L’escalade entre les rebelles yéménites et l’Arabie saoudite, enclenchée le mois dernier, franchit un nouveau seuil. Après des frappes houthistes contre des troupes prosaoudiennes au Yémen, ayant fait 58 morts la semaine dernière, ce sont six marins qui sont morts dans une attaque contre un cargo dans le détroit de Bab El-Mandeb.
Des hommes armés s’en sont pris lundi 10 août à des habitants kurdes de Ras Al-Aïn qui rentraient chez eux, sept ans après avoir fui l’offensive de la Turquie et de ses supplétifs syriens. Alors que l’accord conclu entre les Kurdes et le pouvoir à Damas prévoit leur retour, ces violences illustrent les tensions qui persistent dans les régions syriennes à majorité kurde.
Le Premier ministre israélien s’est fermement opposé dimanche à la dernière feuille de route américaine acceptée par le Hamas, affirmant que Tsahal ne se retirerait pas de Gaza tant que le groupe islamiste ne serait pas totalement désarmé. Pour la presse internationale, Nétanyahou joue un jeu “très dangereux” et risque de fragiliser un peu plus ses relations avec Washington.
Le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane a reçu vendredi le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, à La Mecque, où tous trois ont signé un accord de défense conjoint. Ce “bouclier” contre la menace iranienne marque un “pas inédit” dans la restructuration de l’architecture régionale, estime la presse internationale.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, après la signature d’un pacte de défense à La Mecque, le 7 août 2026.
Téhéran a indiqué mercredi s’être mis d’accord avec Mascate sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le passage maritime, dont ils sont tous deux riverains. Pour la presse américaine, le projet reviendrait de fait à consacrer le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit.
Les Libanais commémorent dans la douleur l’explosion gigantesque ayant fait, le 4 août 2020, plus de 200 morts et décimé des pans entiers de leur capitale. Mais contrairement aux précédentes commémorations, celle-ci se distingue par l’espoir d’un aboutissement de l’enquête, entravée pendant de longues années.
Près de vingt personnes ont été tuées dans des bombardements de l’armée israélienne sur l’enclave palestinienne, quelques jours après l’annonce par Donald Trump d’un accord sur le désarmement du Hamas et le retrait israélien du territoire occupé.
Une Palestinienne déplacée réagit en observant la destruction d’abris de fortune à la suite d’une frappe aérienne israélienne ayant visé Deir El-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 1er août 2026.
En acceptant la feuille de route du plan Trump prévoyant la mise hors service progressive de son arsenal en échange d’un retrait graduel de l’armée israélienne, le Hamas ouvre la perspective d’une fin de la guerre à Gaza, ardemment attendue par la population de l’enclave. Mais le succès de cet accord dépend désormais aussi de la volonté d’Israël de s’y conformer, observe la presse palestinienne.
Les récentes attaques des houthistes contre des intérêts saoudiens et leur annonce d’un blocus maritime dans le détroit de Bab El-Mandeb risquent de balayer le fragile statu quo qui régnait au Yémen. Tous les acteurs se préparent à une reprise des combats à grande échelle, analyse la presse internationale.
Des membres d’une unité militaire houthiste lors d’une manifestation contre l’Arabie saoudite, à Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par le groupe armé, le 17 juillet 2026.
Restée à l’écart depuis le début du conflit entre l’Iran et les États-Unis, la milice yéménite alliée de Téhéran entrave, depuis le 20 juillet, la principale voie maritime de contournement du détroit d’Ormuz pour les exportations pétrolières saoudiennes. Objectif : exercer une pression supplémentaire sur le marché mondial de l’or noir en vue de gains géopolitiques au profit de l’“axe iranien”, analyse “L’Orient-Le Jour”.
Un marin yéménite (de la marine relevant du gouvernement officiel, opposé aux houthistes) à bord d’un navire au large des îles Hanish, en mer Rouge, le 27 juillet 2026.
Depuis le début de l’été, des centaines de jeunes Gazaouis ont pu profiter de piscines improvisées construites au bord de mer avec des gravats grâce à l’initiative d’un homme. Une échappatoire pour ces enfants traumatisés, raconte la correspondante du “Guardian” dans l’enclave palestinienne.
En pleine recrudescence de la guerre contre l’Iran, le Koweït cherche à diversifier ses alliances militaires. Alors que les milliers de soldats américains stationnés dans ce pays n’ont pas suffi à empêcher les attaques de Téhéran, Islamabad s’impose un peu plus comme “une solution de remplacement ou un complément” de la protection américaine dans le Golfe, estime la presse régionale.
Cheikh Mechaal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, émir du Koweït, lors d’une allocution télévisée le 9 mars 2026, une semaine après que les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran.
Donald Trump a renoncé, pour l’instant, à attaquer massivement l’Iran. Selon “The New York Times” et d’autres médias d’outre-Atlantique, sa décision serait notamment liée à la dangereuse diminution des réserves d’intercepteurs de missiles.
Dan Caine, le chef d’état-major interarmées, aurait mis en garde Donald Trump sur le risque d’amenuiser les réserves d’intercepteurs de missiles des États-Unis. Il était auditionné le 21 juillet 2026 au Congrès de Washington.
Le gouvernement israélien a approuvé, dimanche 26 juillet, le principe du déploiement d’une force multinationale et celui de l’entrée du comité appelé à l’administrer dans l’enclave palestinienne. Une avancée pour le plan de paix du président américain, annoncée juste avant la visite à Washington de Benyamin Nétanyahou, mais qui reste strictement encadrée par les exigences de l’État hébreu.
Durant tout le week-end, l’armée israélienne a mené une vaste opération “antiterroriste” en Cisjordanie occupée suite à de violents affrontements entre Palestiniens et colons israéliens. Une situation explosive envenimée par les déclarations incendiaires du gouvernement de Benyamin Nétanyahou.
Une arrestation musclée lors d’une manifestation pour dénoncer la violence des colons israéliens en Cisjordanie, à Tel-Aviv (Israël), le 25 juillet 2026.
Washington a signé mercredi un accord de coopération nucléaire avec le royaume, ouvrant la voie à un programme nucléaire civil et à l’enrichissement d’uranium sur le sol saoudien. La presse américaine s’alarme des concessions accordées à Riyad, notamment d’une dérogation exemptant l’Arabie saoudite des inspections internationales renforcées habituellement exigées.
Le prince saoudien et Premier ministre Mohammed ben Salmane s’exprime aux côtés du président américain Donald Trump lors d’une visite à la Maison-Blanche à Washington, le 18 novembre 2025.
Dans ce nouveau bras de fer qui se joue au Moyen-Orient entre les États-Unis et l’Iran, Washington chercherait à accroître la pression militaire en vue d’obtenir des concessions, notamment sur la question du contrôle du détroit d’Ormuz. Mais certains évoquent un autre scénario en cas d’échec du plan actuel : celui d’une guerre de plus longue durée, visant à renverser le régime iranien.
Capture d’écran d’une vidéo diffusée par le Centcom, le Commandement central des États-Unis, le 21 juillet 2026, montrant les forces américaines se préparer à mener des frappes contre l’Iran.
L’armée libanaise est entrée le 21 juillet dans une localité du sud du pays dont l’armée israélienne s’est retirée, première concrétisation de l’accord-cadre conclu sous l’égide des États-Unis entre Beyrouth et Israël. Ce déploiement intervient alors que le président libanais Joseph Aoun doit s’entretenir avec Donald Trump à la Maison-Blanche. Mais la poursuite du processus reste conditionnée à la capacité des autorités libanaises à retirer les armes du Hezbollah.
Des véhicules de l’armée libanaise entrant le 21 juillet 2026 dans la localité de Zaoutar Al-Gharbiyé, dans le sud du Liban, l’une des “zones-pilotes” prévus par l’accord-cadre signé en juin par Israël et le Liban.
Les autorités irakiennes ont placé le Hezbollah sur la liste des organisations soumises à des restrictions bancaires et financières, ont annoncé le 15 juillet plusieurs médias irakiens et libanais. Une décision qui intervient au lendemain de la visite cette semaine du nouveau Premier ministre irakien, Ali Al-Zaidi, à Washington.
Les Émirats arabes unis procèdent à une brusque accélération de leurs projets de contournement du détroit d’Ormuz. Dernier en date, la création d’un nouveau port sur la côte est, qui donne directement sur la haute mer. Ce qui constitue un bouleversement des centres de gravité du pays, jusque-là archidominé par Dubaï et Abou Dhabi, les deux poids lourds économiques et politiques de l’ouest de la monarchie fédérative, situés derrière le détroit.