèles 100 % électriques et les hybrides rechargeables, affichent toutefois une évolution plus contrastée. Sur la période, ces modèles ont reculé de 2 %, tout en représentant 49 % du volume total des véhicules vendus.

Cette proportion confirme néanmoins le poids croissant des motorisations électrifiées dans le portefeuille produits du constructeur suédois, alors que les normes environnementales et la demande des consommateurs poussent l’industrie automobile vers une réduction progressive des motorisations thermiques traditionnelles.

Une stratégie industrielle tournée vers l’électrique

Dans cette logique de transformation, Volvo Cars prévoit d’augmenter la production de son nouveau SUV entièrement électrique EX60. La production de ce modèle doit démarrer au printemps en Suède.

Le constructeur justifie cette décision par une demande jugée forte sur plusieurs marchés européens, notamment en Allemagne. L’EX60 doit ainsi renforcer l’offre de SUV électriques de la marque, un segment particulièrement stratégique dans l’industrie automobile actuelle où les véhicules utilitaires sport dominent largement les ventes.

Cette montée en cadence de la production intervient dans un contexte financier plus contrasté pour le constructeur. Le mois précédent, Volvo Cars avait annoncé une chute de 68 % de son bénéfice au quatrième trimestre. Cette baisse était liée notamment à des ajustements de prix réalisés par l’entreprise afin de soutenir la demande dans un contexte de marché jugé plus faible.

Malgré ces difficultés, Volvo Cars anticipe une croissance annuelle de ses volumes de ventes en 2026. Le groupe reconnaît toutefois devoir composer avec un environnement externe qu’il qualifie de durablement difficile.

Les tensions commerciales internationales constituent également un facteur d’incertitude pour le secteur automobile. Les droits de douane appliqués aux voitures en provenance de l’Union européenne vers les États-Unis ont ainsi été relevés à 27,5 % contre 2,5 % auparavant, avant d’être ramenés à 15 %. Cette mesure a été appliquée rétroactivement à partir du 1er août.

Sur les marchés financiers, les actions Volvo Cars sont restées globalement stables lors des échanges du matin après l’annonce de ces chiffres. Toutefois, depuis le début de l’année, le titre affiche une baisse d’environ 25 %. Le constructeur doit publier ses résultats du premier trimestre le 29 avril, un rendez-vous attendu pour évaluer l’évolution de ses performances dans un secteur automobile en pleine mutation.

Notre avis, par leblogauto.com

La baisse des ventes confirme que Volvo Cars n’échappe pas aux tensions commerciales et au ralentissement de la demande sur certains marchés. En revanche, la progression des modèles 100 % électriques montre que la stratégie d’électrification du constructeur commence à produire des effets visibles. La future production du SUV EX60 devrait jouer un rôle clé dans cette dynamique, notamment en Europe. Reste à savoir si cette croissance de l’électrique suffira à compenser les pressions économiques et réglementaires qui pèsent actuellement sur l’ensemble de l’industrie automobile.

Crédit illustration : Volvo.

L’article Volvo : recul des ventes, l’électrique progresse est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Waymo : des robotaxis accusés de dépasser des bus scolaires

9 mars 2026 à 13:17

Le NTSB enquête sur des robotaxis Waymo accusés d’avoir dépassé des bus scolaires à l’arrêt au Texas, en violation de la réglementation routière.

Les véhicules autonomes développés par Waymo, filiale du groupe Alphabet Inc., font à nouveau l’objet d’une enquête aux États-Unis. Le National Transportation Safety Board (NTSB) a indiqué examiner un nouvel incident impliquant un robotaxi qui aurait dépassé un bus scolaire à l’arrêt, une manœuvre interdite par la législation de l’État du Texas lorsque les signaux lumineux du bus sont activés.

Cet événement relance les interrogations autour du comportement des systèmes de conduite autonome face à certaines situations complexes de circulation. Les interactions entre véhicules autonomes, bus scolaires, piétons et autres usagers de la route représentent un enjeu important pour la sécurité routière et pour le déploiement à grande échelle des robotaxis.

Une enquête après un incident à Austin

Selon les informations communiquées par le NTSB, l’incident le plus récent s’est produit le 12 janvier à Austin, au Texas. À ce moment-là, un autobus scolaire était à l’arrêt pour embarquer des passagers, avec ses signaux lumineux activés comme l’exige la réglementation de transport scolaire.

Dans ce type de situation, la loi du Texas impose aux automobilistes et aux conducteurs de s’arrêter derrière le bus afin de protéger les élèves qui montent ou descendent du véhicule. Le dépassement d’un bus scolaire dans ces conditions constitue une infraction routière car il peut mettre en danger les enfants traversant la chaussée.

Le NTSB a précisé que cet incident impliquant un robotaxi de Waymo fait actuellement l’objet d’une enquête approfondie. Les autorités de sécurité des transports cherchent à comprendre comment le système de conduite autonome du véhicule a interprété la situation et pourquoi il a finalement dépassé le bus scolaire.

L’agence fédérale a également indiqué être informée d’un autre événement survenu le 14 janvier, impliquant également un véhicule Waymo et un bus scolaire. Dans ce cas précis, le bus concerné était un modèle International School Bus 2023 utilisé pour un service de transport destiné à des besoins spéciaux.

Ces incidents interviennent dans un contexte où les véhicules autonomes circulent déjà dans plusieurs villes américaines, notamment dans le cadre de services de robotaxi. Les technologies embarquées reposent sur un ensemble de capteurs, de caméras, de radars et d’algorithmes destinés à analyser l’environnement routier et à prendre des décisions de conduite en temps réel.

Une interaction complexe avec le trafic

Dans le cas étudié par les enquêteurs, le véhicule autonome aurait d’abord respecté l’arrêt imposé par la présence du bus scolaire. Le robotaxi de Waymo se serait immobilisé derrière le bus lorsque celui-ci s’est arrêté pour prendre des passagers.

Cependant, la situation s’est ensuite complexifiée lorsque d’autres véhicules présents sur la route ont dépassé le bus scolaire malgré les signaux actifs. Face à ce comportement inattendu du trafic environnant, le système du robotaxi a demandé une confirmation à un opérateur d’assistance à distance.

Selon les informations communiquées par le NTSB, le véhicule autonome a interrogé l’opérateur pour savoir s’il s’agissait d’un bus scolaire avec des signaux actifs. L’agent distant aurait répondu négativement. À la suite de cette réponse, le robotaxi a finalement dépassé le bus scolaire.

Cet enchaînement d’événements met en lumière les défis auxquels sont confrontés les systèmes de conduite autonome lorsqu’ils doivent interpréter des situations routières ambiguës ou lorsque le comportement des autres usagers ne respecte pas strictement les règles du code de la route.

Les véhicules autonomes doivent en effet analyser de nombreuses variables : signalisation routière, marquage au sol, feux lumineux, mouvements des piétons, comportement des autres automobilistes et conditions de circulation. Une mauvaise interprétation de l’environnement peut conduire à une décision de conduite inappropriée.

Des incidents déjà signalés auparavant

Ces nouveaux événements surviennent après un rappel de véhicules autonomes annoncé par Waymo en décembre. À cette période, des responsables de l’État du Texas avaient signalé que les robotaxis de l’entreprise avaient dépassé illégalement des bus scolaires à au moins 19 reprises depuis le début de l’année scolaire.

Face à ces signalements, la filiale d’Alphabet avait procédé au rappel de certains véhicules autonomes afin d’apporter des corrections à son système de conduite automatisée. Les campagnes de rappel dans le domaine des véhicules autonomes visent généralement à mettre à jour les logiciels embarqués ou à modifier certains paramètres de conduite.

L’enquête du NTSB pourrait déboucher sur la publication de recommandations de sécurité. L’agence américaine a indiqué qu’elle prévoit de formuler des propositions afin de prévenir la répétition d’incidents similaires impliquant des véhicules autonomes et des bus scolaires.

Ces recommandations pourraient concerner l’amélioration des algorithmes de détection, la gestion des situations de circulation atypiques ou encore les procédures d’assistance à distance utilisées par les opérateurs humains.

Le développement des robotaxis et des technologies de conduite autonome représente un enjeu majeur pour l’industrie automobile et la mobilité urbaine. Toutefois, la sécurité routière demeure un élément central dans l’évaluation de ces technologies avant leur déploiement à grande échelle sur le réseau routier.

Notre avis, par leblogauto.com

Cet incident illustre les difficultés auxquelles peuvent être confrontés les systèmes de conduite autonome face à des situations routières complexes. L’interaction entre robotaxis, bus scolaires et autres véhicules nécessite une interprétation fiable des règles de circulation. L’intervention d’un opérateur à distance dans la décision finale souligne également que l’autonomie complète reste encadrée par une supervision humaine. Les recommandations du NTSB pourraient contribuer à améliorer la sécurité des véhicules autonomes dans des environnements urbains réels.

Crédit illustration : Waymo.

L’article Waymo : des robotaxis accusés de dépasser des bus scolaires est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Cupra Born 2026: à découvrir avec nous en vidéo

9 mars 2026 à 12:13

La nouvelle CUPRA Born arrive avec une mise à jour importante qui touche autant au design qu’à l’habitacle et à la technique, avec jusqu’à 240 kW 326 ch et environ 600 km d’autonomie annoncée. Produite à Zwickau à partir du deuxième trimestre 2026 et commercialisée à l’été 2026, elle repose toujours sur la plate forme MEB mais avec une gamme de motorisations simplifiée et une dotation technologique renforcée. Découvrez la en exclusivité dans notre reportage vidéo en cliquant sur lire la suite.

Un style encore plus affirmé

La Born est le premier modèle 100 pour cent électrique de CUPRA et occupe une place centrale dans la stratégie de la marque qui revendique plus d’un million de véhicules vendus en sept ans avec une gamme complète comprenant Leon Formentor Born Tavascan et Terramar. Dans cette logique la mise à jour de la Born doit consolider le rôle de compacte EV au caractère plus affirmé que la moyenne sur le marché européen où CUPRA se positionne comme un acteur anticonformiste. Elle s’inscrit aussi dans une chronologie qui verra arriver la Raval en 2026 interprétation radicale de la citadine électrique appelée à élargir encore l’offre.

La Born adopte désormais une face avant dite shark nose avec bouclier redessiné et nouveaux projecteurs Matrix LED triangulaires qui signent la voiture de jour comme de nuit. À l’arrière le bouclier et le hayon évoluent le diffuseur gagne en présence et le logo CUPRA devient lumineux intégré dans une signature arrière en relief avec effet 3D et animation d’accueil coordonnée avec l’avant. Les poignées de portes avant et arrière sont désormais éclairées et cinq types de jantes sont proposés dont de nouvelles 19 pouces et des 20 pouces avec la Firestorm cuivrée montables en 235 mm de large pour optimiser adhérence et efficience aérodynamique. La palette de couleurs est complétée par le Gris Timanfaya qui rejoint le Blanc Nevada le Noir Minuit le Bleu Aurore le Gris Brume et le Vert Esterel pour renforcer les possibilités de personnalisation.

Un intérieur plus fonctionnel et mieux équipé

À bord le combiné numérique passe à 10,25 pouces contre 5,3 auparavant en association avec un écran central de 12,9 pouces doté d’un nouveau système d’exploitation Android et d’une barre tactile rétro éclairée. Le volant redessiné abandonne les commandes sensitives pour des boutons physiques plus intuitifs avec des satellites réservés aux modes de conduite et des palettes de régénération sur les versions 170 et 240 kW. Les sièges baquets de série ou CUPBucket sur VZ les panneaux de portes et les inserts paramétriques 3D ont été revus tandis que l’éclairage d’ambiance se prolonge sur les portes et le tableau de bord en s’adaptant au mode choisi.

CUPRA insiste aussi sur les matériaux avec un tableau de bord moulé intégrant jusqu’à 75 pour cent de matières recyclées et des tissus utilisant du fil SEAQUAL issu de plastiques marins ou du Dinamica contenant 73 pour cent de matière recyclée pour les zones centrales des sièges avant et arrière. La dotation en équipements comprend une clé numérique sur smartphone avec partage possible jusqu’à cinq clés une recharge filaire jusqu’à 90 W en USB C une recharge sans fil 15 W refroidie à l’avant et deux prises 45 W à l’arrière. Un système audio Sennheiser à 10 haut parleurs avec technologie Contrabass est proposé ainsi qu’une signature sonore intérieure spécifique en modes CUPRA et Performance et une fonction Vehicle to Load capable d’alimenter des appareils externes ainsi qu’un crochet d’attelage pour porte vélos.

Trois versions, des ADAS dernier cri

La gamme technique se structure autour de trois versions 140 kW 190 ch avec batterie de 58 kWh pour environ 450 km d’autonomie 170 kW 231 ch avec batterie de 79 kWh et une VZ à 240 kW 326 ch avec la même batterie de 79 kWh ces deux dernières visant environ 600 km. La Born VZ annonce 545 Nm un 0 à 100 km h en 5,6 s et 200 km h en vitesse maximale avec une recharge en courant alternatif jusqu’à 11 kW et en courant continu jusqu’à 185 kW selon les déclinaisons. Le châssis combine direction progressive ESC Sport et amortissement piloté DCC offrant jusqu’à 15 niveaux de réglage associés à cinq modes Range Comfort Performance CUPRA et Individual tandis que le mode One Pedal permet de gérer accélération et décélération avec la seule pédale d’accélérateur y compris jusqu’à l’arrêt complet en usage urbain. Un launch control réservé aux versions VZ et Endurance gère la délivrance du couple pour optimiser les départs arrêtés.

Sur le plan des aides à la conduite la Born reçoit le Travel Assist 3,0 qui exploite des données basées sur le cloud pour gérer ralentisseurs zones de feux passages piétons et vitesses en courbe en coordination avec le régulateur de vitesse adaptatif et le maintien de voie. Un Crossroad Assist surveille les intersections et peut déclencher un freinage automatique en cas de risque de collision et le Front Assist gère plusieurs niveaux d’alerte avec détection jusqu’à deux véhicules en amont avant un freinage d’urgence si nécessaire. Le système Precrash prépare le véhicule en cas de choc imminent en agissant sur les ceintures les vitres le toit ouvrant et les feux de détresse avec désormais une détection intégrant l’arrière tandis que les phares Matrix LED adaptent le faisceau pour préserver la visibilité sans éblouir les autres usagers complétés par des fonctions comme Side and Exit Assist aide au stationnement intelligent et caméra vue panoramique.

À découvrir sur la route

Cette évolution de la CUPRA Born met en avant un style extérieur plus marqué un habitacle modernisé et mieux fini et une offre technique élargie avec une version VZ nettement plus puissante tout en faisant progresser l’arsenal d’aides à la conduite. Reste à mesurer sur route l’effet de ces changements mais sur le papier la compacte électrique de CUPRA corrige plusieurs points faibles de la précédente mouture et renforce sa position sur le segment.

L’article Cupra Born 2026: à découvrir avec nous en vidéo est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Ford rappelle plus de 600 000 SUV pour un problème d’essuie-glaces

9 mars 2026 à 07:05

Ford rappelle plus de 600 000 véhicules aux États-Unis pour un défaut de moteur d’essuie-glaces pouvant réduire la visibilité et augmenter le risque d’accident.

Le constructeur automobile Ford Motor Company a annoncé un vaste rappel de véhicules aux États-Unis. Près de 605 000 unités sont concernées par un problème lié au système d’essuie-glaces, susceptible d’affecter la visibilité du conducteur. L’information a été confirmée par l’agence américaine de sécurité routière, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), qui supervise les campagnes de rappel automobile sur le territoire américain.

Un défaut pouvant affecter la visibilité

Selon les autorités de régulation, le problème concerne le moteur des essuie-glaces avant. Dans certaines conditions, ce composant mécanique peut tomber en panne. Une défaillance de ce type entraîne l’arrêt du fonctionnement des balais d’essuie-glace, un équipement essentiel à la sécurité active du véhicule, notamment en cas de pluie ou de conditions météorologiques difficiles.

La NHTSA souligne que ce dysfonctionnement peut réduire considérablement la visibilité du conducteur. Dans un contexte de circulation dense ou lors de trajets autoroutiers, une perte de visibilité peut accroître le risque d’accident. Les essuie-glaces jouent en effet un rôle clé dans le maintien d’un champ de vision dégagé, en éliminant l’eau, la neige ou les projections de la route sur le pare-brise.

Au total, 604 533 véhicules sont concernés par cette campagne de rappel. Le constructeur automobile a indiqué que les concessionnaires procéderont à une inspection du moteur d’essuie-glaces avant. Si un défaut est constaté, la pièce sera remplacée. L’opération sera réalisée gratuitement pour les propriétaires, conformément aux pratiques habituelles dans l’industrie automobile lors de rappels liés à la sécurité.

Plusieurs SUV et modèles premium concernés

Le rappel touche plusieurs modèles produits entre 2020 et 2022. Parmi eux figurent le SUV Ford Explorer ainsi que le crossover Ford Escape. Du côté de la marque premium du groupe, les modèles Lincoln Aviator et Lincoln Corsair sont également concernés.

Ces véhicules appartiennent à des segments très populaires du marché nord-américain, notamment celui des SUV familiaux et des crossovers compacts. Dotés d’équipements de sécurité avancés et de nombreuses aides à la conduite, ils reposent toutefois toujours sur des composants mécaniques traditionnels, comme les systèmes d’essuie-glaces ou les motorisations électriques dédiées à certains organes.

Dans ce contexte, un défaut sur une pièce relativement simple peut entraîner une campagne de rappel de grande ampleur. Les constructeurs automobiles surveillent en permanence la fiabilité des composants, que ce soit à travers les remontées du réseau de concessionnaires, les signalements des automobilistes ou les analyses techniques internes.

Les campagnes de rappel sont devenues une pratique courante dans l’industrie automobile mondiale. Elles permettent aux constructeurs de corriger rapidement un problème potentiel avant qu’il ne provoque des incidents plus graves sur la route.

Un second rappel pour un problème de transmission

Parallèlement à cette campagne liée aux essuie-glaces, un autre rappel plus limité a été annoncé. Cette fois, il concerne 11 431 véhicules aux États-Unis pour un problème mécanique différent, impliquant la transmission.

Selon la NHTSA, la soudure par friction de l’arbre de transmission pourrait échouer. Une telle défaillance technique peut entraîner la séparation de l’arbre de transmission arrière. Dans ce cas, le véhicule pourrait subir une perte soudaine de puissance de traction, ce qui peut affecter le comportement dynamique du véhicule et sa capacité d’accélération.

La transmission joue un rôle central dans la chaîne cinématique d’un véhicule. Elle assure la transmission de la puissance du moteur vers les roues motrices. Une rupture de l’arbre de transmission peut donc perturber la motricité et compromettre le fonctionnement normal du véhicule.

Comme pour le rappel principal, les interventions nécessaires seront réalisées par le réseau de concessionnaires. Les propriétaires concernés seront invités à se rendre en atelier afin de procéder aux vérifications et réparations éventuelles.

Les rappels automobiles constituent un élément important de la politique de sécurité routière. Les autorités de régulation, comme la NHTSA, surveillent étroitement les campagnes menées par les constructeurs afin de garantir que les défauts identifiés soient corrigés rapidement et efficacement.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel illustre l’importance des composants apparemment simples dans la sécurité globale d’un véhicule. Un moteur d’essuie-glaces défaillant peut avoir des conséquences importantes sur la visibilité et donc sur la conduite. Le volume élevé de véhicules concernés montre aussi l’ampleur potentielle des campagnes de rappel dans l’industrie automobile moderne. Enfin, l’annonce simultanée d’un second rappel lié à la transmission rappelle que les constructeurs doivent surveiller l’ensemble de la chaîne mécanique, des équipements de visibilité jusqu’aux organes de transmission.

Crédit illustration : Ford.

L’article Ford rappelle plus de 600 000 SUV pour un problème d’essuie-glaces est apparu en premier sur Le Blog Auto.

BYD accélère sur la recharge pour relancer ses ventes

9 mars 2026 à 05:12

Face au recul de ses ventes en Chine, BYD mise sur de nouvelles batteries et la recharge ultra-rapide pour soutenir sa croissance mondiale.

Le constructeur automobile chinois BYD, devenu l’un des acteurs majeurs du marché des véhicules électriques, a présenté une nouvelle génération de batteries et de technologies de recharge rapide. Cette annonce intervient alors que les ventes du groupe reculent sur son marché domestique, la Chine, dans un contexte de concurrence accrue et de ralentissement de la demande.

Le fabricant a dévoilé ces innovations lors d’un événement organisé à Shenzhen. L’objectif est clair : améliorer l’autonomie des véhicules électriques, réduire le temps de recharge et rassurer les automobilistes encore hésitants à passer à la mobilité électrique.

Des batteries plus performantes et recharge ultra-rapide

Parmi les principales annonces figure la dernière génération des batteries dites « en lame ». Ce type d’accumulateur, déjà utilisé par la marque, se veut plus performant et compatible avec une architecture de recharge particulièrement rapide.

Selon l’entreprise, cette technologie permettrait de recharger une batterie de 10 % à 70 % en seulement cinq minutes. Une recharge presque complète pourrait être atteinte en neuf minutes. Le constructeur précise également que les performances resteraient élevées même dans des conditions climatiques difficiles, notamment par temps très froid.

Ces améliorations s’inscrivent dans la stratégie de BYD visant à répondre à l’une des principales préoccupations des conducteurs de véhicules électriques : l’autonomie et la durée de recharge. Le groupe privilégie ainsi des avancées concrètes sur la batterie et l’infrastructure plutôt que des fonctionnalités spectaculaires liées à la conduite autonome ou aux logiciels embarqués.

Le président de l’entreprise, Wang Chuanfu, a d’ailleurs souligné l’importance stratégique des véhicules à nouvelle énergie pour la sécurité énergétique. Selon lui, remplacer les véhicules thermiques par des modèles électriques constitue une réponse aux fluctuations du marché pétrolier et aux tensions géopolitiques pouvant affecter l’approvisionnement en carburant.

Un marché chinois en net ralentissement

Malgré sa position dominante dans l’industrie automobile électrique, BYD traverse actuellement une période plus difficile sur son marché domestique. Les ventes ont chuté de 36 % sur les deux premiers mois de l’année par rapport à la même période l’an dernier.

Ce recul a permis à un concurrent, Geely Automobile Holdings, de reprendre la première place des ventes de véhicules en Chine. Parallèlement, le titre BYD coté à Hong Kong a perdu environ 40 % de sa valeur depuis son sommet atteint en mai 2025.

Plusieurs facteurs expliquent cette situation. La fin progressive des incitations gouvernementales en Chine, notamment les exonérations fiscales à l’achat de véhicules électriques et la réduction des primes à la reprise, a freiné la demande. À cela s’ajoute un contexte économique plus incertain marqué par un marché immobilier stagnant.

Dans ce contexte, la stratégie de BYD consiste à renforcer l’attractivité de ses modèles grâce à des évolutions techniques et à un élargissement de sa gamme. Lors de l’événement de Shenzhen, le constructeur a ainsi présenté plusieurs véhicules intégrant ces nouvelles technologies.

Les modèles concernés couvrent l’ensemble du catalogue, depuis les gammes grand public Dynasty et Ocean jusqu’à la marque de luxe Yangwang. Parmi les nouveautés figure notamment un grand SUV baptisé Datang, capable d’atteindre une autonomie annoncée de 950 kilomètres sur une seule charge.

Expansion internationale et réseau de recharge

Les nouvelles cellules de batterie devraient être intégrées dans dix modèles dans un premier temps. Pour soutenir leur adoption, le constructeur prévoit également des mesures destinées à faciliter la recharge.

BYD a ainsi annoncé la construction de 20 000 stations de recharge rapide d’ici la fin de l’année, dont 2 000 sur les autoroutes. L’entreprise souhaite également déployer ce réseau à l’international afin d’accompagner sa croissance hors de Chine.

Pour encourager les conducteurs à utiliser ces infrastructures, la marque promet aussi une année de recharge rapide gratuite pour certains clients. Les bornes de recharge elles-mêmes ont été redessinées afin de réduire leur poids, ce qui pourrait faciliter leur installation.

Cette stratégie s’inscrit dans une ambition mondiale plus large. Les ventes internationales du constructeur restent dynamiques, avec 106 000 véhicules écoulés à l’étranger le mois dernier. BYD vise désormais 1,3 million de voitures vendues hors de Chine d’ici 2026.

Toutefois, certains observateurs estiment que les annonces récentes relèvent en partie d’une opération de communication. Plusieurs technologies similaires avaient déjà été présentées par le passé, mais leur diffusion restait limitée dans la gamme du constructeur.

Par exemple, la première génération de recharge ultra-rapide de BYD, lancée au premier semestre 2025 sous le nom de « recharge mégawatt-flash », n’était disponible que sur deux modèles : les Han L et Tang L. Ces véhicules ne représentaient qu’une faible part des livraisons globales de la marque.

De plus, les infrastructures compatibles avec ce type de recharge restaient encore peu nombreuses, et les performances observées dans les conditions réelles peuvent différer des résultats obtenus lors des tests en laboratoire.

Notre avis, par leblogauto.com

Avec ces annonces, BYD confirme son orientation vers l’amélioration de la batterie et de la recharge, deux éléments centraux de l’expérience des véhicules électriques. L’extension de ces technologies à une plus grande partie de la gamme pourrait renforcer l’attractivité commerciale du constructeur. Toutefois, l’efficacité de cette stratégie dépendra largement du déploiement réel des infrastructures de recharge rapide. Dans un marché chinois plus concurrentiel et moins soutenu par les aides publiques, la capacité de BYD à transformer ces innovations en volumes de ventes restera déterminante.

Crédit illustration : leblogauto.

L’article BYD accélère sur la recharge pour relancer ses ventes est apparu en premier sur Le Blog Auto.

❌