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Lamborghini 2025 : bénéfices en baisse malgré des ventes records

24 mars 2026 à 15:12

Lamborghini affiche des revenus records en 2025 mais voit ses bénéfices chuter sous l’effet des droits de douane et du virage électrique.

Le constructeur automobile italien Lamborghini a publié des résultats en demi-teinte pour l’exercice 2025. Malgré des revenus en hausse et des livraisons atteignant un niveau historique, la rentabilité est en recul. Cette situation s’explique principalement par plusieurs facteurs externes, notamment les tarifs douaniers américains, les fluctuations des devises et les coûts liés à l’abandon d’un projet stratégique de véhicule entièrement électrique. Dans un contexte mondial incertain, le groupe confirme toutefois la solidité de son positionnement sur le segment des voitures de luxe et des voitures de sport haut de gamme.

Des revenus en hausse portés par des volumes records

En 2025, Lamborghini a enregistré un chiffre d’affaires en progression de 3,3 %, atteignant 3,2 milliards d’euros. Cette performance repose sur un niveau de livraisons sans précédent, avec 10 747 véhicules écoulés sur l’année. Cette croissance témoigne de la résilience de la demande sur le marché des voitures de luxe, malgré un environnement économique parfois contraignant.

Le succès commercial de modèles haut de gamme contribue fortement à cette dynamique. La montée en puissance de la Lamborghini Revuelto, affichée à un prix d’environ 515 000 euros, illustre la stratégie du constructeur orientée vers des véhicules à forte valeur ajoutée. Par ailleurs, la personnalisation des véhicules joue un rôle déterminant dans la performance commerciale. Presque tous les modèles livrés en 2025 comportaient au moins une option de personnalisation, ce qui renforce les marges grâce à des configurations sur mesure.

Cette orientation vers des produits exclusifs et personnalisés permet à Lamborghini de maintenir un positionnement premium sur un marché concurrentiel, tout en répondant à une clientèle exigeante en matière de design automobile, de performance moteur et d’exclusivité.

Des marges sous pression face aux contraintes externes

Malgré ces résultats commerciaux solides, la rentabilité est en baisse. Le résultat d’exploitation recule à 768 millions d’euros en 2025, contre 835 millions d’euros un an plus tôt. Dans le même temps, la marge opérationnelle passe de 27 % à 24 %, traduisant une pression accrue sur les coûts.

L’un des principaux facteurs identifiés est l’impact des tarifs douaniers américains, qui affectent à la fois les ventes et les marges sur le plus grand marché de la marque. Même si des ajustements de prix ont été effectués l’année précédente, ils n’ont pas permis de compenser totalement ces surcoûts. Le PDG Stephan Winkelmann a précisé qu’aucune nouvelle hausse tarifaire n’était envisagée à court terme, estimant que cette stratégie pourrait nuire à la demande dans un contexte déjà sensible.

À cela s’ajoutent les fluctuations des taux de change, qui peuvent impacter la compétitivité des exportations, ainsi que les incertitudes géopolitiques. La guerre en cours au Moyen-Orient est également citée comme un facteur de risque, susceptible de perturber les chaînes logistiques et l’approvisionnement en énergie, influençant indirectement le marché des voitures de luxe.

Pour atténuer ces pressions, Lamborghini mise sur un contrôle rigoureux des coûts et sur l’augmentation des ventes de véhicules à forte marge. Cette combinaison permet de compenser partiellement les effets négatifs des facteurs macroéconomiques.

Un repositionnement stratégique face au virage électrique

Autre élément marquant de l’année 2025 : la révision de la stratégie d’électrification du constructeur. Lamborghini a en effet renoncé à son projet initial de lancer une voiture de sport 100 % électrique d’ici 2030. Cette décision s’explique par une demande jugée insuffisante dans le segment, ainsi que par des incertitudes quant à la rentabilité de tels investissements.

Selon la direction, l’adhésion des clients aux véhicules électriques dans ce segment spécifique reste limitée. De nombreux acheteurs ayant testé ces modèles n’auraient pas trouvé une expérience pleinement satisfaisante par rapport aux standards attendus en matière de sensations de conduite et de performance, des critères essentiels pour une marque positionnée sur les voitures de sport.

Malgré ce revirement, Lamborghini ne se détourne pas complètement de l’électrification. L’entreprise continue d’investir en interne dans les technologies électriques afin de rester prête à répondre à une éventuelle évolution de la demande dans les prochaines années. Cette approche traduit une stratégie d’attente prudente, dans un marché en mutation où les choix technologiques doivent concilier innovation, performance et acceptation client.

Cependant, la direction reste réservée sur les perspectives à court terme. Les incertitudes économiques et géopolitiques rendent difficile toute projection précise pour 2026, même si les fondamentaux du constructeur reposent sur une demande soutenue pour ses modèles exclusifs et personnalisables.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats de Lamborghini en 2025 illustrent un contraste classique dans l’industrie des voitures de luxe : une forte dynamique commerciale ne garantit pas nécessairement une amélioration de la rentabilité. Le constructeur parvient à maintenir des volumes records et à valoriser ses modèles, mais subit des pressions externes significatives, notamment liées aux droits de douane et aux conditions macroéconomiques. Le repositionnement sur l’électrification montre également que la transition énergétique dans le segment des supercars reste progressive et dépend fortement des attentes des clients. Enfin, la stratégie axée sur la personnalisation et les modèles à forte valeur ajoutée confirme une volonté de préserver les marges dans un environnement incertain.

Crédit illustration : Lamborghini.

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Great Wall Motor explore une implantation industrielle en Afrique du Sud

24 mars 2026 à 13:12

GWM étudie une production locale en Afrique du Sud via partenariat ou rachat d’usine, avec discussions incluant Mercedes-Benz et Nissan.

Great Wall Motor étudie plusieurs scénarios industriels

Le constructeur automobile chinois Great Wall Motor (GWM) examine différentes options pour renforcer sa présence industrielle en Afrique du Sud. L’entreprise envisage notamment de partager une installation de production avec un autre acteur du secteur ou d’acquérir une usine déjà existante, une stratégie qui s’inscrit dans une dynamique plus large d’expansion internationale des constructeurs chinois.

Dans ce contexte, des discussions ont été engagées avec plusieurs groupes automobiles, dont Mercedes-Benz et Nissan. L’objectif affiché est de trouver un modèle de production adapté, capable de répondre à la fois aux contraintes locales et aux ambitions de croissance sur les marchés export.

Selon les responsables régionaux de GWM, l’assemblage sous contrat figure parmi les options envisagées. L’acquisition d’une usine existante apparaît également comme une alternative crédible, notamment en raison des délais importants associés à la construction d’un nouveau site industriel. Cette approche permettrait d’accélérer l’implantation locale tout en limitant les investissements initiaux et les temps de mise en production.

Des discussions ouvertes avec plusieurs partenaires et autorités

Les dirigeants de GWM en Afrique du Sud ont confirmé que les échanges avec différents partenaires industriels et institutionnels se poursuivent. L’entreprise maintient un dialogue actif avec plusieurs parties prenantes afin d’évaluer les conditions de production locale et les opportunités de collaboration.

Par ailleurs, des rencontres sont prévues avec les autorités sud-africaines dans le cadre d’un salon automobile en Chine. Ces échanges visent à mieux comprendre les politiques industrielles locales, les incitations éventuelles et les exigences réglementaires liées à l’implantation d’un site de production.

Du côté de Mercedes-Benz South Africa, l’usine située à East London reste actuellement dédiée à la production de la Classe C. Le constructeur indique ne pas commenter les spéculations concernant une éventuelle évolution de son portefeuille industriel, tout en soulignant que les exigences du marché évoluent constamment. L’entreprise rappelle également sa volonté de maintenir la compétitivité de ses sites de production et d’adapter ses capacités aux nouvelles attentes.

Des précédents existent toutefois en matière de production partagée ou flexible sur ce site, comme l’a évoqué la direction locale par le passé. Cette configuration industrielle pourrait, en théorie, ouvrir la voie à de nouveaux partenariats, sans que cela ne soit confirmé à ce stade.

Choix stratégique de production et orientation produit

Sur le plan opérationnel, GWM n’a pas encore arrêté définitivement le modèle qui sera produit localement. Plusieurs options sont à l’étude, en fonction de leur potentiel de localisation et de leur capacité à être exportées vers d’autres marchés, notamment européens.

Un modèle récent, identifié sous le nom EC15, est actuellement au centre des discussions internes. Ce véhicule est considéré comme un produit global, susceptible de s’intégrer dans une stratégie d’exportation plus large. Le choix du modèle dépendra de sa compatibilité avec les infrastructures locales, des volumes attendus et des perspectives commerciales sur les marchés cibles.

Dans le même temps, GWM poursuit le développement de sa gamme Haval H6, avec le lancement d’une nouvelle variante hybride rechargeable. Cette orientation reflète une tendance plus large du marché automobile, marquée par une demande croissante pour les véhicules hybrides et électriques, en particulier dans le segment des SUV compacts.

Un positionnement sur un marché en mutation

Avec une part de marché d’environ 5 % en Afrique du Sud, GWM occupe actuellement la sixième position en termes de ventes de véhicules. Le constructeur cherche à renforcer sa compétitivité en s’appuyant sur une offre produit élargie et sur une stratégie industrielle locale.

Le segment des SUV compacts constitue un levier de croissance important, porté par une demande soutenue des ménages et une évolution des préférences vers des véhicules plus polyvalents. Dans ce contexte, la production locale pourrait permettre à GWM d’améliorer sa réactivité commerciale, de réduire certains coûts logistiques et de mieux s’adapter aux spécificités du marché régional.

Notre avis, par leblogauto.com

La stratégie de Great Wall Motor s’inscrit dans une tendance observée chez plusieurs constructeurs chinois visant à localiser une partie de leur production à l’international. Les discussions avec des acteurs établis comme Mercedes-Benz et Nissan témoignent d’une approche pragmatique fondée sur les partenariats ou l’utilisation d’infrastructures existantes. Le choix entre rachat d’usine et assemblage sous contrat sera déterminant pour la rapidité d’exécution. Enfin, l’orientation vers des modèles hybrides et des SUV compacts confirme l’adaptation de GWM aux attentes actuelles du marché sud-africain et aux dynamiques globales de l’automobile.

Crédit illustration : Robots.

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BMW mise sur la Neue Klasse pour relancer ses ventes en Chine

24 mars 2026 à 07:12

BMW lance la i3 électrique pour stabiliser ses ventes en Chine face à la guerre des prix et à la montée des marques locales.

Le constructeur automobile allemand BMW tente de retrouver un équilibre sur le marché chinois, dans un contexte marqué par une évolution rapide du secteur automobile et une concurrence accrue des marques locales. Alors que la Chine demeure le plus grand marché automobile mondial, BMW cherche à stabiliser ses ventes après une année difficile et à tirer parti d’une amélioration des conditions de prix sur le segment des véhicules électriques.

Stabilisation des prix sur un marché sous tension

Selon Jochen Goller, directeur des ventes de BMW, le marché chinois montre des signes de stabilisation après une période prolongée de fortes remises sur les véhicules électriques. Cette phase, caractérisée par une guerre des prix intense entre constructeurs, notamment européens et acteurs locaux, semble désormais évoluer vers un nouvel équilibre. D’après ses observations, certains segments enregistrent même une légère hausse des prix, suggérant que la tendance à la baisse pourrait s’être atténuée.

Cette évolution intervient dans un contexte où les constructeurs automobiles ont dû ajuster leurs stratégies commerciales pour maintenir leur compétitivité. La pression exercée par les marques chinoises, souvent plus agressives sur les prix, a contraint les acteurs étrangers à revoir leurs marges et leurs volumes de vente. Pour BMW, cette stabilisation constitue une opportunité de consolider sa position sur un marché clé, tout en adaptant son offre aux attentes locales.

La Neue Klasse, un tournant stratégique pour BMW

Au cœur de cette stratégie se trouve la plateforme technologique Neue Klasse, qui vise à moderniser la gamme du constructeur et à répondre aux exigences d’un marché de plus en plus orienté vers l’électrification et l’innovation logicielle. Cette nouvelle architecture constitue une base essentielle pour le développement de futurs modèles électriques, avec pour objectif d’améliorer l’efficience, les performances et l’intégration des technologies embarquées.

Dans ce cadre, BMW a récemment présenté sa nouvelle berline 100 % électrique BMW i3, qui s’inscrit dans cette dynamique de renouvellement produit. Ce lancement marque une étape importante dans la stratégie du constructeur, qui entend proposer des véhicules plus compétitifs face à une concurrence de plus en plus technologique et connectée.

La Neue Klasse représente ainsi bien plus qu’une simple évolution de gamme : elle incarne une transformation structurelle visant à repositionner BMW sur le segment des véhicules électriques haut de gamme, tout en répondant aux spécificités du marché chinois.

Une offensive ciblée sur le marché chinois

BMW ambitionne de regagner du terrain en Chine, un marché stratégique où les constructeurs européens ont récemment subi une pression importante. En 2025, les ventes du groupe y ont reculé de 12,5 %, un signal fort qui souligne les défis auxquels le constructeur est confronté. Pour 2026, l’objectif est clair : stabiliser les volumes de vente et retrouver une trajectoire de croissance grâce à la Neue Klasse.

Dans cette optique, BMW prévoit également le lancement du SUV électrique BMW iX3, une version spécifiquement adaptée au marché chinois. Ce modèle fera ses débuts au salon automobile de Pékin avant d’être commercialisé localement. Une déclinaison locale de la i3 est également attendue dans la foulée, confirmant l’importance stratégique de la Chine dans le déploiement de cette nouvelle génération de véhicules.

Jochen Goller a d’ailleurs souligné la volonté du groupe de renouer avec la croissance en Chine grâce à cette nouvelle plateforme et aux modèles qui en découlent. L’approche de BMW repose ainsi sur une adaptation fine aux attentes du marché, combinant innovation technologique, électrification et repositionnement tarifaire dans un environnement concurrentiel en mutation.

Notre avis, par leblogauto.com

BMW adopte une stratégie cohérente en s’appuyant sur la Neue Klasse pour relancer sa dynamique en Chine, un marché devenu extrêmement concurrentiel. La stabilisation des prix constitue un signal encourageant après une période de forte pression sur les marges. Le lancement de modèles électriques dédiés, comme le iX3 et la i3, montre une volonté claire d’adaptation aux spécificités locales. Toutefois, la réussite de cette stratégie dépendra de la capacité du constructeur à maintenir un équilibre entre innovation technologique, compétitivité tarifaire et perception de valeur face aux marques chinoises.

Crédit illustration : BMW.

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Prix de l’essence en hausse : GM relativise l’impact sur ses ventes

24 mars 2026 à 05:12

GM affirme que la hausse des prix de l’essence n’a pas modifié ses ventes, malgré un contexte énergétique tendu lié aux tensions géopolitiques.

Le constructeur automobile General Motors (GM) indique ne pas avoir constaté de changement significatif dans ses ventes malgré la récente hausse des prix du carburant. Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques et une augmentation notable du prix de l’énergie, l’entreprise américaine adopte un discours mesuré, soulignant que d’autres facteurs ont davantage influencé son activité au cours du premier trimestre.

Des ventes peu sensibles à la hausse des carburants

Selon les déclarations du directeur financier de GM, Paul Jacobson, les fluctuations récentes des prix de l’essence n’ont pas entraîné de modification notable dans les comportements d’achat des consommateurs. Cette situation s’explique, selon lui, par le fait que les hausses de prix du carburant doivent être durables avant d’avoir un véritable effet sur les décisions d’achat automobile. Il estime généralement qu’une période de quatre à six mois de prix élevés est nécessaire pour que les acheteurs commencent à privilégier des véhicules plus économes en carburant ou moins coûteux à l’usage.

Dans le cas présent, malgré une augmentation du prix moyen du gallon de gazole aux États-Unis, qui a progressé de 27 % depuis la fin du mois de février pour atteindre environ 3,72 dollars, les consommateurs ne semblent pas avoir modifié de manière significative leurs habitudes d’achat. Cette évolution des prix est notamment liée au contexte international, marqué par des tensions géopolitiques ayant affecté le marché pétrolier.

D’autres facteurs influencent davantage les ventes

Toujours selon Paul Jacobson, les performances commerciales du constructeur sur la période récente ont été davantage impactées par des éléments conjoncturels que par le prix du carburant. Parmi ces facteurs, la météo a joué un rôle non négligeable, tout comme la baisse des stocks de certains modèles, en particulier les camionnettes et véhicules de type pick-up, qui constituent une part importante de l’offre de GM.

L’entreprise se trouve en phase de transition produit, avec la préparation du lancement de nouvelles versions de véhicules de grande taille. Cette anticipation a contribué à limiter les volumes disponibles sur certains segments, ce qui a eu un impact direct sur les ventes du premier trimestre. Dans ce contexte, la disponibilité des véhicules en concession apparaît comme un facteur déterminant, parfois plus influent que les conditions macroéconomiques.

Le constructeur souligne ainsi que les contraintes liées à la chaîne d’approvisionnement, à la gestion des stocks et au calendrier de renouvellement des modèles ont pesé davantage que l’évolution des prix de l’énergie sur ses résultats commerciaux récents.

Un marché automobile encore résilient face aux prix du carburant

Plus largement, les données évoquées suggèrent que le marché automobile américain reste relativement résilient face aux variations du prix du carburant, du moins à court terme. Les comportements d’achat semblent davantage guidés par la disponibilité des véhicules, les offres commerciales et les préférences structurelles des consommateurs que par des fluctuations ponctuelles du prix à la pompe.

Cette observation s’inscrit dans un contexte où les consommateurs américains continuent de privilégier certains segments, notamment les SUV et les pick-up, malgré leur consommation plus élevée en carburant. Les arbitrages entre coût d’usage et besoins pratiques ne semblent donc pas encore fortement influencés par les hausses récentes des prix de l’énergie.

Par ailleurs, les commentaires du directeur financier de GM, tenus lors d’une conférence organisée par Bank of America, mettent en lumière l’importance des indicateurs de long terme dans l’analyse des tendances de consommation automobile. Les variations à court terme du prix de l’essence ne suffisent pas, selon lui, à modifier en profondeur les dynamiques du marché.

Dans ce contexte, les constructeurs automobiles doivent composer avec une combinaison de facteurs complexes, allant des conditions économiques globales aux contraintes logistiques, en passant par les cycles d’innovation et de renouvellement des gammes.

Notre avis, par leblogauto.com

Les déclarations de General Motors illustrent la faible élasticité immédiate de la demande automobile face aux variations du prix des carburants. Le marché américain reste fortement orienté vers des véhicules de grande taille, ce qui atténue l’impact des fluctuations ponctuelles à la pompe. La gestion des stocks et les cycles de renouvellement des modèles apparaissent ici comme des variables déterminantes dans la performance commerciale. Enfin, cette analyse confirme que les effets d’une hausse durable du prix du pétrole ne se matérialisent qu’à moyen terme sur les choix des consommateurs.

Crédit illustration : GM.

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Geely dépasse les attentes grâce à ses ventes record

23 mars 2026 à 15:04

Geely affiche un bénéfice record en 2025, porté par ses ventes en hausse et sa progression face à BYD sur le marché automobile mondial.

Le constructeur automobile chinois Geely Automobile Holdings Ltd. a enregistré un bénéfice annuel supérieur aux prévisions des analystes, atteignant un niveau record en 2025. Cette performance confirme la montée en puissance du groupe dans un secteur automobile en pleine mutation, marqué par la transition vers les véhicules électriques, la concurrence accrue entre constructeurs asiatiques et la course aux parts de marché mondiales. Alors que Geely se rapproche des volumes de ventes du leader BYD Co., l’entreprise consolide sa position parmi les acteurs majeurs de l’industrie automobile chinoise et internationale.

Des résultats financiers en forte progression

Le revenu net de Geely a atteint 16,85 milliards de yuans (environ 2,4 milliards de dollars) en 2025, en légère hausse par rapport aux 16,81 milliards de yuans enregistrés l’année précédente. Ce chiffre dépasse la moyenne des estimations des analystes, qui s’établissait à 16,5 milliards de yuans selon les données compilées par Bloomberg. Dans le même temps, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 25 %, pour atteindre 345,2 milliards de yuans, illustrant une dynamique commerciale soutenue.

Cette croissance s’inscrit dans un contexte de montée en gamme et d’élargissement de la gamme de modèles, avec une contribution notable des berlines EX2 et des véhicules utilitaires de la marque Zeekr. Ces modèles ont contribué à renforcer l’attractivité du groupe sur le segment des véhicules électriques et hybrides, un marché clé dans l’évolution actuelle de l’industrie automobile mondiale.

En excluant certains éléments exceptionnels, tels que les gains de change et les cessions d’actifs, le bénéfice de Geely aurait même progressé de 36 %, témoignant d’une amélioration opérationnelle significative. Malgré ces résultats solides, l’action du groupe a reculé de 3,7 % à la Bourse de Hong Kong, dans un mouvement interprété par certains analystes comme une prise de bénéfices après l’annonce de résultats déjà anticipés par les investisseurs.

Une stratégie de consolidation et d’expansion internationale

Geely poursuit une stratégie de transformation ambitieuse depuis fin 2024, articulée autour d’une rationalisation de ses activités et d’une meilleure intégration de ses marques. Dans le cadre de sa stratégie dite de « Déclaration de Taizhou », le groupe a engagé une consolidation de ses filiales, notamment en rapprochant Zeekr et Lynk & Co de son entité cotée à Hong Kong. Cette restructuration vise à réduire les coûts, améliorer les synergies industrielles et renforcer la compétitivité globale du constructeur.

Parallèlement, Geely intensifie ses efforts dans le domaine de la conduite intelligente, avec des investissements visant à développer des technologies comparables aux systèmes avancés d’assistance à la conduite proposés par d’autres acteurs majeurs du secteur automobile. Cette orientation s’inscrit dans une tendance plus large de digitalisation et d’innovation technologique qui caractérise aujourd’hui l’industrie automobile.

Sur le plan international, le groupe accélère également son développement à l’export. Geely prévoit d’ouvrir un réseau de 1 300 points de vente de la marque Geely et 500 pour Zeekr à l’étranger, tout en établissant des filiales dans plusieurs pays, dont le Mexique et le Chili. Ces initiatives traduisent une volonté claire d’accroître la présence du constructeur sur les marchés mondiaux et de réduire sa dépendance au marché domestique chinois.

Une croissance des ventes et une concurrence renforcée

Les performances commerciales de Geely se traduisent par une augmentation significative des volumes de ventes. En 2025, les ventes totales du groupe, incluant les marques Zeekr et Lynk & Co, ont progressé de près de 40 % pour atteindre 3 millions d’unités. Certains modèles ont particulièrement contribué à cette dynamique, à l’image du Xingyuan (EX2 à l’international), qui s’est imposé comme le véhicule le plus vendu en Chine en 2025. De son côté, le SUV de luxe Zeekr 9X a dominé les ventes sur le segment des véhicules à plus de 500 000 yuans.

Geely a également réussi à gagner des parts de marché face à BYD en Chine et a même dépassé ce الأخير en termes de ventes mondiales sur les deux premiers mois de 2026. Cette évolution illustre l’intensification de la concurrence entre les deux constructeurs, chacun cherchant à s’imposer comme leader sur le marché des véhicules électriques et hybrides.

Toutefois, malgré cette progression en volume, Geely reste en retrait par rapport à BYD en termes de revenus et de bénéfices, en raison notamment des économies d’échelle plus importantes de son concurrent et de sa chaîne d’approvisionnement verticalement intégrée, qui lui permet de mieux contrôler ses coûts de production.

Les exportations de Geely, en revanche, restent un point de vigilance. En 2025, elles ont atteint 420 097 unités, un niveau stable par rapport à l’année précédente, alors que la demande en Russie a ralenti. À titre de comparaison, les ventes à l’international de BYD ont fortement progressé, enregistrant une hausse de 150 % pour atteindre 1,05 million d’unités. Geely ambitionne néanmoins de porter ses exportations à 640 000 unités en 2026, soutenant ainsi sa stratégie d’expansion globale dans un marché automobile de plus en plus compétitif.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats de Geely confirment une dynamique de croissance solide, portée par une hausse significative des ventes et une stratégie de consolidation efficace. La montée en puissance de ses modèles électriques et l’expansion internationale du groupe renforcent sa compétitivité face à des concurrents majeurs comme BYD. Toutefois, l’écart en matière de rentabilité et d’intégration industrielle reste un facteur clé qui distingue encore les deux constructeurs. La progression de Geely dépendra en grande partie de sa capacité à accélérer ses exportations et à optimiser ses marges dans un environnement automobile mondial très concurrentiel.

Crédit illustration : Geely.

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VE : 2,3 millions de barils évités par jour en 2025

23 mars 2026 à 13:12

Les véhicules électriques ont évité 2,3 millions de barils de pétrole par jour en 2025, renforçant leur rôle clé dans l’industrie automobile.

L’essor des véhicules électriques (VE) transforme en profondeur le marché automobile mondial et son impact sur la consommation de carburants fossiles. En 2025, l’adoption croissante de ces modèles électrifiés a permis d’éviter l’utilisation de 2,3 millions de barils de pétrole par jour, selon une analyse de BloombergNEF. Ce basculement progressif vers la mobilité électrique s’inscrit dans un contexte marqué par la volatilité des prix de l’essence, notamment en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Une transition énergétique portée par l’automobile électrique

La montée en puissance des véhicules électriques, qu’il s’agisse de voitures particulières, de deux-roues ou de flottes professionnelles, contribue à réduire la dépendance mondiale au pétrole. Cette mutation du parc automobile s’appuie sur une électrification accélérée des motorisations, soutenue par les avancées technologiques des batteries lithium-ion et par la diversification de l’offre des constructeurs automobiles.

Selon BloombergNEF, les économies de pétrole réalisées grâce aux VE devraient continuer à progresser au cours des prochaines années. D’ici 2030, la consommation évitée pourrait atteindre 5,25 millions de barils par jour dans un scénario de transition économique. Ce scénario repose sur l’adoption de technologies rentables plutôt que sur des politiques exclusivement orientées vers les objectifs climatiques.

Les deux-roues et trois-roues électriques jouent aujourd’hui un rôle central dans cette dynamique. Leur déploiement rapide, en particulier dans les pays en développement, explique une part importante de la baisse de la consommation de carburant routier. Toutefois, la croissance du segment des voitures électriques devrait progressivement prendre le relais et accentuer la réduction de la demande en pétrole dans le secteur automobile.

Des impacts économiques majeurs pour les marchés mondiaux

Un rapport distinct du groupe de réflexion Ember estime que les véhicules électriques ont permis d’éviter la consommation de 1,7 million de barils de pétrole par jour en 2025. Cet écart avec les chiffres de BloombergNEF s’explique par des hypothèses plus prudentes, notamment concernant l’utilisation réelle des hybrides rechargeables.

Au-delà de la seule réduction de la consommation de carburant, les véhicules électriques génèrent des bénéfices économiques significatifs pour les grandes régions importatrices de pétrole. Selon Ember, au prix actuel de 80 dollars le baril, la Chine pourrait économiser plus de 28 milliards de dollars par an grâce à sa flotte de VE. L’Europe enregistrerait des économies estimées à 8 milliards de dollars, tandis que l’Inde atteindrait environ 600 millions de dollars par an.

Ces chiffres illustrent l’impact direct de l’électrification du parc automobile sur les balances commerciales et les politiques énergétiques nationales. En réduisant les importations de pétrole, les pays renforcent leur indépendance énergétique tout en amortissant les effets des fluctuations des prix des carburants.

Une adoption stimulée par la hausse des prix du carburant

Alors que la croissance des ventes de véhicules électriques devait initialement ralentir en 2025, plusieurs facteurs ont contribué à relancer la dynamique. La réduction de certaines subventions en Chine, les ajustements des politiques européennes concernant les moteurs thermiques et les évolutions réglementaires aux États-Unis avaient suscité des incertitudes dans le secteur automobile.

Cependant, la hausse des prix de l’essence, liée notamment au conflit au Moyen-Orient, a ravivé l’intérêt des consommateurs pour les motorisations électriques. Dans ce contexte, les véhicules électriques apparaissent de plus en plus compétitifs face aux modèles thermiques, notamment en termes de coût d’utilisation.

La progression des ventes est significative : les voitures électriques représentent désormais plus de 10 % des ventes totales dans 39 pays, contre seulement quatre en 2019. L’Asie se distingue particulièrement, avec des taux d’adoption élevés. En 2025, la Chine a franchi un cap symbolique en dépassant les 50 % de ventes de véhicules électriques, tandis que le Vietnam atteint 38 % et la Thaïlande 21 %.

Cette expansion rapide du marché des véhicules électriques contribue déjà à ralentir la croissance de la demande mondiale de pétrole. Elle confirme également le rôle central de l’industrie automobile dans la transition énergétique globale.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres avancés confirment l’impact tangible des véhicules électriques sur la consommation mondiale de pétrole. La dynamique observée repose autant sur des facteurs économiques que sur des contraintes géopolitiques. L’essor des deux-roues électriques souligne l’importance des marchés émergents dans cette transition. À moyen terme, la généralisation des voitures électriques devrait accentuer encore ces effets.

Crédit illustration : newssourcegy.

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Essai Renault Twingo E-Tech de 82 ch

23 mars 2026 à 13:00

Il y a 33 ans arrivait sur le marché cette drôle de grenouille, la Renault Twingo. Trois générations et 4 millions d’exemplaires vendus plus tard, voilà que le constructeur français nous refait le coup du revival, comme la R5, comme la R4. A-t-elle les armes pour s’imposer sur le marché de la citadine électrique ? Nous sommes allés en prendre le volant sur l’île d’Ibiza pour obtenir quelques éléments de réponse.

Quel look!

Le look, ça restera toujours en premier lieu une affaire de goût. Mais un design qui se distingue a toujours ce petit truc en plus qui donne une aura toute particulière à une voiture. La Twingo 2026 pourrait être l’une de celles-ci. La réinterprétation des lignes du modèle originel nous apparaît plutôt réussie. Les dimensions ont explosé, mais les proportions semblent même meilleures que celles de 1993. Chez Renault, ils n’ont pas menti, le concept-car alléchant en disait beaucoup sur le modèle qui allait être commercialisé. D’ailleurs, elle paraît tellement moderne qu’on la prendrait justement pour un showcar de salon.

Mais elle s’éloigne du modèle d’origine à bien des égards, et pour le meilleur. La Twingo E-Tech a droit à 5 portes, ce qui facilite notamment très largement l’accès, on y reviendra. Ses couleurs pop vont très bien à cet objet de design hyper moderne. Et puis les détails. Il y a bien sûr l’écriture de « Twingo », qui ne sont pas vraiment des lettres, mais un alphabet de formes, que l’on retrouve ici et là. Il y a aussi les petites ailettes sur les feux arrière, comme deux cornes de diable, qui, selon Renault, à elles seules comptent pour 5 kilomètres d’autonomie supplémentaires. Il y a bien entendu l’effet de fraîcheur, mais la voiture fait nettement tourner les têtes.

Des équipements modernes

Renault ne pouvait pas non plus se rater à l’intérieur. Pour accompagner ce nouvel objet néo-rétro, il fallait un habitacle à la hauteur, avec ce qu’il faut pour ne pas effrayer la jeune clientèle et les coups d’œil à l’ancienne pour charmer les plus nostalgiques. La planche de bord reprend beaucoup d’éléments connus sur les Renault d’aujourd’hui, notamment en termes d’équipements. Le volant a été repris de modèles existants, comme la plupart des commandes. Il fallait bien sûr un grand écran tactile et connecté pour pouvoir brancher en CarPlay ou Android Auto son smartphone. La couleur pop se retrouve sur une bonne partie de la planche de bord.

On se sent plutôt bien installé aux places avant, et pas trop mal à deux derrière pour un véhicule de seulement 3,79 m. Et les ouvrants supplémentaires facilitent bien entendu l’accès, avec des poignées dissimulées dans le montant. Malheureusement, sans doute pour des contraintes techniques et économiques, les vitres arrière ne sont pas électriques, mais s’entrebâillent. Un peu dommage. Comme son aîné, les sièges arrière peuvent coulisser, ici sur 17 centimètres, ce qui permet de moduler la capacité du coffre qui va de 260 à 360 litres, dont 50 sous le plancher. Au passage, en baissant le dossier passager à l’horizontal, on peut embarquer un objet long de 2 mètres. On retrouve aussi les fixations d’accessoires Youclip piquées à Dacia.

Une autonomie correcte, sauf à allure autoroutière

Côté motorisation, on ne s’attendait pas à ce que Renault mette la cavalerie de ses grandes sœurs R5 ou R4. Ici, on se contente d’un moteur de 82 chevaux, au couple maxi de 175 Nm. Son office suffit largement pour pouvoir apprécier le quotidien en douceur, sans bousculer ses passagers avec des démarrages canon pas toujours très agréables au final, surtout en ville où l’on a besoin aussi d’une certaine fluidité d’action. Pour une raison qu’on ignore, Renault refuse de communiquer sur son 0 à 100 km/h et évoque un chrono de 0 à 50 km/h. À noter d’ailleurs qu’elle atteint aisément sa vitesse maxi de 130 km/h. Elle n’a pas la nervosité d’une R5, mais n’a rien d’un veau non plus.

On peut même parler d’une bonne réactivité pour ce qu’elle a à faire en ville, comme sur la route. La consommation sur les axes de l’île d’Ibiza s’est étonnamment très bien tenue, à 12,6 kWh exactement sur notre parcours, comprenant tout de même quelques kilomètres de voies rapides au-delà des 100 km/h. Cela nous a d’ailleurs permis de voir qu’à cette vitesse, on se retrouve immédiatement sur des valeurs supérieures, ce qui laisse augurer un raccourcissement des liaisons entre deux recharges. Sans autoroute, on peut donc tabler sur une autonomie finalement assez proche de la donnée WLTP de 263 kilomètres.

Un comportement routier surprenant

Un peu comme un iPhone d’entrée de gamme, il faut accepter certains compromis, notamment sur la recharge. Si de base elle ne dépasse pas les 6,6 kW de puissance en AC, on peut en option la faire grimper à 11 kW. Oui, on peut aussi si besoin avoir un chargeur DC limité à 50 kW. Cela paraît bien éloigné des standards dans l’automobile électrique d’aujourd’hui. Pour autant, il faut 30 minutes pour passer de 10 % à 80 %. Une vitesse de charge acceptable pour le citadin qui voudrait exceptionnellement s’aventurer loin de son foyer. Il faut bien sûr accepter alors des arrêts probablement tous les 150 kilomètres environ.

Il n’empêche que cette Twingo E-Tech s’avère très agréable à conduire. Il faut dire qu’elle repose sur la plateforme très performante de la R5, mais raccourcie. En outre, elle a été adaptée par rapport à celle de la R5, avec un train arrière différent, puisque ce dernier trouve son origine chez le Renault Captur. Il en résulte étonnamment un confort légèrement supérieur à celui de sa grande sœur. Et tant mieux, car malgré tout, l’amortissement s’avère tout de même un peu percutant sur les pavés ou les dos d’âne. Rien de vraiment rédhibitoire, mais les plus sensibles des vertèbres y trouveront quelque chose à redire. Coté ADAS, on a bien un régulateur, mais il n’est pas semi-autonome.

Une politique tarifaire difficile à battre

Pour le reste, on adore son comportement routier, qui lui donne des accents de petite voiture dynamique, à laquelle on aimerait bien offrir quelques dizaines de chevaux supplémentaires. Ce qui nous apparaît certain, c’est qu’à cette gamme de tarif et globalement dans la catégorie, elle met tout le monde d’accord sur le plaisir de conduite. De ce point de vue, en tout cas en France, elle va rendre la vie particulièrement difficile aux Chinois et aux modèles fabriqués là-bas sans forcément en voir le badge, spécialistes de ce segment. On a vraiment le sentiment de conduire une citadine dynamique, ce qui ne se ressent pas forcément chez d’autres concurrentes, parfois bien plus grandes qu’elles.

Une électrique à moins de 20 000 euros ? Le pari a été tenu de la part de Renault (dès 19 490 €). Et compte tenu notamment de son assemblage à Novo Mesto en Slovénie, elle a droit au bonus. Pour les profils éligibles aux aides maximales, on peut l’avoir à 13 750 euros. À ce prix-là, on ne voit pas pourquoi on lui préférerait une Dacia Spring qui, avec son éco-score défavorable, aura du mal à résister. Dans ce contexte, on s’attend donc à ce qu’elle rejoigne rapidement la R5 sur la trajectoire du succès.

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Honda active son développement électrique en Inde

23 mars 2026 à 10:39
Honda 0 α sur les routes indiennes

Honda repense sa stratégie électrique. Dans un contexte de résultats financiers en baisse, la marque met un coup de freins sur plusieurs véhicules électriques, les gros modèles « O series » Honda et Acura RSX. Comme annoncé par le constructeur, l’Inde sera un pays clef du développement de ses véhicules électriques. Avec des modèles plus compactes, dont la « 0 α » fait partie, à même de répondre à une demande plus large.

 La Honda 0 α sur les routes indiennes

La Honda 0 α, révélée au Tokyo Mobility Show en octobre dernier, s’apprête à faire ses premiers tests sur les routes indiennes. Une façon pour Honda de réaffirmer son engagement dans l’électrique. Car si la marque traverse une période difficile en Chine, et a coupé une grosse branche électrique aux États Unis, elle n’a pas pour autant abandonné sa vision à moyen et long terme. Alors que les modèles électriques conçus en Chine donnent des résultats décevants, Honda compte faire de l’Inde un pays clef dans le développement de ses futurs modèles électrifiés. Au premier rang duquel la 0 serie  α .
Pour mémoire, le projet 0 series s’attaque en priorité au poids du véhicule. Le châssis est allége de 100 kilos, comparé aux standards actuels. Pour cela, la plateforme est amincie. Elle héberge des batteries permettant une autonomie de 480 kilomètres à minima. La structure peut accueillir un ou deux moteurs 40% plus compacts, entrainant 2 ou 4 roues.  La puissance de chaque moteur peut aller jusqu’à 180 kW, soit près de 250cv. Le prototype vient d’être engagé sur les routes d’Inde. Les conditions de test y sont réputées parmi les plus difficiles au monde. Chaleur et humidité, réseau routier aussi mauvais état que saturé, on a coutume de dire qu’une voiture qui résiste en Inde ne craint rien ailleurs.

Via Honda India

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Pénurie de cobalt : tensions jusqu’en 2030

23 mars 2026 à 07:12

La pénurie mondiale de cobalt liée aux restrictions du Congo pourrait durer jusqu’en 2030, impactant fortement l’industrie automobile.

La pénurie mondiale de cobalt, métal stratégique pour les batteries automobiles, devrait se prolonger jusqu’à la fin de la décennie. En cause : les restrictions à l’exportation imposées par la République démocratique du Congo, principal producteur mondial. Selon la société de négoce Darton Commodities, ces mesures perturbent durablement la chaîne d’approvisionnement et exercent une pression croissante sur les marchés liés à l’électromobilité.

Des restrictions congolaises qui déséquilibrent le marché

Les expéditions de cobalt en provenance du Congo ont fortement chuté au cours de l’année 2025. Le gouvernement a d’abord instauré une interdiction d’exportation en février, avant de mettre en place des quotas stricts à partir d’octobre. Ces décisions visaient à réduire un excédent de production et à soutenir les prix du métal, essentiel dans la fabrication de batteries pour véhicules électriques.

Habituellement, la République démocratique du Congo représente plus de 70 % de l’approvisionnement mondial en cobalt. Une telle dépendance structurelle rend le marché particulièrement sensible aux décisions politiques de ce pays. Résultat : la chaîne logistique du secteur automobile, déjà sous tension avec la transition vers les motorisations électriques, se retrouve fragilisée.

Les effets sur les prix ont été immédiats. Selon Fastmarkets Ltd., les cours de référence du cobalt ont progressé de plus de 160 % depuis l’instauration des restrictions. L’hydroxyde de cobalt, principal produit exporté, a vu son prix plus que quadrupler. Cette flambée tarifaire a contribué à créer un déficit estimé à plus de 82 000 tonnes l’an dernier.

Une pression accrue sur l’industrie automobile

Le cobalt est un composant clé des batteries lithium-ion utilisées dans les véhicules électriques. La hausse des prix et les tensions d’approvisionnement affectent directement les coûts de production des constructeurs automobiles, des équipementiers et des fabricants de cellules de batteries.

Selon Darton Commodities, le marché est entré dans un « déficit technique aigu ». Si ce déséquilibre a été temporairement compensé par des stocks accumulés avant les restrictions, ces réserves s’amenuisent rapidement. La production mondiale de cobalt raffiné a d’ailleurs reculé d’environ 20 % en 2025, marquant la première baisse en cinq ans.

Dans ce contexte, les acteurs de l’automobile doivent composer avec une volatilité accrue des matières premières. L’augmentation des coûts des batteries peut freiner le développement des véhicules électriques, ou contraindre les constructeurs à ajuster leurs stratégies industrielles, notamment en matière d’approvisionnement ou de diversification technologique.

Les marchés en aval commencent déjà à ressentir cette pression. Les tensions sur les matières premières se répercutent progressivement sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction minière jusqu’à l’assemblage final des véhicules.

Des alternatives encore incertaines

Face à ces contraintes, certaines évolutions émergent. Le Congo pourrait assouplir ses quotas d’exportation afin de limiter le risque de destruction de la demande tout en maximisant ses revenus dans un contexte de prix élevés. Toutefois, la reprise des exportations a été retardée par la mise en place de nouvelles procédures administratives. Les premières livraisons vers la Chine sont attendues entre mai et juin.

Par ailleurs, la production de matériaux alternatifs, comme le mixed hydroxide precipitate (MHP) en provenance d’Indonésie, est appelée à croître. Ce composé, issu du nickel et contenant du cobalt, pourrait partiellement compenser les tensions sur le marché. Néanmoins, cette solution comporte des risques, notamment liés à l’approvisionnement en minerai, aux perturbations liées au soufre et aux enjeux environnementaux.

La situation met en lumière la vulnérabilité structurelle de la chaîne d’approvisionnement du cobalt. Elle incite les industriels à investir dans la diversification des sources, mais aussi dans la substitution de matériaux. Ces transformations pourraient, à terme, ralentir la croissance de la demande en cobalt dans certains segments, notamment dans l’automobile électrique.

Dans l’ensemble, même si un déficit légèrement moins marqué est attendu à court terme, les prévisions indiquent que des pénuries persistantes devraient se maintenir chaque année jusqu’en 2030. Le marché du cobalt reste donc sous tension, avec des implications majeures pour l’ensemble de l’écosystème automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

La dépendance au cobalt congolais souligne un enjeu stratégique majeur pour l’industrie automobile. Les tensions actuelles illustrent les limites d’une chaîne d’approvisionnement concentrée sur un seul pays. Les alternatives comme le MHP indonésien restent encore incertaines à grande échelle. À court terme, la volatilité des prix pourrait continuer à peser sur le coût des véhicules électriques.

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VinFast relance son usine américaine malgré les pertes

23 mars 2026 à 05:12

VinFast relance son projet d’usine aux États-Unis malgré des pertes en hausse et une stratégie industrielle révisée.

Le constructeur vietnamien de véhicules électriques VinFast Auto Ltd. relance son projet industriel aux États-Unis dans un contexte économique tendu. Alors que ses pertes financières continuent de s’aggraver et que les coûts liés à son expansion internationale pèsent lourdement sur ses comptes, la marque poursuit néanmoins sa stratégie de développement mondial, en particulier sur le marché nord-américain.

Un projet industriel revu à la baisse

Initialement suspendue en 2024, la construction de l’usine de Caroline du Nord doit désormais reprendre dans le courant de l’année. Ce site de production, dédié aux véhicules électriques, s’inscrit dans la volonté du constructeur d’implanter durablement son offre automobile sur le marché américain, réputé pour son exigence en matière de performance, d’innovation technologique et de personnalisation des modèles.

Toutefois, le projet a été profondément remanié. L’entrée en production est désormais attendue pour 2028, soit avec un décalage significatif par rapport au calendrier initial. Par ailleurs, l’envergure industrielle de l’usine sera nettement réduite. Le nombre d’emplois prévus a été revu à la baisse, passant de 7 500 à environ 1 400 postes, ce qui représente une diminution de près de 80 %. Cette révision impacte directement les engagements pris auprès des autorités locales.

Cette réduction pourrait remettre en question une partie des incitations financières accordées par les pouvoirs publics, estimées à 315 millions de dollars sur 32 ans. En parallèle, des clauses contractuelles prévoient des pénalités importantes si les objectifs de création d’emplois ne sont pas atteints, notamment un possible remboursement de frais liés à la préparation du site.

Des contraintes économiques et stratégiques

Dans un marché automobile en mutation, marqué par la transition vers l’électrification et la montée en gamme des offres premium, VinFast doit composer avec des conditions moins favorables. Selon BloombergNEF, les ventes de véhicules électriques en Amérique du Nord devraient reculer de 16 % cette année, illustrant un ralentissement de la demande dans un segment pourtant clé pour les constructeurs.

Face à cette conjoncture, l’entreprise ajuste sa stratégie industrielle. Elle indique revoir régulièrement la portée et le calendrier de ses projets afin de les aligner sur les réalités du marché et sur ses ambitions globales en matière de production. Ce repositionnement témoigne d’une approche plus prudente, dans un secteur où les investissements sont particulièrement lourds et les marges encore incertaines.

VinFast reste discret sur les conséquences exactes de ces ajustements, affirmant simplement vouloir exécuter son projet de manière responsable et conforme à ses engagements contractuels. Cette communication mesurée reflète les enjeux financiers et industriels auxquels le constructeur est confronté.

Des résultats financiers sous pression

Sur le plan financier, la situation reste délicate. VinFast a enregistré une perte nette de 35,2 trillions de dong au quatrième trimestre, soit environ 1,3 milliard de dollars, en hausse de 15 % sur un an. Dans le même temps, le coût des ventes a bondi de 87 %, signe de pressions importantes sur les coûts de production et la chaîne d’approvisionnement.

Le chiffre d’affaires trimestriel s’établit à 39,4 trillions de dong, soutenu par des livraisons de 86 557 véhicules sur la période. Sur l’ensemble de l’année, le constructeur a vendu 196 919 unités, soit plus du double de l’exercice précédent, illustrant une montée en puissance commerciale malgré les pertes.

Cependant, cette croissance des volumes ne suffit pas à compenser les investissements massifs nécessaires au développement de nouveaux modèles électriques, à l’amélioration des performances et à la montée en gamme des produits. Sur l’année 2025, la perte nette atteint 97,25 trillions de dong, en progression de 25,7 %.

Malgré ces résultats, la direction reste confiante quant à l’atteinte d’un seuil de rentabilité à moyen terme, notamment au niveau de l’Ebitda. Cette perspective dépendra largement de la capacité de VinFast à optimiser ses coûts, à renforcer son positionnement sur les segments à forte valeur ajoutée et à séduire une clientèle en quête de véhicules électriques performants et personnalisables.

Par ailleurs, le constructeur recentre une partie de ses efforts sur des marchés jugés plus porteurs, notamment le Vietnam, l’Indonésie, l’Inde et les Philippines. Des unités de production ont déjà été inaugurées en Asie, confirmant une stratégie de diversification géographique et d’adaptation aux dynamiques régionales du marché automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

La relance du projet américain de VinFast illustre une volonté de maintenir une présence stratégique sur un marché clé, malgré un environnement incertain. La réduction de l’ampleur industrielle traduit toutefois une adaptation contrainte par les réalités économiques. Les pertes persistantes soulignent les défis liés à l’industrialisation rapide dans le secteur du véhicule électrique. Enfin, le recentrage sur l’Asie pourrait offrir à court terme un meilleur équilibre entre croissance et maîtrise des coûts.

Crédit illustration : VinFast.

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Podcast 373: L’essentiel de la semaine 11 par Leblogauto.com

22 mars 2026 à 06:34

Bonjour à tous et bienvenue dans La Semaine Automobile, votre rendez-vous hebdo signé Leblogauto.com.
Au programme aujourd’hui : carburants sous tension, électrification en pleine mutation, tensions commerciales et innovations technologiques. Une semaine riche où économie et géopolitique redessinent clairement le paysage automobile mondial.


Carburants : pourquoi certains pays baissent les prix… et pas la France


Alors que plusieurs pays européens réduisent le prix des carburants via des aides ou des ajustements fiscaux, la France reste plus prudente.
Le gouvernement privilégie des mesures ciblées plutôt qu’une baisse généralisée des taxes.
Résultat : des prix à la pompe plus élevés que chez certains voisins.
Un choix politique assumé, mais qui continue d’alimenter le débat sur le pouvoir d’achat.


Ventes mondiales de VE : une baisse malgré la reprise européenne


Les ventes mondiales de véhicules électriques ralentissent, malgré une dynamique positive en Europe.
La Chine marque le pas et pèse fortement sur les chiffres globaux.
Les incertitudes économiques et la fin de certaines aides freinent la demande.
Un signal qui montre que la transition électrique reste fragile à l’échelle mondiale.


Le véhicule électrique frôle les 30 % de part de marché en France


En France, l’électrique continue sa progression avec près de 30 % de part de marché en février 2026.
Une croissance portée par les bonus et une offre de plus en plus large.
Les hybrides rechargeables contribuent également à cette dynamique.
La transition énergétique semble ici solidement engagée.


“Made in EU” : menace sur l’industrie auto britannique


Les règles européennes sur l’origine des composants inquiètent le Royaume-Uni.
Le SMMT alerte sur un risque de pénalités douanières pour les véhicules britanniques.
En cause : des chaînes d’approvisionnement encore trop dépendantes de l’extérieur.
Un enjeu crucial pour la compétitivité post-Brexit.


Trump sous pression : les constructeurs veulent bloquer les voitures chinoises


Aux États-Unis, les constructeurs poussent pour limiter l’arrivée des véhicules chinois.
Ils craignent une concurrence jugée déloyale sur les prix.
La pression monte sur Donald Trump pour durcir les mesures protectionnistes.
Un nouvel épisode dans la guerre commerciale autour de l’automobile.


Voitures autonomes : Nuro lance ses tests à Tokyo


La société Nuro démarre des essais de véhicules autonomes dans les rues de Tokyo.
Objectif : tester la livraison sans conducteur en environnement urbain dense.
Le Japon devient un terrain clé pour le développement de ces technologies.
Une étape supplémentaire vers la mobilité autonome du futur.

Merci de nous avoir suivis, rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau tour d’horizon de l’actualité automobile sur Leblogauto.com

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Bruno Famin quitte Alpine, à la croisée des chemins

20 mars 2026 à 21:25

Renaudilution

C’est la suite logique des récentes annonces du groupe Renault, qui tranche dans le vif depuis un certain temps : à la tête d’Alpine Motorsports depuis 2023, Bruno Famin quitte ses fonctions au sein du groupe Renault., en conséquence des choix stratégiques opérés par Renault dans le sport automobile. En l’espace de quelques mois, tout le programme sportif du groupe, ou presque, a été condamné : si l’écurie Alpine continue son engagement en F1 (mais des rumeurs de vente circulent déjà), le groupe a validé dès fin 2024 l’arrêt du programme moteur en F1, mais aussi début 2026 la fin du programme Endurance à l’issue de la saison actuelle et le retrait de Dacia du rallye-raid.  

de la F1 au WEC

Bruno Famin a d’abord été un pilier de Peugeot Sport, où il fut l’un des architectes du programme 908 victorieux au Mans en 2009. Après un interlude au sein de la FIA, où il contribua à relancer la Formule 1 en pleine période Covid, il a basculé vers Alpine en 2022, prenant la tête du programme moteur, puis de l’écurie F1 toute entière, avant de superviser l’engagement de l’Alpine A424, symbole du retour de la marque au plus haut niveau de l’endurance. Un projet prometteur, mais qui n’aura finalement été qu’une parenthèse.  Arrivé au cœur du dispositif en 2023 comme directeur d’Alpine Motorsports, puis Team Principal en Formule 1, l’ingénieur français s’est retrouvé au cœur d’un recentrage stratégique d’abord, d’une période de crise, puis du retrait progressif des programmes historiques du constructeur.  

Bruno Famin prend tête d’Alpine F1 en 2023 après le limogeage d’Otmar Sfaznauer puis il voit débouler ce cher Flavio Briatore à l’été 2024, revenu du diable vauvert et missionné par Luca di Meo pour restructurer et relancer Alpine. On imaginait bien que cette cohabitation n’allait pas faire long feu. C’est là que le moteur Renault s’est vu condamner. Puis Bruno Famin a vu son spectre décisionnaire se réduire, au point finalement d’être remplacé par Oliver Oakes, quittant l’écurie F1 pour se recentrer sur les autres programmes.  

Réorientation stratégique

Sauf que depuis, le directoire du groupe Renault a changé. Luca de Meo s’en est allé, et son successeur, François Provost a confirmé que le sport automobile était loin d’être sa priorité, face aux défis industriels et financiers de la transition électrique, qui concerne particulièrement la marque Alpine.  Le programme Hypercar Alpine en Endurance a également été mis sur la touche. Viry-Châtillon s’orientant vers un laboratoire technologique tourné vers l’avenir.  

La réorganisation se poursuit : Axel Plasse reprend désormais la supervision opérationnelle du programme Endurance, aux côtés de Philippe Sinault, pilier historique de Signatech, la structure qui a engagé les “Oreca Alpine” puis les Alpine en Endurance depuis 2013.  « Nous tenons tout d’abord à remercier Bruno Famin pour son travail et son engagement envers le programme endurance d’Alpine. Il a joué un rôle clé dans la mise en place du projet et a soutenu l’équipe dès ses premières phases de développement, concrétisées par trois podiums ainsi qu’une victoire marquante à Fuji. Dans la continuité de mon rôle de VP Alpine Tech, je reprends également ses responsabilités en travaillant étroitement avec Philippe Sinault et l’ensemble de l’équipe ». 

Prochaine étape : la vente de l’écurie ?

Le départ de Bruno Famin est la conclusion amère d’une période de bouillonnement organisationnel et de revirements stratégiques qui s’est emparé de Renault et Alpine à partir de 2022. L’ingénieur français a donné l’impression d’être un peu le sapeur-pompier qui devait colmater les brèches au cœur de cette tornade.   

On se souvient qu’à l’été 2022, la promotion accélérée d’Oscar Piastri avait été démentie par le pilote australien lui-même, avant qu’il ne signe finalement chez McLaren. Cet énorme couac, qui avait suscité une vague de moqueries inédite, fut en quelque sorte le signal de départ d’une spirale infernale et d’une dégringolade, aussi bien sur le plan sportif qu’en termes d’images. S’en était suivi le départ tonitruant de Fernando Alonso. Depuis, Alpine F1 a été pris par un maelstrom de restructurations, de licenciements, d’arrivées et de changements stratégiques qui mériteraient d’en faire un livre, tant tout cela donne le tournis. 

Quatre ans plus tard, il semble ne rester que des cendres de ce que fut Renault Sport quelques années auparavant. Tout a quasiment été démantelé. L’écurie Alpine F1 n’a plus grand chose de français avec une base 100% à Enstone en Angleterre et un moteur Mercedes, le nom Alpine ressemblant plus à du branding qu’autre chose. Plusieurs investisseurs sont dans les starting blocks pour entrer au capital : Mercedes, Christian Horner et peut-être aussi BYD, le géant chinois en quête de visibilité. La stratégie de rapprochement et de coopération avec la Chine prônée par le nouveau directeur général pourrait y trouver écho. Il ne reste qu’une chose concrète pour les fans : les yeux pour pleurer… 

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Trump sous pression : les constructeurs veulent bloquer les voitures chinoises

20 mars 2026 à 15:12

Les groupes automobiles US demandent à Trump de maintenir les véhicules chinois hors du marché américain.

Les principales associations commerciales automobiles américaines ont récemment adressé une lettre au gouvernement, exhortant l’administration Trump à restreindre l’accès des constructeurs chinois sur le marché des États-Unis. Cette initiative met en lumière les tensions croissantes autour de la compétitivité mondiale de l’industrie automobile et pourrait peser sur le sommet prévu entre le président Donald Trump et le président chinois Xi Jinping.

Les inquiétudes des industriels américains

Les cinq principaux groupes représentant les constructeurs automobiles, les concessionnaires et les fournisseurs de pièces détachées ont exprimé leurs “sérieuses inquiétudes concernant les efforts continus de la Chine pour dominer la fabrication automobile mondiale et accéder au marché américain”. Selon eux, ces actions pourraient représenter une menace directe pour la compétitivité de l’industrie américaine, la sécurité nationale et la base industrielle du pays. Ils appellent à maintenir la réglementation de cybersécurité du département du Commerce de 2025, qui empêche quasiment tous les véhicules chinois d’être importés aux États-Unis.

La lettre souligne également le risque que certains fabricants chinois ne contournent ces restrictions en établissant des usines sur le sol américain. Les groupes insistent sur le fait que les distorsions du marché et les risques pour l’industrie sont similaires, que les véhicules soient importés ou produits localement. Parmi les signataires figurent l’Alliance for Automotive Innovation, la National Automobile Dealers Association, Autos Drive America, le American Automotive Policy Council et MEMA, l’Association des Fournisseurs de Véhicules, représentant des marques comme General Motors, Ford, Toyota, Volkswagen, Hyundai ou Stellantis.

La réponse de la Chine et la dynamique internationale

L’ambassade chinoise à Washington a rejeté ces critiques, précisant que les véhicules chinois se distinguent par “l’innovation technologique et une qualité exceptionnelle” et non par des pratiques commerciales déloyales. La Chine a également rappelé avoir ouvert son marché aux entreprises automobiles mondiales, y compris américaines, qui ont largement profité de ce vaste marché.

La question prend une dimension internationale supplémentaire avec le Canada, qui a annoncé qu’il autoriserait certains véhicules chinois sur son marché. Cette décision a été critiquée par l’industrie américaine, qui y voit une concurrence supplémentaire susceptible de fragiliser la position des constructeurs locaux.

Impact sur les relations commerciales et l’industrie automobile

Le débat intervient à quelques semaines de la visite de Donald Trump en Chine, prévue à partir du 31 mars, dans un contexte où les deux plus grandes économies mondiales cherchent à maintenir la stabilité de leurs relations. Les tensions commerciales, marquées par les précédents tarifs douaniers imposés par l’administration américaine et le contrôle chinois sur les exportations de terres rares, restent un facteur clé pour l’industrie automobile.

En janvier, le président Trump avait exprimé son ouverture à l’idée que des constructeurs chinois établissent des usines aux États-Unis, soulignant les bénéfices potentiels en termes d’emplois locaux. Toutefois, les associations automobiles insistent sur le maintien de restrictions strictes pour protéger la compétitivité et la sécurité nationale, en particulier dans le secteur du luxe, de la performance et de la personnalisation des véhicules.

La lettre de l’industrie met donc en avant un équilibre complexe entre ouverture économique et protection de l’industrie automobile américaine. Elle illustre les enjeux liés à la performance technologique, à l’innovation et à la qualité des véhicules, des critères essentiels dans un marché mondial fortement concurrentiel.

Notre avis, par leblogauto.com

L’initiative des groupes automobiles américains reflète une inquiétude réelle sur la compétitivité et la sécurité industrielle. Les restrictions proposées ciblent à la fois l’importation et la production locale de véhicules chinois, soulignant la prudence des acteurs du secteur. Le débat illustre aussi la tension entre ouverture du marché et protection des emplois et de l’innovation dans l’industrie automobile.

Crédit illustration : leblogauto.com.

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Hyundai rappelle ses SUV Palisade 2026 après un drame

20 mars 2026 à 13:12

Hyundai rappelle ses SUV Palisade 2026 après un incident mortel lié aux sièges électriques. Rappel et mise à jour en cours.

Suspension des ventes et rappel

Hyundai Motor a annoncé vendredi la suspension des ventes de certains modèles 2026 du SUV Palisade aux États-Unis et au Canada, à la suite d’un incident tragique survenu le 7 mars dans l’Ohio, au cours duquel une fillette de deux ans a perdu la vie. Le constructeur sud-coréen précise que les modèles concernés sont les versions Limited et Calligraphy, équipées de sièges électriques dans la deuxième et la troisième rangée. Selon le communiqué officiel, ces sièges pourraient ne pas détecter correctement la présence d’un occupant ou d’un objet, ce qui représente un risque sérieux pour la sécurité. Hyundai n’a pas fourni de détails supplémentaires sur l’incident lui-même, mais a exprimé ses condoléances à la famille de la victime et indiqué que l’enquête était toujours en cours.

Le rappel concerne environ 68 500 véhicules, dont 60 500 aux États-Unis et 8 000 au Canada. Hyundai conseille une vigilance accrue lors de l’utilisation des fonctions des sièges électriques et recommande aux conducteurs de s’assurer qu’aucune personne, y compris des enfants, ni aucun objet n’est présent dans la zone de pliage ou sur les sièges concernés avant leur activation.

Solution temporaire et mise à jour logicielle

Pour limiter les risques, Hyundai travaille activement sur un rappel officiel et développe une mise à jour logicielle temporaire OTA, qui devrait être disponible d’ici la fin du mois de mars. Cette mise à jour vise à améliorer la détection des occupants et des objets, à intégrer des mesures de sécurité supplémentaires et à renforcer la fiabilité globale du système électrique des sièges. Pendant la période de rappel, le constructeur propose aux clients concernés la possibilité de bénéficier d’un véhicule de location afin de maintenir leur mobilité sans risque.

Cette mesure s’inscrit dans la volonté de Hyundai de garantir la sécurité, le confort et la performance de ses SUV haut de gamme. Les modèles Palisade Limited et Calligraphy, connus pour leur design luxueux, leur habitacle personnalisable et leurs équipements avancés, bénéficient d’innovations techniques importantes, notamment en matière de motorisation et d’assistance électronique. Cependant, ce rappel met en évidence les défis liés à l’intégration de la technologie de pointe dans des véhicules familiaux et de luxe.

Impact sur la clientèle et le marché

Le rappel affecte directement les propriétaires potentiels et actuels des SUV Palisade 2026, un modèle emblématique de la gamme Hyundai, apprécié pour sa combinaison de luxe, performance et sécurité. En parallèle, le constructeur reste en contact étroit avec les autorités américaines et canadiennes, tout en informant les clients des précautions à prendre. L’Administration nationale de la sécurité routière (NHTSA) n’a pas encore fourni de commentaires, mais l’attention portée par Hyundai aux mesures correctives reflète l’importance d’un suivi rigoureux des standards de sécurité.

La suspension temporaire des ventes pourrait influencer les décisions d’achat, en particulier dans un segment où la personnalisation et les équipements haut de gamme jouent un rôle déterminant. Les solutions logicielles OTA témoignent néanmoins de l’évolution de l’industrie automobile vers des technologies connectées et adaptatives, permettant d’intervenir rapidement sans nécessiter de déplacement immédiat en concession.

Crédit illustration : Hyundai.

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SK On accélère dans les batteries de stockage d’énergie

20 mars 2026 à 07:12

SK On réoriente sa stratégie vers le stockage d’énergie aux États-Unis et vise 10 GWh de contrats dans un marché porté par l’IA et les renouvelables.

Le groupe sud-coréen SK On, filiale spécialisée dans les batteries de SK Innovation, intensifie son développement sur le marché américain du stockage d’énergie. Dans un contexte de transition plus progressive vers les véhicules électriques, l’entreprise revoit sa stratégie industrielle et commerciale afin de diversifier ses débouchés technologiques. Elle ambitionne désormais de sécuriser au moins 10 gigawattheures de contrats aux États-Unis dès cette année dans le domaine des systèmes de stockage d’énergie, un segment en pleine expansion porté par la croissance des centres de données et l’essor des énergies renouvelables.

Historiquement associé aux batteries destinées à l’automobile, SK On compte parmi ses clients plusieurs constructeurs majeurs, notamment Ford, Hyundai et Kia. Mais face aux évolutions du marché, le groupe adapte son positionnement industriel et accélère la production de cellules lithium-fer-phosphate (LFP), une technologie de batterie largement utilisée dans les systèmes de stockage stationnaire.

Une stratégie industrielle réorientée au-delà de l’automobile

La stratégie de SK On s’inscrit dans un contexte de transformation du marché de la batterie, étroitement lié à celui de l’automobile électrique. Pendant plusieurs années, l’entreprise s’est concentrée sur des batteries haute performance à base de nickel, privilégiées pour leur densité énergétique et leur capacité à alimenter des véhicules électriques performants.

Cependant, la technologie LFP, longtemps considérée par certains industriels sud-coréens comme une solution moins sophistiquée dominée par les fabricants chinois, s’impose aujourd’hui comme un standard pour les systèmes de stockage d’énergie. SK On cherche désormais à combler son retard dans ce segment en forte croissance.

L’entreprise basée à Séoul a signé en septembre dernier son premier contrat dans ce domaine avec Flatiron Energy Development, une société américaine spécialisée dans les infrastructures énergétiques. Selon les responsables du groupe, cet accord a marqué le point de départ d’une dynamique commerciale plus large, avec une augmentation notable des demandes de la part d’acteurs du secteur énergétique.

Les discussions en cours concernent notamment des développeurs privés de systèmes de stockage d’énergie ainsi que des entreprises travaillant pour les grands acteurs du numérique. Une annonce concernant de nouveaux contrats pourrait intervenir dès cet été.

L’essor des centres de données et de l’intelligence artificielle

Le développement rapide des centres de données constitue l’un des principaux moteurs de cette demande énergétique. Les grandes entreprises technologiques, souvent désignées sous le terme d’« hyperscalers », investissent massivement dans des infrastructures informatiques de grande capacité afin de soutenir les services numériques et les applications liées à l’intelligence artificielle.

Dans ce contexte, la demande en électricité et en solutions de stockage fiables et performantes augmente fortement. Les batteries jouent un rôle clé dans l’équilibre des réseaux énergétiques, permettant de stocker l’électricité produite par les énergies renouvelables et de la restituer lors des pics de consommation.

SK On entend profiter de cette dynamique. L’entreprise prévoit de redéployer environ 20 % de sa capacité mondiale de production, actuellement estimée à 100 GWh, vers des cellules spécifiquement destinées aux systèmes de stockage d’énergie.

Les perspectives de croissance du marché sont significatives. Selon certaines prévisions sectorielles, la demande d’électricité provenant des centres de données américains pourrait plus que doubler d’ici 2035 pour atteindre 78 GWh, soit près de 9 % de la consommation totale d’électricité aux États-Unis. Parallèlement, le marché américain des batteries ESS pourrait atteindre environ 130 GWh d’ici 2030.

Réorganisation industrielle et innovations technologiques

Cette évolution stratégique intervient après une période de restructuration pour SK On aux États-Unis. En décembre dernier, l’entreprise a mis fin à sa coentreprise avec Ford, seulement quatre ans après l’annonce d’un projet industriel de 11 milliards de dollars visant à construire plusieurs usines de batteries et une chaîne d’assemblage de pick-up électriques.

Cette décision a entraîné une dépréciation financière importante et une réduction significative des effectifs sur le site industriel de Géorgie. En Corée du Sud, des dispositifs de départ volontaire et de congés non rémunérés ont également été proposés à certains salariés.

Dans le cadre de sa nouvelle stratégie, SK On prévoit de convertir certaines lignes de production initialement dédiées aux batteries pour véhicules électriques en lignes destinées aux systèmes de stockage d’énergie. Des installations situées en Géorgie ainsi que sur le site du Tennessee issu du projet avec Ford devraient ainsi être réorientées vers cette activité.

Par ailleurs, l’entreprise mise sur l’innovation technologique pour renforcer sa compétitivité face à ses rivaux asiatiques. Elle développe notamment une technologie de sécurité appelée spectroscopie d’impédance électrochimique. Ce système permettrait de détecter des anomalies dans une batterie au moins trente minutes avant un événement thermique, contribuant ainsi à prévenir les risques d’incendie dans les installations de stockage.

Cette technologie a déjà permis à SK On de remporter plus de la moitié du volume d’un appel d’offres de systèmes ESS lancé par le gouvernement sud-coréen pour un montant d’environ un trillion de wons. En parallèle, l’entreprise poursuit le développement d’une nouvelle génération de batteries LFP plus performantes, dont la production de masse est envisagée à l’horizon 2028.

Notre avis, par leblogauto.com

La réorientation de SK On vers le stockage d’énergie illustre l’adaptation stratégique des industriels de la batterie face aux évolutions du marché automobile et énergétique. Le ralentissement relatif de la transition vers le véhicule électrique pousse les fabricants à diversifier leurs activités. L’essor des centres de données et de l’intelligence artificielle ouvre de nouvelles opportunités industrielles pour les technologies de batteries. Reste à observer si SK On parviendra à rattraper son retard sur un marché déjà très concurrentiel dominé par plusieurs acteurs asiatiques.

Crédit illustration : SK On.

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Zhejiang et Geely accélèrent leur cluster automobile mondial

20 mars 2026 à 05:12

La province chinoise du Zhejiang renforce son partenariat avec Geely pour bâtir un pôle automobile mondial axé sur les véhicules électriques et la fabrication intelligente.

La province chinoise du Zhejiang renforce sa collaboration stratégique avec le constructeur automobile Geely afin de développer un cluster industriel automobile capable de rivaliser à l’échelle mondiale. Ce nouvel accord de coopération vise à consolider la position de la région dans la chaîne d’approvisionnement internationale des véhicules électriques, un secteur en pleine expansion où l’innovation technologique, la performance industrielle et la capacité de production deviennent déterminantes.

Le partenariat, officialisé par les autorités provinciales et le groupe automobile, marque une nouvelle étape dans la stratégie industrielle du Zhejiang. L’objectif est clair : accélérer la transformation de l’écosystème automobile local, tout en renforçant les capacités de production, de recherche et de développement dans les technologies de mobilité du futur. Dans cette dynamique, Geely est désigné comme l’entreprise locomotive chargée de piloter l’intégration industrielle sur l’ensemble de la chaîne de valeur automobile.

Une stratégie industrielle centrée sur la mobilité électrique

Au cœur de cet accord se trouve la volonté de renforcer les capacités de la région dans les domaines clés de la mobilité moderne. Les efforts porteront notamment sur la fabrication intelligente, les véhicules à énergie nouvelle et les technologies de voitures connectées. Ces axes stratégiques reflètent l’évolution rapide du marché automobile mondial, marqué par la transition vers l’électrification et la digitalisation des véhicules.

Dans ce contexte, Geely joue un rôle central. Troisième constructeur automobile chinois en volume de ventes, le groupe dispose déjà d’un poids industriel significatif dans la province. Sa capacité à développer des technologies de production avancées et des solutions de mobilité basées sur des énergies alternatives en fait un partenaire stratégique pour les autorités locales.

L’objectif est de favoriser une intégration plus étroite entre les différents acteurs du secteur : constructeurs automobiles, équipementiers, fournisseurs de technologies et entreprises spécialisées dans les solutions numériques. Cette approche vise à créer un environnement industriel cohérent et performant, capable de soutenir la montée en puissance du marché des véhicules électriques.

Le Zhejiang veut devenir un pôle automobile mondial

L’accord s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation industrielle pour la province. Le Zhejiang ambitionne en effet de bâtir un cluster de fabrication automobile et de production de pièces détachées de classe mondiale. Une telle concentration d’acteurs industriels permettrait de renforcer la compétitivité de la région sur les marchés internationaux.

La province dispose déjà d’atouts importants pour atteindre cet objectif. Située sur la côte est de la Chine, elle bénéficie d’un environnement économique dynamique et d’une solide base industrielle. Connue comme l’un des berceaux de l’entreprise privée chinoise, elle accueille de nombreux groupes majeurs issus du secteur technologique et industriel, dont le géant du commerce en ligne Alibaba.

Cette densité d’acteurs économiques constitue un terreau favorable au développement d’innovations technologiques dans le secteur automobile. Les autorités locales souhaitent ainsi exploiter cette dynamique pour renforcer la chaîne d’approvisionnement automobile et soutenir la production de véhicules électriques et de technologies associées.

Une compétition accrue entre régions chinoises

Le renforcement de la coopération entre le Zhejiang et Geely intervient dans un contexte de forte concurrence entre les provinces chinoises. Chacune cherche à attirer les investissements industriels et à s’imposer comme un centre majeur de production et d’innovation dans l’industrie des véhicules électriques.

Dans ce secteur, les enjeux sont multiples : réduction des coûts de production, maîtrise des technologies clés et capacité à produire à grande échelle. Les régions capables de réunir ces éléments disposent d’un avantage stratégique pour attirer les constructeurs et les fournisseurs de la chaîne automobile mondiale.

L’accord signé avec Geely illustre la volonté du Zhejiang de se positionner durablement dans cette compétition. En misant sur l’expertise industrielle du constructeur et sur ses compétences dans la fabrication intelligente et les technologies vertes, la province espère accélérer la transformation de son industrie automobile.

Cette collaboration devrait également permettre d’améliorer la coordination entre les différents maillons de la chaîne de valeur, depuis la conception des véhicules jusqu’à la production des composants et des technologies embarquées. Une intégration renforcée qui pourrait contribuer à faire émerger un écosystème automobile particulièrement compétitif sur le plan international.

Notre avis, par leblogauto.com

Le partenariat renforcé entre le Zhejiang et Geely illustre la stratégie chinoise de structuration de clusters industriels dédiés à la mobilité électrique. En s’appuyant sur un constructeur déjà solidement implanté localement, la province cherche à accélérer l’intégration de toute la chaîne automobile. La combinaison d’une base industrielle forte et de technologies de fabrication intelligente pourrait renforcer la compétitivité de la région. Reste à voir si cette stratégie permettra au Zhejiang de se distinguer durablement dans la concurrence entre pôles automobiles chinois.

Crédit illustration : Geely.

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« Made in EU » menace l’industrie auto britannique alerte le SMMT

19 mars 2026 à 15:12

La proposition « Made in EU » pourrait exclure les voitures britanniques du marché européen, alertant le SMMT sur les risques industriels.

La proposition de la Commission européenne sur le « Made in EU », visant à imposer des exigences de contenu local pour les véhicules électriques, suscite de vives inquiétudes au Royaume-Uni. Selon Mike Hawes, PDG de la Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT), cette initiative pourrait constituer un « danger clair et présent » pour l’industrie automobile britannique, en limitant l’accès des voitures produites au Royaume-Uni aux flottes d’entreprise en Europe. Ces flottes représentent plus de 60 % des ventes de voitures neuves dans l’Union européenne, un marché crucial pour les constructeurs britanniques, qui exportent environ 60 % de leur production vers le continent.

Hawes souligne que la rédaction actuelle de la proposition est problématique et que le SMMT fait tous les efforts possibles pour obtenir des clarifications sur l’intention réelle de l’UE concernant l’exclusion des véhicules britanniques. Cette situation pourrait fragiliser la compétitivité des marques britanniques sur le marché européen, limitant leur potentiel de croissance et affectant l’ensemble de la chaîne de valeur, de la conception à la production et à la commercialisation. La question touche directement le segment des véhicules électriques (VE), où la course à l’innovation, au luxe et à la performance est devenue un facteur clé de différenciation et de personnalisation pour les clients européens.

Mandat ZEV et enjeux de la transition électrique

Parallèlement à la proposition européenne, le SMMT appelle à une révision du mandat britannique sur les « véhicules à zéro émission » (ZEV). Ce règlement oblige les constructeurs à atteindre des objectifs de vente de véhicules électriques, sous peine d’amendes. En 2026, les VE doivent représenter 33 % des ventes de voitures neuves, pour atteindre 80 % en 2030, tandis que la vente de voitures à carburant fossile sera interdite au Royaume-Uni à partir de 2035. Contrairement au Royaume-Uni, l’UE a abandonné son plan similaire, ce qui accentue les tensions entre réglementation nationale et règles communautaires.

Le manque de modèles abordables reste un obstacle majeur à l’adoption rapide des véhicules électriques, rendant la transition coûteuse pour les constructeurs. Selon Nicole Melillo Shaw, directrice générale de Volvo Car au Royaume-Uni, les fabricants ont déjà investi jusqu’à 10 milliards de livres (environ 13 milliards de dollars) dans des réductions et incitations pour stimuler la vente de VE, un effort qu’elle juge « insoutenable » sur le long terme. Ces investissements reflètent également les exigences de performance, de luxe et de personnalisation propres au marché européen, où les consommateurs recherchent des modèles à la fois innovants et accessibles.

Perspectives et réactions du marché

Malgré ces défis, certaines voix saluent le mandat ZEV pour la stabilité qu’il apporte. Fiona Howarth, fondatrice d’Octopus Electric Vehicles, estime que cette politique offre « la certitude qui apporte plus de choix et une meilleure valeur aux conducteurs ». Selon elle, affaiblir le mandat serait contre-productif pour le développement du marché des véhicules électriques au Royaume-Uni. Cette dynamique illustre le dilemme auquel sont confrontés les acteurs de l’industrie automobile : concilier performance économique, innovation technologique et exigences réglementaires tout en maintenant la compétitivité et la personnalisation des modèles proposés aux consommateurs.

L’enjeu du « Made in EU » souligne également les risques géopolitiques et commerciaux pour l’industrie britannique, qui dépend fortement des marchés européens. Toute limitation d’accès aux flottes d’entreprise pourrait affecter directement la rentabilité et la stratégie de croissance des constructeurs, tout en influençant la capacité du Royaume-Uni à rester un acteur clé de la production automobile électrique et haut de gamme.

Notre avis, par leblogauto.com

La proposition de l’UE représente un défi significatif pour l’industrie automobile britannique, dépendante des exportations vers le continent. Le mandat ZEV britannique continue de soutenir l’innovation et la personnalisation des véhicules électriques, malgré les coûts élevés pour les constructeurs. La tension entre réglementation nationale et européenne pourrait influencer la compétitivité des marques britanniques. Maintenir la cohérence réglementaire sera crucial pour préserver le luxe, la performance et la croissance du marché des VE.

Crédit illustration : SMMT.

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BMW anticipe tarifs douaniers et stagnation des ventes en Chine

19 mars 2026 à 13:12

BMW anticipe une baisse des bénéfices et des ventes en Chine en 2026, entre tarifs douaniers, concurrence et incertitudes géopolitiques.

BMW se prépare à une nouvelle année marquée par des défis commerciaux et géopolitiques, avec des tarifs douaniers persistants et une demande difficile en Chine. Le constructeur automobile allemand prévoit une légère baisse de son bénéfice avant impôts en 2026 et une stagnation des livraisons de véhicules, reflétant un contexte mondial instable et concurrentiel. Le groupe, qui comprend également la filiale de luxe Rolls-Royce, est confronté à plusieurs pressions : les coûts tarifaires croissants, une concurrence intense des autres marques premium telles que Volkswagen et Mercedes, et les incertitudes liées à la chaîne d’approvisionnement exacerbées par le conflit au Moyen-Orient.

Le PDG Oliver Zipse a souligné que BMW poursuit sa stratégie de révision de la gamme de modèles et de réduction des coûts afin de maintenir sa compétitivité sur le marché mondial de l’automobile. Malgré ces efforts, l’entreprise anticipe que de nombreux risques continueront de peser sur ses performances. La chute de 6,7 % du bénéfice avant impôts en 2025 illustre déjà l’impact de ces facteurs externes. Les tarifs douaniers, bien que légèrement atténués par les installations de production de BMW aux États-Unis, restent un point de pression important, notamment pour la Mini entièrement électrique fabriquée en Chine et destinée à l’Europe.

Tarifs douaniers et chaînes d’approvisionnement

Le directeur financier Walter Mertl a indiqué que la marge automobile principale du groupe pourrait subir un impact négatif de 1,25 point de pourcentage en 2026 en raison des tarifs, après 5,3 % en 2025 et 6,3 % en 2024. BMW mise sur la conclusion d’accords commerciaux entre Washington et ses partenaires en Union européenne, au Mexique et au Canada pour réduire ces pressions dans la seconde moitié de l’année. La plus grande usine de BMW, située à Spartanburg en Caroline du Sud, contribue à amortir l’impact des tarifs américains, mais l’entreprise reste exposée aux taxes sur les importations européennes de véhicules électriques chinois, soulignant la complexité de la production et de la logistique dans un marché globalisé.

Stagnation et opportunités sur les marchés clés

La Chine, marché crucial pour BMW, a enregistré une baisse de 12,5 % des ventes en 2025, et la prévision pour 2026 indique un maintien à ce niveau. Cette stagnation contraste avec les perspectives de croissance aux États-Unis et en Europe, où BMW mise sur le lancement de 40 nouveaux modèles dans le cadre de sa gamme « Neue Klasse ». Ces véhicules modernisés visent à renforcer l’attrait du groupe en matière de luxe, performance et personnalisation, tout en intégrant les dernières technologies de motorisation et de connectivité. L’entreprise mise également sur ses filiales premium pour maintenir son positionnement haut de gamme malgré les pressions tarifaires et les fluctuations de la demande.

Luxe, performance et innovation

BMW continue de mettre l’accent sur la performance et le prestige de ses véhicules, cherchant à allier innovation technologique, efficience énergétique et personnalisation pour séduire une clientèle exigeante. La marque adapte sa stratégie à l’évolution du marché des véhicules électriques et hybrides, tout en gérant les risques géopolitiques et commerciaux qui influencent directement sa rentabilité. Le groupe se concentre sur l’optimisation des coûts, le renouvellement de sa gamme et le renforcement de son portefeuille premium afin de conserver sa position sur le marché mondial de l’automobile de luxe.

Notre avis, par leblogauto.com

BMW navigue dans un contexte mondial instable, marqué par des tarifs douaniers persistants et une concurrence accrue. La stagnation des ventes en Chine souligne les difficultés du groupe sur son marché stratégique. L’accent sur la gamme « Neue Klasse » et la diversification géographique montre une volonté de maintenir performance et prestige. Les choix de production et la gestion des coûts seront essentiels pour préserver la rentabilité en 2026.

Crédit illustration : BMW.

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LG Energy prépare une nouvelle batterie LFP plus performante

19 mars 2026 à 07:11

LG Energy prépare une batterie LFP plus performante pour 2027 afin de renforcer sa position dans le stockage d’énergie et l’écosystème électrique.

Le marché mondial des batteries connaît une transformation rapide, portée par l’essor des technologies électriques et des besoins croissants en stockage d’énergie. Dans ce contexte, LG Energy Solution annonce le développement d’une nouvelle génération de batterie lithium-fer-phosphate (LFP), avec l’ambition de renforcer sa présence dans un secteur dominé en grande partie par les fabricants chinois.

La société sud-coréenne prévoit de lancer la production en série de cette nouvelle cellule en 2027. Selon son directeur technique, Kim Je-Young, cette batterie affichera une densité énergétique améliorée ainsi qu’une durée de vie plus longue, deux caractéristiques essentielles pour répondre aux exigences des systèmes modernes de stockage d’énergie.

Ce projet marque une évolution stratégique importante pour le groupe basé à Séoul. Historiquement associée à des solutions considérées comme économiques, la chimie LFP pourrait désormais devenir une technologie plus performante et à plus forte valeur ajoutée, notamment dans les applications liées à l’électromobilité et aux infrastructures énergétiques.

Une batterie LFP repensée pour plus de performance

Avec ce nouveau modèle, LG Energy cherche à redéfinir l’image des batteries LFP sur le marché mondial. Jusqu’à présent, ces cellules étaient largement perçues comme une solution à faible coût, utilisée principalement dans des véhicules électriques d’entrée ou de milieu de gamme.

La nouvelle génération de batterie vise à dépasser cette perception en améliorant significativement les performances techniques. L’augmentation de la densité énergétique constitue un élément central de cette évolution, permettant d’optimiser la capacité de stockage tout en maintenant des standards élevés de fiabilité et de durabilité.

Selon Kim Je-Young, cette transformation répond à l’évolution rapide des besoins technologiques. Avec l’explosion des volumes de données et l’essor des infrastructures numériques, la demande pour des batteries capables d’offrir une durée de vie prolongée et des performances élevées ne cesse d’augmenter.

Dans l’univers de l’automobile électrique, ces avancées sont également stratégiques. Les constructeurs cherchent en permanence à améliorer l’autonomie, la performance énergétique et la fiabilité des systèmes de batteries. Une technologie LFP plus avancée pourrait ainsi devenir un élément clé dans l’architecture de nombreux véhicules électriques, des modèles compacts aux véhicules plus haut de gamme.

Le stockage d’énergie devient un marché stratégique

L’annonce de LG Energy intervient dans un contexte où l’industrie des batteries traverse une période d’ajustement. Le ralentissement de la demande pour les véhicules électriques pousse plusieurs fabricants à réorienter leurs investissements vers d’autres secteurs.

Parmi eux figure le stockage d’énergie stationnaire, un marché en pleine expansion. Les centres de données alimentés par l’intelligence artificielle représentent notamment une nouvelle source majeure de demande pour des solutions de stockage fiables et durables.

Pour accompagner cette évolution, LG Energy a déjà commencé à adapter sa capacité de production. L’entreprise prévoit de convertir certaines lignes de fabrication initialement destinées aux batteries pour véhicules électriques afin d’augmenter la production de cellules pour systèmes de stockage d’énergie.

Cette réorganisation industrielle pourrait porter la capacité de production à plus de 60 gigawattheures, contre 36 gigawattheures auparavant. L’entreprise vise par ailleurs au moins 90 gigawattheures de commandes dans ce secteur au cours de l’année.

Malgré une perte inattendue de 122 milliards de wons enregistrée au quatrième trimestre de l’année dernière, la direction du groupe anticipe un redressement progressif. La croissance du segment des systèmes de stockage d’énergie pourrait en effet soutenir la rentabilité dans les prochains mois.

Nouvelles technologies pour rivaliser avec la Chine

Au-delà des batteries LFP, LG Energy poursuit ses investissements dans plusieurs technologies émergentes afin de renforcer sa compétitivité face aux acteurs chinois.

L’une des pistes explorées concerne les batteries sodium-ion. Ces cellules utilisent des matières premières plus abondantes et moins coûteuses que le lithium, ce qui pourrait réduire les coûts de production tout en améliorant l’accessibilité de certaines applications énergétiques.

Ces batteries présentent également des avantages techniques, notamment leur capacité à fonctionner dans des conditions de températures très basses, jusqu’à moins 40 degrés Celsius. Elles pourraient ainsi devenir une alternative intéressante pour certains segments du marché.

Parallèlement, LG Energy travaille sur une technologie de revêtement à sec destinée à remplacer les procédés traditionnels de fabrication des électrodes. Cette méthode pourrait permettre de réduire la consommation d’énergie, les coûts d’équipement et l’espace nécessaire dans les usines de production.

Plusieurs acteurs majeurs de l’industrie automobile et des batteries explorent également cette technologie, dont Tesla, Volkswagen et Samsung SDI. LG Energy indique avoir déjà finalisé une production pilote à une échelle proche de la production industrielle.

La fabrication à grande échelle pourrait débuter dès la fin de l’année 2028. Pour l’entreprise, ces innovations technologiques représentent un levier essentiel pour rester compétitive dans un secteur où la performance énergétique, l’optimisation des coûts et la durabilité des batteries sont devenues des critères déterminants.

Notre avis, par leblogauto.com

La stratégie de LG Energy illustre l’évolution rapide du marché mondial des batteries. En améliorant la technologie LFP, l’entreprise cherche à transformer une solution historiquement économique en produit plus performant. Le développement parallèle de batteries sodium-ion et de procédés industriels innovants montre également la volonté du groupe de diversifier ses technologies. Dans un contexte de concurrence intense avec les acteurs chinois, ces investissements pourraient jouer un rôle clé dans la prochaine phase de l’industrie des batteries.

Crédit illustration : LG Energy.

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Geely certifié pour l’assistance à la conduite en Europe

19 mars 2026 à 05:11

Geely obtient la certification UE pour son système d’assistance à la conduite G-ASD.

Une première pour la technologie chinoise

Le constructeur chinois Geely franchit une étape majeure avec la certification européenne de son système d’assistance à la conduite intelligent, G-ASD. Cette approbation marque la première fois qu’une technologie d’assistance à la conduite fabriquée en Chine est reconnue conforme aux réglementations de l’Union européenne, un signe fort pour la stratégie internationale du groupe. Avec cette validation, Geely peut désormais vendre ses véhicules équipés du G-ASD dans certains pays européens sans passer par des certifications supplémentaires, réduisant ainsi le temps et les coûts liés à l’expansion sur le marché du Vieux Continent.

Déploiement imminent en Europe

La première voiture équipée du G-ASD est attendue sur les routes européennes dès juin. Ce système, jusqu’ici limité aux modèles chinois, sera progressivement intégré aux véhicules de marques sous l’égide de Geely, notamment Geely Auto, Zeekr, Lynk & Co et Lotus. Bien que le constructeur n’ait pas communiqué de calendrier précis pour l’ensemble des modèles, cette certification ouvre la voie à une commercialisation plus large et à une meilleure compétitivité face aux constructeurs européens déjà bien implantés dans le secteur de l’assistance à la conduite.

Une stratégie européenne renforcée

Cette reconnaissance permet à Geely de renforcer sa présence sur le marché européen des véhicules hautement personnalisés et technologiquement avancés. En s’alignant sur les normes de l’UE, le groupe chinois met en avant son savoir-faire en matière de performance, de sécurité et de conduite semi-autonome, tout en s’insérant dans le segment des véhicules de luxe et des voitures électriques haut de gamme. L’intégration du G-ASD dans ses différentes marques souligne la volonté de Geely de se positionner comme un acteur global capable de rivaliser avec les leaders européens dans le domaine de l’innovation automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

La certification du G-ASD par l’UE représente un tournant stratégique pour Geely, qui consolide sa crédibilité sur le marché européen. Cette reconnaissance ouvre la voie à une expansion rapide, particulièrement pour les modèles premium et électriques. Toutefois, le succès dépendra de la capacité de Geely à adapter ses véhicules aux préférences locales et à rivaliser avec les standards technologiques et de performance des constructeurs européens établis. À court terme, la certification européenne offre une visibilité accrue et un avantage concurrentiel significatif pour les prochaines années.

Crédit illustration : Geely.

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