Une vingtaine d’avions de compagnies moyen-orientales sont stationnés à l’aéroport de Teruel en Espagne. Une «mesure temporaire», alors que la guerre entre les États-Unis et l’Iran rend le survol de la région très périlleux.
Les déclarations du président américain sur des négociations avec Téhéran ont un temps dopé les marchés boursiers, avant que le démenti iranien ne sème le trouble.
Sur fond de conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël, l’Union européenne recommande à ses États membres de réduire le niveau de leurs stocks en vue de l’hiver prochain, afin de limiter la pression sur les prix de l’énergie.
Le gouvernement espère que cela contribuera «à alléger la tension sur les marchés des produits raffinés en Europe et à réduire les tensions sur les marchés européens si cette situation venait à perdurer dans le temps».
Les augmentations de l’essence et du gazole seront respectivement de 1160 yuans (146 euros) et de 1115 yuans (140 euros) la tonne, soit environ moitié moins que ce qu’elles auraient dû être en application du mécanisme de fixation des prix en vigueur dans le pays.
Si le trafic maritime dans ce passage crucial pour le commerce mondial a chuté de 95% depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, 124 traversées ont toutefois été comptabilisées entre le 1er et le 21 mars.
Du 1er au 21 mars, les transporteurs de marchandises n’ont effectué que 124 traversées, selon la société d’analyse Kpler, soit une baisse de 95% par rapport aux temps de paix.
Il a atteint 3,81% ce lundi, alors que les taux de rendement grimpent partout en Europe, face à la crainte d’un retour de l’inflation dans l’économie mondiale.
Selon Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), au moins 40 infrastructures énergétiques sont «gravement ou très gravement endommagées» dans neuf pays du Moyen-Orient.
«Les attaques ont visé des dizaines d’installations de transmission et de traitement de l’eau et détruit des parties des réseaux d’approvisionnement critiques», a affirmé le ministre iranien de l’Énergie, Abbas Aliabadi.
Alors qu’ils attendent désespérément des aides du gouvernement, l’Union des Armateurs à la Pêche Française (UAPF) et l’Association nationale des Organisations de Producteurs (ANOP) alertent sur les difficultés auxquelles ils font face depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
L’absentéisme s’est accru parmi eux, à tel point que les files d’attente se sont allongées dans les aéroports américains et qu’il n’est pas rare de devoir attendre plusieurs heures pour atteindre la salle d’embarquement.
Depuis février, le financement du ministère chargé des contrôles de sécurité dans les aéroports est gelé en raison du profond différend entre démocrates et républicains.
DÉCRYPTAGE - Inégalement exposées au choc pétrolier qui se profile, toutes les économies du monde entrent dans une zone de turbulence. Certaines jouent leur survie.
Sur les quelque 20 millions de barils par jour qui transitaient par le détroit avant son blocage, sept à huit parviennent, certes, à retrouver le marché mondial par la mer Rouge, via des oléoducs.
Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran a provoqué un choc pétrolier et gazier à l’échelle planétaire. D’autres points du globe peuvent également engendrer des dégâts similaires en cas de défaillance.
Les résidents d’une maison de retraite de Bilbao, dans le Pays basque espagnol, ont récemment été privés de leur jeu préféré, au motif qu’ils misaient de l’argent.
Cette décision vise à endiguer la flambée des prix de l’énergie due à la guerre au Moyen-Orient, même si Téhéran affirme ne disposer d’aucun surplus en mer.