CHRONIQUE - L’attaque israélo-américaine en Iran est la quatrième guerre du Golfe depuis 1980. Et nous n’avons pas réussi à terminer les trois précédentes guerres par une paix régionale définitive.
Avec sa Fureur économique (après la Fureur épique), le président américain a amené la partie iranienne à lever son propre blocus durant la trêve, redonnant de l’optimisme aux milieux d’affaires pressés de voir la fin de la crise.
CHRONIQUE - Par ce goulet, où transite un cinquième de l’or noir consommé par l’humanité, l’Iran fait planer sur elle le spectre d’un choc dévastateur.
Staline avait demandé en 1935 : « Le pape, combien de divisions ? ». Au même niveau, Trump a obtenu la réponse après avoir criblé Léon XIV d’accusations politiques et d’insultes ad hominem : un milliard et demi de catholiques dans le monde.
À l’occasion de la visite de Léon XIV, pape augustinien, en Algérie, l’écrivain Boualem Sansal et le père Michel, coauteur d’Augustin avec nous (Fayard), méditent sur l’héritage du Père de l’Église en terre d’islam. Une discussion de haut vol sur les pensées de saint Augustin, qui a assisté, comme c’est le cas de l’Occident aujourd’hui, à l’effondrement d’une civilisation.
ENTRETIEN - L’intellectuel conservateur américain livre une analyse clairvoyante des 16 ans de pouvoir de Viktor Orbán. Distancé dans les sondages, le premier ministre hongrois est confronté à l’usure du pouvoir, face à un opposant qui suscite de l’engouement à droite, y compris parmi ses fidèles.
Les délégations américaine et iranienne qui doivent se retrouver ce samedi à Islamabad restent à la merci d’un incident - en particulier au Liban - qui court-circuiterait les plans du médiateur pakistanais.
On peut s’interroger sur l’efficacité, l’ampleur et les conséquences de la réponse menée par l’armée israélienne au Liban. Tsahal ne peut plus s’imaginer régler le problème par la seule force des armes.
TRIBUNE - Malgré les succès militaires obtenus en Iran, les États-Unis et Israël n’ont ni brisé le régime de Téhéran, ni réellement réduit son pouvoir de nuisance dans la région, analyse l’historien, pour qui cette impasse stratégique met en lumière un vide politique.
CHRONIQUE - Avec Aimer Jérusalem (Gallimard), Nathan Devers livre le texte le plus profond sur le traumatisme du 7 Octobre. Entre récit intime, réflexion philosophique et méditation biblique, il explore la difficulté de penser en temps de guerre et pose à Israël cette question décisive : comment survivre sans se perdre ?
TRIBUNE - Le cessez-le-feu de deux semaines annoncé par Donald Trump, dans la nuit de mardi à mercredi, est loin d’être le signe du triomphe de la puissance militaire américaine, comme l’affirme la Maison-Blanche, explique l’ancien ministre, notamment parce que le régime iranien en sort renforcé.
GRAND ENTRETIEN - La philosophe et le politiste iranien publient Lumières et anti-Lumières en Iran (PUF), un essai qui décortique le rapport contrarié des Iraniens à la modernité et à l’Occident. Celui d’un peuple qui aspire à la liberté mais a souffert des ingérences étrangères avant que Donald Trump ne menace d’« anéantir » le pays.
ANALYSE - La politique étrangère américaine et la guerre d’Iran planent sur la géopolitique mondiale et les discussions du Forum Normandie pour la paix cette semaine.
CHRONIQUE - Bien que la démocratie médiatique américaine vive dans le temps court, le président Trump serait bien avisé de donner un peu de temps aux Iraniens pour élaborer un accord raisonnable. Car l’enjeu est de doter le Moyen-Orient d’une paix définitive.
GRAND ENTRETIEN - Le grand philosophe allemand publie Le Livre de l’Europe, une série de méditations érudites et étonnantes sur les mythologies européennes. L’occasion de l’interroger sur le réveil du Vieux Continent, à l’heure où Friedrich Merz le cite dans ses discours sur le réarmement de l’Allemagne.
Les menaces du président américain d’abandonner l’organisation transatlantique et Ormuz visent à forcer la main des pays qui lui refusent leur aide, de l’Europe à l’Asie en passant par les monarchies du Golfe.
CHRONIQUE - Donald Trump a commis en février 2026 la même erreur que celle commise par Vladimir Poutine en février 2022, lors de son attaque surprise contre l’Ukraine : il a sous-estimé son adversaire.