❌

Vue normale

Tenzu, héritier de Taiga pour la gestion collaborative de projets

20 octobre 2026 à 06:43

Je vous présente Tenzu, un logiciel libre de gestion de projets qui propose des tableaux Kanban en ligne collaboratif. Tenzu veut offrir une expérience de collaboration moderne, tout en restant léger à faire tourner et à utiliser.

logo animé de Tenzu

Tenzu est sous licence AGPLv3 et n'est pas open core. Nous fournissons des recettes de déploiement sous Docker-compose et Kubernetes. Nous avons également un SaaS dont les revenus reposent sur la contribution libre.

L'équipe derrière Tenzu est une petite coopérative française nommée Biru (bonjour !).

Tenzu, anciennement connu sous le nom de Taiga-Next, est le successeur de Taiga. L'objectif derrière Taiga a été d'encourager les bonnes pratiques dans la mise en place de l'agilité au sein d'une équipe tout en restant facile à prendre en main. Tenzu reprend cette philosophie avec un outil plus moderne, qui permet par exemple l'édition collaborative en temps réel.

Dans cette dépêche, nous allons revenir plus en détail sur ce que fait Tenzu à l'heure actuelle, la stack technique, la genèse du projet ainsi que nos plans pour la suite.

Sommaire

Tenzu, c'est quoi ?

Description

Tenzu est actuellement une alternative à Trello. Cet outil permet d'organiser son travail, de répartir les tâches et d'en faire le suivi.

Démo de Tenzu en action

Les fonctionnalités disponibles sont :

  • Espaces de travail : le logiciel s'organise autour d'un découpage par espace de travail puis par projet
  • Kanban : Créez vos tableaux kanban avec des statuts personnalisables
  • Cartes : une interface d'édition de cartes (appelé "story" pour l'instant) riche avec édition collaborative temps réel, commentaires, pièces jointes, commentaires, et plus à venir rapidement !
  • Un thème sombre et trois langues (français, anglais, espagnol) sont disponibles
  • Tout ce qui relève des cycles de développement (type SCRUM) est encore en spécification, nous sommes preneurs de testeurs motivés !

Stack technique et licence

Tenzu est une application web SPA, écrite en Angular et Django. Elle utilise django-ninja pour construire l’API et, pour ajouter de la réactivité temps-réel, nous utilisons django-channels à base de Redis et de websockets. La base de données utilisée est en PostgreSQL et l’API REST est entièrement documentée sous le standard OpenAPI.

Concernant le déploiement, l’environnement de développement tourne sous Docker et des recettes docker-compose ainsi qu’un helm-chart pour les environnements Kubernetes sont fournis par l’équipe dans la doc technique. Le helm-chart proposé est également celui utilisé pour le déploiement du SaaS officiel.

L’intégralité du logiciel est sous licence AGPL v3 et garanti sans open core. Pour l’instant nous ne sommes pas ouverts aux contributions de code, faute de ressources qui nous permettraient de mettre en place et d’encadrer une politique de contribution claire. Le fork reste évidemment possible et l’ouverture aux contributions externes est un objectif que nous souhaitons atteindre dès lors que le projet aura un socle fonctionnel plus avancé.

L'équipe

Tenzu est développé par Biru, une coopérative française créée en 2024 est dont le développement de Tenzu est l'activité principale.

L'équipe est actuellement composée de trois personnes :

  • Julie Rymer (c'est moi !), co-fondatrice et qui s'occupe principalement du développement backend ;
  • Paul Guichon, co-fondateur qui s'occupe principalement du développement frontend et de l'administration système ;
  • Marie Jubault-Bregler, associée et notre précieuse Product Designer.

L'équipe a son premier stand
L'équipe au complet qui expose pour la première fois en 2026

Comment le projet est né

L’héritier de Taiga

BIRU, l’entreprise derrière Tenzu, était au départ une ESN (Entreprise de Services du Numérique) qui faisait du développement à la demande d'applications web. En accord avec leurs convictions personnelles, Julie et Paul ont choisi de fonder Biru sous la forme d’une SCOP, une coopérative où chaque membre peut participer aux décisions stratégiques et où les bénéfices sont répartis équitablement. Très engagés dans le libre et l'opensource, l'objectif de Paul et Julie (les fondateurs) était, à terme, de pouvoir reverser une partie de leurs bénéfices à tous les outils libres qu'ils utilisent au quotidien au sein de l'entreprise et de transitionner dès que possible pour devenir eux-mêmes éditeurs opensource, en lieu et place de leur activité d'ESN.
Tenzu est d’abord né d’un projet interne visant à servir de bac à sable didactique à une nouvelle recrue sur les technologies de l'entreprise : Django et Angular. Le projet choisi était la réécriture du frontend de Taiga 6.

Taiga est un logiciel libre de gestion de projets pensé pour être léger, facile à prendre en main et encourageant les bonnes pratiques dans la mise en place de l'agilité au sein d'une équipe. Julie et Paul sont des utilisateurs de Taiga de longue date, notamment Paul, qui a commencé à le déployer dans son équipe dès sa sortie en 2014. Taiga, dans sa version 6 actuelle, est toujours maintenu par une entreprise qui en assure le support technique, mais n'évolue plus depuis des années. La stack technique, composée de Django 3 et d’AngularJS en CoffeeScript, est vieillissante, très difficilement reprenable, et cela se ressent de plus en plus sur le produit.

Quelques années plus tôt, l’équipe de Kaleidos, auteurs originels de Taiga, avait déjà commencé une réécriture, sous la forme du projet nommé Taiga Next. Plus moderne, repensée grâce à l'expérience de leur premier logiciel et avec un fort accent mis sur l'accessibilité, Taiga Next a suscité l'engouement de la communauté Taiga dont nous faisions partie.
Taiga Next était malheureusement resté au stade de pré-alpha depuis juillet 2023, et la communication se faisait absente depuis.

Association du logo de Biru et Taiga Next
Le logo de Biru embraçant celui de Taiga Next

Reprise de Taiga Next

Au bout de quelques mois, le 19 avril 2024, notre propre projet de réécriture a bien avancé et nous décidons de contacter Kaleidos pour leur présenter notre travail et vérifier auprès d'eux qu'une future communication de notre part à son sujet ne les embêterait pas. Ils nous répondent rapidement pour nous apprendre qu'ils sont activement à la recherche de repreneurs pour Taiga Next.

Nous obtenons à ce moment là une confirmation de la raison de l’arrêt de l’activité sur Taiga Next : à peu près en même temps que celui-ci, Kaleidos se lance sur Penpot, un concurrent libre de Figma pensé pour permettre une collaboration sans heurt entre développeurs et designers. En plus d'offrir une alternative opensource, Penpot résout un véritable besoin non satisfait sur le marché et le projet décolle, avec des levées de fonds à la clé. Kaleidos doit se rendre à l'évidence : il leur est impossible de continuer à travailler sur les deux projets à la fois.

Le 5 juin 2024, après avoir longuement étudié la question, nous candidatons publiquement à la reprise du projet. Fin juillet cette candidature est validée et nous commençons à travailler à temps plein dessus. La transition d'ESN à éditeur opensource est arrivée bien plus vite que prévu, pour notre plus grand bonheur.

Nouveau nom et transmission

Plusieurs échanges permettent à l’équipe espagnole de confirmer que nous partageons ses idéaux. Nos deux entreprises tiennent à ce que Taiga Next reste opensource, inclusif et simple d'utilisation. Kaleidos (d'ailleurs également une ancienne ESN devenue éditrice opensource) nous cède la propriété intellectuelle sur le code de Taiga Next, nous accorde un financement pour démarrer le projet (100 000€) et nous accompagne dans la reprise. Cette générosité totalement désintéressée a fait hausser les sourcils de plus d'une personne à qui nous l'avons comté, à commencer par notre comptable et notre avocate !

Cette reprise s'accompagne d'un changement de nom et d'identité graphique afin de ne pas empiéter sur Taiga. Taiga Next devient alors Tenzu (après un bref détour par MotherShip/MotherSheep dont nous avons conservée l'idée pour le logo), en référence aux kanjis japonais 天図 qui signifient individuellement "carte" + "céleste". (Anecdote : BIRU vient lui du mot japonais ビール, bière). Ces mots reflètent notre ambition de construire un logiciel qui pourra guider naturellement ses utilisateurs.

De Taiga Next à Tenzu
Taiga Next devient Tenzu

Transformation de la boîte et démarrage

Ce changement entraîne aussi un renouvellement de l'équipe. En effet, l’entreprise quitte le modèle économique de l'ESN, c'est-à-dire la vente de prestations informatiques et technologiques, pour transitionner vers un fonctionnement type "startup" où l’équipe fabrique un produit et qui implique des profils de “builders”. La prise de risque et l’incertitude associées à ce changement ne conviennent pas à tous les caractères ni à toutes les situations de vie. Nous étions six dans l'équipe à ce moment-là ; nous sommes redescendus à trois dans les mois qui ont suivi pour arriver à l'équipe actuelle.

Modèle financier

Le modèle financier de Tenzu repose sur plusieurs offres :

  1. Nous mettons à disposition un SaaS rémunéré par la contribution libre : chacun décide du montant qu’il ou elle souhaite nous reverser, y compris zéro. Ce modèle permet à chacun de participer à la hauteur de ses moyens et selon son utilisation de l'outil, sans engagement respectif.
  2. Nous travaillons également avec des partenaires qui proposent du support, de l’hébergement, de l'infogérance ou encore de la formation pour celles et ceux qui voudraient être accompagnés dans leur utilisation de Tenzu.

Aujourd’hui encore, nos revenus viennent uniquement des contributions et des subventions reçues pour ce projet.
Tenzu n'est pas gratuit, d'ailleurs aucun projet opensource ne l'est, mais nous avons choisi un modèle de financement qui convient à nos valeurs et nos ambitions.

Hier, aujourd'hui et demain

Première version

Notre ambition est claire : nous allons reprendre les fonctionnalités principales de Taiga en les améliorant en termes d’interface et d’expérience utilisateur, tout en conservant sa légèreté et sa simplicité. Nous avons pour objectif d’atteindre le plus rapidement possible un nombre d’utilisateurs qui nous permette de vivre de notre travail.

Nous sommes repartis de la dernière version de Taiga Next. Nous avons conservé en grande partie le backend existant mais avons dû repartir de zéro pour le frontend.

Le 30 octobre 2024, la première bêta de Tenzu sort sous la forme d'une démo en ligne, avec la mise à disposition de son code source. Nous y avons intégré les fonctionnalités cœur du logiciel : le multi-Kanban, les stories et les espaces de travail.
Le 4 mars 2025, nous sortons la documentation avec des recettes et toutes les explications nécessaires pour faire tourner Tenzu chez soi.

Le 30 septembre 2025, exactement 11 mois après la sortie de la démo, la première version stable de Tenzu sort. L’intégration du SSO ainsi que l’ajout de commentaires arrivera très vite par la suite.
Notre SaaS sera hébergé par IndieHosters, une autre coopérative impliquée dans le libre, rencontrée via le réseau Libre Entreprise et qui a choisi de participer à l'aventure.

Améliorations apportées en 2026

De gros chantiers ont été finalisés en 2026, à commencer par l’écriture collaborative.
L’éditeur existant n’a pas changé en apparence, mais désormais, lorsque deux personnes ouvrent en même temps une même story, elles voient l’avatar de l’autre apparaître et un curseur individuel dans le champ de description leur permet de suivre en temps réel toutes les modifications apportées.

Puis est arrivée la possibilité d’importer vos projets depuis Taiga. Vous pouvez désormais récupérer vos projets et leurs rôles, ainsi que le contenu de vos Kanbans avec vos statuts, stories, commentaires et pièces jointes, ainsi que réinviter automatiquement vos utilisateurs !

Un fil d'actualité a également été ajouté pour permettre d’annoncer les nouvelles versions, les maintenances et poser d’éventuelles questions aux utilisateurs.
Le design system a été complètement revu, du point de vue de l’interface comme de la technique, pour apporter plus de simplicité et d’accessibilité. C’est un premier pas vers un système de configuration dynamique du thème qui permettra aux utilisateurs de personnaliser leur expérience.

Enfin, nous avons très récemment ajouté un système de tags afin d’enrichir et catégoriser vos stories.

Menu de paramétrage des tags d'un projet

Roadmap

Nous continuons de travailler sur plusieurs chantiers :

  • Permettre l’ajout de davantage de méta-informations sur les stories ;
  • La mise en place d’une barre de recherche et de filtres ;
  • La traduction communautaire, pour ajouter de nouvelles langues ;
  • L’exportation de vos données au format JSON.

Et rapidement nous allons mettre en place les cycles de développement de type SCRUM, le deuxième module majeur de Taiga et celui qui lui a permis de conquérir le cœur de ses utilisateurs face à la concurrence.

Tenzu a bientôt deux ans et nous continuons de le faire évoluer avec passion. Ancien utilisateurs de Taiga aguerris ou nouveaux venus, nous vous souhaitons la bienvenue à la découverte de notre aventure.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Le Mexique mise sur l’IA pour tenter de retrouver ses nombreux disparus

Face aux quelque 134 000 personnes disparues recensées, l’Université nationale autonome du Mexique (Unam) développe deux outils basés sur l’intelligence artificielle. Cette technologie est de plus en plus considérée pour tenter de résoudre ce que la presse qualifie de véritable “crise” dans le pays.

© photo ULISES RUIZ/AFP

Des familles de personnes disparues brandissent des pancartes avec des photos de leurs proches dans une manifestation contre l’interdiction par le gouvernement des opérations de recherche des disparus, mise en place à la suite d’une attaque contre des procureurs survenue lors d’une de ces opérations, à Guadalajara, dans l’État de Jalisco, au Mexique, le 16 juillet 2023.

Pas pour

16 octobre 2026 à 07:05
En réponse à un collègue concernant l'IA:
"Je vais être franc:
Je n'arrive pas à me réjouir d'une techno qui pille le travail de tous les créateurs/travailleurs, écroule des millions de sites web, ruine la planète en consommant des quantités affreuses d'énergie, exploite des travailleurs sous-payés pour l'améliorer, remplit internet de merde, augmente massivement le prix de tous les appareils et composants, provoque le burnout de plein de développeurs/mainteneurs, donne encore plus de pouvoir à des milliardaires fachos, et va ruiner plein de gens en provoquant une crise économique majeure."
(Permalink)

Effaré, il découvre par hasard que la cafetière connectée de ses parents envoie « un téraoctet de données en dix jours » - Numerama

9 octobre 2026 à 16:28
Objets connectés de merde : La cafetière qui envoie 1 Téra-octet de données en 10 jours. Elle a battu le record du lave-linge de merde de Samsung !
On vit dans une époque formidable.
(Sérieusement, il va falloir me payer cher pour acheter un purin d'objet connecté. Malheureusement, les objets NON connectés risquent de se faire de plus en plus rares.)
(Permalink)

LLM "opensource" ?

8 octobre 2026 à 11:22
Je n'arrête pas de lire sur différents sites d'actualité : "Les modèles LLM opensource/openweights font de la concurrence aux modèles propriétaires."
Ce concept de LLM "opensource" me fait toujours doucement rigoler. Parce que encore une fois, c'est du marketing vide de sens.

J'explique: Quand un logiciel est opensource, vous pouvez accéder à son code source, le lire, le *comprendre* et le *modifier* (ces deux mots sont importants).
Un modèle de LLM, ce sont des *milliards* de paramètres en virgule flottante que personne ne peut comprendre. Personne n'est capable de dire, par exemple, comment est encodé le concept de "pomme" dans un tel modèle. Et il est donc encore moins possible de le modifier.

Une LLM "opensource", c'est comme si je vous donnais un programme binaire déjà compilé (un .exe) en vous disant : "C'est opensource ! Il contient toutes les instructions en langage machine !"   [1]
(À ce titre, Windows est opensource, hein.)
Il serait plus juste de parler de modèles *gratuits*, mais c'est tout.
Et même comme cela, la transparence s'arrête là : En plus de ne pas pouvoir les inspecter, vous n'avez aucune idée des données qui ont servi à entraîner ces modèles "opensource". Vous ne savez donc même pas ce qu'ils contiennent.

Donc merci d'arrêter de parler de "LLM opensource". Concrètement, cela n'a aucun sens.

(Et cela ne règle par le problème que les LLM généralistes ne sont pas tenable sur le long terme, ni économiquement, ni éthiquement, ni écologiquement, ni énergétiquement...)


[1] Et encore, hein ! Un binaire, on peut faire du reverse-engineering dessus, pour en comprendre l'enchaînement des instructions en langage machine vers l'assembleur. Ce qui est impossible avec une LLM.

EDIT: Ah ben justement, bon timing: https://www.theregister.com/columnists/2026/09/15/open-weights-are-not-open-source-why-ais-favorite-label-is-under-dispute/5295436

EDIT: hahah je suis ne suis pas le seul à en avoir marre de l'abus de "open" : https://openfatigue.ai/
(Permalink)

Résultats des Big Brother Awards Allemagne 2026

8 octobre 2026 à 10:44

Vendredi 25 septembre a eu lieu la cérémonie officielle de nomination des Big Brother Awards Allemagne 2026 à Bielefeld (Westphalie Est-Lippe).

Si 4 des 6 gagnants sont Allemands, tous concernent par leur (mauvais) exemple de près ou de loin l’ensemble des Européens.

Découvrons ensemble les heureux élus.

Pour rappel les Big Brother Awards ont été initiés au Royaume-Uni en 2008 puis se sont essaimés dans de nombreux pays avant de se réduire à 3 pays ces dernières années. En Allemagne, ils sont organisés depuis l’an 2000 par DigitalCourage, une association de sensibilisation de la protection des données personnelles et fournisseur de quelques services libres, qu’on pourrait donc situer à mi-chemin entre La Quadrature du Net et Framasoft.
Ils visent à alerter le grand-public de quelques cas emblématiques d’atteinte illégitime à nos données personnelles, dont un certain nombre de cas a pu se traduire en sanctions concrètes et finalement revenir à une situation acceptable.

La dernière dépêche sur LinuxFR rapportant des BBA datant de 2013 (dernière édition des BBA France), il semblait intéressant de rapporter l’évènement ici.

Ont été déclarés vainqueurs pour 2026 :

  • l’Église protestante du Nord de l’Allemagne dans la catégorie Société civile pour imposer l’usage de Microsoft pour l’ensemble de ses services informatiques à l’ensemble des paroisses de Hambourg, du Schleswig-Holstein (pourtant désormais célèbre pour sa politique publique de migration vers Linux et les logiciels libres en général, et du Mecklembourg Poméranie. Concerne donc près de 17 000 personnes. Dont des confessions dont les fidèles seront bien contents de savoir qu’elles peuvent se retrouver dans la nature.

  • les opticiens Apollo et Fielmann dans la catégorie Technologie pour faire la promotion des lunettes perverses de Meta. La fabrication et la vente de moyens d’enregistrer des personnes tierces à leur insu est considérée comme un délit dans la loi allemande. Et bien que la Commission de protection des données de Hambourg a confirmé l’insuffisance de la LED signalant certains enregistrements, l’Agence Fédérale des Télécommunications chargée de vérifier la conformité aux lois semble préférer fermer les yeux sur ce délit de lunette.

  • Deutsche Telekom dans la catégorie Préventif pour son plan de fusion avec sa propre filiale T-Mobile US. Cette fusion rendrait la Deutsche Telekom et donc l’infrastructure de télécommunications allemande soumise à la législation américaine (FISA Act 702, Cloud Act, Executive Order 12333, etc). Les communications allemandes seraient donc directement accessibles au FBI comme c’est déjà le cas pour T-Mobile US depuis leur accord en 2001.

  • la Commission européenne dans la catégorie Europe pour son Digital Omnibus, un groupement de lois visant à déréguler les services numériques européens, au profit de la « compétitivité » et aux dépens de la protection numérique des Européens.
    En redéfinissant la notion de donnée personnelle, ces textes doivent permettre aux sociétés marketing et databrokers d’exploiter sans limites vos informations de navigation, de considérer l’entraînement des IA comme d’« intérêt légitime » (et donc sans nécessiter votre consentement !), etc.

  • le Ministre de l’Intérieur fédéral Alexander Dobrindt dans la catégorie Administration pour pousser l’implémentation d’un identifiant personnel unique (via le N° fiscal) dans l’ensemble des bases de données gouvernementales. Au nom de la modernisation de l’administration, cette mesure ouvre la voie a des recoupements entre services gouvernementaux au-delà des besoins fonctionnels. Il est rappelé que cette approche avait été prévue par le gouvernement nazi de l’époque. Et désormais implémenté en Russie donnant entre autres l’exemple des services des armées pouvant faire couper les services bancaires d’une personne qui voudrait pas combattre au front (tout parallèle avec un juge d’une cour pénale internationale serait fortuit).

  • Enfin la dernière catégorie Jeunes et surveillés est choisie par les « jeunes », qui ont choisi de critiquer leur exclusion des réseaux sociaux, comme mauvaise solution ne protégeant au final personne tout en nécessitant la divulgation de données personnelles supplémentaires.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

En Serbie, le candidat Vucic mise sur les robots et les taxis volants

Robots humanoïdes chinois, drones et taxis volants américains : à quelques mois d’Expo 2027, grand rendez-vous mondial de nouvelles technologies, l’ex-président serbe Aleksandar Vucic, en campagne pour devenir Premier ministre, fait de ces technologies l’un des symboles de l’avenir la Serbie. La presse serbe analyse cette ambition.

© PHOTO OLIVER BUNIC/AFP

Aleksandar Vucic, au côté d’un robot humanoïde, lors d’un discours à Belgrade, le 27 juin 2026.

Pour doubler les États-Unis, la Chine veut implanter l’IA dans toutes les écoles d’ici à 2030

Alors qu’aux États-Unis des voix se font entendre afin de réguler l’intelligence artificielle, la Chine compte familiariser l’ensemble de ses élèves à l’IA d’ici à 2030. Avec pour ferme intention de distancer son rival dans ce secteur hautement stratégique.

© Photo ZQR/CFOTO/AFP

Des élèves assistent à un cours sur l’intelligence artificielle dans une école élémentaire de l’entreprise Foxconn, à Huai’an, en Chine, le 7 septembre 2026.

Raciste, sexiste et barbophobe : les préjugés cachés de la vidéosurveillance « intelligente »

1 octobre 2026 à 08:21
Rappel : Les IAs ne sont pas neutres. Elles sont bourrées de préjugés.

Autre exemple, dans la santé : "En médecine, les biais de genre entraînent une minimisation systématique de la douleur des femmes et une psychologisation de leurs symptômes, avec parfois de lourdes conséquences sur leur santé. Si l’on n’y prend pas garde, la généralisation de l’IA menace d’amplifier encore ce phénomène."
https://www.axellemag.be/quand-lia-nuit-a-la-sante-des-femmes/
(Permalink)

En gagnant les usines sud-coréennes, l’IA bouleverse l’emploi industriel

L’intelligence artificielle s’installe rapidement dans les usines sud-coréennes, entraînant suppressions de postes, réduction des embauches, surveillance des travailleurs. Les syndicats réclament davantage de protection.

© PHOTO KIM HONG-JI

Sur une ligne d’assemblage de GM Korea, usine de Bupyeong, à Incheon, en Corée du Sud, le 29 mars 2018.

OpenAI suspend l’entraînement de ses modèles IA les plus avancés

Les incidents impliquant les systèmes d’intelligence artificielle du géant américain se multiplient, l’obligeant à reconnaître que ses modèles se comportent de manière préoccupante. Pour la deuxième fois en moins de trois mois, OpenAI interrompt toute expérimentation sur ses IA de pointe.

© PHOTO DAVE SANDERS/THE NEW YORK TIMES

Sam Altman, le directeur général d’OpenAI, à son arrivée au Conseil de sécurité des Nations unies, le 23 septembre 2026.

AI-generated posters don’t have to be horrible | ‘ERE I AM - JH!

19 septembre 2026 à 13:22
La première image de cet article illustre bien l'immonde uniformité des affiches générées par IA. (La suite de l'article propose des variations, mais au final c'est toujours fait par IA 🙁).
On finit par repérer au premier coup d'oeil ce style générique surchargé, et franchement plus le temps passe plus ça m'inspire du dégoût.
(via https://shaarli.zoemp.be/shaare/VbyyuA)
(Permalink)

Gemini, l’IA de Google, s’est introduit dans les systèmes de trois entreprises lors d’un test au mois de mai

19 septembre 2026 à 11:34
Google : "Hé, HÉ ! 👋 Nous aussi notre IA elle a commit un crime !"
Oh la fatigue 🙄

"«Les trois fois, le modèle s’est arrêté » après avoir compris qu’il avait accédé aux systèmes d’entreprises réelles"
OOOOHhhhhh c'est choupinou leur modèle a une conscience ? Une LLM qui sait distinguer le bien du mal et qui connaît la loi en plus ?
Nan mais quel foutage de gueule.

Le Monde, vous vous contentez encore de relayer les annonces des boîtes sans la moindre analyse ? Il est où le travail de journaliste d'analyser et remettre en question ?

Vous savez quoi ? Un jour les documents internes de ces entreprises fuiteront ou seront publiés, et on se rendra compte que ces soi-disant attaques impromptues étaient en fait du marketing parfaitement organisé de bout en bout.
(⬆️ NOTEZ CE MESSAGE DANS UN COIN.)
(Permalink)

En Afrique, les “activités menaçantes” de Claude, l’assistant IA d’Anthropic

Au Mali, Claude a été détourné par le renseignement pour créer une plateforme de surveillance policière. En République centrafricaine et au Soudan, ce sont des puissances étrangères, la Russie et les Émirats arabes unis, qui l’ont utilisé pour des opérations d’influence.

© Montage Canva

L’intelligence artificielle décuple les capacités d’espionnage et de propagande des États autoritaires.

Face à l’IA, l’humanité a besoin d’un plan

Depuis cet été, avec le piratage par des agents d’IA de la plateforme Hugging Face, les appels à endiguer la toute-puissance de l’intelligence artificielle se multiplient. Spécialiste du sujet pour “CNN”, Hadas Gold incite à prendre la mesure de la menace dans cet article écrit pour “Courrier international”.

© Dessin de John Darkow/CAGLE CARTOONS

Sur le dos de la créature : IA
« Je ne lui ai pas mis de bouton d’arrêt d’urgence, je pensais que tu l’avais fait ! »
❌