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On a découvert le nouveau Škoda Epiq!

15 juin 2026 à 21:04

Skoda met la seconde concernant son offensive électrique et offre enfin un petit frère à l’Enyaq et à l’Elroq. Parce qu’il faut toujours un Q chez le constructeur tchèque, le nouveau venu s’appelle Epiq. Nous nous sommes rendus à Zurich pour le découvrir à l’occasion de son lancement, devant un parterre de journalistes venus du monde entier.  

Le troisième modèle électrique de Skoda

Skoda débarque sur le segment B électrique et a donc l’ambition de le faire savoir. Pour cela, la marque a mis en place un dispositif à la hauteur de la carrière commerciale qu’elle vise pour ce nouveau modèle. Le constructeur a littéralement mis l’Umwelt Arena à ses couleurs, plus précisément à celles du Skoda Epiq, avec ce message : « Oooooh! That’s Epiq ». Vous avez compris l’idée. Devant plus de 300 médias, et en direct sur internet, Klaus Zellmer, CEO de Skoda Auto, a levé le voile sur ce nouvel Epiq après un show haut en couleurs. On sent bien que l’idée est d’accoler une image jeune, dynamique et fun à cette nouvelle voiture.  

Il s’agit de la troisième vague de l’offensive électrique de Skoda, qui intervient après une arrivée sur le marché européen plutôt réussie de l’Enyaq et de l’Elroq. Car, si l’on en croit les propos des dirigeants de la marque, c’est sur ce segment des compactes électriques que tout va se jouer dans un avenir proche. Il faut dire que les modèles commencent à inonder les catalogues, à un niveau de tarifs, il est vrai, plus doux pour la plupart des personnes souhaitant accéder à la mobilité électrique. De ce point de vue, nous verrons si la clientèle mord effectivement à l’hameçon dans un contexte difficile pour tous les acteurs du marché.  

Design « Modern Solid »

Mais revenons sur le style de la nouvelle venue. Il s’agit d’une interprétation du design Modern Solid de Skoda. La face avant arbore des feux en T débordant sur les ailes, reliés d’un seul tenant par une calandre noire. À la base de ce qui constitue la signature lumineuse, comme il est de mise sur beaucoup de voitures aujourd’hui, les blocs principaux sont dissimulés, quasiment invisibles derrière un vitrage fumé. La base du bouclier intègre des fentes non sans rappeler celles de Jeep, ce qui lui confère un côté baroudeur qui lui va plutôt bien, même s’il est surtout appelé à monter des trottoirs.  

Son look présente quelque chose de particulièrement moderne, tout en adoptant certains codes des SUV. L’arrière répond à l’avant avec, là aussi, des feux en T et une réminiscence des huit fentes, comme sur la proue. Il est intéressant de noter que, malgré la plateforme commune, la MEB+ en l’occurrence dédiée aux électriques compactes du groupe VW, les marques proposent des véhicules visuellement très différents, avec un lien difficile à établir au premier coup d’œil. En outre, Skoda a poussé les possibilités de personnalisation suffisamment loin pour donner tantôt un air classique, tantôt plus déluré à cette Epiq, selon le coloris et les options disponibles au catalogue.  

De l’espace et des technologies

À bord, on découvre un tout nouvel intérieur chez Skoda, ce qui n’était pas arrivé depuis un moment. Parlons d’abord des dimensions. Cette voiture de 4,17 m de long pourrait laisser penser que la place est comptée. Skoda, fidèle à sa réputation, sait offrir une excellente habitabilité malgré un encombrement contenu. On se sent bien installé à l’avant, bien sûr, mais notons aussi que l’on ne manque pas de place à l’arrière. Avec le plancher complètement plat, l’occupant du milieu de la banquette vit beaucoup moins le voyage comme une punition que dans d’autres voitures, même plus grandes. Pour ne rien gâcher, le coffre offre une capacité de 475 litres, un record pour la catégorie. En outre, un frunk sera également disponible.  

Le Skoda Epiq embarque tous les équipements modernes que l’on attend d’une compacte d’aujourd’hui. On aurait aimé que l’écran derrière le volant soit un peu plus grand. Aucun problème, en revanche, pour la dalle tactile de 13,1 pouces intégrant Google Automotive. Le volant est du classique maison, avec des commandes accessibles sous les pouces pour gérer l’infodivertissement et le régulateur de vitesse. Néanmoins, Skoda a peut-être un peu trop épuré son intérieur, avec moins que le minimum de boutons pour les fonctions essentielles. Certes, on accède aux modes de conduite et aux deux fonctions de dégivrage par des boutons physiques. Mais on ne dispose pas de molette pour le volume, et encore moins de commandes d’accès direct à la climatisation, dont les réglages sont tactiles, même s’ils restent affichés en permanence.  

Dès 26 740 €

Qu’est-ce qui se cache sous le capot et derrière les roues de 20 pouces de ce Skoda Epiq ? Il s’agit d’une traction, avec un moteur électrique placé à l’avant. Les puissances s’échelonnent de 116 à 211 chevaux. Dans le meilleur des cas, la batterie de 52 kWh promet, sur le papier, jusqu’à 440 km d’autonomie, contre environ 315 km pour la version de 37 kWh. Skoda annonce un temps de recharge en courant continu de 24 minutes pour passer de 10 à 80%. On attend encore les chiffres définitifs à l’issue des derniers protocoles d’homologation. Il faudra débourser au minimum 26 740 € (bonus non déduits), et jusqu’à 39 050 € pour la version la plus haut de gamme, pour cette voiture produite dans l’usine Volkswagen de Pampelune, en Espagne. 

Retrouvez quelques images du Skoda Epiq sur notre Instagram @leblogauto dans nos Reels

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Cadillac, une marque en pleine offensive : route, piste et Formule 1, l’interview de Jean-Pierre Diernaz

15 juin 2026 à 16:11

De la berline de luxe à l’hypercar d’endurance en passant par les paddocks de Formule 1, Cadillac mène en 2026 une stratégie tous azimuts. Jamais la marque premium de General Motors n’avait autant misé sur la compétition pour asseoir son image mondiale. Tour d’horizon avec Jean-Pierre Diernaz, CMO Cadillac.


Une gamme routière en pleine mutation

Cadillac traverse en 2026 une phase charnière. La marque maintient une offre diversifiée entre berlines de prestige et SUV électriques, tout en préparant le renouvellement de ses modèles phares.

Du côté des berlines, le CT4 et le CT5 restent les piliers de la gamme, auxquels s’ajoutent les déclinaisons V-Series Blackwing, des versions haute performance capables de rivaliser avec les meilleures européennes à moindre coût. Le CT4 débute à 35 600 dollars avec un quatre-cylindres turbo de 237 chevaux, tandis que le CT5 propose dès l’origine un moteur turbo 2,0 litres et une variante CT5-V de 360 chevaux, avec un écran incurvé de 33 pouces dans l’habitacle.

Côté SUV, Cadillac accélère sa transition vers l’électrique. L’Escalade IQ, bâtie sur la plateforme Ultium de GM, revendique jusqu’à 465 miles d’autonomie pour le modèle standard et 460 miles pour la version IQL allongée. La famille électrique s’enrichit également avec le LYRIQ, le VISTIQ trois rangées, et l’OPTIQ compact. Le VISTIQ se positionne entre le LYRIQ et l’Escalade IQ, en proposant des places pour toute la famille, des performances électriques solides et un équipement premium incluant notamment le Super Cruise.

Pour 2026, Cadillac prépare aussi le dévoilement d’un XT5 de nouvelle génération, dont la production nord-américaine démarrerait en 2027, ainsi que d’un successeur au CT5 dont la version actuelle cessera d’être produite à la fin de l’année.


En endurance, la V-Series.R monte en puissance

En WEC, Cadillac a franchi une étape majeure lors de la saison 2025. Le 14 juillet 2025, la V-Series.R numéro 12 de l’équipe Cadillac Hertz Team JOTA a remporté les Rolex 6 Heures de São Paulo, cinquième manche du championnat du monde d’endurance FIA WEC. Emmenée par Alex Lynn, Norman Nato et Will Stevens, la voiture américaine s’est imposée au terme d’une course parfaitement maîtrisée — une première victoire historique pour Cadillac dans la catégorie Hypercar. La numéro 38 complétait ce doublé en terminant deuxième.

Aux 24 Heures du Mans 2025, la numéro 12 avait décroché la pole position, première voiture américaine à réaliser cet exploit depuis 1967. Au championnat des constructeurs, Cadillac a terminé quatrième.

Pour 2026, la marque frappe encore plus fort. Trois Cadillac V-Series.R sont engagées aux 24 Heures du Mans : les numéros 12 et 38 du Cadillac Hertz Team JOTA dans le cadre du WEC, rejointes par la numéro 101 de l’équipe Cadillac Wayne Taylor Racing, habituellement engagée en IMSA.

La V-Series.R a elle-même évolué. Après trois saisons avec une évolution mineure, la voiture bénéficie pour 2026 d’une refonte bien plus profonde, ciblant notamment la sensibilité de la plateforme aux variations de garde au sol et au tangage, identifiée comme le principal frein à la régularité en course face à Ferrari et Porsche. L’équipage de la numéro 12 — Lynn, Nato et Stevens — a d’ailleurs été le seul à marquer des points lors de chaque manche du WEC en 2025.

Les premiers signaux du Mans 2026 sont encourageants : lors des premiers essais libres de la 94e édition, c’est la Cadillac numéro 38 pilotée par Earl Bamber qui a signé le meilleur chrono en 3’23″786. La numéro 101 de Wayne Taylor Racing avait quant à elle dominé la Journée Test avec un temps de 3’27″011.


En Formule 1, le grand saut

L’entrée de Cadillac en Formule 1 constitue sans doute l’événement le plus marquant pour la marque en 2026. L’écurie devient la onzième équipe sur la grille, et fait revenir deux pilotes aguerris : Valtteri Bottas et Sergio Pérez, qui totalisent ensemble 527 départs en Grand Prix.

Le projet s’appuie sur quatre bases opérationnelles, à Fishers, Charlotte, Warren aux États-Unis, et à Silverstone en Angleterre. Dans un premier temps, l’écurie utilise des moteurs Ferrari, avec l’ambition de développer ses propres unités de puissance à horizon 2028. Plus de 300 personnes travaillent sur ce programme.

La saison 2026 coïncide avec une refonte réglementaire majeure, portant à la fois sur les motorisations et sur l’aérodynamique. Un contexte qui complexifie la tâche des nouveaux entrants, mais nivelle aussi la concurrence.

Après trois courses, Cadillac n’avait pas encore inscrit de points au championnat, mais Bottas avait décroché une 13e place, laissant entrevoir un potentiel réel. À Monaco, le scénario a failli tourner différemment. Pérez pensait avoir inscrit le premier point de l’histoire de l’écurie dans la Principauté, avant qu’une pénalité pour une erreur lors de la procédure de relance ne vienne effacer ce résultat. La dynamique est bien là — les points ne devraient tarder.

Qu’il s’agisse de ses SUV électriques grand luxe, de ses hypercars vrombissantes ou de ses monoplaces de F1, Cadillac joue désormais dans toutes les cours. General Motors a décidé que sa marque premium serait au centre de sa stratégie mondiale.

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Cosco mise sur l’Espagne pour les voitures chinoises

15 juin 2026 à 06:12

Cosco transformera le port de Tarragone en hub majeur pour l’importation de véhicules chinois vers l’Europe.

L’Espagne confirme son rôle grandissant dans la stratégie européenne des constructeurs automobiles chinois. Le groupe maritime Cosco Shipping Holdings va utiliser un nouveau terminal portuaire situé à Tarragone, dans l’est du pays, principalement pour l’importation de véhicules en provenance de Chine. Cette décision illustre l’importance croissante du marché espagnol dans les échanges automobiles internationaux et dans le développement logistique des marques asiatiques qui cherchent à renforcer leur présence sur le continent européen.

Selon les prévisions annoncées par les responsables du port, environ 300 000 véhicules neufs par an transiteront par cette nouvelle installation. Cette montée en puissance devrait modifier en profondeur l’activité du port de Tarragone, historiquement davantage tourné vers les produits énergétiques et pétrochimiques que vers l’industrie automobile.

Tarragone se prépare à devenir un hub automobile stratégique

Le port de Tarragone est situé à une centaine de kilomètres au sud de Barcelone. Fin du mois dernier, Cosco y a obtenu une concession d’exploitation de 50 ans en partenariat avec le groupe argentin PTP Group. Cette opération marque une nouvelle étape dans l’expansion du géant chinois du transport maritime en Espagne.

L’entrée en service du terminal est attendue avant la fin de l’année. D’importants travaux de rénovation et de modernisation sont également programmés et devraient être finalisés d’ici la fin de l’année 2028. Ces investissements visent à adapter les infrastructures aux besoins croissants du secteur automobile, notamment pour l’accueil et la distribution de véhicules neufs destinés au marché européen.

Selon Santi Castellà, président du port de Tarragone, l’arrivée massive de véhicules modifiera considérablement la répartition des activités du site. La part des automobiles dans les volumes traités devrait ainsi passer d’environ 5 % à 12 %. Cette progression témoigne de l’évolution du port vers des activités à plus forte valeur ajoutée, liées notamment à la mobilité, aux chaînes logistiques internationales et à l’industrie automobile.

Les véhicules seront transportés par porte-conteneurs, contribuant à faire de Tarragone une plateforme de référence pour l’importation et la distribution de modèles destinés aux réseaux commerciaux européens.

L’Espagne renforce son attractivité auprès des constructeurs chinois

Cette annonce intervient dans un contexte où l’Espagne gagne en importance auprès des industriels chinois de l’automobile. Plusieurs marques ont déjà annoncé leur intention de produire des véhicules dans le pays ou ont commencé à y développer leurs activités industrielles.

Cette dynamique concerne aussi bien les véhicules particuliers que l’écosystème industriel associé. Le fabricant de batteries CATL construit notamment une usine dans le pays, renforçant ainsi la chaîne de valeur liée à la mobilité électrique et aux nouvelles technologies automobiles.

L’Espagne apparaît progressivement comme une porte d’entrée privilégiée pour les constructeurs souhaitant développer leurs ventes en Europe. Sa position géographique, la qualité de ses infrastructures et ses connexions logistiques en font un point d’appui stratégique pour les importations et la production automobile.

Dans un contexte de transformation du marché automobile mondial, marqué par l’électrification, la montée en puissance des technologies embarquées et l’évolution des attentes des consommateurs en matière de personnalisation, de performance et d’innovation, les industriels chinois multiplient les investissements pour renforcer leur présence sur le marché européen.

Une infrastructure connectée aux grands réseaux européens

Le projet porté par Cosco ne se limite pas à l’exploitation d’un simple terminal maritime. La nouvelle concession comprend également une gare ferroviaire reliée à deux importants centres logistiques espagnols : Saragosse et Guadalajara.

Cette connexion permettra d’optimiser les flux de marchandises et d’accélérer la distribution des véhicules vers différents marchés européens. Les infrastructures ferroviaires permettront également l’acheminement de trains de fret vers la France.

Un autre élément stratégique réside dans l’adaptation des voies ferrées aux standards européens. Cette interopérabilité facilitera les échanges transfrontaliers et améliorera la compétitivité logistique du site. Pour les importateurs automobiles, disposer d’une connexion directe entre le transport maritime et le réseau ferroviaire européen représente un atout majeur en matière de délais, de coûts et de flexibilité.

Cosco poursuit ainsi son développement en Espagne, où le groupe est déjà présent dans les ports de Valence et de Bilbao. L’entreprise a remporté l’appel d’offres pour cette nouvelle concession et s’est engagée à investir 116 millions d’euros dans le projet.

Avec l’arrivée de centaines de milliers de véhicules chaque année et le renforcement des infrastructures logistiques, Tarragone s’apprête à jouer un rôle de premier plan dans les échanges automobiles entre la Chine et l’Europe.

Notre avis, par leblogauto.com

L’investissement de Cosco confirme l’importance croissante de l’Espagne dans la stratégie européenne des industriels chinois de l’automobile. Le volume annoncé de 300 000 véhicules par an souligne l’ampleur du projet et son impact potentiel sur la logistique du secteur. L’intégration des infrastructures ferroviaires constitue également un élément clé pour fluidifier les échanges vers le reste de l’Europe. Enfin, cette opération illustre la montée en puissance des flux automobiles chinois sur le marché européen.

Crédit illustration : porttarragona.

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