DÉCRYPTAGE - Porte d’entrée du golfe Persique et passage obligé d’un cinquième du pétrole mondial, ce bras de mer est en principe protégé par le droit international. Mais la guerre rebat les cartes.
INFOGRAPHIE - Depuis le début de l’offensive israélo-américaine en Iran, les cours de l’or noir varient fortement au gré des évolutions du conflit qui bloque notamment le détroit d’Ormuz
Le pétrolier Shenlong Suezmax, battant pavillon libérien, chargé de pétrole brut saoudien, arrive dans un port en Inde, après avoir traversé le détroit d’Ormuz, ce 12 mars.
Partout dans le monde, les prix à la pompe atteignent des sommets, tirés par l’envolée des cours du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient. Face au mécontentement des populations, de nombreux gouvernements ont réagi.
«Nous réduisons le prix du carburant d’environ 0,25 euro par litre pour tous», a annoncé la Première ministre italienne Giorgia Meloni dans une vidéo postée sur X à l’issue du Conseil des ministres.
Le ministère américain des Finances a annoncé jeudi une autorisation de vendre jusqu’au 11 avril du pétrole russe. Une décision que l’UE a critiqué, mais qu’Emmanuel Macron estime «prise de manière exceptionnelle et limitée».
Le ministère américain des Finances Scott Bessent a annoncé jeudi une autorisation de vendre jusqu’au 11 avril du pétrole russe chargé à bord de navires avant le 12 mars.
Entre blocage du détroit d’Ormuz, explosion des coûts de fret et stratégies des traders, la mécanique des marchés dessine ces derniers jours des montagnes russes spectaculaires mais loin d’être inexplicables.
Des pétroliers près du détroit d’Ormuz, vus depuis le nord de Ras al-Khaimah, près de la frontière avec la gouvernance de Musandam d’Oma, le 11 mars 2026.
«Les deux parties mèneront des consultations sur les questions économiques et commerciales d’intérêt mutuel», a précisé le ministère chinois du Commerce dans un communiqué.