14,99€ - Orange Orange propose une offre pour les jeunes de 18 à 26 ans possédant un forfait mobile Orange et étant nouveau client forfait internet (étudiants ...
Alors que la 2G est déjà éteinte par Orange dans une dizaine de départements, il reste encore 2 millions de terminaux encore en service qui ne prennent en charge que la 2G. L’Arcep appelle à une accélération de la migration.
En mars, Orange commençait les grands travaux de fermeture de la 2G qui doivent durer toute l’année. À l’époque, seule l’unité urbaine de Biarritz, Anglet, Bayonne (Côte basque 64) était concernée, puis les département 64 et 40 le 12 mai. Depuis le 9 juin, sept autres départements sont concernés : l’Ariège (09), la Haute-Garonne (31), le Gers (32), le Lot (46), le Lot-et-Garonne (47), les Hautes-Pyrénées (65) et le Tarn-et-Garonne (82).
Autant dire que cela commence à devenir bien réel et les choses vont encore s’accélérer. À partir de fin septembre, la 2G sera définitivement arrêtée dans le reste de la France métropolitaine. Fin 2025, la 2G n’était déjà plus disponible à la Réunion et les autres territoires ultramarins vont suivre cette année. L’Arcep tient à jour un calendrier sur cette page.
Encore 1,22 million de terminaux 2G dans le grand public
Problème, selon le dernier décompte de l’Arcep, il reste encore 2 millions de terminaux 2G seulement en circulation. 1,22 million servent encore à des usages voix, SMS et internet mobile pour des abonnés Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR. Les 0,78 million restant sont des SIM dans des terminaux Machine to Machine (MtoM), sans compter les cartes dans les véhicules (pour les appels d’urgence par exemple).
Le régulateur note une accélération de la migration des terminaux compatibles avec la 2G seulement, mais elle doit encore s’amplifier « pour atteindre un rythme permettant le renouvellement des terminaux « 2G » d’ici à l’extinction complète des réseaux 2G ».
Bouygues Telecom et SFR précisent leur calendrier, Free dépend d’Orange
Si Orange a déjà commencé, les autres opérateurs sont dans les starting-blocks. Free n’a pas de réseau 2G en propre (enfin il en a eu un, pendant quelques semaines seulement, avant de renouveler son accord avec Orange) et s’appuie sur celui de l’opérateur historique, le calendrier est donc exactement le même.
SFR se prépare aussi avec une extinction de la 2G dans les zones très denses du 15 au 30 novembre 2026, puis dans le reste de la France métropolitaine du 1ᵉʳ au 15 décembre 2026. Bouygues Telecom a aussi précisé son calendrier. Le 15 novembre 2026 sera la fin de sa 2G à Brest, Guipavas, Nancy (54000 et 54100) et Vandœuvre-lès-Nancy, puis du 1ᵉʳ au 15 décembre sur l’ensemble de la France métropolitaine.
Sécurité, consommation électrique, libération des fréquences…
Les enjeux sont multiples, à commencer par la sécurité : « la 4G et la 5G offrent une sécurité renforcée avec des protocoles de chiffrement avancés, une authentification robuste et une architecture réseau conçue pour résister aux menaces modernes par rapport aux technologies 2G et 3G », rappelle l’Arcep.
L’arrêt de la 2G et de la 3G en 2028/2029 permet de libérer des fréquences et de réduire la consommation électrique. « Le fonctionnement des réseaux 2G et 3G est, toutes choses égales par ailleurs, plus énergivore que celui de la 4G et la 5G », explique l’Arcep.
« Malgré son faible usage, la 2G représente encore près de 25 % de la consommation énergétique du réseau mobile », affirme Sud Ouest dans un article publié suite à un entretien avec Jérôme Delalande, directeur des relations avec les collectivités locales du Maine-et-Loire chez Orange. Ce dernier ajoute que « la 2G fonctionne en continu, contrairement à la 5G qui ne consomme réellement que lorsqu’elle est sollicitée. C’est comme un radiateur laissé allumé en permanence alors qu’il n’est pas nécessaire ».
Le directeur local d’Orange en profitait pour rappeler le client type encore en 2G : « Souvent, ce sont des personnes âgées, peu à l’aise avec le numérique ». Il existe aussi d’anciens équipements d’entreprises ou de collectivités encore en 2G, notamment pour des interphones et des ascenseurs. « On parle là d’équipements vieillissants, confrontés à l’obsolescence de la technologie et des produits ».
Pour les particuliers concernés, l’Arcep a mis en place une page dédiée. Il en existe aussi une autre pour les collectivités, entreprises et syndics.
Alors que la 2G est déjà éteinte par Orange dans une dizaine de départements, il reste encore 2 millions de terminaux encore en service qui ne prennent en charge que la 2G. L’Arcep appelle à une accélération de la migration.
En mars, Orange commençait les grands travaux de fermeture de la 2G qui doivent durer toute l’année. À l’époque, seule l’unité urbaine de Biarritz, Anglet, Bayonne (Côte basque 64) était concernée, puis les département 64 et 40 le 12 mai. Depuis le 9 juin, sept autres départements sont concernés : l’Ariège (09), la Haute-Garonne (31), le Gers (32), le Lot (46), le Lot-et-Garonne (47), les Hautes-Pyrénées (65) et le Tarn-et-Garonne (82).
Autant dire que cela commence à devenir bien réel et les choses vont encore s’accélérer. À partir de fin septembre, la 2G sera définitivement arrêtée dans le reste de la France métropolitaine. Fin 2025, la 2G n’était déjà plus disponible à la Réunion et les autres territoires ultramarins vont suivre cette année. L’Arcep tient à jour un calendrier sur cette page.
Encore 1,22 million de terminaux 2G dans le grand public
Problème, selon le dernier décompte de l’Arcep, il reste encore 2 millions de terminaux 2G seulement en circulation. 1,22 million servent encore à des usages voix, SMS et internet mobile pour des abonnés Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR. Les 0,78 million restant sont des SIM dans des terminaux Machine to Machine (MtoM), sans compter les cartes dans les véhicules (pour les appels d’urgence par exemple).
Le régulateur note une accélération de la migration des terminaux compatibles avec la 2G seulement, mais elle doit encore s’amplifier « pour atteindre un rythme permettant le renouvellement des terminaux « 2G » d’ici à l’extinction complète des réseaux 2G ».
Bouygues Telecom et SFR précisent leur calendrier, Free dépend d’Orange
Si Orange a déjà commencé, les autres opérateurs sont dans les starting-blocks. Free n’a pas de réseau 2G en propre (enfin il en a eu un, pendant quelques semaines seulement, avant de renouveler son accord avec Orange) et s’appuie sur celui de l’opérateur historique, le calendrier est donc exactement le même.
SFR se prépare aussi avec une extinction de la 2G dans les zones très denses du 15 au 30 novembre 2026, puis dans le reste de la France métropolitaine du 1ᵉʳ au 15 décembre 2026. Bouygues Telecom a aussi précisé son calendrier. Le 15 novembre 2026 sera la fin de sa 2G à Brest, Guipavas, Nancy (54000 et 54100) et Vandœuvre-lès-Nancy, puis du 1ᵉʳ au 15 décembre sur l’ensemble de la France métropolitaine.
Sécurité, consommation électrique, libération des fréquences…
Les enjeux sont multiples, à commencer par la sécurité : « la 4G et la 5G offrent une sécurité renforcée avec des protocoles de chiffrement avancés, une authentification robuste et une architecture réseau conçue pour résister aux menaces modernes par rapport aux technologies 2G et 3G », rappelle l’Arcep.
L’arrêt de la 2G et de la 3G en 2028/2029 permet de libérer des fréquences et de réduire la consommation électrique. « Le fonctionnement des réseaux 2G et 3G est, toutes choses égales par ailleurs, plus énergivore que celui de la 4G et la 5G », explique l’Arcep.
« Malgré son faible usage, la 2G représente encore près de 25 % de la consommation énergétique du réseau mobile », affirme Sud Ouest dans un article publié suite à un entretien avec Jérôme Delalande, directeur des relations avec les collectivités locales du Maine-et-Loire chez Orange. Ce dernier ajoute que « la 2G fonctionne en continu, contrairement à la 5G qui ne consomme réellement que lorsqu’elle est sollicitée. C’est comme un radiateur laissé allumé en permanence alors qu’il n’est pas nécessaire ».
Le directeur local d’Orange en profitait pour rappeler le client type encore en 2G : « Souvent, ce sont des personnes âgées, peu à l’aise avec le numérique ». Il existe aussi d’anciens équipements d’entreprises ou de collectivités encore en 2G, notamment pour des interphones et des ascenseurs. « On parle là d’équipements vieillissants, confrontés à l’obsolescence de la technologie et des produits ».
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Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.
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L’option Backup Internet est disponible depuis début 2024 pour les clients Freebox Ultra. Elle est facturée 4,99 euros par mois et permet à la 4G de prendre le relai en cas de coupure de la fibre optique (ou débranchement sauvage) ou de panne sur le réseau fixe.
Cela permet au Wi-Fi et aux équipements connectés à votre Freebox de continuer à fonctionner. S’il est facile de faire un partage de connexion sur un ordinateur avec du Wi-Fi, ce n’est pas toujours aussi facile sur un fixe, de la domotique, etc.
« En cas de perte de connexion, le Backup internet s’active automatiquement et prend le relais de votre Server internet Freebox grâce au réseau 4G/4G+ de Free », explique l’opérateur. Ce service est proposé gratuitement aux clients en panne, après passage d’un technicien pour l’installer à votre domicile.
Les clients Delta et Pop peuvent désormais la prendre de manière proactive, comme l’a repéré Tiino83 sur X. Elle est toujours facturée 4,99 euros par mois. Free se la joue Valve Time en étant largement en retard sur son calendrier prévisionnel.
Ci-dessous une capture sur une de nos lignes en Freebox Delta, avec l’option proposée.
L’option est sans engagement : « Vous pouvez résilier votre option Backup internet Freebox à tout moment. Vous devrez restituer le Backup internet Freebox dans un délai de 14 jours suivant votre demande de résiliation à l’aide du bon de retour », indique l’opérateur.
Lors du lancement Backup Internet en août pour les Freebox Ultra, l’option devait arriver « très prochainement » sur d’autres box. En octobre, lors d’une journée de sa communauté, l’opérateur annonçait une généralisation à la quasi-totalité de ses clients d’ici à la fin de l’année 2024.
C’est finalement en juin 2026 que l’option est arrivée pour les clients Delta et Pop.
L’option Backup Internet est disponible depuis début 2024 pour les clients Freebox Ultra. Elle est facturée 4,99 euros par mois et permet à la 4G de prendre le relai en cas de coupure de la fibre optique (ou débranchement sauvage) ou de panne sur le réseau fixe.
Cela permet au Wi-Fi et aux équipements connectés à votre Freebox de continuer à fonctionner. S’il est facile de faire un partage de connexion sur un ordinateur avec du Wi-Fi, ce n’est pas toujours aussi facile sur un fixe, de la domotique, etc.
« En cas de perte de connexion, le Backup internet s’active automatiquement et prend le relais de votre Server internet Freebox grâce au réseau 4G/4G+ de Free », explique l’opérateur. Ce service est proposé gratuitement aux clients en panne, après passage d’un technicien pour l’installer à votre domicile.
Les clients Delta et Pop peuvent désormais la prendre de manière proactive, comme l’a repéré Tiino83 sur X. Elle est toujours facturée 4,99 euros par mois. Free se la joue Valve Time en étant largement en retard sur son calendrier prévisionnel.
Ci-dessous une capture sur une de nos lignes en Freebox Delta, avec l’option proposée.
L’option est sans engagement : « Vous pouvez résilier votre option Backup internet Freebox à tout moment. Vous devrez restituer le Backup internet Freebox dans un délai de 14 jours suivant votre demande de résiliation à l’aide du bon de retour », indique l’opérateur.
Lors du lancement Backup Internet en août pour les Freebox Ultra, l’option devait arriver « très prochainement » sur d’autres box. En octobre, lors d’une journée de sa communauté, l’opérateur annonçait une généralisation à la quasi-totalité de ses clients d’ici à la fin de l’année 2024.
C’est finalement en juin 2026 que l’option est arrivée pour les clients Delta et Pop.
1€ - Orange Bon plan Deezer Premium et Deezer Famille réservé aux clients n'ayant jamais bénéficié du service ou l'ayant résilié depuis plus de 12 mois et ...
Appels, SMS, MMS illimités depuis la France vers la France y compris les DOM et depuis les zones Europe, DOM, Suisse/Andorre vers ces zones et la France...
Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.
Plus économiques et plus souverains: les logiciels libres sont utilisés par la CdC du Pays de Mortagne-au-Perche (Orne), qui propose aux usagers de rejoindre le mouvement.
La Commission va publier son projet sur la souveraineté technologique, incluant une stratégie open source de l’UE qui donne une priorité au logiciel libre dans la commande publique de cloud et d’IA.
✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le dimanche 31 mai 2026.
C’est un coup de théâtre qui secoue le monde de l’enseignement supérieur et de la tech française. Après des mois d’une guerre de tranchées juridique, la direction de l’École polytechnique a officiellement capitulé en suspendant son projet de migration vers Microsoft 365. Attaquée par le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL), la prestigieuse école de Palaiseau a dû reculer. Une victoire éclatante pour les défenseurs de la souveraineté numérique, qui redoutaient de voir les données de la recherche française livrées sur un plateau aux lois extraterritoriales américaines.
✍ Steven Vaughan-Nichols, le vendredi 29 mai 2026.
Des entreprises technologiques européennes lanceront la première version stable d’Euro-Office le mois prochain, offrant aux gouvernements et aux entreprises du monde entier une alternative souveraine clé en main à Microsoft Office et Google Docs.
Actif depuis deux ans, GlassWorm est spécialement conçu pour compromettre les développeurs open source, voler leurs identifiants et injecter des malwares dans des dépôts GitHub.
"Around 570 cables (plus a further 80 planned) carry between 95% and 99% of the world's intercontinental telecommunications data," reports CNN (since fiber cables offer speeds of terabits per second, carry much more data than satellite links). And "networks of green energy cables carrying electricity are also starting to sprawl across the world's seabeds."
Now to protect them, the U.S., Australia and the U.K. "are planning to develop new unmanned undersea vehicles" as part of their trilateral security partnership.
Western governments see a growing risk of Russian and Chinese sabotage of undersea cables and are also concerned that Iran may seek to exploit the many data networks running through the shallow waters of the Persian Gulf. The "seabed is a battlefield" said Australia's Defence Minister, Richard Marles, in Singapore, calling for tougher action against so-called shadow-fleet vessels... The programme will improve the three nations' reconnaissance and strike capabilities, "and bolster superiority in anti-submarine and anti-surface warfare," as well as mine countermeasures, [according to a statement from their trilateral AUKUS partnership]... The new AUKUS project will sharpen all three countries' ability to respond to threats, including those targeting underwater cables and pipelines, through a range of "cutting edge sensors and weapons systems for undersea drones," UK Defence Secretary John Healey said.
Marles said undersea internet cables — "the arteries of modern civilization" — were being cut at an unprecedented rate, with island nations like Australia acutely vulnerable. "Over the past 18 months, we have witnessed a series of attacks against subsea critical infrastructure at a scale and frequency that is historically unprecedented," he said. The UK government has also highlighted the vulnerability of the world's digital highways. "Every international payment, every cross-border trade executed in milliseconds, every flow of data between businesses here in the UK and markets overseas — all travel along the seabed," Telecoms Minister Liz Lloyd said Friday... Last month, the UK said it had tracked three Russian submarines covertly surveying undersea cables in the north Atlantic... A UK parliamentary inquiry warned last year that UK infrastructure might be targeted in a crisis, adding it was "not confident that the UK could prevent such attacks or recover within an acceptable time period."
The UK Navy is already exploring the creation of a hybrid force that incorporates the widespread use of underwater drones to combat Russian threats in the Atlantic.
Après avoir gommé la branche gaming de ses résultats financiers, NVIDIA semble vouloir rappeler qu’elle a toujours un peu d’intérêt pour les joueurs. Pour ce faire, l’entreprise n’a pas décidé de revoir le prix de ses GeForce à la baisse... [Tout lire]
Conçue comme un identifiant publicitaire alternatif aux cookies tiers, la technologie Utiq apparait aujourd’hui au niveau des bandeaux de consentement de nombreux médias et sites de marque. Bien qu’elle soit présentée comme un « simple » identifiant, son fonctionnement diffère radicalement de celui des cookies, notamment parce qu’elle crée un identifiant unique associé à la connexion à Internet. Quels sont les enjeux techniques et réglementaires associés à son fonctionnement, et comment se protéger d’éventuelles dérives ? Next fait le point.
Mise à jour, mardi 2 juin, 16 heures :
Contactée par Next, la direction d’Utiq nous a fourni différents éléments d’explication qui complètent et éclairent certains aspects du fonctionnement de cette technologie publicitaire. Elle défend dans le même temps le bien-fondé de son approche, et cherche à relativiser les craintes exprimées par les internautes quant au respect de leur vie privée.
Sur le Network Signal et les zones d’ombre associées : l’un des principaux reproches adressés à Utiq concerne le flou relatif qui entoure l’identifiant unique généré à partir de la connexion Internet de l’utilisateur, et la façon dont tous les appareils exploitant une même connexion peuvent être réconciliés au sein d’un même profil publicitaire.
« Une fois que le consentement utilisateur est établi, on récupère l’adresse IP de l’internaute et on l’associe aux plages d’adresses IP que nous ont fournies les opérateurs. Ensuite, un appel est émis vers l’opérateur, à qui on transmet cette adresse IP. De son côté, il associe cette adresse IP à un contrat d’utilisateur, et va simplement générer une valeur unique associée à ce contrat. Il va ensuite transformer cette valeur, par la méthode de son choix, hashing ou tokenisation par exemple, avant de la renvoyer à Utiq », explique Julien Delhommeau, COO d’Utiq.
Utiq déclenche ensuite, à partir de cette valeur retournée par l’opérateur, la création de son propre identifiant principal, le Consentpass, stocké sous forme de cookie sur le terminal de l’utilisateur. Tous les appareils sur lesquels le consentement à Utiq est donné au sein d’un même réseau local (Wi-Fi domestique par exemple) reçoivent donc la même valeur.
Sur le consentement par terminaux : ce fonctionnement ne signifie cependant pas que tous les appareils du foyer sont suivis dès qu’un consentement a été donné. « Si je suis en Wi-Fi sur mon ordinateur et que je consens à Utiq sur un site précis, l’identifiant associé à ma connexion va être généré, et cet identifiant sera stocké sur mon navigateur pour ce domaine-là. Mais si je passe sur mon téléphone, ou si ma femme se rend à la même adresse, le site ne la connait pas. On va donc à nouveau lui proposer le consentement. Si elle accepte, le processus est relancé et dans ce cas, on aboutit au même Consentpass, ce qui signifie que là, l’éditeur sera en mesure d’associer nos deux visites », décrit Julien Delhommeau.
Passer en navigation privée ou vider les cookies de son navigateur permet donc de réinitialiser le consentement au niveau de l’appareil concerné, contrairement à ce que nous écrivions vendredi, même si l’avertissement de la CNIL laisse entendre un risque à ce niveau.
Le fonctionnement d’Utiq offre cependant une forme de traçabilité qui n’existait pas avec les cookies tiers en cas de nouveau consentement. « Avec les cookies d’avant, le cookie était régénéré avec une valeur aléatoire jusqu’à la prochaine suppression. Dans le cas d’Utiq, si vous consentez à nouveau, vous êtes ré-identifié, puisqu’on va retomber sur le même identifiant de connexion, le profil reprend donc là où on l’avait laissé avant suppression », admet notre interlocuteur.
Sur les promesses de pseudonymat : Utiq réaffirme qu’aucune donnée liée au compte utilisateur chez l’opérateur n’est intégrée à son identifiant. Interrogée par nos soins sur les possibilités de croisement entre l’identifiant Utiq et d’autres sources de données à des fins de profilage plus avancé pouvant aboutir à une compromission du pseudonymat, l’entreprise ne nie pas le phénomène, mais elle estime que sa technologie protège au final mieux la vie privée de l’internaute que les cookies publicitaires traditionnels, stockés en clair.
Ce serait même la raison d’être des identifiants en cascade (Marktechpass, Adtechpass etc.) que nous décrivions dans notre article initial. « Nos identifiants sont envoyés chiffrés, avec un rafraichissement toutes les dix minutes pour l’Adtechpass, et il n’y a qu’une dizaine d’acteurs de l’adtech triés sur le volet qui sont capables de le déchiffrer pour faire la réconciliation entre les audiences de l’éditeur et celles de l’annonceur », affirme Julien Delhommeau.
Sur le consentement éclairé : Utiq est-elle consciente que le flou de certains des messages d’avertissement et la relative opacité de sa documentation technique participent à la suspicion des internautes ? Sur ce point, l’entreprise fait valoir qu’elle exige de ses éditeurs et partenaires une mention explicite de la technologie sur les bandeaux de consentement, souvent assortie d’une page d’information dédiée, et que cette pilule a déjà du mal à passer. Et rappelle sa plateforme centralisée de gestion du consentement, avec l’option de blocage pour un an, qui dépasse les exigences réglementaires. « Ce n’est pas une fonctionnalité obligatoire au regard du RGPD, c’est vraiment quelque chose qu’on apporte en plus pour donner du contrôle », estime le COO.
Publication initiale, vendredi 29 mai, 9h30 :
Longtemps considérés comme l’outil de référence pour assurer le suivi publicitaire d’un internaute entre différents sites, les cookies tiers sont fragilisés depuis plusieurs années par la multiplication des outils et mesures de blocage, déployées soit par les utilisateurs, soit par les éditeurs de navigateurs et d’OS. En réaction, l’industrie de la publicité planche depuis plusieurs années sur des mécaniques alternatives permettant de croiser les informations de navigation pour afficher à l’internaute des publicités ciblées en fonction de son comportement.
En 2023, plusieurs grands opérateurs européens, dont Orange, Deutsche Telekom ou Vodafone se sont associés au travers d’une coentreprise pour élaborer une solution dédiée, capable de concurrencer les GAFAM sur le terrain de la publicité. Leur grande idée ? Plutôt que d’identifier les internautes par l’intermédiaire de leur navigateur, d’essayer de prolonger la durée de vie des cookies tiers en passant par des redirections, ou d’explorer des méthodes basées sur l’email ou le numéro de téléphone, les FAI se proposent d’exploiter une information exclusive : la connexion à Internet, qu’elle soit fixe ou mobile.
Promis, c’est vous qui choisissez – capture d’écran Next
Pour ce faire, ils ont élaboré une série de « différents identifiants marketing sécurisés », capables d’exploiter des informations en lien avec la connexion à Internet utilisée pour« représenter un individu ou un foyer ».
« Pour une connexion internet fixe (ex : Wi-Fi) les identifiants seront assignés au foyer (tous les membres du foyer ayant consentis se verront attribuer les mêmes identifiants) », explique Utiq. Sur mobile, le ciblage gagne en précision puisque les activités marketing seront le plus souvent « basées sur la navigation d’un seul individu ».
Sur AuFeminin, qui exploite Utiq, la technologie est présentée de la façon suivante sur le bandeau de consentement :
« Si vous acceptez et utilisez une connexion internet compatible (mobile ou fixe), nous, Reworld Media, utilisons des identifiants marketing fournis par Utiq pour nos activités numériques, telles que la personnalisation des publicités et du contenu, ainsi que pour l’analyse. Pour créer ces identifiants, Utiq travaille avec votre opérateur télécom. Ce dernier utilise pour cela votre adresse IP, ainsi que des données internes (ex. numéro téléphone), sans jamais les divulguer à Utiq. »
L’activation de cet identifiant est bien sûr conditionnée au consentement de l’utilisateur, comme l’exige le cadre réglementaire.
Un identifiant déterministe particulièrement résistant
Testée au travers de premières campagnes publicitaires courant 2024, la technologie qui en découle a depuis fait l’objet d’une adoption massive. Le consortium Utiq (opéré via une entreprise immatriculée en Belgique) revendiquait ainsi, en juin 2025, 26 opérateurs partenaires et, déjà, 55 millions d’identifiants uniques collectés. La dynamique semble s’accélérer : en février dernier, Utiq parlait de 36 opérateurs partenaires (dont les quatre principaux français), 330 éditeurs (voir la liste, qui réunit de nombreux groupes média français de premier plan), et 75 millions d’identifiants créés sur ses différents marchés, dont 40 millions en France.
Du point de vue des acteurs de la publicité, cet identifiant ne manque pas d’intérêt, au moins sur le papier. Un identifiant lié à la connexion à Internet, validé par l’opérateur qui la délivre (sur fixe comme sur mobile) constitue en effet un identifiant déterministe particulièrement solide.
Si un ordinateur exploite ma connexion à Internet résidentielle pour consulter un site, on sait avec un niveau de certitude élevé que la visite est réalisée par moi ou par l’un des membres de mon foyer. Bien sûr, je peux laisser un tiers se connecter à mon Wi-Fi, mais dans les faits, les visites comptabilisées depuis mon IP peuvent être attribuées à ma cellule familiale.
L’autre avantage, particulièrement par rapport aux cookies, réside dans la capacité à consolider les visites émanant de plusieurs appareils distincts. Téléphone, tablette, ordinateur pro ou perso, TV connectée, console de jeux… tous sont associés à la même adresse de connexion, alors que chacun d’entre eux génère ses propres cookies lors des sessions individuelles.
« Aufeminin et ses 1129 partenaires souhaitent utiliser des cookies ou autres traceurs (incluant Utiq) » – capture d’écran Next
Enfin, cet identifiant « opérateur » résiste aux protections habituelles. Je peux vider le cache de mon navigateur, activer ses protections contre le pistage (régulièrement renforcées sur Firefox ou sur iOS), passer en navigation privée, ou utiliser un logiciel différent pour certaines recherches afin de camoufler mes traces, mais à moins que j’utilise des mécanismes dédiés (proxy ou VPN par exemple), mon adresse IP me suit tout au long de mes usages.
Pour garantir son efficacité, Utiq demande aux sites qui implémentent sa technologie de créer un sous-domaine (sous la forme utiq.marque.com) qui résout vers ses propres serveurs. De cette façon (on parle de CNAME cloaking), le navigateur perçoit une requête émise par le site cible et non par un domaine tierce partie, ce qui contourne les protections du navigateur.
À quoi ça sert ?
Pour illustrer l’intérêt de la démarche, disons que je cherche à acheter une voiture électrique. Pour ce faire, je me suis informé, depuis mon domicile, sur des médias spécialisés qui distribuent Utiq depuis mon téléphone, et j’ai regardé une émission auto via une application de ma TV exploitant elle aussi Utiq.
Quand le lendemain, j’utilise mon ordinateur pour me rendre sur le site de Renault (l’un des premiers annonceurs à avoir exploité la techno Utiq), ses outils marketing sont capables d’identifier que je suis un acheteur en puissance. Le constructeur va donc pouvoir affiner les messages commerciaux qu’il m’affiche, pour essayer de générer une vente.
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