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AC Cars ressuscite la Cobra GT en coupé avec 810 chevaux et boîte manuelle

29 mai 2026 à 14:16
AC Cars ressuscite la Cobra GT en coupé avec 810 chevaux et boîte manuelle

AC Cars vient de dévoiler officiellement sa nouvelle AC Cobra GT Coupé, marquant une étape décisive dans l’histoire du constructeur britannique qui célèbre ses 125 ans d’existence. Cette supercar au toit fixe, inspirée de l’iconique roadster mais proposant une approche inédite, combine l’ADN historique de la marque avec des technologies de pointe pour créer l’une des voitures les plus désirables du moment.

La nouvelle GT Coupé s’appuie sur un héritage exceptionnel tout en s’affranchissant des codes traditionnels. Contrairement à sa célèbre ancêtre qui n’a jamais existé en version coupé, ce nouveau modèle puise son inspiration dans l’unique A98 qui participa aux 24 Heures du Mans en 1964, reprenant notamment son caractéristique becquet en queue de canard qui confère à l’arrière une silhouette immédiatement reconnaissable.

AC Cars ressuscite la Cobra GT en coupé avec 810 chevaux et boîte manuelle

Une architecture moderne au service de performances exceptionnelles

Sous sa carrosserie entièrement réalisée en fibre de carbone, la Cobra GT Coupé dissimule une architecture résolument moderne. Le châssis en aluminium extrudé, identique à celui utilisé sur la version roadster, garantit une rigidité exemplaire tout en maintenant le poids sous la barre des 1 600 kilogrammes. Cette construction sophistiquée permet d’atteindre une répartition des masses parfaite de 50/50 entre l’avant et l’arrière, gage d’un comportement routier équilibré.

AC Cars ressuscite la Cobra GT en coupé avec 810 chevaux et boîte manuelle

Les dimensions compactes de la GT Coupé surprennent : avec ses 4,22 mètres de longueur, elle reste plus courte qu’un SUV compact moderne, ce qui contribue à son agilité remarquable. L’empattement court et les porte-à-faux minimaux, particulièrement à l’avant, créent cette silhouette si caractéristique avec un capot interminable et des ailes arrière généreusement sculptées.

L’aérodynamisme a fait l’objet d’une attention particulière, la version coupé bénéficiant d’un coefficient de traînée inférieur à celui du roadster grâce à son toit fixe et à ses lignes optimisées. La forme de la calandre et les phares ronds respectent l’identité visuelle Cobra, tandis que l’arrière intègre le fameux Kammtail qui améliore les performances aérodynamiques à haute vitesse.

AC Cars ressuscite la Cobra GT en coupé avec 810 chevaux et boîte manuelle

Un V8 Ford décliné en trois niveaux de puissance

Le cœur battant de cette Cobra GT Coupé reste fidèle à la tradition : un V8 de 5,0 litres d’origine Ford qui peut être décliné en trois configurations distinctes selon les désirs du client. La version d’entrée, déjà généreuse, développe 465 chevaux pour 570 Nm de couple en configuration atmosphérique, des chiffres qui placent déjà cette AC dans la cour des grands.

AC Cars ressuscite la Cobra GT en coupé avec 810 chevaux et boîte manuelle

La version suralimentée par compresseur pousse les curseurs bien plus loin avec 720 chevaux et 605 lb-ft de couple selon les sources américaines, bien que certaines informations évoquent des chiffres légèrement différents selon les marchés. Cette cavalerie permet d’abattre le 0 à 100 km/h en moins de 3,5 secondes, plaçant la Cobra GT Coupé dans le peloton de tête des supercars contemporaines.

Mais AC Cars n’en reste pas là et propose une Clubsport Edition limitée à 99 exemplaires qui pousse l’audace jusqu’à 810 chevaux et 800 Nm de couple. Cette version extrême, réservée aux collectionneurs les plus fortunés, revendique un 0 à 100 km/h en seulement 3,2 secondes, des performances qui rivaliseraient avec les hypercars les plus exclusives du marché.

AC Cars ressuscite la Cobra GT en coupé avec 810 chevaux et boîte manuelle

La transmission manuelle : un choix assumé pour les puristes

Dans un contexte où la plupart des supercars modernes abandonnent la transmission manuelle au profit de boîtes automatiques ou à double embrayage, AC Cars fait le choix audacieux de proposer une boîte manuelle à 6 rapports. Cette décision, qui ravira les puristes, s’accompagne également d’une option automatique à 10 vitesses pour ceux qui privilégient le confort d’utilisation.

La puissance est intégralement transmise aux roues arrières via un différentiel à glissement limité, respectant ainsi la philosophie originale de la Cobra. Les pneumatiques choisis sont des Michelin Pilot Sport 4, référence incontournable dans le domaine des pneus haute performance, montés sur des jantes spécialement conçues pour optimiser le refroidissement des freins.

AC Cars ressuscite la Cobra GT en coupé avec 810 chevaux et boîte manuelle

Cette configuration propulsion pure, associée au poids contenu et à la répartition des masses optimisée, promet des sensations de conduite authentiques, loin des assistances électroniques envahissantes qui caractérisent bon nombre de supercars contemporaines. L’expérience de conduite reste ainsi fidèle à l’esprit originel de la Cobra : brute, directe et intensément émotionnelle.

AC Cars ressuscite la Cobra GT en coupé avec 810 chevaux et boîte manuelle

Une production exclusive et un positionnement premium assumé

Contrairement à beaucoup de ses concurrentes, la Cobra GT Coupé ne sera pas limitée en nombre total d’exemplaires, mais AC Cars a fait le choix de restreindre la production à 250 exemplaires par an. Cette approche permet de maintenir l’exclusivité tout en offrant une certaine accessibilité aux amateurs fortunés, du moins en théorie.

La production devrait débuter courant 2027, avec les premières livraisons prévues pour 2028. Ce délai relativement long s’explique par la volonté du constructeur de peaufiner chaque détail et de garantir une qualité de fabrication irréprochable, digne de l’héritage AC Cars.

AC Cars ressuscite la Cobra GT en coupé avec 810 chevaux et boîte manuelle

Le tarif annoncé dépasse les 320 000 dollars aux États-Unis, soit environ 300 000 euros, ce qui positionne la GT Coupé dans le segment des supercars premium, aux côtés de modèles comme la McLaren Artura ou la Ferrari Roma. La version Clubsport Edition, avec ses 810 chevaux et sa production limitée, devrait logiquement afficher un tarif encore plus élevé.

Cette stratégie tarifaire reflète le positionnement assumé d’AC Cars comme constructeur de véhicules d’exception, destinés à une clientèle de passionnés prêts à investir dans l’exclusivité et l’authenticité. La marque britannique mise sur la rareté et le caractère artisanal de sa production pour justifier ces tarifs élevés.

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Polestar interrompt le développement du roadster électrique 6 malgré sa conception quasi finalisée

22 mai 2026 à 16:01
Polestar interrompt le développement du roadster électrique 6 malgré sa conception quasi finalisée

Le constructeur suédois Polestar vient de prendre une décision surprenante : suspendre le développement de sa voiture de sport électrique, le Polestar 6, alors que le projet touchait pourtant au but. Cette annonce intervient dans un contexte où la marque privilégie ses modèles de série comme les Polestar 2, 3 et 4, disponibles en France à partir de 46 800 euros.

Le Polestar 6 était censé incarner l’ambition sportive de la marque suédoise, un roadster électrique conçu pour rivaliser avec la future Porsche 718 électrique. Pourtant, alors que son développement semble presque terminé, Polestar a choisi de mettre le projet en pause, remettant en question les priorités du constructeur dans un marché automobile en pleine mutation.

Polestar interrompt le développement du roadster électrique 6 malgré sa conception quasi finalisée

Un projet techniquement abouti mais relégué au second plan

Selon Graeme Lambert, responsable de la communication mondiale chez Polestar, le développement du roadster 6 est proche de la finalisation. « Il est si étroitement lié au Polestar 5 », explique-t-il dans une récente interview. « La plateforme sous l’architecture du Polestar 5 est essentiellement conçue pour être évolutive. Si vous considérez le 6 comme le Polestar 5 à deux portes, les composants sont essentiellement déjà là. »

Cette proximité technique facilite grandement le développement. Le Polestar 6 partage sa plateforme PPA (Polestar Performance Architecture) avec la berline Polestar 5, dont il constitue une version raccourcie et décapotable. Les deux modèles partagent la même batterie de 112 kWh, les mêmes moteurs électriques et une architecture de suspension identique. Cette mutualisation des composants devrait théoriquement accélérer la mise sur le marché, mais elle ne suffit visiblement pas à en faire une priorité pour la direction.

Les derniers éléments nécessitant encore un développement concernent principalement le toit rigide escamotable et les sièges arrière. Lambert précise que Polestar dispose des ressources nécessaires pour finaliser leur conception en interne, ce qui confirme l’état d’avancement très poussé du projet. Cette situation rend d’autant plus surprenante la décision de suspension temporaire.

L’accueil commercial initial du concept avait pourtant été très encourageant. Les 500 exemplaires de l’édition de lancement mis en prévente se sont écoulés rapidement, démontrant l’existence d’une demande réelle pour ce type de véhicule sportif électrique. Face à ce succès, Polestar avait même envisagé de passer d’une production limitée à un modèle de production à la demande.

Polestar interrompt le développement du roadster électrique 6 malgré sa conception quasi finalisée

Une stratégie commerciale centrée sur la rentabilité

La mise en pause du Polestar 6 s’explique par une stratégie commerciale pragmatique. Polestar dispose d’un pipeline produit déjà bien rempli avec quatre nouveaux modèles prévus d’ici 2028. La marque mise désormais sur des véhicules au potentiel commercial plus large : la berline Polestar 5, une nouvelle version du SUV Polestar 4, la prochaine génération de la Polestar 2 et le crossover compact Polestar 7.

Cette approche reflète une réalité économique incontournable. Un roadster comme le Polestar 6, avec un prix d’entrée attendu autour de 200 000 dollars aux États-Unis, s’adresse nécessairement à une clientèle de niche. À l’inverse, les modèles actuellement commercialisés en France visent un marché beaucoup plus large : la Polestar 2 débute à 46 800 euros, la Polestar 4 à partir de 61 800 euros, et la Polestar 3 est attendue autour de 80 000 euros.

Cette hiérarchisation des priorités commerciales s’inscrit dans une stratégie de consolidation. Polestar, filiale du groupe chinois Geely, cherche à établir solidement sa position sur les segments les plus porteurs avant de s’aventurer sur des créneaux plus confidentiels. La marque doit également composer avec la concurrence croissante sur le marché des véhicules électriques premium, où Tesla, BMW, Audi et Mercedes-Benz se disputent les parts de marché.

Lambert souligne cette approche : « L’essentiel pour nous est de livrer correctement [les modèles 7 et 2], de faire avancer l’entreprise, puis d’être en mesure de faire autre chose après. » Cette déclaration confirme que le Polestar 6 n’a pas disparu définitivement des plans de la marque, mais qu’il passe après les priorités commerciales immédiates.

Les défis tarifaires et géopolitiques qui compliquent la donne

Au-delà des considérations purement commerciales, le Polestar 6 fait face à des défis géopolitiques majeurs, particulièrement sur le marché américain. Si le roadster entre en production, il devrait être fabriqué en Chine aux côtés de la Polestar 5. Cette localisation pose un problème majeur dans le contexte actuel des relations commerciales sino-américaines.

Les véhicules électriques fabriqués en Chine sont soumis à des droits de douane de 100 % aux États-Unis, ce qui doublerait mécaniquement le prix de vente. Pour un véhicule attendu autour de 200 000 dollars, l’application de ces tarifs le ferait grimper à 400 000 dollars, le plaçant dans une catégorie de prix totalement irréaliste pour la majorité des acheteurs potentiels.

Cette problématique tarifaire affecte également la Polestar 5, dont le prix de base de 140 000 dollars aux États-Unis deviendrait prohibitif après application des droits de douane. La situation européenne est moins dramatique, mais les constructeurs chinois font néanmoins face à des taxes additionnelles qui compliquent leur positionnement tarifaire.

En France et en Europe, Polestar doit également naviguer dans un environnement réglementaire en évolution, avec des normes d’émissions de plus en plus strictes et des incitations gouvernementales qui privilégient certains types de véhicules électriques. La marque suédoise bénéficie actuellement du bonus écologique français pour ses modèles les moins chers, un avantage qu’elle perdrait sur un roadster haut de gamme.

Ces contraintes tarifaires et réglementaires renforcent la logique de Polestar de se concentrer sur des modèles plus accessibles et moins exposés aux tensions géopolitiques. La stratégie consiste à consolider les positions acquises sur les segments porteurs avant de s’aventurer sur des créneaux plus risqués.

L’avenir du Polestar 6 reste donc incertain, même si le projet n’est pas abandonné définitivement. La marque explore également d’autres options, notamment un SUV basé sur la même plateforme PPA qui pourrait concurrencer le futur Porsche Cayenne électrique. Ce type de véhicule présenterait un potentiel commercial bien supérieur à celui d’un roadster, tout en capitalisant sur les investissements déjà réalisés dans la plateforme.

La suspension du développement du Polestar 6 illustre les défis auxquels font face les constructeurs automobiles dans leur transition vers l’électrique. Entre les contraintes techniques, les enjeux commerciaux et les tensions géopolitiques, les priorités peuvent rapidement évoluer, même pour des projets techniquement aboutis et commercialement prometteurs.

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