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WEC – Ferrari présente la 499P version 2026, qui s’inscrit dans la continuité

26 février 2026 à 06:41
Ferrari 499P

Ferrari repart pour une 4ème saison consécutive en WEC, en ayant désormais à défendre les titres mondiaux Constructeurs et Pilotes acquis lors d’une saison 2025 historique. En effet, Maranello a renoué l’an passé avec le titre des constructeurs, ce qui n’était plus arrivé depuis 1972. Triple vainqueur en date du Mans en 2023, 2024 et 2025 (avec la voiture AF Corse jaune), Ferrari a présenté la livrée revisitée de la 499P engagée par l’équipe officielle Ferrari – AF Corse lors d’un événement organisé au Musée Enzo Ferrari de Modène.  

Lauriers et flèches

Les lauriers du Championnat du Monde ornent la livrée et sont mis en évidence sous l’écusson au cheval cabré, au niveau de l’aile avant des deux prototypes. La livrée de la 499P évolue tout en restant fidèle à son héritage, continuant de rendre hommage à la 312 P qui a dominé les courses d’endurance jusqu’en 1973, la dernière année où Ferrari a concouru pour les honneurs généraux avant son retour historique en 2023.  

Le Rosso Scuderia est cependant appliqué dans une version brillante plutôt que mate. La couleur et la finition sont identiques à celles de la monoplace de Formule 1 SF-26, et les tifosis espèrent un succès égal dans les deux disciplines.  Le rouge emblématique est à nouveau associé au Giallo Modena, la teinte qui définit les lignes de la carrosserie et qui, pour 2026, met particulièrement l’accent sur les volumes du cockpit. 

Par rapport aux versions précédentes, la 499P de spécification 2026 se distingue par l’orientation des lignes diagonales jaunes formant une flèche, mais désormais inversée : sa pointe est dirigée vers l’aileron arrière et non vers le sens de la marche. Un choix du Centro Stile Ferrari qui souligne davantage le rôle central du cockpit : à la fois comme élément structurel au cœur de la voiture et comme élément hautement symbolique du design.  

Continuité

On ne change pas une équipe qui gagne : les équipages de 2025 sont reconduits à l’identique, avec la voiture numéro 50confiée au trio Antonio Fuoco, Miguel Molina et Nicklas Nielsen, tandis que la numéro 51 sera pilotée par Alessandro Pier Guidi, James Calado et Antonio Giovinazzi. Forts de leur titre de champions du monde des pilotes 2025, les pilotes de la n°51 arboreront les lauriers FIA décernés aux pilotes, affichés sur les ailerons latéraux.  

 La 499P est équipée d’un groupe motopropulseur hybride associant un moteur thermique V6 biturbo en position centrale arrière à un système de récupération d’énergie (ERS) monté sur l’essieu avant. Bien que présentant des caractéristiques spécifiques, le moteur thermique est dérivé de la famille des six cylindres Maranello utilisée dans les voitures de route, illustrant ainsi le transfert de technologie entre les modèles de compétition et de série.  

Ajustements règlementaires

La voiture de 2026 n’introduit aucun changement technique majeur, mais Maranello a travaillé pour progresser sur les configurations où ils ont connu des difficultés en 2025, surtout en seconde partie de saison. N’oublions pas cependant que la Bop (balance de performance) influe sur le niveau de performances et qu’elle est régulièrement réajustée par les instances sportives.  

Toutefois, quelques modifications ont dû être effectuées en lien avec le changement du lieu de l’homologation des LMH, qui est désormais effectuée – selon l’accord entre la FIA, l’ACO et l’IMSA – dans la seule soufflerie ultra moderne de Windshear à Concord, aux États-Unis, cela dans le but de parvenir à une meilleure Balance de Performance (BoP). 

« Les courses où nous avons rencontré des difficultés en 2025 sont celles qui nous ont donné les indications les plus claires pour progresser. À cela s’ajoute le fait que nous avons dû réhomologuer la voiture et que nous utiliserons de nouveaux pneus », a ainsi expliqué Ferdinando Cannizzo, responsable des véhicules d’endurance de Ferrari. 

« La fédération a décidé de réévaluer toutes les voitures dans une nouvelle soufflerie aux États-Unis. Cela a conduit à un repositionnement de la 499P dans la fenêtre de performance, qui doit désormais être pleinement comprise et traitée par des ajustements des réglages. » 

Nouveaux pneus

Le package aero a ainsi été revu sur des zones spécifiques de la 499P, principalement le soubassement, afin d’atteindre les objectifs de traînée et d’appui aérodynamique définis par le règlement. La référence aux nouveaux pneus introduits par Michelin est liée à l’arrivée d’une nouvelle version des Pilot Sport pour les prototypes, avec trois types de gommes différents, qui représenteront une autre inconnue pour les écuries. 

Ferdinando Cannizzo, responsable des voitures d’endurance : Concernant les nouveaux pneus Michelin, il nous faut non seulement rétablir la corrélation entre les données de soufflerie et les performances en piste, mais aussi trouver une nouvelle adéquation entre les réglages de la voiture et les pneus. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu l’occasion d’explorer pleinement toutes les gommes, ayant principalement testé la gomme medium. Si la montée en température des pneus s’est améliorée, nous devons encore appréhender pleinement son impact sur l’équilibre général de la voiture. Nous finaliserons ce travail d’ici le début du championnat .   

Des objectifs évidents

Si Porsche n’est plus là, on doit s’attendre à une rivalité accrue avec Toyota, qui a fait le choix du changement en introduisant une toute nouvelle machine, la TR010.

Antonello Coletta, responsable mondial de l’endurance et des clients Corse : « L’objectif pour 2026 est de défendre le leadership que nous avons acquis en 2025. Ce ne sera pas simple, car nos rivaux sont de plus en plus compétitifs et beaucoup d’entre eux alignent des voitures mises à jour, tandis que nous avons adopté une approche différente, convaincus que la 499P reste suffisamment compétitive pour lutter au plus haut niveau.  

Nous aborderons la saison course après course, avec pour objectif d’obtenir le meilleur résultat possible. Notre philosophie est de toujours regarder vers l’avenir, sans nous attarder sur les succès passés, même après une saison inoubliable comme celle de 2025, où nous avons vécu l’expérience unique de ramener un titre mondial en catégorie reine de l’endurance à Maranello après plus de 50 ans.  

En 2026, nous aborderons ce défi avec une concentration maximale, sans nous laisser perturber si les choses ne se déroulent pas toujours parfaitement. Nos pilotes possèdent une riche expérience, et je suis donc convaincu qu’aucun d’entre eux ne ressentira la pression de débuter la saison en tant que champions du monde en titre .  

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Sur fond d’incertitudes sur l’avenir de la marque, Alpine officialise son retrait du WEC

12 février 2026 à 14:55

Alpine revoit sa stratégie face à des ventes de voitures électriques moins fortes que prévu. Adieu l’endurance et le WEC. La marque concentre ses efforts sur la Formule 1, mais son avenir reste incertain.

Des ventes de voitures de route sous pression

Alpine Cars, marque française de sportives, annonce un ajustement de son plan de développement. La décision intervient alors que le marché des véhicules électriques croît moins rapidement que prévu. Malgré une croissance récente à trois chiffres et une gamme élargie à trois modèles depuis 2024, les résultats commerciaux ne suffisent pas à garantir la pérennité de la marque.

Priorité à la Formule 1, fin du WEC

Pour concentrer ses ressources, Alpine met fin à sa participation au Championnat du Monde d’Endurance FIA (WEC) après la saison 2026. L’attention se porte désormais sur la Formule 1, où la nouvelle Alpine A526 a été présentée à Barcelone le 23 janvier. Le premier Grand Prix de la saison 2026 aura lieu le 8 mars à Melbourne, en Australie. Pour autant, l’écurie Alpine n’utilise plus de moteur développé à Viry-Châtillon. En effet, l’usine d’Enstone (Angleterre) est devenue cliente Mercedes pour la F1 !

La marque précise que, malgré ces ajustements, l’avenir reste incertain et dépendra des résultats commerciaux des modèles de route et de la réussite en compétition.

« (…) nous devons prendre des mesures décisives et claires afin de créer une marque avec un avenir durable »

Philippe Krief, CEO Alpine

Transformation du site de Viry-Châtillon

Le site historique de Viry-Châtillon, rebaptisé Alpine Tech, sera dédié à l’innovation pour Renault Group et Alpine. Des partenariats externes sont recherchés pour tirer parti des équipements et compétences disponibles. Un plan de protection de l’emploi accompagnera les collaborateurs tout au long de la transition.

L’avenir du site francilien semble donc en sursis. D’autant que pas mal de profils sont partis suite à l’annonce de la fin du moteur maison pour la F1.

Une gamme toujours sur 25 marchés

Alpine commercialise actuellement trois modèles : l’Alpine A110, la citadine A290 et le fastback A390, distribués sur 25 marchés via 170 Alpine Stores et un centre expérientiel au Mans.

La marque avait été totalement orientée vers le tout électrique. Un choix fait par d’autres également. Certains en reviennent, d’autres risquent d’y rester corps et biens. En creux, on croit percevoir qu’Alpine cherche un partenaire pour un modèle commun. On se trompe ?

Calendrier sportif 2026

  • Formule 1 : Saison commencée avec l’A526, premier Grand Prix à Melbourne le 8 mars.
  • WEC : Dernière saison en 2026 avec présentation de la livrée A424, première course le 28 mars au Qatar.

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Renault va-t-il tourner la page de Viry-Châtillon ? Le maire dénonce un renoncement

9 février 2026 à 12:39

À Viry-Châtillon, l’avenir du site historique Alpine de Renault Sport apparaît incertain. Le maire de la commune affirme que le constructeur renoncerait aux engagements pris après l’arrêt du développement du moteur de Formule 1. Un comité social d’entreprise est prévu le 12 février.

Un site historique dans le flou

Dans un communiqué publié le 8 février, Jean-Marie Vilain, maire de Viry-Châtillon (Essonne) et conseiller régional d’Île-de-France, indique avoir appris que Renault renoncerait à ses engagements concernant le site Alpine.

Selon lui, le constructeur devrait faire une annonce à ce sujet lors d’un comité social d’entreprise (CSE) prévu le 12 février.

Le site de Viry-Châtillon est présenté comme l’usine historique des moteurs de Renault Sport. Cependant, il a été créé par le pilote et constructeur Amédée Gordini. Il constitue depuis un lieu emblématique du sport automobile en Essonne. Avec Alpine (Dieppe) il est le symbole de la prise de contrôle par Renault des artisans de l’époque.

Des engagements remis en cause

Après l’annonce, en 2024, de l’arrêt du développement d’un moteur de Formule 1, Renault s’était engagé à relancer des activités sur le site. Il était notamment question d’un centre d’ingénierie d’excellence.

D’après les échanges évoqués par le maire avec un responsable du groupe, ce centre ne poursuivrait finalement aucun des programmes initialement annoncés, dont un projet de moteur à hydrogène. L’arrêt évoqué du programme WEC (endurance) plane également sur le site.

Jean-Marie Vilain dénonce un abandon des engagements pris par le constructeur et s’inquiète des conséquences pour l’avenir du site.

Un CSE confirmé, mais sans ordre du jour public

Contactée par l’AFP, une porte-parole d’Alpine n’a ni confirmé ni infirmé ces informations. Elle a en revanche confirmé la tenue d’un CSE le 12 février. Mais, tout en précisant qu’aucun ordre du jour n’avait été rendu public à ce stade.

Un représentant de la CGT Renault a indiqué ne pas avoir encore été informé de la tenue de ce CSE. Selon lui, depuis l’abandon du moteur de F1, de nombreux salariés auraient quitté le site ou rejoint d’autres écuries.

Un contexte sportif contrasté

Le maire souligne que les salariés seraient inquiets. Et ce, malgré plusieurs victoires récentes de Renault en endurance (WEC 2025) et au Rallye Paris-Dakar. En effet, Dacia et l’engagement en W2RC (rallye-raid) serait aussi dans le panier des coupes budgétaires de François Provost, le Directeur général de Renault.

Jean-Marie Vilain rappelle également l’importance symbolique du site pour la commune et pour l’histoire du sport automobile français. Affaire à suivre.

Amédée Gordini et la naissance du site de Viry

Le site de Viry-Châtillon trouve son origine dans l’histoire d’Amédée Gordini, pilote et constructeur d’origine italienne naturalisé français. Installé en région parisienne, il développe dès l’après-guerre des moteurs et des voitures de compétition qui marqueront le sport automobile français. L’usine de Viry devient progressivement un lieu stratégique pour la conception et la préparation de mécaniques destinées à la compétition.

Renault Sport, cœur moteur de la compétition

Intégré par la suite dans l’organisation de Renault Sport, le site de Viry-Châtillon s’impose comme un centre majeur de développement moteur, notamment en Formule 1. Il participe pendant plusieurs décennies aux programmes moteurs du constructeur en compétition. Au fil du temps, Viry devient l’un des symboles industriels et techniques de l’engagement de Renault dans le sport automobile.

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Alpine Hypercar : fin de partie à l’issue de la saison 2026 ? Le sort de Viry plus que jamais menacé…

1 février 2026 à 18:06
Alpine

Certains sont moqués pour leur discours décliniste et le « tout fout le camp ». Force est de constater que le sport automobile tricolore ne traverse pas une période très glorieuse…Les dernières rumeurs sont inquiétantes à ce propos. Le programme Alpine Hypercar n’a été confirmé que pour la saison 2026, et pour cause : une rumeur persistante évoque purement et simplement la fin du programme à l’issue de cette saison, qui verra pourtant le jeune Victor Martins rejoindre l’armada des prototypes bleus.

Un défi industriel et économique à surmonter

Le problème ne vient pas des résultats sportifs, qui sont encourageants, mais de réalités purement économiques et structurelles : en dépit de la croissance de ses ventes (Alpine a franchi la barre des 10.000 ventes en 2025), la marque n’est pas encore vraiment rentable. La trajectoire financière n’est pas encore au niveau des objectifs fixés, d’autant que l’élargissement des marchés, avec en ligne de mire les Etats-Unis, est encore une fois contrarié par les soubresauts des relations transatlantiques.

Alpine aborde un tournant à la fois stratégique et très délicat, en basculant vers le tout électrique, ce qui est très périlleux pour une marque sportive et à la production limitée. On a vu ce que cela a donné avec le Folgore chez Maserati.  L’arrivée de l’A390 et le renouvellement de la berlinette posent des questions de coûts et de rentabilité. Des impératifs industriels et économiques auraient ainsi raison du sport, à l’instar de ce que Porsche vient d’acter en mettant fin au programme 963 en WEC. Autre point, le nouveau directeur général de Renault, François Provost, connu pour son expérience commerciale et financière, n’est pas réputé comme un grand amoureux de la compétition. 

Viry, un avenir encore en suspens

Autant dire que les nuages s’assombrissent pour Alpine Hypercar, et par conséquent pour le site de Viry-Châtillon, qui avait été repositionné comme le cœur de “Hypertech Alpine” après la fin du programme F1. D’aucuns disaient déjà n’y voir que de l’enfumage…attendons de voir. Ce qui est sûr, c’est que la fin de l’hypercar marquerait à coup sûr un coup fatal pour Viry, qui se remet à peine de la fin brutale de la Formule 1. 

Toute l’activité F1 est désormais à Enstone, tandis que le Dacia Sandrider du Dakar est assemblé en Angleterre. Le programme rallye-raid aussi ne semble pas devoir durer très longtemps. C’est donc tout un pan conséquent du patrimoine du sport automobile français qui pourrait vaciller, l’enterrement final de Gordini en somme… 

Les têtes pensantes Alpine Racing sur le départ ?

Cela expliquerait les rumeurs touchant certains piliers de la maison. Bruno Famin – actuellement vice-président Motorsport d’Alpine – serait sur le départ. Nommé directeur exécutif d’Alpine Racing à Viry-Châtillon en février 2022, il a ensuite été promu directeur d’Alpine Motorsports, puis directeur d’équipe en Formule 1 en juillet 2023, un poste qu’il a quitté un an plus tard. Depuis, il supervisait toutes les activités sportives du groupe Renault hors F1 en tant que vice-président Motorsport, notamment l’endurance et le rallye-raid.   Autre départ majeur qui circule sur le bout des lèvres, celui de François Champod, directeur adjoint Motorsport d’Alpine et figure de longue date du groupe Renault.

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