Microsoft Flips Windows Backup On By Default Outside the EU
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Je travaille depuis plus de vingt ans sur site central (mainframe), et ça fait quasiment autant de temps que ma marotte, c'est me faciliter la vie au travail en automatisant le plus possible les actions répétitives.
Vous me direz rien de bien nouveau, c'est l'essence même de l'informatique…
Certes, mais je me rends compte qu'il existe tout un univers plutôt confidentiel à mon sens qui gravite autour l'aménagement de ses propres raccourcis clavier.
Comme déjà écrit, je travaille sur site central, et pendant longtemps, ça voulait dire utiliser un émulateur 3270 (même si ça sert encore beaucoup pour les tâches d'administration, Eclipse et VSCode sont de plus en plus présents, notamment pour développer). C'est un logiciel qui simule un terminal passif (qui se contente d'afficher un écran, et de réagir au clavier, point barre - mais qui dispose du 24 touches fonction physiques), et qui dispose de fonctionnalités « modernes », tel le copier-coller (oui, oui, point de copier-coller sur terminal passif).
Ce qu'il y a de chouette avec un émulateur, et ça rejoint (enfin) le sujet de cette dépêche, c'est que ça permet de lancer des séquences de frappes de touche.
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Prenons comme exemple l'affichage d'une table de paramétrage, pour afficher le contenu d'une table il faut :
L'émulateur permet de lancer des séquence de touches de plusieurs manières :
En reprenant l'exemple du listage d'une table de paramétrage, je peux facilement associer le listage de la table1 à un raccourci, et celui de la table2 à un autre.
Et c'est là qu'on s'aperçoit vite des limites des raccourcis claviers : leur nombre est forcément limité, d'autant plus que bon nombre de combinaisons sont déjà prises : il est illusoire de vouloir se passer de CTRl+C et de CTRL+V par exemple.
L'autre problème est celui de la mémoire, pas celle du PC, mais celle de celui ou celle qui est derrière le clavier : pas facile de mémoriser toutes ces combinaisons.
J'ai gardé pour maintenant cette histoire de pad : mais qu'est-ce que ça apporte ? Et bien ça « libère » de la mémoire : la vocation du raccourci est disponible sous les yeux, et ça, j'achète !
Moyennant un petit travail de classification en sous-groupes, je retrouve facilement tous mes raccourcis en un clin d'œil.
Mais n'avoir à disposition que des boutons, est-ce suffisant ?
Pas vraiment, parce que libellé d'un bouton, c'est statique.
PACbase est un AGL (NdM: propriétaire) générant du COBOL, intégrant un dictionnaire de données. On y stocke :
Ce qui est important pour le sujet que j'évoque que la navigation dans ce référentiel est entièrement textuelle, on accède aux entités au travers d'une ligne de commande :
C'est là qu'on s'aperçoit de limite des boutons (même si c'est mieux que les raccourcis) : pas question de créer autant de boutons que d'entités à accéder.
Il se trouve que l'interface principale du site central (hors applications métiers) qui s'appelle ISPF (NdM: propriétaire) est également textuelle est qu'elle possède également une ligne de commande.
J'ai donc cherché à mettre au point une interface dans laquelle je taperai mes commandes, qui seraient mémorisées et qui, à l'instar du comportement d'un terminal, faciliterait le rappel de commandes.
Au passage, j'ai écrit une macro « universelle » qui permet d'interagir de manière scriptée avec l'émulateur, en utilisant un pseudo langage très basique, mais permettant des actions reproductibles : saisie de paramétrage (permettant une « saisie » d'environnement en environnement), réinitialisation de mot de passe avec envoi de courriel avec les mots de passe provisoire, etc.
Je me suis appuyé sur différents modules proposés par l'émulateur 3270, avec comme limites l'univers site central. Or il se trouve que j'avais envie d'automatiser plein d'autres actions sur d'autres logiciels (comme lancer les règles dans Outlook par exemple).
C'est alors que j'ai découvert :
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J'écris mes pads en HTA, avec des liens qui lancent des actions via Clavier+. Et là, c'est quasi parfait : je paramètre Clavier+ pour lancer une fenêtre HTA quand je tape sur la touche PAUSE (facile d'accès et peu utilisée en standard) qui m'affiche des boutons d'actions et des invites de commandes, fenêtre qui se masque une fois l'action lancée et que je rappelle en rappuyant sur PAUSE. J'ai donc Clavier+ qui lance une fenêtre qui permet de lancer plein d'actions via Clavier+. Pas toujours facile de s'en sortir avec du Javascript pas toujours reconnu dans ses dernières fonctions pourtant bien pratique, et surtout, pas simple de gérer la persistance des données, même si je m'en suis sorti à l'aide de cookies.
Je change d'entité dans le groupe qui m'emploie, et patatras, pas de Clavier+ dans le centre logiciel ! Je me lance dans une demande d'intégration de Clavier+, demande qui traîne, et voilà que je découvre que si Clavier+ n'est pas proposé, c'est qu'à sa place figure AutoHotKey (GPLv2)
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\o/ : apothéose : Autohotkey (AHK), c'est clavier+ puissance 1 000 ! Ça gère les raccourcis — heureusement —, mais aussi et surtout les interfaces graphiques, les fichiers, etc. C'est très puissant, mais la documentation — tout en anglais — est parfois un peu absconse (Clavier+ c'est juste génial à ce niveau).
Pour celles et ceux qui souhaitent découvrir comment facilement paramétrer des raccourcis claviers, Clavier+ et fait pour vous. Pour aller (beaucoup beaucoup) plus loin AutoHotKey ouvre tout un univers de possibilités.
Ne pas rager pas si votre tout dernier raccourci ne fonctionne pas avec Clavier+ : vous avez certainement laissé la fenêtre de configuration ouverte…
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Les échanges ci-dessous, publiés avec l'accord de Violette, retranscrivent des échanges de courriels qui ont abouti à la libérer ainsi que son ordinateur.
L'accompagnement s'est fait exclusivement par courriel alors que je m'attendais à devoir mettre en relation, dans la vraie vie, Violette et des personnes via l'Agenda du Libre ou Aide Linux entre autre.
Ça ne se passe pas toujours aussi bien mais, présenter des démarches réussie donne à voir une relative facilité alors qu'une montagne insurmontable est souvent fantasmée. Cet exemple montre sans doute aussi l'importance de l'accompagnement (et de l'envie initiale de la personne).
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Bonne lecture.
Lauw'
PS : plein de ressources aussi sur Adieu Windows, Bonjour le Libre
Bonjour,
Je suis une amie de Lison qui m'a donné ton adresse mail. J'ai un nouvel ordinateur que je voudrais passer sous Linux. J'ai fait un peu de recherche sur quelle distribution prendre mais ne m'y connais pas assez pour le faire moi-même. Tu pourrais m'aider s'il te plait?
Violette
Bonsoir Violette,
Oui, Lison m'avait contacté pour me dire qu'une amie à elle souhaitait passer sous GNU/Linux.
Puisque c'est un nouvel ordinateur, il n'y a pas préalablement de données à sauvegarder, c'est bien ça ?
Si c'est la première fois, les distributions peuvent être Linux Mint, Ubuntu, ZorinOS par exemple.
Mais le plus simple est peut-être de faire ce test pour le confirmer : https://distrochooser.de/fr/
Puis, tu peux tester en ligne celles qui sortent à l'issue du questionnaire. Tu pourras savoir quelle est celle qui te plaît le plus pour son accessibilité et/ou son esthétique (tout en sachant que c'est adaptable ensuite) avec https://distrosea.com/fr/
Quand tu l'auras fait, communique-moi le résultat et on verra comment avancer (en fonction de tes connaissances, de ton équipement actuel, du temps que tu as, etc…).
*Question subsidiaire pour préparer la suite : tu es située à Dijon (pour éventuellement te mettre en relation avec des personnes qui peuvent aider et qui seraient situées aussi aux alentours de Dijon) ?
Lauw'
Bonjour Laurent,
Il n'y a effectivement rien dessus à sauvegarder. Merci pour les liens, ça confirme mon idée de prendre Mint Cinnamon comme distribution.
Je suis bien à Dijon !
Violette
Bonsoir Violette,
L'étape suivante consiste à télécharger ce qu'on appelle l'image iso de la distribution.
Pour Mint Cinnamon, le lien est donc le suivant : https://mirrors.univ-reims.fr/IMAGES/mint/stable/22.3/linuxmint-22.3-cinnamon-64bit.iso
Une fois fait, on est sensé vérifier que le fichier téléchargé ne comporte pas d'erreurs.
C'est un peu sioux : je propose de passer cette étape. Si on ne parvient pas à avoir à la fin, une distribution GNU/Linux fonctionnelle, on saura pourquoi et on recommencera :).
Ensuite, il faut une clé USB de 4 Go dont les données peuvent être effacées. Idéalement, une clé "fiable" (on essaie d'éviter par exemple les clés publicitaires souvent de mauvaise qualité).
Suivre https://github.com/pbatard/rufus/releases/download/v4.13/rufus-4.13.exe pour télécharger l'utilitaire rufus qui va permettre de créer ensuite la clé "démarrable" avec Mint dessus.
Installer rufus sous Windows.
Démarrer Rufus et suivre le processus pour créer la clé "démarrable".
Me renvoyer un mail quand tout ça sera fait ou pour partager les éventuelles difficultés.
À bientôt.
Lauw'
_
PS : l'étape d'après est à nouveau sioux. On va essayer de le faire à distance mais si on y parvient pas, il faudra alors imaginer de le faire dans la vraie vie._
Bonsoir,
J'ai réussi à créer la clé ^ Hâte de passer à l'étape d'après !
À bientôt,
Violette
Bonjour Violette,
Là, on va rentrer dans le dur et ça peut passer crème comme être tout à fait récalcitrant :).
D'abord, il est nécessaire de connaître la marque et le modèle de ton ordinateur. Cela devrait permettre de trouver la bonne combinaison de touches à appuyer au démarrage de l'ordinateur pour afficher le menu permettant de choisir où le système doit démarrer et/ou d'accéder au bios pour changer la configuration (justement, permettre un démarrage autre que celui imposé par Windows car c'est parfois verrouillé).
Tu peux gagner du temps aussi en lisant https://www.malekal.com/liste-touches-acces-bios-boot-menu-constructeur/. Tu y trouveras sans doute ton modèle et pourras donc tester la (combinaison de) touche(s).
Petite remarque sur "l'extinction complète" mentionné dans l'article joint : il faut savoir que quand on demande à Windows de s'éteindre, il ne le fait pas vraiment. Il faut :
- choisir le menu redémarrer et appuyer au bon moment sur le bouton
- plus simplement, quand Windows est allumé, appuyer sur le bouton jusqu'à extinction
Quand tu seras parvenue à ouvrir le menu du BIOS/UEFI et du boot menu (déjà pour tester que les touches trouvées fonctionnent), ouvre le boot menu avec la clé branchée sur le port USB.
Elle devrait apparaître dans la liste (Linux Mint devrait apparaître comme mot clé).
Sélectionne cette entrée du menu et appuie sur entrée.
Il faut être patiente car on est sur une clé mais le processus d'installation devrait se lancer.
Avance autant que tu peux et fais-moi un retour quand tu es bloquée le cas échéant.
à suivre…
Lauw'
Bonsoir ^
J'ai bien trouvé les touches, mais en ouvrant le boot menu avec la clé je ne vois rien qui s'appelle Linux, par contre il y a des options 'USB', je devine que c'est ça ? J'attends que tu me dises pour éviter de faire n'importe quoi :)
Violette
update: j'ai utilisé mon cerveau et j'ai réussi à lancer Linux !
J'attends la suite :)
Bon, très bien si tu es parvenue à lancer l'installation par l'intermédiaire de la clé USB.
Si tout se passe bien, tu dois pouvoir accéder au système d'exploitation GNU/Linux Mint Cinammon et le tester en live.
Et sur l'écran d'accueil, il devrait y avoir une icône "installer Linux Mint" (je fais tout ça de mémoire donc, n'hésite pas à dire si ça ne ressemble pas à ce que tu vois) ?
Si c'est bien le cas, il suffit de cliquer pour lancer la procédure d'installation….et globalement, se laisser guider…
…et me dire jusqu'où tu arrives à aller.
Lauw
J'ai tout réussi ^ je crois que c'est fini maintenant, plus qu'à m'habituer au nouvel OS.
Merci beaucoup !!
V
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