Restée à l’écart depuis le début du conflit entre l’Iran et les États-Unis, la milice yéménite alliée de Téhéran entrave, depuis le 20 juillet, la principale voie maritime de contournement du détroit d’Ormuz pour les exportations pétrolières saoudiennes. Objectif : exercer une pression supplémentaire sur le marché mondial de l’or noir en vue de gains géopolitiques au profit de l’“axe iranien”, analyse “L’Orient-Le Jour”.
Un marin yéménite (de la marine relevant du gouvernement officiel, opposé aux houthistes) à bord d’un navire au large des îles Hanish, en mer Rouge, le 27 juillet 2026.
Depuis le début de l’été, des centaines de jeunes Gazaouis ont pu profiter de piscines improvisées construites au bord de mer avec des gravats grâce à l’initiative d’un homme. Une échappatoire pour ces enfants traumatisés, raconte la correspondante du “Guardian” dans l’enclave palestinienne.
En pleine recrudescence de la guerre contre l’Iran, le Koweït cherche à diversifier ses alliances militaires. Alors que les milliers de soldats américains stationnés dans ce pays n’ont pas suffi à empêcher les attaques de Téhéran, Islamabad s’impose un peu plus comme “une solution de remplacement ou un complément” de la protection américaine dans le Golfe, estime la presse régionale.
Cheikh Mechaal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, émir du Koweït, lors d’une allocution télévisée le 9 mars 2026, une semaine après que les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran.
Donald Trump a renoncé, pour l’instant, à attaquer massivement l’Iran. Selon “The New York Times” et d’autres médias d’outre-Atlantique, sa décision serait notamment liée à la dangereuse diminution des réserves d’intercepteurs de missiles.
Dan Caine, le chef d’état-major interarmées, aurait mis en garde Donald Trump sur le risque d’amenuiser les réserves d’intercepteurs de missiles des États-Unis. Il était auditionné le 21 juillet 2026 au Congrès de Washington.
Le gouvernement israélien a approuvé, dimanche 26 juillet, le principe du déploiement d’une force multinationale et celui de l’entrée du comité appelé à l’administrer dans l’enclave palestinienne. Une avancée pour le plan de paix du président américain, annoncée juste avant la visite à Washington de Benyamin Nétanyahou, mais qui reste strictement encadrée par les exigences de l’État hébreu.
Durant tout le week-end, l’armée israélienne a mené une vaste opération “antiterroriste” en Cisjordanie occupée suite à de violents affrontements entre Palestiniens et colons israéliens. Une situation explosive envenimée par les déclarations incendiaires du gouvernement de Benyamin Nétanyahou.
Une arrestation musclée lors d’une manifestation pour dénoncer la violence des colons israéliens en Cisjordanie, à Tel-Aviv (Israël), le 25 juillet 2026.
Washington a signé mercredi un accord de coopération nucléaire avec le royaume, ouvrant la voie à un programme nucléaire civil et à l’enrichissement d’uranium sur le sol saoudien. La presse américaine s’alarme des concessions accordées à Riyad, notamment d’une dérogation exemptant l’Arabie saoudite des inspections internationales renforcées habituellement exigées.
Le prince saoudien et Premier ministre Mohammed ben Salmane s’exprime aux côtés du président américain Donald Trump lors d’une visite à la Maison-Blanche à Washington, le 18 novembre 2025.
Dans ce nouveau bras de fer qui se joue au Moyen-Orient entre les États-Unis et l’Iran, Washington chercherait à accroître la pression militaire en vue d’obtenir des concessions, notamment sur la question du contrôle du détroit d’Ormuz. Mais certains évoquent un autre scénario en cas d’échec du plan actuel : celui d’une guerre de plus longue durée, visant à renverser le régime iranien.
Capture d’écran d’une vidéo diffusée par le Centcom, le Commandement central des États-Unis, le 21 juillet 2026, montrant les forces américaines se préparer à mener des frappes contre l’Iran.
L’armée libanaise est entrée le 21 juillet dans une localité du sud du pays dont l’armée israélienne s’est retirée, première concrétisation de l’accord-cadre conclu sous l’égide des États-Unis entre Beyrouth et Israël. Ce déploiement intervient alors que le président libanais Joseph Aoun doit s’entretenir avec Donald Trump à la Maison-Blanche. Mais la poursuite du processus reste conditionnée à la capacité des autorités libanaises à retirer les armes du Hezbollah.
Des véhicules de l’armée libanaise entrant le 21 juillet 2026 dans la localité de Zaoutar Al-Gharbiyé, dans le sud du Liban, l’une des “zones-pilotes” prévus par l’accord-cadre signé en juin par Israël et le Liban.
Les autorités irakiennes ont placé le Hezbollah sur la liste des organisations soumises à des restrictions bancaires et financières, ont annoncé le 15 juillet plusieurs médias irakiens et libanais. Une décision qui intervient au lendemain de la visite cette semaine du nouveau Premier ministre irakien, Ali Al-Zaidi, à Washington.
Les Émirats arabes unis procèdent à une brusque accélération de leurs projets de contournement du détroit d’Ormuz. Dernier en date, la création d’un nouveau port sur la côte est, qui donne directement sur la haute mer. Ce qui constitue un bouleversement des centres de gravité du pays, jusque-là archidominé par Dubaï et Abou Dhabi, les deux poids lourds économiques et politiques de l’ouest de la monarchie fédérative, situés derrière le détroit.
Américains et Iraniens ont poursuivi leurs attaques mutuelles lundi, Washington annonçant avoir bombardé des “dizaines de cibles”, quand Téhéran a dit frapper des bases utilisées par les États-Unis en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït. Pour la presse internationale, la reprise des violences jette un doute supplémentaire sur l’avenir de l’accord de cessez-le-feu provisoire entre les deux pays.
L’Iran a annoncé dimanche la fermeture “jusqu’à nouvel ordre” du passage maritime après avoir visé un bateau qui empruntait une “route non autorisée”, entraînant des représailles de Washington. Pour la presse américaine, la perspective d’une réouverture du détroit “semble désormais plus incertaine que jamais”.
D’après un rapport des renseignements israéliens, le pouvoir iranien aurait mis en place un plan visant à tuer Donald Trump pour venger l’assassinat de plusieurs hauts responsables iraniens, dont l’ayatollah Ali Khamenei.
Les déclarations du président américain, mercredi 8 juillet, font suite à une escalade militaire entre Washington et Téhéran, la première de cette ampleur depuis la signature d’un protocole d’accord, le 17 juin.
Le président américain Donald Trump lors de sa rencontre avec le secrétaire général de l’OTAN en marge du sommet de l’Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026.
Deux bombes ont explosé mardi 7 juillet au matin dans la capitale syrienne près de l’hôtel où le président français, qui se trouvait au palais présidentiel au moment des déflagrations, a passé la nuit.
Tout est parti d’un avion qui s’est posé à Sanaa pour amener une délégation houthiste aux funérailles du Guide suprême iranien Ali Khamenei, samedi 4 juillet. Les Saoudiens auraient essayé d’intercepter cet avion, et depuis, les houthistes envoient message sur message pour montrer qu’ils veulent en découdre.
À la faveur de l’accalmie relative depuis 2022 dans ce pays longtemps ravagé par la guerre, le groupe rebelle pro-Téhéran cherche à asseoir davantage son pouvoir en matant les tribus. Relativement autonomes, ces dernières sont perçues par les houthistes comme un potentiel cheval de Troie dans le conflit qui les oppose au gouvernement internationalement reconnu, explique le site “Barran Press”.
Un houthiste brandit un portrait du guide suprême iranien Ali Khamenei lors d’un rassemblement organisé par le groupe yéménite pro-Téhéran, au lendemain de l’assassinat de Khamenei, à Sanaa, le 1er mars 2026.
Les déclarations du président américain, Donald Trump, et du vice-président, J. D. Vance, sur l’éventuel déblocage de milliards de dollars qui servirait à “nourrir le peuple iranien” a provoqué la colère et l’indignation au sein du régime et parmi les opposants.
Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont entamé mardi des discussions techniques sur l’Iran au Qatar, après des échanges de frappes qui ont menacé de faire voler en éclats la trêve. L’Iran a exclu tout contact direct avec les responsables américains, signe de “la méfiance” qui règne entre les deux pays, observe la presse internationale.