DÉCRYPTAGE - La fermeture des aéroports de Dubaï, Doha et Abu Dhabi, devenus des hubs de correspondance très fréquentés, provoque une grande pagaille dans les airs. Entre l’Europe et l’Asie, le couloir de passage devient de plus en plus étroit.
DÉCRYPTAGE - Les cours de l’or noir sur les marchés s’envolent ce lundi, le conflit au Moyen-Orient faisant redouter un risque de choc pétrolier. Beaucoup d’automobilistes commencent déjà à se ruer vers les stations-service.
ENTRETIEN - Les tensions autour de l’Iran font planer un risque de choc énergétique aux répercussions mondiales, prévient Sébastien Jean, professeur au CNAM et directeur associé de l’Initiative géoéconomie et géofinance de l’Ifri.
En ce qui concerne plus particulièrement le gaz, les stocks européens sont à un niveau suffisant pour finir l’hiver à un niveau adéquat, et il n’y a pas besoin de prendre des mesures d’urgence, a affirmé une porte-parole de la Commission.
Déjà en très forte progression ce lundi matin en raison de la guerre en Iran, le prix du gaz européen explosait après l’annonce par la compagnie énergétique publique du Qatar.
Les marchés sont plombés par l’incertitude et la hausse des prix du pétrole, face à l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran et aux représailles de Téhéran sur plusieurs pays du Moyen-Orient.
La référence européenne du TTF néerlandais a grimpé jusqu’à 22% lundi matin, les marchés redoutant des perturbations des exportations de gaz naturel liquéfié depuis le Golfe, notamment en provenance du Qatar.
Vers 08H00 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s’affichait en hausse de plus de 20%, après avoir bondi de 22%, à 38,885 euros. (Image d’illustration)
Le conflit engagé par des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran devrait faire flamber les cours du pétrole à l’ouverture du marché dans la nuit de dimanche à lundi et pourrait secouer l’économie mondiale s’il perdure.
Les frappes en Iran paralysent l’espace aérien au Moyen Orient, entraînant l’annulation de plusieurs milliers de vols. Le Figaro a récolté le témoignage de ces voyageurs bloqués par la situation.
«Environ 4218 vols» étaient attendus samedi dans les pays du Moyen-Orient et «966 d’entre eux ont été annulés, soit 22,9%», a indiqué Cirium, société d’analyses spécialisée dans l’aviation. Dimanche, 716 vols ont été supprimés, sur 4.329 prévus à destination du Moyen-Orient, selon la même source.
La ville, située aux Émirats arabe unis, a été touchée par une série d’explosions ce week-end. Elle représente à elle seule près de 25% du PIB national des Émirats arabes unis.
Dubaï, ainsi que plusieurs villes du Moyen-Orient comme Doha ou Manama, a subi ce dimanche matin une série d’explosions, au lendemain d’attaques de l’Iran dans le Golfe, en riposte aux frappes américaines et israéliennes qui ont tué le guide suprême iranien.
Le bâtiment aurait été frappé alors qu’il franchissait «illégalement» cette voie maritime, d’après la télévision d’État iranienne. Deux navires ont été attaqués selon les agences maritimes.
Les huit membres du groupe «ont convenu d’un ajustement de la production de 206.000 barils par jour», qui «sera mis en œuvre en avril», selon le communiqué de l’Organisation des pays exportateurs.
Les frappes lancées par les États-Unis et Israël samedi matin contre l’Iran provoquent de lourdes perturbations à l’échelle économique mondiale, paralysant en partie l’espace aérien mondial et déstabilisant des routes maritimes stratégiques essentielles au commerce international.
Si la Force navale de l’Union européenne a annoncé que les Gardiens de la Révolution iraniens prévenaient par message radio les navires que le passage par le détroit d’Ormuz «n’était pas autorisé», aucune décision officielle en ce sens n’a été prise jusqu’à présent.
ENTRETIEN - Les frappes aériennes engagées ce matin en Iran pourraient avoir des conséquences sur le prix de l’or noir, principalement car le pays contrôle le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20% de la production mondiale de pétrole, selon Emmanuel Hache, adjoint scientifique à l’organisme IFP Énergies nouvelles.
Aujourd’hui on considère que l’Iran dans sa globalité représente 4,5% de l’offre mondiale de l’offre de pétrole. C’est le 3e principal producteur de pétrole selon l’OPEP.
La rémunération de Slawomir Krupa passerait à quelque 2,4 millions d’euros par an à partir de 2026, sur proposition du conseil d’administration de la banque en raison d’«une performance» «très supérieure aux attentes». Cette décision reste soumise au vote lors de l’assemblée générale le 27 mai.