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Kernel Recipes 2026 – 13e édition : c'est reparti !

Nous sommes fiers de vous annoncer la 13ᵉ édition de Kernel Recipes. Elle aura lieu du 21 au 23 septembre 2026 à Paris, à la Fondation Biermans-Lapôtre, 9A boulevard Jourdan dans le 14ᵉ, RER Cité universitaire. Comme les années précédentes, une vingtaine d’interventions autour du fonctionnement de la communauté, des outils, de Rust, de la sécurité… et, pour la première fois (mais de façon raisonnée), de l’IA appliquée au développement noyau.

Le parrain de cette édition : Jonathan Corbet

Cette année, nous avons l’immense honneur d’accueillir Jonathan Corbet en tant que parrain de l’édition. Rédacteur en chef de LWN.net et observateur privilégié du développement du noyau depuis des décennies, il a participé grandement à la construction du programme – autant dire que l’édition s’annonce très bien !

Logo

Les conférences : variées, avec un peu d’IA, du Rust, de la sécurité, des outils…

Le programme mêle, comme d’habitude, mainteneurs historiques et nouvelles têtes :

  • Steven Rostedt revient sur les coulisses peu glorieuses des futex (Futex: The good, the bad and the ugly! (mostly ugly)) ;
  • côté Rust, Miguel Ojeda fait le point sur Rust for Linux et Danilo Krummrich (Red Hat, fondateur du driver Nova pour GPU NVIDIA) détaille comment imposer à la compilation les règles de cycle de vie des drivers ;
  • côté sécurité, Marta Rybczynska se demande si Linux est enfin secure by default, et Greg Kroah-Hartman abordera la sécurité à l’ère des LLM ;
  • côté outils, on retrouve Patrick Steinhardt (GitLab) sur l’actualité de Git, Konstantin Ryabitsev sur l’infrastructure kernel.org, et Matthieu Baerts sur MPTCP ;
  • côté ordonnancement et mémoire, SeongJae Park présente DAMOS, Changwoo Min et Gavin Guo (Igalia) parlent de leur ordonnanceur BPF LAVD, Victor Laforet (Inria) de verrouillage et ordonnancement, et Roman Guschchin de la gestion mémoire des cgroups ;
  • et bien sûr, Martin Uecker, Arnd Bergmann, Detlev Casanova (Collabora) et d’autres viendront compléter ce menu copieux.

Et la fameuse touche IA, justement : oui, le sujet est au programme cette année, mais on est resté raisonnable :

  • Greg Kroah-Hartman, « You are holding it wrong! » : comment obtenir d’un LLM un correctif de bug réellement valide, ce qui marche, ce qui ne marche pas, et pourquoi la plupart des gens s’y prennent mal ;
  • Roman Guschchin, The Sashiko review system : un système de revue de patchs assisté par IA, conçu spécifiquement pour le noyau, qui aurait détecté plus de la moitié des bugs dans un corpus de 1000 correctifs historiques ayant pourtant passé la revue humaine.

Deux conférences, une seule vraie question : à quoi ressemble l’outillage assisté par IA quand il se confronte à la rigueur du développement noyau ?

Comme chaque année, Kernel Recipes organise ses enchères caritatives ! Cette année, nous avons souhaité mettre à nouveau en lumière le travail de la Software Freedom Conservancy. Bradley Kühn interviendra sur ce sujet le 22 septembre, juste avant le lancement des enchères.

Dans la salle

Frank sera bien sûr de la partie pour croquer sur le fait les orateurs et oratrices, mais aussi participants, perpétuant une tradition désormais incontournable de la conférence.

Notre mascotte est en train de se faire une beauté et devrait apparaître prochainement dans de nouveaux habits.

Mascotte

Sponsors

La conférence ne pourrait pas avoir lieu sans nos sponsors. Ils nous supportent en 2026 : Meta, ARM, PremDay, Jump Trading, HaProxy, Igalia, Collabora et d’autres à venir très bientôt.

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Why Drawing Tablet Brands Won't Collaborate on Linux FLOSS Drivers - David Revoy

22 juin 2026 à 14:36
Et ben on ne peut pas dire que les fabricants de tablette collaborent vraiment pour faire tourner leur matériel sous Linux.
(Certes sous Linux la plupart des packages dédié à la gestion des tablettes portent le nom d'une marque - Wacom - ce qui refroidit les concurrents.)
C'est quand même du gâchis.
(Permalink)

Someone Forked systemd Over Its New Birth Date Field

22 juin 2026 à 01:48
The blog Linuxiac reports: A new systemd fork has appeared with a specific purpose: removing systemd's recently added support for storing a user's birth date in JSON user records. The fork, called Liberated systemd, published its first tagged release as v261 shortly after the official systemd 261 release. In other words, the fork follows upstream systemd while reverting the change that added the new optional birthDate field. Importantly, this is not a new init system, a wider redesign of systemd, or a general-purpose alternative to the upstream project. Its stated purpose is to remain close to upstream systemd while removing what the author describes as "surveillance enablement"... The author recommends testing the fork in a virtual machine before using it on real hardware and warns nightly builds are more likely to be unstable than named releases.

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After Six Years Of Work and Over 360 Patches, Linux 7.2 Finally Removes Bug-Prone strncpy

21 juin 2026 à 18:12
Tech Times reports: Linux 7.2's merge window closed out a cleanup campaign on Friday that most kernel developers had stopped expecting to see end: the complete removal of strncpy(), a C string-copy function that the kernel's own documentation labels "actively dangerous," from every subsystem, driver, and architecture-specific file in the kernel source tree. The merge landed June 20, 2026. After around 362 commits spread across six years of incremental work, no call site using the function remained, and the function itself — including the last per-CPU-architecture optimized implementations — was struck from the source. The removal matters beyond housekeeping. strncpy() is a persistent source of a specific class of memory error: kernel buffers that contain sensitive data can leak bytes past an unterminated string boundary, a pattern that enables memory disclosure vulnerabilities. Eliminating the function from the tree removes that entire class from the kernel's attack surface — and, critically, makes strncpy() unavailable to any future contributor, turning a best-practice suggestion into an enforced policy. Phoronix notes it's replaced by five different functions: In place of strncpy, Linux kernel code should use strscpy() for NUL terminated destinations, strscpy_pad() for NUl-terminated destinations with zero-padding, strtomem_pad() for non-NUL-terminated fixed-width fields, memcpy_and_pad() for bounded copies with explicit padding, or memcpy() for known-length memory copies. "The reason five functions were needed," explains Tech Times, "is that different parts of the kernel were using strncpy() for five semantically distinct memory operations — each with a different intent, different termination requirement, and different padding behavior. " The original function obscured all of those differences under a single ambiguous name. The 362-commit campaign to replace it was, in effect, a codebase-wide audit that forced every call site to declare its actual intent in code That is an engineering outcome with lasting value: the kernel's string-handling semantics are now explicit where they were previously implicit, and future maintainers can read a function name and understand what a copy operation actually does.

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PipeASIO, un pilote ASIO pour musiciens sous Linux

11 juin 2026 à 05:40

PipeASIO est un développement indépendant, porté par un internaute tchèque sous le pseudo M0N7Y5 et quelques autres. Si vous avez déjà fait de la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) vous savez forcément ce qu’est un ASIO. Pour tous les autres, je vais résumer grossièrement.

Un dialogue direct et sans latence

L’acronyme ASIO signifie Audio Stream Input/Output, ce qui se traduit simplement par « Entrée et sortie des signaux audio ». C’est le protocole qui permet à un logiciel de dialoguer avec la puce qui gère le matériel sonore de votre PC. Chaque logiciel s’appuie ainsi sur une sorte de chemin logique qui va dire à la « carte son » ce qu’elle doit faire.

Une prise en charge complète et autonome

Une prise en charge complète et autonome

Ce chemin direct offre un avantage énorme pour l’utilisateur, il permet un traitement instantané des ordres donnés. Ce qui n’est pas désagréable quand on fait de la musique. Personne n’a envie d’entendre un instrument « sonner » quelques instants après avoir appuyé sur la touche d’un clavier MIDI, par exemple.

FLStudio et PipeASIO

FLStudio et PipeASIO

Le service proposé par PipeASIO permet de retrouver ce dialogue sous Linux depuis des outils développés sous Windows comme FL Studio ou Ableton. Le travail a été mené à partir d’un fork de WineASIO qui a été modifié pour dialoguer avec PipeWire pour retrouver une latence minimale.

Ableton et PipeASIO

Ableton et PipeASIO

PipeASIO parfaitement fonctionnel avec les logiciels standard

Les tests ont montré que le résultat est beaucoup plus efficace qu’auparavant. La gestion audio est parfaite, le fonctionnement ne perd rien en route6, aucune information n’est égarée et la latence proposée est conforme à celle d’un synthétiseur commercial. Testé par l’auteur avec FL Studio sous CachyOS et Proton, PipeASIO est également fonctionnel sous Ableton et devrait l’être tout autant avec Reaper. Des logiciels de MAO parmi les plus standards du marché. 

Toute la documentation est disponible sur Github. Vous trouverez les sources, un guide d’installation et plein d’informations sur le site dédié. Le tout est sous licence GPL 3.0… Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que ce genre de développement est une vraie avancée pour certains utilisateurs sous Linux. J’imagine plein de petites « Steam Deck » se transformer en outils de composition du jour au lendemain.

Un grand merci à Alexis pour l’info !

PipeASIO, un pilote ASIO pour musiciens sous Linux © MiniMachines.net. 2026

Projet Solara : Microsoft veut remplacer la bonne vieille informatique par des agents IA - Next

4 juin 2026 à 09:22
Donc avec Solara - destiné à remplacer Windows - Microsoft annonce comment il voit l'avenir de ses systèmes d'exploitation.
Solara qui est basé sur Android AOSP.
Donc Linux.

Donc Microsoft annonce fièrement que l'avenir de Microsoft, c'est Linux.
CQFD.
(Permalink)

Ubuntu 26.04 is the OS for the AI agentic era, says Canonical's Mark Shuttleworth - here's why | ZDNET

3 juin 2026 à 09:28
Oh pitié.
Canonical (Ubuntu) veut aussi faire un virage IA. Mais visiblement plus destiné aux développeurs qu'aux simples utilisateurs.
Bon j'avais déjà quitté Ubuntu pour Linux Mint (oui je sais, c'est dérivé d'Ubuntu, mais c'est très propre pour le moment).
Je n'aimais déjà pas les snaps, mais avec de l'IA en plus, non merci.
(Permalink)

CIFSwitch, la nouvelle faille Linux qui donne silencieusement les clés de votre système depuis 2007

1 juin 2026 à 08:47

Un bug vieux de 19 ans vient d'être découvert dans le noyau Linux. Baptisé CIFSwitch, il permet à n'importe quel utilisateur sans privilèges d'obtenir un accès root complet — et l'exploit est déjà public.

Linux Developers Consider Retiring The x32 ABI

30 mai 2026 à 21:34
The Linux kernel mailing list has a new patch proposing the retirement of the x32 ABI, reports Phoronix: The Linux x32 ABI for x86_64 processors allow making use of the full 64-bit register file and wide data path but retaining 32-bit pointers to provide for a smaller memory footprint when not needing 64-bit pointers. Linux x32 came to the party late and didn't enjoy much adoption over the years and is now looking at possible removal from the Linux kernel. The x32 code was a nice concept for helping lower memory footprint requirements while otherwise making use of the x86_64 capabilities, but with its limited adoption and x86_64 simply being the de facto standard these days, Linux kernel developers are looking at phasing out the x32 ABI. The x32 ABI was added in Linux 3.4 back in 2012 plus also required updated compiler support too. The proposed patch argues "there is practically no real use for x32," noting that some Linux vendors (like Debian) already disable x32 by default to reduce attack surfaces. "Should nothing happen within the next half year, lets remove code bits around August after the summer break." Discussions about dropping x32 support first started in 2018...

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Revue de presse de l’April pour la semaine 21 de l’année 2026

Par : echarp
26 mai 2026 à 11:22

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Slate.fr] La France se prépare à larguer les géants américains de la tech, l'Europe pourrait suivre

✍ Juliette Boyer, le dimanche 24 mai 2026.

La France semble être la cheffe de file d’un mouvement croissant en Europe, cherchant à atteindre au plus vite la souveraineté numérique pour ne plus dépendre des États-Unis, ni de l’humeur de son président, Donald Trump.

[Les Numeriques] Bye bye Microsoft Office: Euro-Office, l'alternative gratuite qui a séduit 2 millions d'Européens, arrive cet été

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le mercredi 20 mai 2026.

Chaque matin, des millions d’Européens ouvrent Word, Excel ou PowerPoint sans y penser. Ce réflexe quotidien alimente une dépendance colossale à Microsoft. Neuf entreprises du continent ont récémment lancé Euro-Office, une suite bureautique gratuite et open source, pour y mettre fin. En France, 330 000 agents de l’Éducation nationale l’ont déjà adoptée.

[Solutions Numeriques & Cybersécurité] Souveraineté numérique: une coalition européenne de l'open source veut imposer l'examen systématique des alternatives ouvertes

✍ Charlotte Rabatel, le mercredi 20 mai 2026.

Plusieurs acteurs européens de l’open source demandent à Bruxelles d’inscrire dans la loi un principe «Open Source First». Leur proposition: obliger les administrations à évaluer et documenter l’existence d’alternatives open source avant tout recours à une solution propriétaire.

[Les Numeriques] “C'est ingérable”: Linux, pilier de l'open source mondial, fait face à la plus grande crise de son histoire à cause de l'IA

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le lundi 18 mai 2026.

La mailing list sécurité du noyau Linux, l’une des infrastructures les plus critiques de l’open source mondial, est en train de craquer sous le poids des rapports de bugs générés par intelligence artificielle. Linus Torvalds a pris la parole ce dimanche 17 mai pour dénoncer une situation devenue, selon lui, ingérable.

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Linux Kernel Flaw Lets Unprivileged Users Access Root-Only Files, Execute Arbitrary Commands as Root

23 mai 2026 à 15:34
Qualys's Threat Research Unit (TRU) has discovered and published a logic flaw in Linux kernel "that permits an unprivileged local user to disclose sensitive files and execute arbitrary commands as root on default installations of several major distributions." Friday their blog pointed out "The bug has resided in mainline Linux since November 2016 (v4.10-rc1)." "Upstream patches and distribution updates are already available." Working exploits are circulating publicly, and administrators should apply vendor kernel updates without delay. During ongoing research into Linux kernel privilege boundaries, TRU identified a narrow window in which a privileged process that is dropping its credentials remains reachable through ptrace-family operations even though its dumpable flag should have closed that path. By pairing this window with the pidfd_getfd() syscall (added in v5.6-rc1, January 2020), an attacker can capture open file descriptors and authenticated inter-process channels from a dying privileged process and re-use them under their own uid. The primitive is reliable and turns any local shell into a path to root or to sensitive credential material [including host private keys under /etc/ssh ] CVE-2026-46333 is local-only, but the impact is severe... Any unprivileged shell on a vulnerable host is enough to read /etc/shadow, exfiltrate SSH host private keys, or execute arbitrary commands as root through hijacked dbus connections to systemd. In practice, the distinction between an unprivileged foothold and full host compromise collapses: a phished developer account, a constrained CI runner, a low-privilege service account, or a shared multi-tenant host all become direct paths to root. With the vulnerable code shipping in mainline kernels since v4.10-rc1 (November 2016), the historical exposure spans nine years of enterprise fleets, cloud images, and container hosts. Qualys followed responsible disclosure throughout. Qualys reported the vulnerability privately to the upstream Linux kernel security contact on 2026-05-11. Over the following three days the kernel security team developed and reviewed the fix, CVE-2026-46333 was assigned, and the patch was committed publicly on 2026-05-14. We then engaged the linux-distros mailing list, the standard pre-disclosure channel for downstream coordination. A short time later, an independent exploit derived from the public kernel commit appeared.... Qualys is releasing the complete advisory today because the underlying technique is novel, the public picture is now incomplete and uneven, and independent researchers have already achieved local root and published exploit material. Doing so gives defenders, detection engineers, and downstream maintainers a single authoritative reference for the flaw, the race against do_exit(), the role of pidfd_getfd(), and the four exploitation case studies.

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