RÉCIT - Les entreprises et internautes non américains sont privés des modèles Mythos et Fable après une décision de Washington. Cet épisode rappelle le risque de la dépendance aux technologies américaines.
Le président américain brandit la menace de droits de douane de 100% sur les alcools français si Paris maintient sa taxe sur les géants de la tech. Un bras de fer commercial qui dure déjà depuis plusieurs années.
Ce lundi 15 juin, Donald Trump a averti que les États-Unis «n’auront pas d’autre choix» que d’imposer des droits de douane de 100% sur les vins et spiritueux français si Paris maintient sa taxe sur les géants du numérique.
L’homme d’affaires a quitté en 2021 la direction d’Amazon pour se lancer dans d’autres projets, en co-créant notamment l’entreprise spatiale Blue Origin.
DÉCRYPTAGE - Contrainte par l’Administration Trump de couper l’accès à ses modèles Mythos 5 et Fable 5 pour raison de sécurité, l’entreprise cofondée par Dario Amodei se voit fragilisée.
L’entreprise, dont le siège est situé à San Francisco, en Californie (ci-contre), affirme tout mettre en œuvre pour rétablir rapidement ses services d’IA.
Vendredi soir, la start-up de San Francisco a annoncé que le ministère américain du Commerce lui avait ordonné de suspendre ses modèles Mythos 5 et Fable 5, pour raisons de «sécurité nationale», sans plus de précisions.
La ministre déléguée au Numérique Anne Le Hénanff souhaite que cette interdiction, qui fait l’objet d’une proposition de loi, entre en vigueur dès la rentrée prochaine.
Si Bruxelles valide le texte, la proposition de loi devra ensuite faire l’objet d’une commission mixte paritaire afin d’aboutir à un texte commun, qui sera à nouveau soumis au vote du Parlement français.
Selon le Wall Street Journal, la requête concerne des données sur les utilisateurs de son interface d’intelligence artificielle (IA) ChatGPT, en particulier sur les enfants et les internautes âgés.
La start-up américaine d’intelligence artificielle a annoncé vendredi suspendre l’accès à ses deux modèles les plus puissants, Fable 5 et Mythos 5, pour se conformer à une directive du gouvernement américain, trois jours seulement après leur lancement commercial.
Anthropic, déjà en contentieux avec l’administration Trump, a annoncé devoir «brutalement désactiver» les deux modèles pour l’ensemble de ses clients afin de se mettre en conformité.
TÉMOIGNAGES - Ce vendredi est marqué par l’introduction en Bourse la plus attendue de l’année, celle de l’entreprise spatiale d’Elon Musk à Wall Street. Ouverte aux particuliers, cette occasion était impossible à rater pour certains petits porteurs français.
SpaceX a confirmé jeudi son objectif de lever 75 milliards de dollars lors de l’opération, soit le triple de la plus importante entrée en Bourse de l’histoire, celle du pétrolier Saudi Aramco en 2019.
L’homme le plus riche du monde, fondateur de l’entreprise aérospatiale, a célébré ce vendredi cette étape majeure pour sa société, mettant en avant ses ambitions d’exploration de la Lune et de Mars.
RÉCIT - Valorisation hors norme, gouvernance atypique, appel aux particuliers… Elon Musk a mis toutes les chances de son côté pour réussir la plus importante opération de l’histoire de Wall Street, en levant jusqu’à 75 milliards de dollars
Elon Musk, fondateur et PDG de SpaceX (ici, à Hawthorne, en Californie), n’a aucunement l’intention de céder une once de pouvoir sur la conduite de son entreprise.
DÉCRYPTAGE - L’éditeur de jeux vidéo, loin derrière ses concurrents historiques PlayStation et Nintendo, ne cesse de perdre de l’argent malgré des investissements de plusieurs dizaines de milliards de dollars. Sa nouvelle PDG sonne l’alarme.
Ottawa veut fixer à 16 ans l’âge minimal pour créer des comptes sur les réseaux sociaux, emboîtant le pas à d’autres pays sur cette question, selon un projet de loi déposé mercredi par le ministre canadien de la Culture, Marc Miller.
Un nouveau protocole signé Mastercard prévoit le «paiement entre machines», qui pourrait prochainement ouvrir la voie à une nouvelle vague majeure d’innovations, de nouveaux modèles économiques.
ANALYSE - Rarement les traditionnelles conférences estivales de l’industrie vidéoludique n’ont été aussi riches en jeux. Derrière les promesses grandiloquentes, que retenir de l’événement ?
Après des négociations ardues, Orange, Bouygues Telecom et Free sont tombés d’accord avec Altice France, samedi soir, pour le rachat de SFR. Les trois opérateurs vont se partager les 19,4 millions de clients mobiles et 6,1 millions d’abonnés fixes de leur concurrent.
Certaines manettes présentent un problème de réactivité, occasionnant «des mouvements fantômes, intempestifs ou inversés des personnages», pointe la DGCCRF.
Orange, Bouygues Telecom et Free pourraient débourser jusqu’à 21 milliards d’euros pour le rachat de l’opérateur. S’il va devoir partager le produit de la vente avec ses créanciers, Patrick Drahi devrait sortir de SFR avec un gros chèque.
ENQUÊTE - Avec l’essor de l’IA, le coût des puces mémoire s’envole et l’industrie électronique bascule dans une logique de pénurie organisée. Le marché est sens dessus dessous, et le consommateur en règle la facture.
L’explosion des prix des composants tire à la hausse le prix des produits électroniques (ici, une boutique de Vernon Hills, dans l’Illinois, aux États-Unis).