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Elegoo Centauri Carbon 2 : impression couleur CoreXY à 439€ !

30 janvier 2026 à 18:18

Une petite mise à jour pour signaler que Elegoo vient d’ajouter une offre de cadeau offert avec chaque imprimante. Le prix ne bouge pas pour le moment. Je n’ai aucune idée de ce qu’est ce cadeau ? Du filament ? Des accessoires ? Autre chose ? Je pense qu’il serait malin pour la marque de livrer des échantillons de leurs filament avec étiquette RFID pour tester cette option.

Après le gigantesque succès de la première version, Elegoo revient avec la Centauri Carbon 2. Une version plus aboutie qui permet l’impression grand format et qui prend en charge quatre filaments différents. Ce format CoreXY propose un caisson fermé aux multiples possibilités avec une gestion très autonome des problématiques 3D.

Elegoo Centauri Carbon 2

Elegoo Centauri Carbon 2

La Elegoo Centauri Carbon 2 était un modèle d’imprimante 3D très attendu par la communauté. La précédente version a jeté un gros pavé dans la mare en cassant littéralement le prix des imprimantes fermées. A 279€, elle a permis à beaucoup de monde de s’équiper et reste aujourd’hui un des meilleurs modèles du genre. Reste que la communauté des acheteurs du modèle précédent a encore en travers de la gorge un petit élément. Sans rentrer dans les détails, Elegoo avait promis au tout début de la présentation de la machine que la première Centauri Carbon allait profiter d’un mode d’impression multifilaments. Promesse qui avait ensuite disparu de leur site au grand désarroi de leurs clients. Une certaine déception est ainsi apparue chez ces acheteurs, qui s’est finalement muée en frustration.

Elegoo Centauri Carbon 1

Elegoo Centauri Carbon 1 avec un prototype d’extension multi filaments.

Pour eux, les nouvelles sont plutôt bonnes. Les efforts menés sur la Centauri Carbon 2, son système multifilament particulier, devraient largement profiter à la première version. L’image ci-dessus montre un prototype de cette extension qui permettra à la Centauri Carbon 1 de profiter de quatre bobines. Pas encore de date, pas encore de prix, mais le produit est bien sur les rails et devrait être commercialisé cette année. Reste à savoir s’il vaudra l’investissement. J’ai peur qu’il soit aussi cher que complexe à installer. 

La Centauri Carbon 2 en détails

La Centauri Carbon 2 ressemble tout de même beaucoup à la première du nom. Le design global est identique avec comme fort peu subtiles différences la présence par défaut de ce support de quatre bobines et une coiffe toute en hauteur qui vient cacher les tubes qui guident les filaments.

Cela donne un engin assez imposant, et c’est un premier élément à considérer. La machine mesure 74.3 cm de haut pour 50 cm de large et 480 de profondeur. Ce qui est assez imposant sur un bureau et même dans un atelier. L’engin se remarque et son esthétique ne garantit pas une alliance formidable avec tous les intérieurs. Ce côté « coffre fort » est assez délicat à intégrer dans une chambre ou un salon.

Autre point clé à immédiatement considérer : la poussière et l’humidité. Contrairement aux solutions « combo » qui proposent un boitier externe fermé pour les filaments, ceux de ce modèle restent exposés à l’air libre. Il faudra donc soit avoir un usage régulier et important de l’imprimante, soit éviter de la laisser dans un garage, un grenier ou tout endroit qui pourrait être trop chargé en humidité et en poussière. 

En interne, le volume d’impression ne change pas par rapport au précédent modèle : on reste sur un cube de 256 cm de côté. Une capacité assez impressionnante qui permet par exemple d’imprimer un volume équivalent à un ballon de basket de taille adulte. La vitesse d’impression n’évolue pas non plus avec 500 mm/s à l’impression et des accélérations extrêmement rapides pour passer d’un point à un autre. Cela permet de sortir des objets optimisés rapidement.

L’autre point clé promis ici est la simplicité d’usage avec un design qui se veut, par défaut, très simple d’emploi. Les réglages de mise à niveau, la calibration, les ajustements complexes des premières imprimantes sont pilotés nativement par la machine qui est bardée de capteurs. La préparation d’une impression consiste souvent à cliquer sur quelques réglages fournis avec les modèles à imprimer. Puis, progressivement, en gagnant en expérience, à suivre des préréglages que vous avez constitués comme une bibliothèque de recettes. Très vite, la problématique de l’impression disparait. Laissant surtout au quotidien la gestion secondaire des matériaux à gérer.

La mise en place des filaments est facilitée par un système baptisé CANVAS qui propose un lecteur RFID intégré à la machine. Son but, permettre à la Elegoo Centauri Carbon 2 combo de reconnaitre les filaments compatibles directement. L’usage est simple, on positionne la bobine devant le lecteur, celui-ci lit les informations contenues dans le RFID du support et adapte donc les caractéristiques du filament en conséquence. Cela ne fonctionne évidemment qu’avec les matériaux proposant une puce RFID et donc avant tout ceux de la marque. Une fois identifié, il faut préciser sur l’écran intégré sur quel support on va placer la bobine : 1, 2, 3 ou 4 et glisser le filament dans le tube correspondant.

Mais il est possible et assez facile de mettre en place des solutions d’étiquettes RFID programmables avec un simple smartphone pour transformer n’importe quelle bobine en matériau capable de communiquer avec l’imprimante. L’autre solution étant de tout simplement rentrer à la main, en quelques secondes, les caractéristiques de la bobine embarquée. Quand vous insérez un filament sans RFID, l’écran de l’imprimante vous demande de saisir ses caractéristiques : marque, type de matériau, couleur, température minimale… Puis de lui saisir un nom. Cette option RFID peut franchement être perçue comme un gadget pour un usager solo, c’est vraiment loin d’être absolument indispensable. A noter enfin que Elegoo a laissé son format RFID ouvert et que d’autres marques peuvent tout à fait proposer une puce RFID compatible avec la CC2.

CANVAS va également permettre à l’imprimante de piloter les quatre filaments et de les amener jusqu’à la tête d’impression et de les rétracter pour en changer. Un des points particulièrement intéressant de cette option est qu’il facilite énormément la gestion des matériaux. Des moteurs sont présents au niveau de l’insertion du filament et vont pousser celui-ci jusqu’à la tête d’impression avant que celle-ci ne prenne le relais. Le gros avantage, ici, c’est qu’il n’y a plus à piloter cet agencement à la main, pas de risque de pousser trop fort le filament ni de mal le conduire. Autre point clé, un système anti « bouchon » qui va bloquer l’impression tout en signalant avec des LEDs le problème et vous inviter à le résoudre4

Enfin, et surtout, le système CANVAS va offrir la possibilité de ne plus se soucier de la fin d’une bobine de matériau. Si vous imprimez depuis longtemps, vous devez avoir eu ce cas de figure où vous hésitez à monter une bobine quasi vide de peur que celle-ci ne comporte pas assez de filament pour mener à bien votre impression. Dans ce cas là, on sort une nouvelle bobine et on se retrouve avec un paquet de fins de filaments qui trainent. La nouvelle Elegoo permet d’utiliser des éléments en auto-refill. Ce qui permet, quand une bobine est vide, de continuer l’impression avec une seconde bobine identique ou différente. Très pratique pour lancer des impressions sans se soucier de ce détail.

Je le dis et je le répète, je ne suis pas un grand fan de l’impression multicouleurs. C’est rigolo, cela pose son petit effet wahou la première fois, mais cela reste un procédé chronophage, énergivore et très peu rentable. Chaque changement de couleur a un impact énorme sur tous ces postes. Alors, on ne peut pas s’empêcher de trouver cela amusant et quasi magique au début. Imprimer un objet en quatre couleurs, c’est formidable. Mais un rappel à la raison nous revient vite quand on constate tous ces impacts.

Sur cette imprimante comme sur les autres, c’est d’abord un énorme gâchis de matière première. Des dizaines, voire des centaines, de purges de filament sont perdues et évacuées de l’imprimante via un petit toboggan à l’arrière de la machine. Chaque changement de filament impacte également le temps d’impression. Entre 100 et 140 secondes de perdues par changement de couleur. Sur l’image ci-dessus, chaque brimborion de matière est perdu. Il équivaut en moyenne à deux minutes de temps d’impression en plus du temps de base. À eux seuls, ces changements peuvent avoir un impact de plusieurs heures et de dizaines de grammes de filament qui finiront à la poubelle.

Évidemment, la présence de cette gestion de plusieurs matériaux a d’autres avantages. Non seulement cela permet d’imprimer en continu comme indiqué plus haut. Mais également de mélanger des matériaux souples et solides ou des solutions solubles pour porter des assemblages spécifiques. C’est également la possibilité de pouvoir lancer facilement un prototype en PLA entrée de gamme ou un objet fini avec un matériau haut de gamme sans avoir à aller changer la bobine.

La tête d’impression ne change pas énormément et si on retrouve un nouveau guide pour piloter les quatre filaments vers l’extrusion, l’ensemble est quasi identique. La buse en métal grimpe à 350°C ce qui va autoriser une foule de matériaux différents : PLA, PETG, TPU, ABS, ASA et d’autres. Les formules plus complexes comme le PET, ou les formules enrichies en fibres de carbone sont données comme « compatibles ». Le lit de la machine grimpe quant à lui jusqu’à 110°C et atteint les 60°C en 60 secondes. Deux minutes après avoir ordonné de lancer un travail, l’engin débute son impression. Pour les filaments les plus techniques qui demandent une chambre chaude, il est possible de tirer avantage d’une chauffe préalable du lit pendant quelques minutes pour réchauffer l’intérieur de la chambre.

Parmi les points intéressants de l’évolution apportée à cette Centauri Carbon 2 combo, on note quelques ajustements techniques. Par exemple, la présence d’une grille  automatique qui va se fermer ou s’ouvrir suivant les impressions. Celle-ci, située vers l’arrière de l’engin, peut se fermer pour couper l’extraction d’air et donc monter la température globale de la chambre d’impression assez haut pour convenir aux matériaux les plus exigeants. Autre changement en rapport avec la température, Elegoo a décidé de déplacer le ventilateur de plateau sur la partie gauche du caisson.

La chambre d’impression ne propose pas de chauffage dédié. C’est l’ensemble des composants et en particulier le lit de l’imprimante qui réchauffent l’ensemble. Comme pour la Centauri première du nom, il peut donc être intéressant de laisser celui-ci réchauffer l’air ambiant quelques minutes avant de lancer une impression en ABS ou en PETG. Pas forcément en été mais au moins en hiver et surtout si vous imprimez dans un local non chauffé comme un garage ou un grenier. L’imprimante est censée fonctionner de 5 à 40°C… mais pas forcément avec tous les filaments.

Dernier point question température et pas des moindres : le « chapeau » de la machine. Celui-ci est impressionnant et ajoute beaucoup de volume à l’ensemble. Il est tout à fait possible de le retirer et d’imprimer sans. Certains matériaux comme le PLA s’en passeront très bien. Il sera; par contre, indispensable pour maintenir la température nécessaire à de l’ABS ou du PETG qui sont beaucoup plus sensibles à la température ambiante.

Je pense que ce toit est un compromis technique en réalité. Elegoo aurait pu proposer un plateau classique, plat, qui aurait juste protégé le coffre d’impression de l’engin. Mais il aurait fallu trouver une solution pour laisser passer les quatre tubes des filaments. Sur certaines imprimantes que j’ai eues en main, il est écrit noir sur blanc que l’impression de certains matériaux nécessite d’en ôter le toit. Si, en pratique, il y a toujours une certaine tolérance vis à vis de cette obligation, l’usage en été de ces modèles peut poser problème en gardant l’imprimante totalement fermée.

Ce capot a donc pour but plusieurs choses. Il permet de ne pas avoir à laisser l’intérieur à l’air libre, en contact de la poussière ambiante. Il évite également d’accumuler de la chaleur sur la partie haute de l’imprimante. Ce genre de modèle CoreXY, la zone d’impression est située en haut de la machine, ce qui pourrait donc être compliqué pour exploiter des filaments courants comme le PLA. Il évite également de laisser la chambre d’impression ouverte, ce qui laisse passer plus de bruit  à l’usage.

Sur ce poste, je ne serais pas surpris que la Carbon Centaur 2 ait les mêmes caractéristiques que la première à peu de choses prêt. Mes mesures font état de relevés au sonomètre moins glorieux que ce que promet Elegoo. La CC1 dégage 60 dB porte fermée à 15 cm. 55 dB à 100 cm. La même mesure monte à 75 dB et 70 dB porte ouverte. Le constructeur annonce bien 55 dB pour le modèle de première génération et passe à un chiffre bien inférieur de 45 dB pour le nouveau. S’il est tenu, cela serait une excellente nouvelle. Cependant, je ne vois pas trop comment cela est possible avec un matériel quasi identique.

Points plus négatifs :  le système de bobine externe n’est pas des plus compatibles. Avec un diamètre assez important, il ne pourra pas forcément accepter toutes les bobines du marché. C’est particulièrement vrai pour les bobines de moins de 1 Kg. Celles qu’on retrouve notamment assez souvent avec des filaments spéciaux. Je ne doute pas qu’il sera possible de compenser ce défaut par l’impression de supports externes classiques. Ni qu’on ne voie rapidement apparaitre des supports adaptés à d’autres types de bobines. Elegoo a surtout pensé son système pour qu’il puisse être modifié et amélioré.

Le plateau magnétique livré propose toujours deux textures. Une assez granuleuse d’un côté et une autre plus lisse de l’autre. Ce type de plateau est très pratique, puisqu’en étant souple, il permet de détacher facilement les objets sans laisser de traces ni utiliser de spatule. L’écran de contrôle en face avant est de plus grandes dimensions que le précédent modèle avec 5 pouces de diagonale. En couleur, il propose des menus contextuels élaborés et en plusieurs langues dont le français. Tactile et capacitif, il permet de piloter l’imprimante de manière absolument autonome. Soit pour relancer une impression en mémoire, soit pour piloter un fichier présent sur une clé USB insérée en façade.

Cette clé USB pourra également servir à récupérer les « Timelapses » générés par la machine depuis l’écran. Ces productions vidéo étant limitées en définition, il ne s’agira pas de films d’une qualité folle, il faut bien économiser quelque part. Cela servira surtout à surveiller l’endroit où l’impression a pu poser problème et vérifier que tous les réglages sont bons. L’éclairage embarqué est efficace et permet de bien détailler les impressions en cours de route. À noter qu’encore une fois la caméra est estampillée d’une aura d’intelligence artificielle qu’il faut prendre avec les pincettes de rigueur. Elegoo semble devoir encore travailler sa copie puisque la marque n’arrive pas, pour le moment, à fournir les avancées de certains de ses concurrents. On regrettera, par exemple, l’impossibilité d’exclure des éléments mal imprimés tout en continuant le reste de l’impression. On espère que la marque fera les avancées nécessaires et les proposera lors des mises à jour. Il n’y a rien d’impossible sur ce point.

Pour finir sur le tour de la machine, on appréciera l’attention à de nombreux détails comme la présence de patins anti-vibrations, la vitesse obtenue et la compensation des vibrations. Un autre point très appréciable est la détection de bobines bloquées. Cela arrive parfois de retrouver un filament enroulé sur lui-même dans la bobine ce qui empêche la machine de continuer à imprimer. Sur cette Elegoo, une tension trop importante bloque l’impression et alerte l’utilisateur. Ce qui permet de régler le problème en sortant le filament et en le dénouant avant de relancer le travail. Que dire enfin de l’attention portée au système antiretour des porte bobines ? Cela va éviter de voir le filament s’enrouler sur lui-même et vous préserver de bien des problèmes.

Que conclure ?

A 439€ pièce, la Elegoo Centauri Carbon 2 est une excellente première imprimante CoreXY. Je ne sais pas si c’est l’imprimante la plus simple à aborder pour un parfait débutant. Elle est très accessible et si elle est aussi fiable que sa petite soeur, ce sera sans doute une de ces machines qu’on branche et qu’on oublie avec un minimum de maintenance à l’usage. Ce qui la rend un peu plus délicate que d’autres vient du montage de base. Rien de véritablement sorcier, quelques vis à enlever, le support CANVAS à positionner et à visser, des tubes à mettre en place. Il y en a pour une vingtaine de minutes tout au plus. Ce n’est donc pas aussi facile qu’une autre imprimante et en particulier l’Elegoo Centauri Carnon première du nom qui ne demande vraiment pas de travail de montage.

Mon conseil est assez simple pour cet engin. Si vous avez déjà une imprimante CoreXY, ce n’est pas la peine de vous intéresser à celui-ci sauf si vous recherchez quelque chose pilotant de multiples filaments. Si vous avez une bonne imprimante 3D cartésienne robuste et que vous maitrisez, même chose. Passez votre tour pour la future génération. Par contre si vous avez encore une vieille imprimante classique qui fait des siennes et qui vous a presque dégouté de l’impression 3D. C’est peut être un achat à réfléchir. Je pense aux nombreux possesseurs de vieilles Creality Ender, voire pire, qui ont un modèle qui a fini par être abandonné et qui prend la poussière à force de sortir des pièces mal imprimées.

Si je devais résumer la situation très simplement à un proche, voilà comment je vois les choses aujourd’hui. Le temps des imprimantes 3D complexes à piloter, compliquées à régler et qu’il fallait constamment surveiller est derrière nous. Les produits sortis ces deux dernières années sont tous impressionnants d’efficacité et de constance dans la qualité d’impression. On est désormais sur un marché comparable à celui des imprimantes 2D. Non pas que tout se passe aussi bien et aussi facilement, l’impression 3D est forcément un peu plus technique. Mais, dans l’ensemble, c’est devenu un procédé parfaitement maitrisé et efficace qui ne requiert plus de suer des heures sur chaque projet pour sortir une pièce valable.

On ne va pas se mentir, le résultat obtenu aujourd’hui par Anycubic ou Elegoo est lié à la qualité de leurs ingénieurs et au fait qu’ils s’inspirent des autres marques leader du marché. Je pense en particulier à Prusa et Bambulab mais également à des marques professionnelles très au-dessus de ce que le grand public peut approcher. 

La chose à bien considérer dans cette gamme de produits située dans ces prix sous les 500€, c’est qu’il n’y a pas de miracles technologiques. Toutes se basent sur des solutions à peu de choses près équivalentes. Toutes emploient des moteurs, des composants, des courroies et des extrusions de même niveau. Si un modèle utilise un moteur à 10$ pièce, l’ensemble des modèles concurrents emploiera le même. Toutes les résistances de chauffage seront quasi identiques. Les éléments qui vont changer seront secondaires. L’approche technologique de certains postes, la qualité de la caméra, la robustesse des algorithmes embarqués pour la détection des erreurs. Au final, toutes les imprimantes que j’ai essayées ces derniers trimestres ont exactement les mêmes qualités : elles impriment vite, bien, dans la durée et ne posent plus de soucis de maintenance. Ce qui va changer est donc secondaire, même si cela peut être très important : le cloud, l’IA, la caméra, les supports…

Vous cherchez un modèle non fermé facile d’emploi et efficace en mono filament ? Vous pouvez partir sur la Anycubic Kobra 3 V2 simple à 214€ qui vous donnera entière satisfaction. Vous voulez une imprimante capable de plusieurs coloris ? La Kobra X d’Anycubic ne coûte que 254€. Vous cherchez un modèle multicouleur dont les bobines restent à l’abri dans un caisson dédié ? La Kobra 3 V2 Combo est à 314€… Si vous voulez céder aux sirènes du luxe, vous pouvez choisir une Bambu Lab P1 pour 274€ en monocouleur ou une version multi couleur ouverte à 385€

Si vous cherchez un modèle fermé, de type CoreXY, vous avez également des choix très pertinents aujourd’hui sur le marché: La Elegoo Centauri Carbon première du nom avec un seul filament est à 299€. Elle fonctionne admirablement bien. La nouvelle version Elegoo Centauri Carbon 2 dont nous parlons ici est à 439€. Ce qui en fait un modèle très intéressant à considérer. Chez Bambu Lab un modèle équivalent est la P1S qui est proposée en mono filament à 408€. Ou en quadri filament à 579€.

Si je devais conclure en un seul paragraphe, ce serait le suivant : si l’impression 3D simple et efficace vous intéresse dans un volume fermé, les deux Elegoo n’ont pas réellement d’équivalent. La nouvelle Centauri Carbon 2 est bien partie pour enfoncer le clou pour la marque. Le premier modèle fait un sans faute niveau robustesse et qualité d’impression. Projetant Elegoo encore plus sur le devant de la scène en termes de praticité et de tenue dans le temps. À ces prix là et dans cette qualité de services, l’impression 3D devient plus un service qu’un loisir. Si vous n’avez pas encore craqué, c’est le bon moment. Si vous avez une très vieille imprimante Cartésienne et le regret d’avoir peut-être raté un rendez-vous, c’est le moment de vous rattraper avec ces machines vraiment abouties aujourd’hui. 

Voir l’offre sur Elegoo Europe.

 

Spécifications d’impression

Caractéristique Détail
Volume d’impression 256 × 256 × 256 mm
Vitesse d’impression ≤ 500 mm/s (recommandée : 250 mm/s)
Accélération par défaut 10 000 mm/s²
Accélération maximale 20 000 mm/s²
Précision d’impression ± 0,1 mm
Épaisseur de couche 0,1 à 0,4 mm (recommandée : 0,2 mm)
Impression multicolore Oui
Filaments pris en charge Idéal : PLA, PETG, TPU, ABS, ASA, PLA-CF
  Compatible : PETG-CF, ABS-CF, ASA-CF, PET-CF, PA-CF, PET, PC, PA
Diamètre du filament 1,75 mm

Spécifications matérielles

Caractéristique Détail
Technologie Dépôt de filament fondu (FDM)
Surface d’impression 260 × 260 mm
Extrudeur Extrudeur direct à double engrenage (1 ventilateur)
Buse Acier trempé + laiton
Diamètre de buse 0,4 mm
Plateau Plaque en acier à ressort double face (PEI texturé + surface spéciale PLA)
Nivellement du plateau Auto-nivellement en 121 points
Heat break Alliage de titane
Axes Z 3 vis trapézoïdales + 3 guides linéaires
Motorisation Drivers silencieux (tous les axes)
Carte mère Carte mère propriétaire haute performance
Éclairage LED Oui

Caractéristiques thermiques

Caractéristique Détail
Température max. buse 350 °C
Température max. plateau chauffant 110 °C (à 25 °C ambiant)
Température de fonctionnement 5 à 40 °C

Capteurs & automatisations

Fonction Présence
Caméra Oui (détection IA intelligente & timelapse)
Capteur de fin de filament Oui
Détection de bouchage Oui
Reprise après coupure de courant Oui
Calibration entièrement automatique Oui
Déchargement automatique du filament Oui

Utilisation & connectivité

Caractéristique Détail
Système ELEGOO OS
Écran Écran tactile capacitif couleur 5 pouces
Langues Anglais, Français, Allemand, Russe, Italien, Espagnol, Japonais, Chinois
Connectivité USB, Wi-Fi
Logiciels de tranchage ElegooSlicer (recommandé), Orca, Cura
Formats d’entrée STL, OBJ, 3MF, STEP
Format de sortie G-code

Caractéristiques physiques & électriques

Caractéristique Détail
Dimensions de la machine 500 × 480 × 743 mm
Dimensions du colis 490 × 495 × 560 mm
Poids net 19,35 kg
Poids brut 23,8 kg
Alimentation 100–240 V AC / 50–60 Hz
Tension de sortie 24 V
Puissance nominale 1100 W (220 V) / 350 W (110 V)
Niveau sonore ≤ 45 dB

Elegoo Centauri Carbon 2 : impression couleur CoreXY à 439€ ! © MiniMachines.net. 2025

Anycubic Kobra 3 Combo : L’impression multi filament à 304€ !

30 janvier 2026 à 13:05

Mise à jour au 30/01/2026 : l’imprimante Kobra 3 Combo multi filament est en promo à 304€ depuis la boutique de la marque. voir en fin de billet.

Le marché de l’impression 3D s’est largement simplifié ces dernières années. Si certains ne jurent que par des modèles de dernière génération souvent assez chers, il est parfaitement possible de mener à bien des impressions 3D complexes avec des modèles abordables. Si cette Anycubic Kobra 3 Combo se tourne à son tour vers le multi filament, c’est évidemment pour faire comme les autres mais aussi et surtout pour attirer de nouveaux clients.

La plupart des grandes marques ont choisi de proposer cette option de gestion de multi filament. Prusa, BambuLab ou Creality pour n’en citer que quelques unes. Tous ces fabricants proposent ainsi un produit indisponible sur l’entrée de gamme et peuvent donner envie d’investir à nouveau dans une imprimante 3D. Cela fait partie des stratégies classiques du marché. Il y a quelques années cela a été l’apparition du nivellement automatique des machines avant qu’il ne soit repris par la majorité des marques. Puis on a eu droit à l’augmentation de vitesse, aux extrudeurs haut de gamme, aux buses Tri-Métal, à l’apparition de solutions basées sur des logiciels plus aboutis  comme Klipper.

Kobra 3 Combo

Kobra 3 Combo

Cette évolution qui débouche aujourd’hui vers des produits comme cette Anycubic Kobra 3 Combo, je ne m’en plains évidemment pas. C’est très bénéfique pour tout le marché de l’impression 3D comme pour les utilisateurs. Il n’est plus possible de commercialiser une imprimante même entrée de gamme avec des composants qui ne proposeraient pas un service minimum largement supérieur à ce que proposaient les mêmes modèles il y a quelques années en arrière. 

L’arrivée du multi filament, comme des modèles fermés, va permettre de se distinguer plus sûrement des modèles entrée de gamme. Ces options sont fort visibles et coutent logiquement plus cher à produire. Cela permet de maintenir une marge correcte et totalement justifiée pour les marques alors qu’il est difficile de lutter avec les solutions entrée de gamme régulièrement proposées.

La Kobra 3 Combo propose donc un boitier externe de gestion de plusieurs filaments pour un volume d’impression très confortable de 250 x 250 mm de côté et 260 mm de hauteur. La vitesse théorique maximale est de 600 mm/s, ce qui est également une évolution majeure pour la marque puisque la Kobra 2 restait « coincée » à 250 mm/s. Le nivellement automatique de l’imprimante évolue vers une gestion par LeviQ 3.0 afin de ne pas perdre régulièrement quelques minutes pour recalibrer l’ensemble.

Anycubic propose également un changement de buse facilité et sans outils et une température de chauffe pouvant atteindre 300°C. Les matériaux exploitables sont variés :  PLA, PETG, ABS, ASA, PET, PA, PC, PP et HIPS. On retrouve évidemment les fonctions « classiques » de reprise après coupure de courant ou de détection de fin de filament sont présentes. Le reste est toujours là avec un écran 4.3″ tactile, un réglage facile de la tension de courroie XY et une impression silencieuse dans les mouvements de déplacement. La machine propose une compensation des vibrations provoquées par l’imprimante elle-même pour assurer des résultats remarquables.

Mais la pièce maitresse de cette offre est sans conteste l’arrivée de l’équipement multi filaments Anycubic ACE Pro. Ce dernier pourra embarquer d’une à quatre bobines différentes et offrira une fonction de « séchage » des filaments. De manière à ne pas avoir de soucis de qualité lié à des matériaux trop humides. Anycubic propose une identification des bobines automatisée si vous employez des matériaux de sa marque. Chaque bobine propose une petite puce RFID qui dira à l’accessoire de quelle couleur il s’agit et réglera les températures conseillées.

Il est néanmoins tout à fait possible d’employer n’importe quel type de filament compatible en indiquant pour chacun de quatre emplacements les caractéristiques du matériau employé. À noter que ce boitier peut être doublé pour profiter de 8 filaments distincts et que Anycubic propose évidemment un outil de gestion pour imprimer avec différents matériaux. Il est par ailleurs possible de positionner plusieurs fois le même matériau pour imprimer en continu d’une bobine de filament à une autre.

 

 

 L’imprimante « Kobra 3 Combo » comprenant le boitier multi filament Anycubic ACE Pro et l’imprimante Anycubic Kobra 3 est en ce moment vendue 329€ chez le fabricant.

Avec le code ACFAN25 elle baisse de 25€ pour descendre à 304€ TTC livrée chez vous rapidement depuis un entrepôt européen.

Voir l’offre chez Anycubic

Anycubic Kobra 3 Combo : L’impression multi filament à 304€ ! © MiniMachines.net. 2025

Anycubic Kobra X : l’impression multicouleur rapide à 249€ !

31 décembre 2025 à 11:36

L’imprimante 3D Anycubic Kobra X est une solution qui multiplie les avantages. Elle est rapide, gère nativement quatre bobines de filament, peut mixer les matériaux, fait moins de gâchis, est précise, silencieuse, autonome et sait imprimer un grand volume. Pour couronner le tout elle est proposée à un tarif très abordable de 249€ dans cette première phase de commercialisation.

Avant de vous parler de la Anycubic Kobra X en tant que telle, il faut que je vous explique comment se passe cette mise en vente. C’est toujours assez compliqué de comprendre ce que font certaines marques avec leurs offres de réservation. L’idée pour Anycubic est de « réserver » une imprimante en avançant 10€. Cette somme permettra d’obtenir une réduction de 30€ sur les premiers modèles d’imprimantes produites qui seront mise en vente à 269€.

Au final, les maths sont simples même s’ils ne sont pas très clairs. On a 30€ de réduction moins les 10€ d’avance pour acheter l’imprimante. Avec la réduction annoncée à 269€ cela nous donne donc 249€ au total. La réservation avec ce dépôt de réduction se fait jusqu’au 14 janvier 2026. Ensuite, vous avez jusqu’au 28 février pour acheter l’imprimante à 249€.  À partir du 15 janvier, les imprimantes commenceront à être expédiées dans l’ordre des commandes. Du premier mars au 31 mars, le prix de la Anycubic Kobra X passe à 289€ et donc à 269€ au total. Enfin, l’imprimante est censée être vendue à 389€ à partir du mois d’avril. À noter que si vous réservez votre bon de réduction en injectant 10€ dans le système et que vous ne l’activez pas en commandant l’imprimante, vous perdrez vos 10€ qui ne seront pas remboursés. Voir l’offre chez Anycubic.

Anycubic Kobra X

Anycubic Kobra X

Venons-en à la Anycubic Kobra X qui est donc une imprimante 3D de type FDM assez classique dans son approche. Il ne s’agit pas d’un modèle fermé de type CoreXY mais d’une déclinaison plus complète du modèle précédent qui était la Kobra 3 V2. On retrouve ainsi un plateau qui se déplace d’avant en arrière et un bras qui positionne la tête d’impression de droite à gauche et de haut en bas. Couvrant alors les trois axes X, Y et Z de l’impression 3D. 

La première grosse différence entre cette imprimante et la précédente, c’est sa robustesse. La Anycubic Kobra X propose une structure plus massive et plus épaisse. C’est largement dû au fait qu’elle doit désormais supporter quatre kilos de filament. Les bobines de son système sont positionnées au-dessus de l’engin. Par défaut l’imprimante est capable de piloter quatre matériaux différents, au contraire du précédent modèle qui avait besoin d’un caisson de gestion supplémentaire pour le même résultat. 

Anycubic Kobra X + 4 ACE Pro 2

Anycubic Kobra X + 4 ACE Pro 2

Cette solution se combine avec la possibilité d’adjoindre à la machine pas moins de quatre ACE 2 Pro pour un total de 19 filaments différents. Cela parait un peu extrême, ça l’est probablement dans la plupart des cas, mais c’est extrêmement utile pour certains usages. C’est notamment pratique parce que l’imprimante peut se piloter à distance. Au vu des temps d’impression classiques, la possibilité de lancer un prototype depuis n’importe quel point du globe en choisissant le ou les matériaux de son choix est un vrai bonus.

Pour optimiser cette gestion multicouleur, le constructeur a mis en place des fonctionnalités intéressantes. Par exemple, la distance de rétractation du filament a été largement optimisée. Quand une imprimante 3D change de filament, elle rétracte le premier en le tirant en arrière, vers la bobine, avant d’appeler le suivant. Sur la Kobra X cette rétractation se fait sur 3 cm quand il en faut 16 sur la Kobra 3 V2. La différence se sent nettement dans le temps de changement de ce filament. Ces exercices de rétractation puis d’avancée du matériau d’impression prennent de nombreuses secondes. Si vous imprimez un objet avec trou ou quatre couleurs alternées, cela plombe littéralement votre temps d’impression. Avec ce nouveau système, ce temps d’ajustement multiplié par des centaines d’occurrences est largement réduit.

Pour fonctionner de pair avec ce premier élément, on découvre un autre changement. Lorsque votre imprimante fait fondre le filament de matériau, il ne peut pas être rétracté directement. Sa « pointe » a été modifiée par la chaleur et il peut contrarier son rappel dans le tube de guidage ou être trop fin pour apporter suffisamment de matière la prochaine fois que vous le ferez fondre. Cela poserait énormément de problèmes à l’usage. La pratique veut donc qu’un système de coupe soit intégré dans la buse. La tête d’impression se dirige vers le côté de la plaque, coupe le filament, le rappelle en arrière, pousse le nouveau et extrude quelques centimètres de la nouvelle matière pour s’assurer de la bonne impression de la suite.

Ce coupe filament a été optimisé pour une course beaucoup plus petite. Elle passe de 7.3 à 3.5 cm. Sauvegardant ainsi 3.8 cm de filament par changement de couleur. Si votre objet comporte 100 changements de couleurs par exemple, cela donne 100 x 3.8 cm d’économisés et donc presque 4 mètres de « gagnés ». Dans l’exemple ci-dessus, pour chaque papillon coloré réalisé avec la Kobra X, l’impact de ces deux ajouts est déjà significatif en temps et en matériaux.

Anycubic le mesure avec un « exemple » d’illustration mettant en scène un objet comportant quatre couleurs. Nous ignorons quelle autre imprimante est mise en défaut, mais la réduction de déchets et le temps gagné sont importants. Sachant qu’un filament de PLA classique coute entre 15 et 20€ le kilo, passer de 340 g de perdus à 119 g n’est pas du tout anodin. Passer de 27H à moins de 9H est également impressionnant.

Enfin, dernière grosse nouveauté de cette imprimante, la gestion fine des matériaux par la tête d’impression. La Anycubic Kobra X propose un extrudeur, le mécanisme qui entraine le filament vers la buse avant de le fondre, adaptant sa force suivant leur dureté. C’est un élément important car cela va permettre de jauger la force nécessaire à l’entrainement de filament rigides, comme le PLA, et plus souples comme le TPU. Et tout cela en temps réel. Lorsque vous poussez un filament souple, il faut une pression légère et lente pour ne pas provoquer de bouchons, Lorsqu’il s’agit d’un matériau plus rigide, on peut augmenter la vitesse et la force de pression.

Le résultat est la possibilité de mixer des matériaux différents sans se « casser la tête » a définir tout cela en amont. Le logiciel Anycubic Slicer Next qui pilote la machine saura adapter les différents matériaux nativement. Il suffira d’indiquer où est placée chaque bobine dans la machine. Ce changement de tête pour ce modèle baptisé Ace Gen2 est donc majeur pour l’imprimante. L’imprimante peut par défaut prendre en charge de nombreux matériaux : PLA, PETG, TPU, PVA, PLA-CF, PETG-CF et ASA.

On retrouve également toutes les fonctions classiques des imprimantes modernes : changement de buse facile pour des modèles de diamètres différents. Affichage en façade de la bobine en cours d’exploitation et gestion de la ventilation maitrisée pour un volume sonore de 48 dB qui peut être baissé à 45 dB via un système d’annulation de bruit. Ce dernier point me laisse perplexe car il semble difficile à maitriser, mais je demande à voir.

Pour le reste l’imprimante est plus classique : elle propose un beau volume d’impression avec un cube global de 26 cm de côté, une compensation des vibrations et un ajustement automatique du débit pour des objets propres et sans défauts de surface. La mise à niveau de la tête sur 49 points totalement automatique. Un plateau chauffant ayant optimisé son homogénéité pour ne pas avoir d’objets larges qui se décollent ou qui se tordent et une première couche parfaitement plane et dense pour des objets propres et bien finis.

La Anycubic Kobra X propose des fonctions d’IA où le I a enfin un sens

On parle beaucoup d’IA pour dire à peu près n’importe quoi aujourd’hui et quand je vois les deux lettres côte à côte, mon premier réflexe est de me méfier. Sur cette imprimante 3D la promesse est différente. Elle embarque une caméra dont le rôle classique est de filmer des timelapses image par image, couche par couche, de votre impression. Cela permet de récupérer un petit montage qui montre l’objet en train d’être imprimé en quelques secondes. C’est rigolo mais cela sert surtout à détecter d’éventuels problèmes d’impression.

Depuis quelque temps les fabricants ajoutent à cette fonction des éléments d’analyse supplémentaires. La caméra filme le plateau et permet donc de détecter la présence d’un élément qui n’a rien à y faire, un rebut d’impression ou un objet quelconque qui pourrait gêner l’impression. Autre élément assez classique, la détection d’erreurs d’impressions. Lorsque votre objet se décolle ou que le filament part dans tous les sens suite à un souci sur une couche. La caméra détecte le problème, le logiciel analyse la situation et interrompt l’impression tout en vous envoyant une alerte. Le logiciel de pilotage à distance vous permet alors de suivre le flux 720P de la caméra et donc de vous rendre compte du problème.

Mais l’imprimante est également capable d’ignorer un objet qui pose problème. Au lieu d’annuler toute une série d’objets imprimés sur un même lot parce que l’un d’entre eux s’est décollé ou qu’il a un défaut, l’imprimante va l’ignorer et poursuivre l’impression du reste. Ce genre de détail permet de gagner beaucoup de temps et d’économiser énormément de matériaux. Si l’imprimante continue à extruder du filament dans le vide autour des objets correctement imprimés, c’est tout le plateau qui risque de partir à la poubelle.

Pour le reste on retrouve les fonctions de pilotage en ligne et en local, par Wi-Fi ou en Ethernet, avec une application maison ou directement depuis son PC avec le logiciel de découpage maison qui sert à préparer les impressions. Un port USB permet par ailleurs d’imprimer directement les fichiers depuis le panneau de contrôle LCD 3.5″ couleur disponible en français. Les fonctions de reprise automatique après une panne ou en cas de fin de filament sont également prévus.

Livrée pré-assemblée, l’imprimante Anycubic Kobra X propose donc une gestion multifilament par défaut, une belle vitesse d’impression de 600 mm/s (que l’on rapportera le plus souvent à 300 mm/s sans une grosse optimisation) et l’ensemble des fonctions modernes des imprimantes de ces dernières années. Si l’ajout de caissons supplémentaires permet de rajouter des matériaux supplémentaires, il n’est absolument pas obligatoire et cela rend ce modèle à 249€ particulièrement intéressant à suivre pour son lancement.

Voir l’offre chez Anycubic

L’actuelle Anycubic Kobra 3 V2 est toujours proposée à 329€ et avec les 20€ de réduction grâce au code MINIMACHINES, elle tombe à 309€. Je n’ai absolument aucune idée au sujet de ce code magique sur la vente finale de l’Anycubic Kobra X. Il est possible que les 20€ de remise fonctionnent également et que le prix final soit de 229€. Ce qui serait évidemment une excellente affaire.

 

Anycubic Kobra X Spécification
Performances d’impression  
Impression multicolore 4 couleurs natives, extensible jusqu’à 19
Volume d’impression 260 × 260 × 260 mm³
Matériaux compatibles PLA / PETG / TPU / PVA / PLA-CF / PETG-CF / ASA
Vitesse d’impression Recommandée : 300 mm/s · Maximum : 600 mm/s
Accélération Recommandée : 10 000 mm/s² · Maximum : 20 000 mm/s²
Buse  
Température maximale 300 °C
Diamètre Standard 0,4 mm (0,25 / 0,6 / 0,8 mm en option)
Matériau de la buse Acier trempé
Plateau chauffant  
Température maximale 100 °C
Matériau Plateau en acier ressort PEI
Système & mécanique  
Firmware Kobra OS
Construction Système de portique (Gantry System)
Type d’extrusion Extrusion directe (courte distance)
Système de mouvement Axe X : rail linéaire · Axe Y : doubles tiges linéaires · Axe Z : moteur unique avec double tige de guidage
Nivellement LeviQ 3.0 auto-nivellement + décalage Z (Z-Offset)
Fonctionnalités avancées  
Calibration pression / flux Pris en charge
Reprise après coupure de courant Pris en charge
Détection de filament Pris en charge (avec reprise automatique)
Détection d’emmêlement du filament Pris en charge
Détection AI des spaghettis Pris en charge
Saut d’objet & nivellement de zone Pris en charge
Contrôle & impression  
Méthodes de contrôle Imprimante, logiciel de tranchage, application Anycubic, USB (impression uniquement)
Expérience utilisateur  
Écran Écran tactile capacitif 3,5 pouces
Niveau sonore ≤ 45 dB
Surveillance vidéo Caméra HD standard, prise en charge 720p
Langues supportées EN / CN / DE / FR / IT / ES / RU / JP
Dimensions & poids  
Poids de la machine Kobra X : 9,5 kg
ACE 2 Pro : 3,7 kg
Poids du colis Kobra X : 12,7 kg
Kobra X Combo : 18 kg
ACE 2 Pro : 4,8 kg
Dimensions de la machine Kobra X : 441,5 × 448,8 × 451,3 mm³
ACE 2 Pro : 368 × 291,5 × 236,5 mm³
Dimensions du colis Kobra X : 540 × 520 × 280 mm³
Kobra X Combo : 530 × 530 × 510 mm³
ACE 2 Pro : 445 × 345 × 320 mm³

L’imprimante 3D Anycubic Kobra 3 V2 Combo à 329€ (🍮)

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