RevoPoint MetroY Ultra : un scanner pour numériser le réel
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Les scanners 3D comme le RevoPoint MetroY Ultra sont des outils qui permettent de construire un pont entre réel et virtuel. Ils servent à capturer précisément les formes et objets qui vous entourent pour en faire des données numériques exploitables.
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Encore largement réservés à des professionnels, ces outils ne sont pas franchement donnés. Le MetroY Ultra par exemple, coûte tout de même presque 1700€ en promo. Ce qui le rend un peu abrupt pour un achat de simple particulier. Mais au sein d’un PME, d’un FabLab, partagé entre plusieurs personnes ou tout simplement intégré dans un projet de grande envergure, il devient plus accessible.
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Le dispositif propose une capture ultra-rapide avec 90 images par seconde avec un niveau de détail élevé. Il peut s’utiliser en intérieur comme en extérieur et peut fonctionner pour des pièces de petite et moyenne taille. Différents modes de captures permettent de parfaire le volume relevé suivant le relief, la couleur ou la réflexion des objets. Enfin, l’appareil peut fonctionner à l’extérieur sous certaines conditions de luminosité. Plus l’ambiance est lumineuse, plus la capture est complexe avec ce type d’engin. La page du produit présente plusieurs scans réalisés et permet de les manipuler en 3D.
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Le scanner mesure 21.1 de haut pour 9.4 cm de profondeur et 4.7 cm de large. Il pèse 450 grammes et il est livré avec une poignée servant de support et de batterie 5500 mAh offrant 2.5 heures d’utilisation continue.
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L’idée de ces appareils est toujours la même, utiliser la capture de pour compenser l’absence de tout support technique. L’exemple donné par RevoPoint est dans cette vidéo ci-dessus. Pour la création d’une moto custom basée sur une Honda de 1984, le vidéaste Ki Hestad a exploité un MetroY Ultra afin de capturer l’existant et d’adapter des accessoires. En l’occurrence, le châssis de la moto est déjà construit et l’étape suivante est de fabriquer son siège sur mesure. Il existe évidemment plein de méthodes empiriques pour y parvenir, mais la solution « numérique » a été préférée. À bien regarder la vidéo et l’ambiance qui se dégage des lieux de tournage, on comprend assez vite que l’approche meuleuse et fibre de verre n’est pas trop le truc de l’auteur. La capture 3D a un côté plus chirurgical qui semble mieux coller au personnage.
Le scan est réalisé avec des capteurs positionnés sur l’objet et son support.
Pour réaliser la capture, et obtenir un siège qui s’adapte parfaitement au châssis, la solution retenue est donc d’utiliser un scanner 3D. Ayant déjà le châssis quasi complet de l’engin en 3D mais pas encore numérisé le garde-boue arrière, il faut commencer par entrer ce dernier paramètre dans le logiciel. C’est là que le scan est pertinent. Ce garde-boue n’est pas documenté. Il n’y a pas de fichiers existants et le réaliser en 3D n’est pas forcément évident. Il est courbe et complexe à modéliser. L’idée de le scanner devient donc une voie possible. Une fois qu’il sera intégré dans les éléments d’un logiciel, il sera possible de réaliser un siège complet et parfaitement adapté en utilisant un service d’impression 3D personnel ou professionnel.
Le logiciel Revo Metro récupère les données en temps réel
L’opération est classique, on dispose l’objet dans un environnement neutre et on le constelle de petits éléments témoins qui vont aider le scanner à bien positionner la capture dans l’espace. Reste à faire voyager le scanner 3D autour pour récupérer ensuite un modèle exploitable en 3D. L’opération se fait en deux temps puisqu’il faut capturer le recto et le verso de l’objet. Couplé à un smartphone, l’opérateur peut voir le scan se dérouler petit à petit pendant que le téléphone transmet les données à un logiciel sur PC. Après assemblage des deux faces et nettoyage de l’ensemble, on peut ajouter le garde-boue 3D à la modélisation de base. Ce qui permet de concevoir la pièce manquante, le siège , pour qu’il s’ajuste parfaitement à l’espace existant.
Une fois scanné, l’objet peut être intégré à un logiciel de 3D classique : ici Blender.
Cela n’est qu’un exemple d’usage et évidemment pour tout un tas de projets où la modélisation est possible mais très coûteuse en temps, ce type de scanner devient un outil redoutablement efficace. Un artisan a qui on va demander de restaurer des éléments précis pourra scanner l’objet à restaurer et ajuster une pièce parfaitement sur mesure. Ou dupliquer un élément pour remplacer un autre manquant. Tout cela est possible sans scanner, le souci est toujours le même, cela prend énormément de temps. Si l’opération de scan et de nettoyage se fait en quelques heures au lieu de prendre quelques jours et que le coût horaire est pris en compte, la méthode MetroY Ultra est très rapidement plus rentable.
Une pièce de moteur qui nécessite des accessoires peut être scannée…
Et le fichier partagé avec d’autres internautes.
RevoPoint met en avant d’autres usages du même type avec la réalisation d’éléments techniques à partir de pièces détachées qui ne sont pas ou mal documentées. Des éléments moteur ou de décoration. Une fois scannés et nettoyés, ils peuvent être partagés avec d’autres utilisateurs au sein de systèmes d’échange de fichiers 3D connus.
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Le MetroY Ultra montre que cette technologie évolue
Bref, ce type de technologie dont je vous parlais il y a peu à l’annonce du Creality Pika, se démocratise petit à petit. Pas forcément côté tarif, soyons très clairs. Ces engins restent chers. Mais côté technologie et utilisation, les appareils sont de plus en plus simples à manipuler. Ils sont également beaucoup plus ouverts puisqu’ils n’enferment plus les utilisateurs dans des fichiers propriétaires. Pour avoir vu des démos de ce type d’objet sur des salons pro il y a une dizaine d’années, c’est le jour et la nuit en termes de confort. Il y a 10 ans, ces appareils avaient un fil à la patte qui les reliait à un PC. Ils étaient 5 fois plus chers et demandaient vraiment un scan d’une lenteur très mesurée. Généralement les scanners 3D n’étaient pas donnés, mais ils étaient en plus très souvent fournis avec une formation assez longue et coûteuse pour se servir de l’appareil. Et cette étape-là semble avoir en grande partie disparu.
Pour en savoir plus, rendez-vous chez Revopoint.
Aparte : Revopoint m’a contacté pour réaliser un publireportage sur cet appareil. Je ne fais pas de publireportages et j’ai donc décliné l’offre. Cependant le produit m’intéressait d’un point de vue technique. J’ai donc utilisé la source proposée par la marque pour présenter le MetroY Ultra, à savoir la vidéo en intro. Je préférais vous le signaler car le point de vue que vous pouvez avoir sur la vidéo proposée peut changer avec cet éclairage.
RevoPoint MetroY Ultra : un scanner pour numériser le réel © MiniMachines.net. 2026