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Les ambitions européennes de Revolut auraient été discrètement freinées par la BCE

10 juin 2026 à 14:52
Aller vite, mais pas trop
Les ambitions européennes de Revolut auraient été discrètement freinées par la BCE

Des bisbilles avec le régulateur pour la branche européenne de Revolut. L’an dernier, la Banque centrale européenne (BCE) aurait discrètement exigé de la fintech britannique qu’elle lève le pied et suspende le lancement de nouveaux produits dans l’Espace économique européen. En cause : des processus de contrôle qui ne seraient pas suffisamment robustes.

Revolut a obtenu en 2018 une licence bancaire spécialisée de la Banque de Lituanie, ce qui lui a permis de développer ses activités dans l’Union européenne grâce au mécanisme du « passeport bancaire ». Cette autorisation, transformée en licence bancaire complète par la Banque centrale européenne en 2021, permet à la fintech basée à Londres d’accepter des dépôts, d’accorder des prêts aux particuliers et aux entreprises, et de commercialiser des produits financiers.

Aller vite, casser tout

Avec sa stratégie inspirée des startups de la tech, Revolut fonce tant et si bien que sa valorisation est estimée à 115 milliards de dollars. Ce qui en ferait, si elle était cotée en Bourse, la 7ᵉ banque en Europe, devant Barclays et BNP Paribas. La banque en ligne viserait d’ailleurs une introduction en Bourse avec une valorisation de 200 milliards.

Aller trop vite en cassant des choses est un mantra bien connu dans la Silicon Valley. Mais dans le domaine bancaire, les conséquences peuvent être bien plus graves et frapper l’ensemble du système financier. C’est pourquoi les régulateurs se montrent sourcilleux : pas question qu’un produit facilite le blanchiment d’argent, fragilise la protection des consommateurs, ou plus prosaïquement grève les fonds propres de la banque ou ses capacités de liquidité.

La BCE aurait ainsi identifié des « déficiences » dans les procédures d’approbation internes des nouveaux produits de Revolut, rapporte le Financial Times. Des restrictions temporaires auraient été exigées l’an dernier à la branche européenne, entraînant la suspension du lancement de nouveaux produits dans l’Espace économique européen (EEE).

Le régulateur aurait aussi réclamé un audit indépendant des fonctions risques, conformité et juridique ; une révision des effectifs et des compétences des équipes chargées d’approuver les nouveaux produits ; une implication plus forte d’experts en interne avant de lancer quoi que ce soit.

Carton jaune pour Revolut

Les restrictions auraient été encore plus fortes pour les activités de la filiale en dehors de l’EEE : interdiction d’accepter de nouveaux clients ou de procéder à des acquisitions d’entreprises dans des pays situés hors du continent européen. Le FT n’a pas pu déterminer si toutes ces restrictions ont été levées, ou si certaines sont toujours en vigueur.

Néanmoins, Revolut a pu lancer depuis 2025 plusieurs produits en Europe, comme des comptes pour adolescents ou même des distributeurs physiques. De fait, la portée exacte de ces restrictions reste difficile à évaluer car elles n’ont manifestement pas empêché la banque de poursuivre son expansion.

Revolut a déclaré entretenir un dialogue « continu et constructif » avec les régulateurs, y compris la BCE. Elle s’engage à « respecter les normes les plus élevées en matière de gouvernance et de gestion des risques », ce qui est bien le moins, et renforce « régulièrement [son] environnement de contrôle interne ainsi que [ses] processus opérationnels. »

Les ambitions européennes de Revolut auraient été discrètement freinées par la BCE

10 juin 2026 à 14:52
Aller vite, mais pas trop
Les ambitions européennes de Revolut auraient été discrètement freinées par la BCE

Des bisbilles avec le régulateur pour la branche européenne de Revolut. L’an dernier, la Banque centrale européenne (BCE) aurait discrètement exigé de la fintech britannique qu’elle lève le pied et suspende le lancement de nouveaux produits dans l’Espace économique européen. En cause : des processus de contrôle qui ne seraient pas suffisamment robustes.

Revolut a obtenu en 2018 une licence bancaire spécialisée de la Banque de Lituanie, ce qui lui a permis de développer ses activités dans l’Union européenne grâce au mécanisme du « passeport bancaire ». Cette autorisation, transformée en licence bancaire complète par la Banque centrale européenne en 2021, permet à la fintech basée à Londres d’accepter des dépôts, d’accorder des prêts aux particuliers et aux entreprises, et de commercialiser des produits financiers.

Aller vite, casser tout

Avec sa stratégie inspirée des startups de la tech, Revolut fonce tant et si bien que sa valorisation est estimée à 115 milliards de dollars. Ce qui en ferait, si elle était cotée en Bourse, la 7ᵉ banque en Europe, devant Barclays et BNP Paribas. La banque en ligne viserait d’ailleurs une introduction en Bourse avec une valorisation de 200 milliards.

Aller trop vite en cassant des choses est un mantra bien connu dans la Silicon Valley. Mais dans le domaine bancaire, les conséquences peuvent être bien plus graves et frapper l’ensemble du système financier. C’est pourquoi les régulateurs se montrent sourcilleux : pas question qu’un produit facilite le blanchiment d’argent, fragilise la protection des consommateurs, ou plus prosaïquement grève les fonds propres de la banque ou ses capacités de liquidité.

La BCE aurait ainsi identifié des « déficiences » dans les procédures d’approbation internes des nouveaux produits de Revolut, rapporte le Financial Times. Des restrictions temporaires auraient été exigées l’an dernier à la branche européenne, entraînant la suspension du lancement de nouveaux produits dans l’Espace économique européen (EEE).

Le régulateur aurait aussi réclamé un audit indépendant des fonctions risques, conformité et juridique ; une révision des effectifs et des compétences des équipes chargées d’approuver les nouveaux produits ; une implication plus forte d’experts en interne avant de lancer quoi que ce soit.

Carton jaune pour Revolut

Les restrictions auraient été encore plus fortes pour les activités de la filiale en dehors de l’EEE : interdiction d’accepter de nouveaux clients ou de procéder à des acquisitions d’entreprises dans des pays situés hors du continent européen. Le FT n’a pas pu déterminer si toutes ces restrictions ont été levées, ou si certaines sont toujours en vigueur.

Néanmoins, Revolut a pu lancer depuis 2025 plusieurs produits en Europe, comme des comptes pour adolescents ou même des distributeurs physiques. De fait, la portée exacte de ces restrictions reste difficile à évaluer car elles n’ont manifestement pas empêché la banque de poursuivre son expansion.

Revolut a déclaré entretenir un dialogue « continu et constructif » avec les régulateurs, y compris la BCE. Elle s’engage à « respecter les normes les plus élevées en matière de gouvernance et de gestion des risques », ce qui est bien le moins, et renforce « régulièrement [son] environnement de contrôle interne ainsi que [ses] processus opérationnels. »

☕️ Apple serre la vis sur les apps qui n’apportent rien de nouveau

10 juin 2026 à 13:25


L’App Store proposant une myriade d’applications pour iOS, il est donc inévitable que bon nombre d’entre elles ressortent des mêmes catégories. Apple prévient que certaines de ces apps pourraient être retirées de la boutique si elles n’apportent aucune plus-value aux utilisateurs.

À côté des applications qui se téléchargent par millions, des milliers d’autres tentent de se faire une place dans des catégories déjà bondées. Apple considère que certaines catégories ont atteint un point de saturation et prévient qu’elle pourrait faire le tri.

Ça sent mauvais pour les apps de pets

Comme elle le fait régulièrement, le constructeur a amendé le guide des bonnes pratiques de l’App Store, à l’occasion de sa conférence mondiale des développeurs. Et comme l’a repéré TechCrunch, l’entreprise en a profité pour préciser l’article 4.3(b) consacré au spam ; il lui confère le droit de refuser des applications soumises dans des catégories saturées, comme les apps de sons douteux (pets, rots), les jeux à boire, la voyance, les lampes torches, les rencontres ou encore celles consacrées au Kama Sutra.

La mise à jour ajoute au lot les minuteries simples. « Nous n’accepterons donc plus de nouvelles soumissions dans ces catégories, sauf si elles proposent une expérience sensiblement différente ou améliorée », indique Apple. Jusque-là, il ne s’agit que d’une précision, mais le constructeur va plus loin : il se réserve la possibilité de retirer ces applications « si elles ne sont pas mises à jour, améliorées ou si elles ne parviennent pas à attirer des utilisateurs ».

C’est entendu, personne n’a besoin de plusieurs apps de pets, mais le dernier critère interroge : Apple va donc juger les applications en fonction de leur attrait auprès des utilisateurs. Voilà qui est plutôt vague ! Certaines apps très niches n’en sont pas moins utiles à un certain nombre d’utilisateurs.

D’autant que l’historique de validation de l’App Store ne plaide pas toujours en faveur d’une ligne claire et cohérente : Apple a régulièrement été critiquée pour avoir laissé prospérer des applications de qualité très médiocre, tout en refusant ou en retardant des logiciels pourtant parfaitement légitimes.

Quoi qu’il en soit, les développeurs qui s’amuseraient à soumettre de manière répétée ce type d’applications « considérées comme médiocres, de faible qualité ou demandant peu d’efforts de développement » pourraient subir une exclusion pure et simple du programme Apple Developer.

Durant la WWDC, Apple a annoncé plusieurs nouveautés liées à l’App Store, à commencer par de nouveaux outils marketing comme des en-têtes plus attractifs sur les pages produit, la possibilité d’envoyer un message personnalisé quand un utilisateur tente de résilier un abonnement, des abonnements groupés dans une formule unique, ou encore un système de « collections personnalisées » proposant à l’utilisateur une sélection d’apps en fonction de ses intérêts.

☕️ Apple serre la vis sur les apps qui n’apportent rien de nouveau

10 juin 2026 à 13:25


L’App Store proposant une myriade d’applications pour iOS, il est donc inévitable que bon nombre d’entre elles ressortent des mêmes catégories. Apple prévient que certaines de ces apps pourraient être retirées de la boutique si elles n’apportent aucune plus-value aux utilisateurs.

À côté des applications qui se téléchargent par millions, des milliers d’autres tentent de se faire une place dans des catégories déjà bondées. Apple considère que certaines catégories ont atteint un point de saturation et prévient qu’elle pourrait faire le tri.

Ça sent mauvais pour les apps de pets

Comme elle le fait régulièrement, le constructeur a amendé le guide des bonnes pratiques de l’App Store, à l’occasion de sa conférence mondiale des développeurs. Et comme l’a repéré TechCrunch, l’entreprise en a profité pour préciser l’article 4.3(b) consacré au spam ; il lui confère le droit de refuser des applications soumises dans des catégories saturées, comme les apps de sons douteux (pets, rots), les jeux à boire, la voyance, les lampes torches, les rencontres ou encore celles consacrées au Kama Sutra.

La mise à jour ajoute au lot les minuteries simples. « Nous n’accepterons donc plus de nouvelles soumissions dans ces catégories, sauf si elles proposent une expérience sensiblement différente ou améliorée », indique Apple. Jusque-là, il ne s’agit que d’une précision, mais le constructeur va plus loin : il se réserve la possibilité de retirer ces applications « si elles ne sont pas mises à jour, améliorées ou si elles ne parviennent pas à attirer des utilisateurs ».

C’est entendu, personne n’a besoin de plusieurs apps de pets, mais le dernier critère interroge : Apple va donc juger les applications en fonction de leur attrait auprès des utilisateurs. Voilà qui est plutôt vague ! Certaines apps très niches n’en sont pas moins utiles à un certain nombre d’utilisateurs.

D’autant que l’historique de validation de l’App Store ne plaide pas toujours en faveur d’une ligne claire et cohérente : Apple a régulièrement été critiquée pour avoir laissé prospérer des applications de qualité très médiocre, tout en refusant ou en retardant des logiciels pourtant parfaitement légitimes.

Quoi qu’il en soit, les développeurs qui s’amuseraient à soumettre de manière répétée ce type d’applications « considérées comme médiocres, de faible qualité ou demandant peu d’efforts de développement » pourraient subir une exclusion pure et simple du programme Apple Developer.

Durant la WWDC, Apple a annoncé plusieurs nouveautés liées à l’App Store, à commencer par de nouveaux outils marketing comme des en-têtes plus attractifs sur les pages produit, la possibilité d’envoyer un message personnalisé quand un utilisateur tente de résilier un abonnement, des abonnements groupés dans une formule unique, ou encore un système de « collections personnalisées » proposant à l’utilisateur une sélection d’apps en fonction de ses intérêts.

☕️ Google baisse le prix de son offre AI Plus d’entrée de gamme

10 juin 2026 à 06:42


Google revoit le prix de sa formule AI Plus et surprise, au lieu de monter comme c’est devenu l’habitude pour les services en ligne, le tarif baisse. Il passe de 7,99 à 4,99 euros par mois soit une baisse de quasiment 38 %. Le moteur de recherche double aussi le stockage compris avec cet abonnement, qui passe de 200 à 400 Go à partager entre Drive, Photos et Gmail. La version 2 To change de nom (elle devient « AI Plus » au lieu de Premium), mais toujours à 9,99 euros.

Capture d’écran : Google

Une offre plutôt généreuse donc, mais Google ajoute de nouvelles limites d’utilisation dans l’app Gemini, selon « la complexité des requêtes, des fonctionnalités utilisées et de la longueur des discussions », explique l’entreprise dans un courriel consulté par Next. Les limites sont actualisées toutes les cinq heures, jusqu’à l’atteinte du plafond hebdomadaire. Les abonnés AI Plus bénéficient de limites « deux fois plus élevées » que les utilisateurs non membres.

Google modifie également les plafonds dans d’autres logiciels et services IA, comme Flow (génération d’images et de vidéos) et Antigravity, la plateforme agentique. Le forfait AI Plus n’inclut plus 200 crédits mensuels, néanmoins « votre expérience ne devrait pas changer avec le nouveau modèle d’utilisation ».

L’offre Google AI Plus a été lancée en septembre 2025, d’abord en Indonésie, elle a été étendue depuis à la quasi-totalité du globe. Comparable à ChatGPT Go (mais désormais trois euros moins chère), cette formule complète l’abonnement AI Pro à 21,99 euros par mois ; celle-ci contient désormais 5 To de stockage en ligne, au lieu de 2. Pour les utilisateurs les plus gourmands, Google AI Ultra est facturé à partir de 99,99 euros (20 To).

☕️ Google baisse le prix de son offre AI Plus d’entrée de gamme

10 juin 2026 à 06:42


Google revoit le prix de sa formule AI Plus et surprise, au lieu de monter comme c’est devenu l’habitude pour les services en ligne, le tarif baisse. Il passe de 7,99 à 4,99 euros par mois soit une baisse de quasiment 38 %. Le moteur de recherche double aussi le stockage compris avec cet abonnement, qui passe de 200 à 400 Go à partager entre Drive, Photos et Gmail. La version 2 To change de nom (elle devient « AI Plus » au lieu de Premium), mais toujours à 9,99 euros.

Capture d’écran : Google

Une offre plutôt généreuse donc, mais Google ajoute de nouvelles limites d’utilisation dans l’app Gemini, selon « la complexité des requêtes, des fonctionnalités utilisées et de la longueur des discussions », explique l’entreprise dans un courriel consulté par Next. Les limites sont actualisées toutes les cinq heures, jusqu’à l’atteinte du plafond hebdomadaire. Les abonnés AI Plus bénéficient de limites « deux fois plus élevées » que les utilisateurs non membres.

Google modifie également les plafonds dans d’autres logiciels et services IA, comme Flow (génération d’images et de vidéos) et Antigravity, la plateforme agentique. Le forfait AI Plus n’inclut plus 200 crédits mensuels, néanmoins « votre expérience ne devrait pas changer avec le nouveau modèle d’utilisation ».

L’offre Google AI Plus a été lancée en septembre 2025, d’abord en Indonésie, elle a été étendue depuis à la quasi-totalité du globe. Comparable à ChatGPT Go (mais désormais trois euros moins chère), cette formule complète l’abonnement AI Pro à 21,99 euros par mois ; celle-ci contient désormais 5 To de stockage en ligne, au lieu de 2. Pour les utilisateurs les plus gourmands, Google AI Ultra est facturé à partir de 99,99 euros (20 To).

Claude Fable 5 : un petit goût de Mythos pour le grand public

10 juin 2026 à 06:10
Il bat Pokémon tout seul !
Claude Fable 5 : un petit goût de Mythos pour le grand public

Comment faire mousser une introduction en Bourse quand on est un labo IA ? Lancer son modèle de langage le plus ambitieux, pardi ! Anthropic, qui s’y connait en buzz et en marketing de la peur, a dévoilé son premier LLM « de classe Mythos » à destination du grand public, Claude Fable 5.

Après Haiku, Sonnet et Opus, Anthropic lance Fable, premier modèle grand public « de classe Mythos ». Il lui emprunte les mêmes fondations, mais avec des garde-fous pour éviter que le modèle ne facilite des attaques informatiques. L’aperçu de Mythos présenté début avril n’est distribué qu’à des partenaires de confiance via le projet Glasswing.

Anthropic entrouvre les portes de Mythos au grand public

Claude Fable 5 se veut puissant, et les benchmarks fournis par Anthropic racontent tous la même histoire : le modèle domine quasiment dans tous les tests. Le plus spectaculaire est clairement le développement logiciel agentique. Sur SWE-Bench Pro, le modèle met plus de 20 points dans la vue à GPT-5.5, qui n’est pourtant pas manchot dans ce domaine.

Image : Anthropic

La startup cherche surtout à montrer que Fable est meilleur pour travailler longtemps de manière autonome. Les benchs sont tous orientés vers le développement logiciel, l’utilisation d’outils, le raisonnement à partir de documents, ou du travail de recherche. Et surtout, avec le test Cybersecurity, le modèle fait plus du double de son concurrent direct chez OpenAI. Et pour cause, il repose sur les bases d’un LLM spécialisé dans le domaine.

Sur un plan plus léger mais tout de même significatif, Fable 5 a battu Pokémon Rouge Feu en un peu plus de 50 heures, uniquement en analysant des captures d’écran du jeu de Nintendo, sans carte ni aide de navigation (le titre sert lui aussi de benchmark pour les éditeurs d’IA). De précédents modèles de Claude parvenaient eux aussi à la fin du jeu, mais de manière très laborieuse, et avec des outils supplémentaires pour s’en sortir dans leur exploration de Kanto.

Toute cette puissance ne saurait être mise entre de mauvaises mains. Fidèle à une communication qui en rajoute sur la dangerosité de Mythos, Anthropic en fait des caisses sur les restrictions de Fable 5. L’entreprise a truffé le modèle de « classifieurs » qui analysent les requêtes. Si le système estime que la question touche à des sujets sensibles, comme la cybersécurité, la biologie, la chimie ou la distillation de modèles IA, la question sera automatiquement traitée par Opus 4.8. L’utilisateur sera informé du tour de passe-passe.

Dans ses tests, Anthropic affirme que le passage d’un modèle à l’autre concerne moins de 5 % des sessions. Néanmoins, la société reconnaît que ces garde-fous sont volontairement « conservateurs », ils pourront parfois bloquer des requêtes légitimes. La sécurité a été privilégiée au détriment du confort d’utilisation, du moins dans un premier temps.

Fable 5 a aussi été torturé par des équipes spécialisées dans le jailbreak : plus de 1 000 heures y ont été consacrées sans qu’aucun moyen de contournement systématique ne soit trouvé. On ne pariera pas contre les chercheurs, et la prudence recommande d’attendre quelques semaines : la communauté du jailbreak ne manque pas de créativité pour obtenir ce qu’elle veut d’un LLM.

Enfin, Fable et les modèles de classe Mythos vont conserver les requêtes pendant 30 jours pour détecter les attaques, les tentatives de contournement et les usages malveillants. Ces données ne seront pas utilisées pour l’entraînement des modèles promet Anthropic, et elles seront supprimées après cette période, dans la plupart des cas.

Fable 5 aime les tokens

La question du prix est évidemment centrale, ce d’autant que les nouveaux modèles d’Anthropic adorent brûler des jetons. L’utilisation de Fable 5 revient à 10 dollars par million de tokens en entrée, et 50 dollars par million de tokens en sortie.

Image : Anthropic

L’entreprise divise ainsi par deux le prix de Fable par rapport à l’aperçu de Mythos. Cela n’en fait pas un modèle bon marché pour autant : son tarif est en effet deux fois plus élevé que celui d’Opus 4.8, et identique à celui d’Opus 4.8 Fast, une version aux stéroïdes offrant des temps de réponse plus courts.

En parallèle, Anthropic lance aussi Mythos 5, frère jumeau de Fable 5, sans certaines restrictions : il ne délègue pas à Opus 4.8 les requêtes les plus sensibles. C’est la raison pour laquelle il ne sera proposé qu’aux membres du projet Glasswing, qui s’ouvrira bientôt à des chercheurs en biologie triés sur le volet. Mythos 5 remplacera l’aperçu actuel de Mythos.

Fable 5 est disponible immédiatement via l’API Claude, ainsi que pour les abonnés Pro, Max, Team et Enterprise. Attention cependant, l’inclusion dans les abonnements est temporaire : passé le 22 juin, le LLM ne sera plus proposé sans surcoût. Pour en profiter, il faudra acheter des crédits.

Claude Fable 5 : un petit goût de Mythos pour le grand public

10 juin 2026 à 06:10
Il bat Pokémon tout seul !
Claude Fable 5 : un petit goût de Mythos pour le grand public

Comment faire mousser une introduction en Bourse quand on est un labo IA ? Lancer son modèle de langage le plus ambitieux, pardi ! Anthropic, qui s’y connait en buzz et en marketing de la peur, a dévoilé son premier LLM « de classe Mythos » à destination du grand public, Claude Fable 5.

Après Haiku, Sonnet et Opus, Anthropic lance Fable, premier modèle grand public « de classe Mythos ». Il lui emprunte les mêmes fondations, mais avec des garde-fous pour éviter que le modèle ne facilite des attaques informatiques. L’aperçu de Mythos présenté début avril n’est distribué qu’à des partenaires de confiance via le projet Glasswing.

Anthropic entrouvre les portes de Mythos au grand public

Claude Fable 5 se veut puissant, et les benchmarks fournis par Anthropic racontent tous la même histoire : le modèle domine quasiment dans tous les tests. Le plus spectaculaire est clairement le développement logiciel agentique. Sur SWE-Bench Pro, le modèle met plus de 20 points dans la vue à GPT-5.5, qui n’est pourtant pas manchot dans ce domaine.

Image : Anthropic

La startup cherche surtout à montrer que Fable est meilleur pour travailler longtemps de manière autonome. Les benchs sont tous orientés vers le développement logiciel, l’utilisation d’outils, le raisonnement à partir de documents, ou du travail de recherche. Et surtout, avec le test Cybersecurity, le modèle fait plus du double de son concurrent direct chez OpenAI. Et pour cause, il repose sur les bases d’un LLM spécialisé dans le domaine.

Sur un plan plus léger mais tout de même significatif, Fable 5 a battu Pokémon Rouge Feu en un peu plus de 50 heures, uniquement en analysant des captures d’écran du jeu de Nintendo, sans carte ni aide de navigation (le titre sert lui aussi de benchmark pour les éditeurs d’IA). De précédents modèles de Claude parvenaient eux aussi à la fin du jeu, mais de manière très laborieuse, et avec des outils supplémentaires pour s’en sortir dans leur exploration de Kanto.

Toute cette puissance ne saurait être mise entre de mauvaises mains. Fidèle à une communication qui en rajoute sur la dangerosité de Mythos, Anthropic en fait des caisses sur les restrictions de Fable 5. L’entreprise a truffé le modèle de « classifieurs » qui analysent les requêtes. Si le système estime que la question touche à des sujets sensibles, comme la cybersécurité, la biologie, la chimie ou la distillation de modèles IA, la question sera automatiquement traitée par Opus 4.8. L’utilisateur sera informé du tour de passe-passe.

Dans ses tests, Anthropic affirme que le passage d’un modèle à l’autre concerne moins de 5 % des sessions. Néanmoins, la société reconnaît que ces garde-fous sont volontairement « conservateurs », ils pourront parfois bloquer des requêtes légitimes. La sécurité a été privilégiée au détriment du confort d’utilisation, du moins dans un premier temps.

Fable 5 a aussi été torturé par des équipes spécialisées dans le jailbreak : plus de 1 000 heures y ont été consacrées sans qu’aucun moyen de contournement systématique ne soit trouvé. On ne pariera pas contre les chercheurs, et la prudence recommande d’attendre quelques semaines : la communauté du jailbreak ne manque pas de créativité pour obtenir ce qu’elle veut d’un LLM.

Enfin, Fable et les modèles de classe Mythos vont conserver les requêtes pendant 30 jours pour détecter les attaques, les tentatives de contournement et les usages malveillants. Ces données ne seront pas utilisées pour l’entraînement des modèles promet Anthropic, et elles seront supprimées après cette période, dans la plupart des cas.

Fable 5 aime les tokens

La question du prix est évidemment centrale, ce d’autant que les nouveaux modèles d’Anthropic adorent brûler des jetons. L’utilisation de Fable 5 revient à 10 dollars par million de tokens en entrée, et 50 dollars par million de tokens en sortie.

Image : Anthropic

L’entreprise divise ainsi par deux le prix de Fable par rapport à l’aperçu de Mythos. Cela n’en fait pas un modèle bon marché pour autant : son tarif est en effet deux fois plus élevé que celui d’Opus 4.8, et identique à celui d’Opus 4.8 Fast, une version aux stéroïdes offrant des temps de réponse plus courts.

En parallèle, Anthropic lance aussi Mythos 5, frère jumeau de Fable 5, sans certaines restrictions : il ne délègue pas à Opus 4.8 les requêtes les plus sensibles. C’est la raison pour laquelle il ne sera proposé qu’aux membres du projet Glasswing, qui s’ouvrira bientôt à des chercheurs en biologie triés sur le volet. Mythos 5 remplacera l’aperçu actuel de Mythos.

Fable 5 est disponible immédiatement via l’API Claude, ainsi que pour les abonnés Pro, Max, Team et Enterprise. Attention cependant, l’inclusion dans les abonnements est temporaire : passé le 22 juin, le LLM ne sera plus proposé sans surcoût. Pour en profiter, il faudra acheter des crédits.

☕️ Mesure exceptionnelle de Bruxelles, qui impose à Meta de rouvrir WhatsApp aux IA concurrentes

10 juin 2026 à 06:06


Ça chauffe entre la Commission européenne et Meta sur le dossier de la présence des assistants IA rivaux de Meta AI dans WhatsApp. Bruxelles a ordonné au géant des réseaux sociaux de restaurer les assistants tiers dans le versant business de la messagerie. Une mesure intérimaire, le temps de l’enquête.

L’exécutif européen impose donc des mesures conservatoires à Meta, ce qui est extrêmement rare. Le régulateur considère que le marché des assistants IA est encore en phase de formation. Ces assistants ont besoin d’accéder aux utilisateurs où ils sont, et une bonne partie d’entre eux se servent de WhatsApp comme messagerie. Si Meta verrouille WhatsApp aujourd’hui, certains concurrents pourraient disparaitre avant même que l’enquête ne soit terminée.

Par conséquent, Meta doit rétablir l’accès gratuit à WhatsApp pour les assistants IA concurrents dans les cinq jours ouvrables, et maintenir cet accès le temps d’examiner si ces restrictions enfreignent les règles européennes de la concurrence. « C’est pourquoi ces mesures conservatoires resteront en vigueur pendant toute la durée de l’enquête, afin d’éviter des dommages qu’il serait presque impossible de réparer », affirme Teresa Ribera, vice-présidente en charge de la concurrence. Lors d’une conférence de presse, elle a précisé le calendrier de ces mesures : jusqu’à la fin de l’enquête donc, ou au plus tard jusqu’en juin 2029.

De quoi laisser le temps aux entreprises IA pour innover et développer leur activité, tout en donnant « la liberté de choix des citoyens européens quant à l’assistant IA qu’ils souhaitent utiliser avec WhatsApp, au lieu de laisser Meta en décider pour eux », ajoute-t-elle.

Les assistants IA tiers pouvaient utiliser l’API WhatsApp Business jusqu’en octobre 2025. Meta a ensuite modifié les conditions d’utilisation de son interface de programmation de telle manière à exclure ses rivaux et favoriser Meta AI. En mars dernier, sur pression de Bruxelles, le groupe a rouvert l’accès de WhatsApp, mais en facturant des frais considérés comme prohibitifs par le régulateur. La procédure formelle avait été ouverte début décembre 2025, la communication de griefs remontant au mois de février.

Meta, qui n’en est pas à sa première passe d’armes avec Bruxelles, va faire appel de cette décision. « La Commission européenne a décidé qu’OpenAI et certaines des plus grandes entreprises du monde peuvent utiliser gratuitement WhatsApp Business, un service normalement payant », affirme l’entreprise (pourquoi dans ce cas l’accès était-il auparavant gratuit ?). « Il s’agit d’un excès de zèle réglementaire financé par les nombreuses entreprises européennes qui, elles, paient pour ce service », se plaint-elle.

☕️ Mesure exceptionnelle de Bruxelles, qui impose à Meta de rouvrir WhatsApp aux IA concurrentes

10 juin 2026 à 06:06


Ça chauffe entre la Commission européenne et Meta sur le dossier de la présence des assistants IA rivaux de Meta AI dans WhatsApp. Bruxelles a ordonné au géant des réseaux sociaux de restaurer les assistants tiers dans le versant business de la messagerie. Une mesure intérimaire, le temps de l’enquête.

L’exécutif européen impose donc des mesures conservatoires à Meta, ce qui est extrêmement rare. Le régulateur considère que le marché des assistants IA est encore en phase de formation. Ces assistants ont besoin d’accéder aux utilisateurs où ils sont, et une bonne partie d’entre eux se servent de WhatsApp comme messagerie. Si Meta verrouille WhatsApp aujourd’hui, certains concurrents pourraient disparaitre avant même que l’enquête ne soit terminée.

Par conséquent, Meta doit rétablir l’accès gratuit à WhatsApp pour les assistants IA concurrents dans les cinq jours ouvrables, et maintenir cet accès le temps d’examiner si ces restrictions enfreignent les règles européennes de la concurrence. « C’est pourquoi ces mesures conservatoires resteront en vigueur pendant toute la durée de l’enquête, afin d’éviter des dommages qu’il serait presque impossible de réparer », affirme Teresa Ribera, vice-présidente en charge de la concurrence. Lors d’une conférence de presse, elle a précisé le calendrier de ces mesures : jusqu’à la fin de l’enquête donc, ou au plus tard jusqu’en juin 2029.

De quoi laisser le temps aux entreprises IA pour innover et développer leur activité, tout en donnant « la liberté de choix des citoyens européens quant à l’assistant IA qu’ils souhaitent utiliser avec WhatsApp, au lieu de laisser Meta en décider pour eux », ajoute-t-elle.

Les assistants IA tiers pouvaient utiliser l’API WhatsApp Business jusqu’en octobre 2025. Meta a ensuite modifié les conditions d’utilisation de son interface de programmation de telle manière à exclure ses rivaux et favoriser Meta AI. En mars dernier, sur pression de Bruxelles, le groupe a rouvert l’accès de WhatsApp, mais en facturant des frais considérés comme prohibitifs par le régulateur. La procédure formelle avait été ouverte début décembre 2025, la communication de griefs remontant au mois de février.

Meta, qui n’en est pas à sa première passe d’armes avec Bruxelles, va faire appel de cette décision. « La Commission européenne a décidé qu’OpenAI et certaines des plus grandes entreprises du monde peuvent utiliser gratuitement WhatsApp Business, un service normalement payant », affirme l’entreprise (pourquoi dans ce cas l’accès était-il auparavant gratuit ?). « Il s’agit d’un excès de zèle réglementaire financé par les nombreuses entreprises européennes qui, elles, paient pour ce service », se plaint-elle.

☕️ Compatibilité matérielle : le grand écart des nouveaux OS 27 d’Apple

9 juin 2026 à 14:35


Apple a dévoilé hier son nouvel arsenal de systèmes d’exploitation, ainsi que les appareils sur lesquels on pourra les installer. Il y a des surprises, bonnes et moins bonnes.

Image : Apple

À tout seigneur tout honneur, la compatibilité d’iOS 27 est aussi la plus simple à résumer : tous les iPhone capables de faire tourner iOS 26 pourront installer la nouvelle version. Cela inclut l’iPhone 11, lancé en 2019 avec sa puce A13. Une bonne nouvelle pour les propriétaires de ce modèle, qui n’auront pas à se contenter de simples correctifs de sécurité : leur smartphone aura aussi droit aux nouveautés du système (pas toutes, certes).

Apple continue certes d’assurer le service après-vente logiciel de très vieux appareils – l’iPhone 5 s a reçu une mise à jour de sécurité en janvier dernier –, mais voir l’iPhone 11 rester dans la course six ans après sa sortie est un signal encourageant pour la longévité générale des smartphones Apple. Au passage, iOS 27 pourra aussi s’installer sur ce bon vieux iPhone SE de 2e génération.

La liste de compatibilité pour iPadOS 27 est moins généreuse. Les derniers iPad Pro (M4 et M5) sont évidemment supportés, mais l’iPad Pro 12,9 pouces de 3e génération (2018, avec une puce A12X) passe à l’as : il faudra une tablette de 4e génération au minimum, ou plus récente. Idem du côté de l’iPad Pro 11 pouces : iPadOS 27 réclame au minimum un modèle de 2e génération. Exit la mouture précédente sortie en même temps que le 12,9 pouces de 3e gen.

Apple liste également l’iPad Air 11 pouces 4e génération (2020, puce A14), excluant de fait la génération précédente. Bizarrement, le constructeur prend la peine de préciser que les iPad Air 11 et 13 pouces M2 et au-delà sont compatibles avec iPadOS 27, ce qui tombe sous le sens… en omettant le modèle avec puce M1. Qu’on se rassure, il est bien pris en charge également.

Pour le reste, on pourra installer le nouvel OS sur l’iPad de 9e génération (2024) ou plus, l’iPad mini (A17 Pro) ou l’iPad mini 6e génération. iPadOS 27 fait l’impasse sur l’iPad 8e génération (2020) et l’iPad mini 5e génération (2019), deux tablettes équipées d’une A12 et qui étaient compatibles avec iPadOS 26.

Pour macOS 27 Golden Gate, la situation est simple : tous les Mac équipés d’une puce Apple (à partir de la M1) sont pris en charge, ainsi que le MacBook Neo avec sa puce A18 Pro. macOS 26 Tahoe aura été l’ultime version compatible avec les Mac Intel. Néanmoins, Apple s’engage sur trois années de mises à jour de sécurité pour ces modèles, comme l’explique MacGeneration.

Rosetta, la couche de traduction qui fait tourner les applications Intel sur les Mac à puce Apple, continuera de fonctionner sur macOS 27. Ensuite, le constructeur ne conservera qu’une partie des fonctions prenant en charge d’anciens jeux conçus pour des frameworks Intel.

Du côté de watchOS 27, c’est la douche froide pour les possesseurs d’Apple Watch Ultra 1ʳᵉ génération. Ce modèle n’est pourtant pas si vieux (2022), mais il est privé de la prochaine version de l’OS ! Le système d’exploitation fait aussi l’impasse sur l’Apple Watch SE 2ᵉ génération et l’Apple Watch Series 8. Il faudra posséder une SE 3, une Series 9 ou une Ultra 2.

tvOS 27 n’a pas vraiment eu droit aux feux de la rampe durant la keynote, mais il existe ! Et pour l’occasion, Apple en a réduit la compatibilité aux seules Apple TV 4K de 2ᵉ et 3ᵉ générations (2021 et 2022), tvOS 26 prenant en charge l’Apple TV HD de 2015 et les modèles suivants.

Enfin, sans surprise, visionOS 27 est compatible avec tous les modèles de Vision Pro, autrement dit les versions M2 et M5. Rappelons pour finir que les OS en « 27 » mettent surtout l’accent sur les optimisations de performance et la stabilité, ce qui devrait profiter à tous les appareils compatibles.

☕️ Compatibilité matérielle : le grand écart des nouveaux OS 27 d’Apple

9 juin 2026 à 14:35


Apple a dévoilé hier son nouvel arsenal de systèmes d’exploitation, ainsi que les appareils sur lesquels on pourra les installer. Il y a des surprises, bonnes et moins bonnes.

Image : Apple

À tout seigneur tout honneur, la compatibilité d’iOS 27 est aussi la plus simple à résumer : tous les iPhone capables de faire tourner iOS 26 pourront installer la nouvelle version. Cela inclut l’iPhone 11, lancé en 2019 avec sa puce A13. Une bonne nouvelle pour les propriétaires de ce modèle, qui n’auront pas à se contenter de simples correctifs de sécurité : leur smartphone aura aussi droit aux nouveautés du système (pas toutes, certes).

Apple continue certes d’assurer le service après-vente logiciel de très vieux appareils – l’iPhone 5 s a reçu une mise à jour de sécurité en janvier dernier –, mais voir l’iPhone 11 rester dans la course six ans après sa sortie est un signal encourageant pour la longévité générale des smartphones Apple. Au passage, iOS 27 pourra aussi s’installer sur ce bon vieux iPhone SE de 2e génération.

La liste de compatibilité pour iPadOS 27 est moins généreuse. Les derniers iPad Pro (M4 et M5) sont évidemment supportés, mais l’iPad Pro 12,9 pouces de 3e génération (2018, avec une puce A12X) passe à l’as : il faudra une tablette de 4e génération au minimum, ou plus récente. Idem du côté de l’iPad Pro 11 pouces : iPadOS 27 réclame au minimum un modèle de 2e génération. Exit la mouture précédente sortie en même temps que le 12,9 pouces de 3e gen.

Apple liste également l’iPad Air 11 pouces 4e génération (2020, puce A14), excluant de fait la génération précédente. Bizarrement, le constructeur prend la peine de préciser que les iPad Air 11 et 13 pouces M2 et au-delà sont compatibles avec iPadOS 27, ce qui tombe sous le sens… en omettant le modèle avec puce M1. Qu’on se rassure, il est bien pris en charge également.

Pour le reste, on pourra installer le nouvel OS sur l’iPad de 9e génération (2024) ou plus, l’iPad mini (A17 Pro) ou l’iPad mini 6e génération. iPadOS 27 fait l’impasse sur l’iPad 8e génération (2020) et l’iPad mini 5e génération (2019), deux tablettes équipées d’une A12 et qui étaient compatibles avec iPadOS 26.

Pour macOS 27 Golden Gate, la situation est simple : tous les Mac équipés d’une puce Apple (à partir de la M1) sont pris en charge, ainsi que le MacBook Neo avec sa puce A18 Pro. macOS 26 Tahoe aura été l’ultime version compatible avec les Mac Intel. Néanmoins, Apple s’engage sur trois années de mises à jour de sécurité pour ces modèles, comme l’explique MacGeneration.

Rosetta, la couche de traduction qui fait tourner les applications Intel sur les Mac à puce Apple, continuera de fonctionner sur macOS 27. Ensuite, le constructeur ne conservera qu’une partie des fonctions prenant en charge d’anciens jeux conçus pour des frameworks Intel.

Du côté de watchOS 27, c’est la douche froide pour les possesseurs d’Apple Watch Ultra 1ʳᵉ génération. Ce modèle n’est pourtant pas si vieux (2022), mais il est privé de la prochaine version de l’OS ! Le système d’exploitation fait aussi l’impasse sur l’Apple Watch SE 2ᵉ génération et l’Apple Watch Series 8. Il faudra posséder une SE 3, une Series 9 ou une Ultra 2.

tvOS 27 n’a pas vraiment eu droit aux feux de la rampe durant la keynote, mais il existe ! Et pour l’occasion, Apple en a réduit la compatibilité aux seules Apple TV 4K de 2ᵉ et 3ᵉ générations (2021 et 2022), tvOS 26 prenant en charge l’Apple TV HD de 2015 et les modèles suivants.

Enfin, sans surprise, visionOS 27 est compatible avec tous les modèles de Vision Pro, autrement dit les versions M2 et M5. Rappelons pour finir que les OS en « 27 » mettent surtout l’accent sur les optimisations de performance et la stabilité, ce qui devrait profiter à tous les appareils compatibles.

Apple veut de nouveau sauver le soldat Siri, cette fois avec l’aide de Google

9 juin 2026 à 06:08
Siri, take two
Apple veut de nouveau sauver le soldat Siri, cette fois avec l’aide de Google

Pour présenter les nouveautés Apple Intelligence et Siri, Apple a rejoué la partition de la WWDC 2024. Deux ans après des débuts laborieux, le constructeur promet enfin de livrer l’assistant intelligent qu’il avait alors promis.

On efface tout, et on recommence. Il y a deux ans, Apple avait présenté sa « vision » de l’intelligence artificielle « pour le reste du monde ». Comprendre : une IA qui sert au quotidien pour faciliter la vie des utilisateurs, loin des discours exaltés des grands acteurs de l’IA. Malheureusement, les premiers pas d’Apple Intelligence n’ont guère été encourageants, sans compter la crise ouverte autour de Siri.

Siri AI arrive… mais pas pour tout le monde

En dehors des optimisations plutôt bienvenues pour ses systèmes d’exploitation en « 27 », Apple a donc levé le voile sur une batterie de nouveautés liées à sa plateforme d’IA… qui ressemblent furieusement à celles de 2024. Mais cette fois, grâce aux modèles de langage de Google, ça va aller beaucoup mieux… surtout du côté de Siri, où les promesses devraient finalement être tenues, du moins le constructeur l’espère.

Apple n’a cette fois pas joué au plus malin. Les démonstrations vues durant la keynote n’ont pas été coupées au montage : les temps de réflexion de Siri ont semblé bien réels, et plutôt longs. Bien sûr, il faudra voir sur pièce, ce qui ne risque pas d’arriver tout de suite ; les développeurs pourront tester immédiatement « Siri AI » (c’est le nouveau nom de l’assistant) via la première bêta d’iOS 27, iPadOS 27, macOS 27 et visionOS 27. Mais c’est sur liste d’attente.

Les utilisateurs attendront « plus tard dans l’année » de mettre les mains sur Siri AI, qui leur sera proposé en bêta. Est-ce à dire que le nouvel assistant ne sera pas disponible dès l’automne, en même temps que les versions finales des OS ? Par ailleurs, seul l’anglais sera pris en compte. D’autres langues suivront.

Pire encore, les utilisateurs européens d’iOS et d’iPadOS seront privés de Siri AI, le temps que le constructeur accorde ses violons avec l’Union européenne. « Apple œuvre sans relâche pour trouver une voie permettant de préserver la vie privée et la sécurité de ses utilisateurs », précise l’entreprise qui s’est même fendue d’un communiqué contre le DMA fourré à la rage froide. macOS 27 Golden Gate et watchOS 27 ne sont pas concernés par le règlement sur les marchés numériques.

Siri AI nécessite aussi une certaine puissance. Apple annonce une compatibilité à partir de l’iPhone 15 Pro et de l’iPhone 16e ; il faudra au minimum un iPad mini (A17 Pro), un iPad Air ou un iPad Pro M1 ; un Mac avec puce M1 ou plus ; une Apple Watch Series 10, une Ultra 2 ou une Apple Watch SE (3e génération).

Les mêmes promesses qu’en 2024

Ceci étant dit, à quoi ressemble ce nouveau Siri ? Apple le présente comme « plus utile, plus compétent et plus intelligent ». Il gagne en capacités conversationnelles, il peut aussi répondre à des questions relatives au contenu affiché à l’écran et piocher dans les données de l’utilisateur (photos, emails, messages…) pour comprendre le « contexte personnel ». Il sait enfin fureter sur le web pour répondre de la manière la plus pertinente possible.

Les exemples donnés par Apple sont convaincants, sur le papier. On peut ainsi demander à Siri les détails d’un concert à venir, obtenir des informations à son sujet (où acheter des tickets ?), créer un rappel pour l’ouverture de la billetterie, puis finalement écouter la nouvelle chanson du groupe. Tout cela dans une fenêtre qui se déroule depuis la Dynamic Island de l’iPhone. Et il est possible d’en discuter avec l’assistant.

L’« intelligence visuelle » est une des rares fonctions d’Apple Intelligence qui a su trouver son public rapidement : avec un iPhone compatible, des informations peuvent être obtenues à partir d’une photo (ChatGPT peut également être autorisé à scruter l’image). Apple l’étend franchement dans l’app Appareil photo avec un nouveau mode Siri qui sait par exemple afficher des infos nutritionnelles sur un plat ou diviser une addition entre amis avec Apple Cash (toujours pas dispo en France hélas).

Sur iPad et sur Mac, Siri AI vit maintenant dans Spotlight, il fait même partie des menus contextuels des systèmes (control + clic sur un fichier, une photo…). L’assistant est également présent sur Apple Watch, CarPlay et les AirPods. Une application dédiée à Siri complète le dispositif, afin de remettre la main sur une conversation passée, ou pour en entamer une nouvelle. L’intelligence visuelle fait son apparition sur ces deux plateformes : sur Mac, en passant par un raccourci clavier permettant d’entourer un objet ; sur iPad, via une capture d’écran.

Les outils d’aide à l’écriture sont toujours bien en place, ils s’améliorent en intégrant Siri qui peut rédiger un brouillon de texte au complet. Mieux encore (ou peut-être pas ?), l’assistant « comprend » le style d’écriture employé en fonction des correspondants : plus professionnel avec le boss, plus cool avec les amis. Les textes générés par Siri peuvent s’y adapter – ne pas oublier de relire, quand même.

Le constructeur a truffé ses apps de fonctions étiquetées « Apple Intelligence ». Impossible de toutes les énumérer ici, mais relevons :

  • Spatial Reframing, qui va recomposer une photo en exploitant les données de profondeur et en générant les contenus manquants ;
  • l’organisation des onglets par rubriques pertinentes et une fonction de création d’extension web dans Safari ;
  • le changement automatique de mots par passe par lot, en cas de mots de passe faibles ou compromis ;
  • la construction d’une automatisation dans l’app Raccourcis via une requête texte ;
  • la recherche d’un événement dans une vidéo enregistrée par l’app Maison…

Pour bénéficier de ces fonctionnalités Apple Intelligence, les configurations minimales sont l’iPhone 15 Pro et l’iPhone 16, l’iPad mini (A17 Pro), iPad M1, MacBook Neo (A18 Pro), ou une Apple Watch Series 10, Ultra 2 ou SE (3e génération) pour peu que ces modèles de montres soient connectés à un iPhone compatible Apple Intelligence.

Il faudra cependant posséder une configuration musclée pour bénéficier du modèle IA embarqué le plus avancé, autrement dit un appareil équipé de 12 Go de mémoire. Cela comprend les iPhone 17 Pro ou iPhone Air (mais pas l’iPhone 17 qui se contente de 8 Go), un iPad avec puce M4 ou un Mac avec une puce M3 avec au moins cette enveloppe de mémoire, ou un Vision Pro M5. Les bienheureux propriétaires de ces terminaux auront droit à une voix plus expressive de Siri AI, la personnalisation et le débit de cette même voix, ainsi qu’une plus grande précision de la dictée partout dans le système.

Apple précise qu’il faudra posséder un abonnement iCloud+ payant pour obtenir un accès accru à certaines fonctions, comme la génération d’images dans l’app Image Playground.

Gemini sous le capot d’Apple Intelligence

Toutes ces nouveautés (et ces fonctions promises il y a deux ans) sont le résultat d’un travail de fond sur les Foundation Models d’Apple, dont l’architecture repose sur les modèles Gemini. Certaines fonctions tournent en local, d’autres sur des serveurs avec le système Private Cloud Compute. Ce dernier remonte à 2024 et au lancement d’Apple Intelligence (Google s’en est d’ailleurs inspiré pour son propre Private AI Compute).

L’idée générale est de protéger les données des utilisateurs qui transitent par ces serveurs ; elles ne sont « jamais stockées ni communiquées » à Apple ou à quiconque. Durant un « tech talk » inédit après la keynote, Craig Federighi, le grand manitou du logiciel chez le constructeur californien, a affirmé qu’Apple Intelligence n’utilise ni Google Assistant, ni l’app Gemini, ni la recherche Google. La collaboration avec Google porte uniquement sur certains modèles d’IA utilisés par Apple, intégrés dans son propre système et exécutés sur son infrastructure.

Image : Apple

Un composant central, le System Orchestrator, analyse les requêtes et décide quelles ressources utiliser : applications, données personnelles indexées par Spotlight, contexte affiché à l’écran, etc. De nombreuses tâches sont traitées directement sur l’appareil, grâce à des modèles locaux (compréhension vocale, synthèse de la voix, analyse d’images et de texte). Les demandes plus complexes sont envoyées vers le nuage du Private Cloud Compute.

Les nouveaux modèles Apple Foundation Models (AFM) de troisième génération sont le fruit d’un partenariat avec Google. Les modèles AFM Core, Core Advanced, Cloud et Cloud Image sont des modèles Apple entraînés avec des données propriétaires et affinés à partir des modèles Gemini les plus avancés. Le modèle le plus puissant, AFM Cloud Pro, affiche selon Apple un niveau de qualité comparable aux modèles Gemini les plus avancés. Des GPU NVIDIA hébergés dans le cloud de Google sont utilisés pour l’inférence d’AFM Cloud Pro.

Enfin, quand une requête nécessite des informations d’actualité ou des connaissances générales, Apple s’appuie sur son propre service World Knowledge Service, pas sur la recherche Google.

Est-ce que c’est la bonne cette fois pour Siri et Apple Intelligence ? Impossible à dire pour l’instant, et puis les utilisateurs européens vont devoir prendre leur mal en patience. C’est cependant la dernière chance pour Apple de revenir dans le peloton de tête dans la course à l’IA avec son architecture maison.

Apple veut de nouveau sauver le soldat Siri, cette fois avec l’aide de Google

9 juin 2026 à 06:08
Siri, take two
Apple veut de nouveau sauver le soldat Siri, cette fois avec l’aide de Google

Pour présenter les nouveautés Apple Intelligence et Siri, Apple a rejoué la partition de la WWDC 2024. Deux ans après des débuts laborieux, le constructeur promet enfin de livrer l’assistant intelligent qu’il avait alors promis.

On efface tout, et on recommence. Il y a deux ans, Apple avait présenté sa « vision » de l’intelligence artificielle « pour le reste du monde ». Comprendre : une IA qui sert au quotidien pour faciliter la vie des utilisateurs, loin des discours exaltés des grands acteurs de l’IA. Malheureusement, les premiers pas d’Apple Intelligence n’ont guère été encourageants, sans compter la crise ouverte autour de Siri.

Siri AI arrive… mais pas pour tout le monde

En dehors des optimisations plutôt bienvenues pour ses systèmes d’exploitation en « 27 », Apple a donc levé le voile sur une batterie de nouveautés liées à sa plateforme d’IA… qui ressemblent furieusement à celles de 2024. Mais cette fois, grâce aux modèles de langage de Google, ça va aller beaucoup mieux… surtout du côté de Siri, où les promesses devraient finalement être tenues, du moins le constructeur l’espère.

Apple n’a cette fois pas joué au plus malin. Les démonstrations vues durant la keynote n’ont pas été coupées au montage : les temps de réflexion de Siri ont semblé bien réels, et plutôt longs. Bien sûr, il faudra voir sur pièce, ce qui ne risque pas d’arriver tout de suite ; les développeurs pourront tester immédiatement « Siri AI » (c’est le nouveau nom de l’assistant) via la première bêta d’iOS 27, iPadOS 27, macOS 27 et visionOS 27. Mais c’est sur liste d’attente.

Les utilisateurs attendront « plus tard dans l’année » de mettre les mains sur Siri AI, qui leur sera proposé en bêta. Est-ce à dire que le nouvel assistant ne sera pas disponible dès l’automne, en même temps que les versions finales des OS ? Par ailleurs, seul l’anglais sera pris en compte. D’autres langues suivront.

Pire encore, les utilisateurs européens d’iOS et d’iPadOS seront privés de Siri AI, le temps que le constructeur accorde ses violons avec l’Union européenne. « Apple œuvre sans relâche pour trouver une voie permettant de préserver la vie privée et la sécurité de ses utilisateurs », précise l’entreprise qui s’est même fendue d’un communiqué contre le DMA fourré à la rage froide. macOS 27 Golden Gate et watchOS 27 ne sont pas concernés par le règlement sur les marchés numériques.

Siri AI nécessite aussi une certaine puissance. Apple annonce une compatibilité à partir de l’iPhone 15 Pro et de l’iPhone 16e ; il faudra au minimum un iPad mini (A17 Pro), un iPad Air ou un iPad Pro M1 ; un Mac avec puce M1 ou plus ; une Apple Watch Series 10, une Ultra 2 ou une Apple Watch SE (3e génération).

Les mêmes promesses qu’en 2024

Ceci étant dit, à quoi ressemble ce nouveau Siri ? Apple le présente comme « plus utile, plus compétent et plus intelligent ». Il gagne en capacités conversationnelles, il peut aussi répondre à des questions relatives au contenu affiché à l’écran et piocher dans les données de l’utilisateur (photos, emails, messages…) pour comprendre le « contexte personnel ». Il sait enfin fureter sur le web pour répondre de la manière la plus pertinente possible.

Les exemples donnés par Apple sont convaincants, sur le papier. On peut ainsi demander à Siri les détails d’un concert à venir, obtenir des informations à son sujet (où acheter des tickets ?), créer un rappel pour l’ouverture de la billetterie, puis finalement écouter la nouvelle chanson du groupe. Tout cela dans une fenêtre qui se déroule depuis la Dynamic Island de l’iPhone. Et il est possible d’en discuter avec l’assistant.

L’« intelligence visuelle » est une des rares fonctions d’Apple Intelligence qui a su trouver son public rapidement : avec un iPhone compatible, des informations peuvent être obtenues à partir d’une photo (ChatGPT peut également être autorisé à scruter l’image). Apple l’étend franchement dans l’app Appareil photo avec un nouveau mode Siri qui sait par exemple afficher des infos nutritionnelles sur un plat ou diviser une addition entre amis avec Apple Cash (toujours pas dispo en France hélas).

Sur iPad et sur Mac, Siri AI vit maintenant dans Spotlight, il fait même partie des menus contextuels des systèmes (control + clic sur un fichier, une photo…). L’assistant est également présent sur Apple Watch, CarPlay et les AirPods. Une application dédiée à Siri complète le dispositif, afin de remettre la main sur une conversation passée, ou pour en entamer une nouvelle. L’intelligence visuelle fait son apparition sur ces deux plateformes : sur Mac, en passant par un raccourci clavier permettant d’entourer un objet ; sur iPad, via une capture d’écran.

Les outils d’aide à l’écriture sont toujours bien en place, ils s’améliorent en intégrant Siri qui peut rédiger un brouillon de texte au complet. Mieux encore (ou peut-être pas ?), l’assistant « comprend » le style d’écriture employé en fonction des correspondants : plus professionnel avec le boss, plus cool avec les amis. Les textes générés par Siri peuvent s’y adapter – ne pas oublier de relire, quand même.

Le constructeur a truffé ses apps de fonctions étiquetées « Apple Intelligence ». Impossible de toutes les énumérer ici, mais relevons :

  • Spatial Reframing, qui va recomposer une photo en exploitant les données de profondeur et en générant les contenus manquants ;
  • l’organisation des onglets par rubriques pertinentes et une fonction de création d’extension web dans Safari ;
  • le changement automatique de mots par passe par lot, en cas de mots de passe faibles ou compromis ;
  • la construction d’une automatisation dans l’app Raccourcis via une requête texte ;
  • la recherche d’un événement dans une vidéo enregistrée par l’app Maison…

Pour bénéficier de ces fonctionnalités Apple Intelligence, les configurations minimales sont l’iPhone 15 Pro et l’iPhone 16, l’iPad mini (A17 Pro), iPad M1, MacBook Neo (A18 Pro), ou une Apple Watch Series 10, Ultra 2 ou SE (3e génération) pour peu que ces modèles de montres soient connectés à un iPhone compatible Apple Intelligence.

Il faudra cependant posséder une configuration musclée pour bénéficier du modèle IA embarqué le plus avancé, autrement dit un appareil équipé de 12 Go de mémoire. Cela comprend les iPhone 17 Pro ou iPhone Air (mais pas l’iPhone 17 qui se contente de 8 Go), un iPad avec puce M4 ou un Mac avec une puce M3 avec au moins cette enveloppe de mémoire, ou un Vision Pro M5. Les bienheureux propriétaires de ces terminaux auront droit à une voix plus expressive de Siri AI, la personnalisation et le débit de cette même voix, ainsi qu’une plus grande précision de la dictée partout dans le système.

Apple précise qu’il faudra posséder un abonnement iCloud+ payant pour obtenir un accès accru à certaines fonctions, comme la génération d’images dans l’app Image Playground.

Gemini sous le capot d’Apple Intelligence

Toutes ces nouveautés (et ces fonctions promises il y a deux ans) sont le résultat d’un travail de fond sur les Foundation Models d’Apple, dont l’architecture repose sur les modèles Gemini. Certaines fonctions tournent en local, d’autres sur des serveurs avec le système Private Cloud Compute. Ce dernier remonte à 2024 et au lancement d’Apple Intelligence (Google s’en est d’ailleurs inspiré pour son propre Private AI Compute).

L’idée générale est de protéger les données des utilisateurs qui transitent par ces serveurs ; elles ne sont « jamais stockées ni communiquées » à Apple ou à quiconque. Durant un « tech talk » inédit après la keynote, Craig Federighi, le grand manitou du logiciel chez le constructeur californien, a affirmé qu’Apple Intelligence n’utilise ni Google Assistant, ni l’app Gemini, ni la recherche Google. La collaboration avec Google porte uniquement sur certains modèles d’IA utilisés par Apple, intégrés dans son propre système et exécutés sur son infrastructure.

Image : Apple

Un composant central, le System Orchestrator, analyse les requêtes et décide quelles ressources utiliser : applications, données personnelles indexées par Spotlight, contexte affiché à l’écran, etc. De nombreuses tâches sont traitées directement sur l’appareil, grâce à des modèles locaux (compréhension vocale, synthèse de la voix, analyse d’images et de texte). Les demandes plus complexes sont envoyées vers le nuage du Private Cloud Compute.

Les nouveaux modèles Apple Foundation Models (AFM) de troisième génération sont le fruit d’un partenariat avec Google. Les modèles AFM Core, Core Advanced, Cloud et Cloud Image sont des modèles Apple entraînés avec des données propriétaires et affinés à partir des modèles Gemini les plus avancés. Le modèle le plus puissant, AFM Cloud Pro, affiche selon Apple un niveau de qualité comparable aux modèles Gemini les plus avancés. Des GPU NVIDIA hébergés dans le cloud de Google sont utilisés pour l’inférence d’AFM Cloud Pro.

Enfin, quand une requête nécessite des informations d’actualité ou des connaissances générales, Apple s’appuie sur son propre service World Knowledge Service, pas sur la recherche Google.

Est-ce que c’est la bonne cette fois pour Siri et Apple Intelligence ? Impossible à dire pour l’instant, et puis les utilisateurs européens vont devoir prendre leur mal en patience. C’est cependant la dernière chance pour Apple de revenir dans le peloton de tête dans la course à l’IA avec son architecture maison.

☕️ [màj] Londres veut empêcher les mineurs d’échanger des photos intimes

9 juin 2026 à 05:45


Apple et Google sont sommés par le gouvernement britannique de renforcer les mesures de protection pour les enfants. Les utilisateurs de moins de 18 ans de smartphones et d’autres appareils des constructeurs et éditeurs de systèmes d’exploitation ne devraient pas pouvoir accéder ni envoyer d’images intimes ou affichant de la nudité, a exigé le Premier ministre Keir Starmer.

« Ce n’est pas un problème impossible à résoudre », a déclaré Keir Starmer à l’occasion de la London Tech Week. « [Apple et Google font partie des] entreprises les plus innovantes au monde et je suis convaincu qu’elles peuvent trouver une solution ». Une solution… comme celle mise en place par Apple fin 2021 ?

Pour les comptes des mineurs, le constructeur de Cupertino floute en effet les images et les vidéos contenant de la nudité transmises par l’app Messages, via AirDrop, dans les messages vidéo de FaceTime ou encore dans le sélecteur de photos. La fonction est activée par défaut sur les comptes enfants, elle s’accompagne de ressources et de messages de prévention. Des protections similaires sont mises en place pour les envois de photos dénudées.

La fonction « Sécurité des communications » d’Apple floute les photos de nus pour les comptes enfants.

Google a indiqué à la BBC que l’entreprise était « profondément engagée sur la protection des enfants en ligne ». Le géant du web travaille avec ses partenaires britanniques « afin de trouver des solutions efficaces et respectueuses de la vie privée pour limiter la diffusion de contenus nuisibles, tout en garantissant un environnement numérique sûr pour les jeunes. »

Tout cela suffira-t-il à rassurer Londres ? Manifestement, le gouvernement cherche davantage que de beaux discours : une législation pourrait être mise en œuvre pour contraindre les entreprises à activer des fonctions de protection des enfants, si elles ne s’y conformaient pas volontairement dans un délai de trois mois. Ces mesures incluraient des sanctions financières, et pourraient même aller jusqu’à engager la responsabilité pénale des entreprises récalcitrantes.

Le Premier ministre a également précisé que ces fonctionnalités devront s’appliquer sur les nouveaux smartphones et tablettes, mais aussi les appareils en circulation. Le Royaume-Uni impose déjà aux plateformes en ligne une vérification de l’âge, via l’Online Safety Act, pour les sites pornos (ça ne marche pas très bien), les réseaux sociaux, les apps de messagerie, ou encore les forums et communautés en ligne.

Mise à jour : Signal s’oppose au projet du gouvernement anglais. Le cocktail de mesures exigées par Londres — scan du contenu des appareils, vérification de l’âge — au nom de la protection des enfants risque de se transformer en outil de surveillance généralisée, selon la messagerie. « [Ces dispositifs] seront étendus, devenant un outil dangereux qui sera utilisé au Royaume-Uni comme à l’étranger pour censurer et surveiller tout ce qu’ils pourraient considérer comme des « menaces » ou des « contenus préjudiciables » », s’alarme Signal.

Plutôt que de financer le système éducatif et les services publics, Londres voudrait une infrastructure de surveillance invisible, activée par défaut et « transformée en loi sous des prétextes cyniques ».

☕️ [màj] Londres veut empêcher les mineurs d’échanger des photos intimes

9 juin 2026 à 05:45


Apple et Google sont sommés par le gouvernement britannique de renforcer les mesures de protection pour les enfants. Les utilisateurs de moins de 18 ans de smartphones et d’autres appareils des constructeurs et éditeurs de systèmes d’exploitation ne devraient pas pouvoir accéder ni envoyer d’images intimes ou affichant de la nudité, a exigé le Premier ministre Keir Starmer.

« Ce n’est pas un problème impossible à résoudre », a déclaré Keir Starmer à l’occasion de la London Tech Week. « [Apple et Google font partie des] entreprises les plus innovantes au monde et je suis convaincu qu’elles peuvent trouver une solution ». Une solution… comme celle mise en place par Apple fin 2021 ?

Pour les comptes des mineurs, le constructeur de Cupertino floute en effet les images et les vidéos contenant de la nudité transmises par l’app Messages, via AirDrop, dans les messages vidéo de FaceTime ou encore dans le sélecteur de photos. La fonction est activée par défaut sur les comptes enfants, elle s’accompagne de ressources et de messages de prévention. Des protections similaires sont mises en place pour les envois de photos dénudées.

La fonction « Sécurité des communications » d’Apple floute les photos de nus pour les comptes enfants.

Google a indiqué à la BBC que l’entreprise était « profondément engagée sur la protection des enfants en ligne ». Le géant du web travaille avec ses partenaires britanniques « afin de trouver des solutions efficaces et respectueuses de la vie privée pour limiter la diffusion de contenus nuisibles, tout en garantissant un environnement numérique sûr pour les jeunes. »

Tout cela suffira-t-il à rassurer Londres ? Manifestement, le gouvernement cherche davantage que de beaux discours : une législation pourrait être mise en œuvre pour contraindre les entreprises à activer des fonctions de protection des enfants, si elles ne s’y conformaient pas volontairement dans un délai de trois mois. Ces mesures incluraient des sanctions financières, et pourraient même aller jusqu’à engager la responsabilité pénale des entreprises récalcitrantes.

Le Premier ministre a également précisé que ces fonctionnalités devront s’appliquer sur les nouveaux smartphones et tablettes, mais aussi les appareils en circulation. Le Royaume-Uni impose déjà aux plateformes en ligne une vérification de l’âge, via l’Online Safety Act, pour les sites pornos (ça ne marche pas très bien), les réseaux sociaux, les apps de messagerie, ou encore les forums et communautés en ligne.

Mise à jour : Signal s’oppose au projet du gouvernement anglais. Le cocktail de mesures exigées par Londres — scan du contenu des appareils, vérification de l’âge — au nom de la protection des enfants risque de se transformer en outil de surveillance généralisée, selon la messagerie. « [Ces dispositifs] seront étendus, devenant un outil dangereux qui sera utilisé au Royaume-Uni comme à l’étranger pour censurer et surveiller tout ce qu’ils pourraient considérer comme des « menaces » ou des « contenus préjudiciables » », s’alarme Signal.

Plutôt que de financer le système éducatif et les services publics, Londres voudrait une infrastructure de surveillance invisible, activée par défaut et « transformée en loi sous des prétextes cyniques ».

☕️ OpenAI veut officiellement entrer en Bourse

9 juin 2026 à 05:11


Après Anthropic, OpenAI. Le créateur de ChatGPT a déposé auprès du gendarme américain de la Bourse, la SEC, un formulaire S-1, première étape officielle avant une introduction en Bourse (IPO). Et comme pour Anthropic, il faut se contenter d’un message sibyllin (mais un peu plus coloré) de la part de la startup :

« Nous avons récemment déposé un formulaire S-1 confidentiel. Nous nous attendons à ce que l’information fuite, alors autant l’annoncer nous-mêmes. Nous n’avons pas encore décidé du calendrier ; cela pourrait prendre du temps, car il y a certaines choses que nous souhaitons accomplir et qui sont probablement plus faciles à réaliser en tant qu’entreprise non cotée. Mais il s’agit d’un ensemble complexe de compromis, et cette démarche nous donne la possibilité d’entrer en Bourse plus rapidement si nous estimons finalement que c’est la meilleure option. »

Au vu de la confidentialité du dépôt, aucune information financière n’a été révélée, le temps que la SEC examine le dossier à l’abri des yeux indiscrets. OpenAI se réserve le droit de reporter ou d’annuler l’opération. À moins d’une énorme catastrophe toujours possible en ces temps troubles, une annulation pure et simple semble impossible : le labo IA étant valorisé à hauteur de 852 milliards de dollars, les investisseurs historiques et les salariés poussent certainement pour récupérer une partie de leur mise.

Par ailleurs, OpenAI a besoin d’argent frais, et de beaucoup pour financer ses infrastructures : les centres de données et les GPU indispensables pour entraîner ses modèles IA et pour l’inférence. Une IPO permettrait de lever des dizaines de milliards de dollars.

Il y a aussi la pression venue de la concurrence. Anthropic se prépare également à y aller, et SpaceX s’est déclaré aussi. Ces trois entreprises veulent capter la plus grosse part du gâteau. Si l’appétit des investisseurs pour l’IA est fort aujourd’hui, chacun veut éviter d’arriver trop tard.

☕️ OpenAI veut officiellement entrer en Bourse

9 juin 2026 à 05:11


Après Anthropic, OpenAI. Le créateur de ChatGPT a déposé auprès du gendarme américain de la Bourse, la SEC, un formulaire S-1, première étape officielle avant une introduction en Bourse (IPO). Et comme pour Anthropic, il faut se contenter d’un message sibyllin (mais un peu plus coloré) de la part de la startup :

« Nous avons récemment déposé un formulaire S-1 confidentiel. Nous nous attendons à ce que l’information fuite, alors autant l’annoncer nous-mêmes. Nous n’avons pas encore décidé du calendrier ; cela pourrait prendre du temps, car il y a certaines choses que nous souhaitons accomplir et qui sont probablement plus faciles à réaliser en tant qu’entreprise non cotée. Mais il s’agit d’un ensemble complexe de compromis, et cette démarche nous donne la possibilité d’entrer en Bourse plus rapidement si nous estimons finalement que c’est la meilleure option. »

Au vu de la confidentialité du dépôt, aucune information financière n’a été révélée, le temps que la SEC examine le dossier à l’abri des yeux indiscrets. OpenAI se réserve le droit de reporter ou d’annuler l’opération. À moins d’une énorme catastrophe toujours possible en ces temps troubles, une annulation pure et simple semble impossible : le labo IA étant valorisé à hauteur de 852 milliards de dollars, les investisseurs historiques et les salariés poussent certainement pour récupérer une partie de leur mise.

Par ailleurs, OpenAI a besoin d’argent frais, et de beaucoup pour financer ses infrastructures : les centres de données et les GPU indispensables pour entraîner ses modèles IA et pour l’inférence. Une IPO permettrait de lever des dizaines de milliards de dollars.

Il y a aussi la pression venue de la concurrence. Anthropic se prépare également à y aller, et SpaceX s’est déclaré aussi. Ces trois entreprises veulent capter la plus grosse part du gâteau. Si l’appétit des investisseurs pour l’IA est fort aujourd’hui, chacun veut éviter d’arriver trop tard.

iOS 27, macOS 27 : Apple met le paquet sur l’optimisation et la lisibilité de Liquid Glass

8 juin 2026 à 19:06
Ça sent le Snow Leopard
iOS 27, macOS 27 : Apple met le paquet sur l’optimisation et la lisibilité de Liquid Glass

Les rumeurs l’avaient promis, les utilisateurs Apple ont été servis : iOS 27 et les autres systèmes d’exploitation en « 27 » misent d’abord et avant tout sur l’optimisation de l’existant, au détriment des nouveautés. Difficile toutefois de s’en plaindre, ce d’autant que le constructeur en profite pour corriger les excès de Liquid Glass.

Une année « Snow Leopard ». L’expression est bien connue des utilisateurs de Mac (d’un certain âge, disons !). En 2009, Apple avait triomphalement annoncé que Mac OS X 10.6 (Snow Leopard) comptait très exactement… zéro nouvelles fonctions. Apple avait bourré son prédécesseur, Mac OS X 10.5 Leopard, de nouveautés et il était temps de faire le ménage.

Optimisations à gogo

iOS 27, macOS 27 et les autres systèmes d’exploitation fraîchement présentés durant la keynote de la WWDC 2026 suivent une feuille de route similaire. À tel point qu’aucun de ces OS n’a eu droit à une séquence à part, tout le monde a été mis dans le même sac de l’optimisation ! Apple promet ainsi un gain de performances pour l’iPhone, l’iPad et le Mac, des transferts AirDrop plus rapides (jusqu’à 80 %), des apps qui se lancent plus vite (jusqu’à 30 %), tout comme les photos après leur prise de vue (jusqu’à 70 %).

Au même rayon des améliorations, le constructeur met en avant une meilleure transition entre réseaux Wi-Fi et cellulaire, ainsi qu’un gros travail sur la recherche dans ses systèmes. De petits changements certes, mais très importants pour l’utilisation des appareils au quotidien. La recherche en particulier — dans Mail, Photos et Spotlight, autrement dit les fichiers en local — est souvent défaillante ou ne donne pas les résultats escomptés. Toute amélioration est donc bonne à prendre.

Mieux encore, iOS 27 devrait se montrer plus réactif sur des modèles d’iPhone un peu anciens grâce à l’optimisation pour ces terminaux du gestionnaire des tâches du processeur (CPU scheduler) qui fonctionnait jusqu’à présent sur les modèles récents. La bonne surprise, c’est qu’iOS 27 pourra être installé sur les mêmes iPhone qu’iOS 26 : le système est toujours compatible avec l’iPhone 11 de 2019 (et les suivants bien sûr).

Un verre beaucoup plus opaque

Apple a inauguré l’an dernier Liquid Glass, un « langage de design » pour toutes ses plateformes. Pour le meilleur comme pour le pire : la nouvelle interface basée sur des effets de transparence peut provoquer des problèmes de lisibilité vite pénibles ; il est parfois impossible de lire le libellé d’un bouton quand une image passe dessous.

Le bonheur…
… simple comme une réglette !

Le constructeur a légèrement revu sa copie dans la foulée d’iOS 26, mais le fait est que beaucoup d’utilisateurs n’apprécient toujours pas ces effets. iOS 27, iPadOS 27, macOS 27 – baptisé cette année « Golden Gate » – et watchOS 27 intègrent une réglette pour modifier la transparence de l’ensemble des éléments graphiques Liquid Glass. On devait donc retrouver des boutons opaques.

macOS bénéficie d’améliorations spécifiques. Les barres de menu perdent leur flou un peu bizarre et surtout, le panneau latéral du Finder et des apps (celui avec les trois boutons rouge, orange et vert) ne flotte plus par-dessus la fenêtre. Les utilisateurs Mac retrouveront donc un peu de leur sérénité perdue avec macOS 26 Tahoe.

L’optimisation et la fiabilité ont été un point important de cette keynote, mais pas le seul. Apple Intelligence et Siri ont eu droit à la part du lion, on y revient très vite.

iOS 27, macOS 27 : Apple met le paquet sur l’optimisation et la lisibilité de Liquid Glass

8 juin 2026 à 19:06
Ça sent le Snow Leopard
iOS 27, macOS 27 : Apple met le paquet sur l’optimisation et la lisibilité de Liquid Glass

Les rumeurs l’avaient promis, les utilisateurs Apple ont été servis : iOS 27 et les autres systèmes d’exploitation en « 27 » misent d’abord et avant tout sur l’optimisation de l’existant, au détriment des nouveautés. Difficile toutefois de s’en plaindre, ce d’autant que le constructeur en profite pour corriger les excès de Liquid Glass.

Une année « Snow Leopard ». L’expression est bien connue des utilisateurs de Mac (d’un certain âge, disons !). En 2009, Apple avait triomphalement annoncé que Mac OS X 10.6 (Snow Leopard) comptait très exactement… zéro nouvelles fonctions. Apple avait bourré son prédécesseur, Mac OS X 10.5 Leopard, de nouveautés et il était temps de faire le ménage.

Optimisations à gogo

iOS 27, macOS 27 et les autres systèmes d’exploitation fraîchement présentés durant la keynote de la WWDC 2026 suivent une feuille de route similaire. À tel point qu’aucun de ces OS n’a eu droit à une séquence à part, tout le monde a été mis dans le même sac de l’optimisation ! Apple promet ainsi un gain de performances pour l’iPhone, l’iPad et le Mac, des transferts AirDrop plus rapides (jusqu’à 80 %), des apps qui se lancent plus vite (jusqu’à 30 %), tout comme les photos après leur prise de vue (jusqu’à 70 %).

Au même rayon des améliorations, le constructeur met en avant une meilleure transition entre réseaux Wi-Fi et cellulaire, ainsi qu’un gros travail sur la recherche dans ses systèmes. De petits changements certes, mais très importants pour l’utilisation des appareils au quotidien. La recherche en particulier — dans Mail, Photos et Spotlight, autrement dit les fichiers en local — est souvent défaillante ou ne donne pas les résultats escomptés. Toute amélioration est donc bonne à prendre.

Mieux encore, iOS 27 devrait se montrer plus réactif sur des modèles d’iPhone un peu anciens grâce à l’optimisation pour ces terminaux du gestionnaire des tâches du processeur (CPU scheduler) qui fonctionnait jusqu’à présent sur les modèles récents. La bonne surprise, c’est qu’iOS 27 pourra être installé sur les mêmes iPhone qu’iOS 26 : le système est toujours compatible avec l’iPhone 11 de 2019 (et les suivants bien sûr).

Un verre beaucoup plus opaque

Apple a inauguré l’an dernier Liquid Glass, un « langage de design » pour toutes ses plateformes. Pour le meilleur comme pour le pire : la nouvelle interface basée sur des effets de transparence peut provoquer des problèmes de lisibilité vite pénibles ; il est parfois impossible de lire le libellé d’un bouton quand une image passe dessous.

Le bonheur…
… simple comme une réglette !

Le constructeur a légèrement revu sa copie dans la foulée d’iOS 26, mais le fait est que beaucoup d’utilisateurs n’apprécient toujours pas ces effets. iOS 27, iPadOS 27, macOS 27 – baptisé cette année « Golden Gate » – et watchOS 27 intègrent une réglette pour modifier la transparence de l’ensemble des éléments graphiques Liquid Glass. On devait donc retrouver des boutons opaques.

macOS bénéficie d’améliorations spécifiques. Les barres de menu perdent leur flou un peu bizarre et surtout, le panneau latéral du Finder et des apps (celui avec les trois boutons rouge, orange et vert) ne flotte plus par-dessus la fenêtre. Les utilisateurs Mac retrouveront donc un peu de leur sérénité perdue avec macOS 26 Tahoe.

L’optimisation et la fiabilité ont été un point important de cette keynote, mais pas le seul. Apple Intelligence et Siri ont eu droit à la part du lion, on y revient très vite.

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