La Coupe du monde est une fête pour tous. Pour les supporteurs, mais surtout pour ceux qui ne veulent pas regarder un seul match, ironise un journaliste du quotidien “Süddeutsche Zeitung”. Car les millions de personnes qui se massent dans les fan-zones sont autant de personnes en moins dans les piscines, les boutiques, ou encore les meilleurs restaurants.
Aux États-Unis comme en Allemagne, de plus en plus de gens envisagent l’expatriation pour fuir les crises économiques et politiques. S’ils se comprennent sur le plan personnel, ces départs aggravent en fait la situation dans chaque pays.
Dans le contexte géopolitique actuel, se préparer à l’apocalypse est compréhensible, écrit Arno Frank dans les colonnes de l’hebdomadaire allemand “Der Spiegel”. Pour autant, le journaliste refuse de participer à cet effort national. Car il est aujourd’hui difficile de savoir ce à quoi nous devons nous préparer. Et anticiper le pire est aussi, selon lui, une façon de s’entraîner à renoncer.
Le record de chaleur pour un mois de juin a été battu trois jours de suite outre-Manche, avec des conséquences alarmantes sur le tissu social et les infrastructures. Le pays n’est tout simplement pas prêt pour ce qui l’attend, s’inquiète “The Times”.
Sous l’impulsion de Washington, Tel-Aviv et Beyrouth ont conclu le 26 juin un accord inédit visant à instaurer une “paix durable” entre les deux pays. Mais son succès se heurte à des obstacles de taille, explique ce journaliste du quotidien israélien “Ha’Aretz”.
Alors que le bilan fait désormais état de près de 1 500 morts et 50 000 disparus, le quotidien “El Nacional” déplore, dans un éditorial, la réponse des dirigeants, qui n’est pas à la hauteur. Quant à l’armée, elle est “aux abonnés absents”.
Dans cet éditorial, le quotidien “El País América” s’inquiète de l’ingérence de plus en plus manifeste de l’administration Trump au Mexique, au Brésil ou en Colombie, rares pays encore gouvernés par la gauche en Amérique latine. Et prévient que la défense de la sécurité ne rend pas l’impérialisme plus acceptable.
Les partisans du maintien du Royaume-Uni dans l’UE prédisaient un effondrement économique dès le lendemain du référendum du 23 juin 2016. Avec une décennie de recul, un constat s’impose : la catastrophe n’a jamais eu lieu. À plusieurs égards, le pays fait même mieux que ses voisins, applaudit le très eurosceptique “Telegraph”.
Les pénuries d’eau à répétition obligent les Suédois à revoir leurs habitudes, et ils seraient bien inspirés de prendre exemple sur leurs voisins danois, affirme cet éditorial du “Dagens Nyheter”, à Stockholm.
Après plus d’un mois de blocage du pays par des organisations sociales qui exigent la démission du président de centre droit, Rodrigo Paz, de plus en plus de Boliviens “demandent de la fermeté, voire un système autoritaire qui ramène l’ordre et la paix publique”, raconte ce chroniqueur du média libéral “Brújula Digital”, qui craint que la crise ne dérape.
Dans le monde non occidental, la guerre a donné lieu à une vague de solidarité contre l’ingérence américaine, raconte dans les colonnes du “New York Times” cette journaliste d’origine iranienne enseignant à New York. Le conflit a ainsi rendu à un régime discrédité un rôle que l’Iran a déjà tenu au temps de la décolonisation, lorsque son Premier ministre, Mohammed Mossadegh, incarnait la quête d’indépendance nationale.