Les États-Unis et l’Iran se sont livrés samedi à de nouveaux échanges de frappes, s’accusant mutuellement de violer le cessez-le-feu signé le 17 juin. Donald Trump a quant à lui renoué avec ses propos incendiaires et ses menaces de destruction de la république islamique, faisant craindre une nouvelle escalade entre les deux pays.
Cargos navigant près du détroit d’Ormuz, vus depuis le nord de Ras el-Khaïmah, à proximité de la frontière avec le gouvernorat omanais de Musandam, le 11 mars 2026 (REUTERS/Stringer/Photo d’archive).
Malgré la signature, le 17 juin, d’un protocole d’accord en vue d’un règlement de la guerre entre Washington et Téhéran, la question cruciale de l’avenir du détroit d’Ormuz n’est pas résolue. L’Iran entend bien en conserver le contrôle et le regain de tensions lié à la récente attaque d’un porte-conteneurs laisse craindre une instabilité durable.
Le Liban et Israël, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques, ont signé un texte commun avec les États-Unis dans le rôle de médiateur, qui impliquerait un retrait partiel de Tsahal du Sud-Liban. Le Hezbollah a déjà rejeté l’accord. Dans la nuit de vendredi à samedi, l’armée américaine a ciblé des lieux de stockage de missile en Iran.
Marco Rubio a assisté à la signature d’un accord tripartite entre Israël, les Etats-Unis et le Liban vendredi 26 juin à Washington (REUTERS/Ken Cedeno)
Dans l’enclave palestinienne ravagée par la guerre, les matchs de la Coupe du monde, diffusés dans des cafés improvisés, offrent à une partie des habitants une brève échappatoire aux souffrances du quotidien.
Des déplacés palestiniens regardant le match entre la Belgique et l’Égypte sur un écran installé dans le camp de Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 15 juin 2026.
Qu’ils soient britanniques, allemands ou indiens, de très nombreux étrangers qui avaient quitté la région au début de la guerre s’apprêtent à revenir depuis l’accord de paix intérimaire. La presse locale s’en félicite.
Des dizaines de morts sont à déplorer au Liban, samedi 20 juin, en dépit de la conclusion d’un cessez-le-feu la veille entre le Hezbollah et Tel Aviv. Des discussions techniques entre délégations américaine et iranienne doivent tout de même se tenir dimanche.
Israël et le Hezbollah libanais ont accepté vendredi l’instauration d’un cessez-le-feu, après que des frappes massives israéliennes au Liban ont poussé l’Iran à se retirer des pourparlers de paix avec les États-Unis. Le Liban se retrouve plus que jamais “au cœur du bras de fer” entre Washington et Téhéran, observe la presse internationale.
Le report ce vendredi 19 juin des négociations entre Washington et Téhéran prévues en Suisse a jeté une ombre sur le protocole d’accord tout juste signé entre les deux parties, tandis que la nouvelle flambée de violences entre Israël et le Hezbollah risque de faire dérailler le processus diplomatique.