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Application mobile pour Nextcloud Calendar, l'outil manquant de l'écosystème

Ceux qui recherchent une alternative européenne et auto-hébergeable aux deux leaders mondiaux des suites bureautiques, Google Workspace et Microsoft 365, connaissent très certainement Nextcloud.

Illustration de Nextcloud Calendar

Sommaire

Qu’est-ce que Nextcloud ?

Nextcloud est un dérivé d'ownCloud, lancé en 2016 par l'Allemand Frank Karlitschek, lui-même créateur d'ownCloud. D'abord centré sur la gestion de documents, l'écosystème s'est peu à peu étendu pour intégrer tous les modules bureautiques : e-mail, visioconférence, messagerie instantanée, etc.

Dix ans plus tard, Nextcloud est l'un des leaders open source des suites bureautiques, collabore avec d'autres acteurs majeurs européens comme IONOS Cloud ou OpenProject, et s'engage à investir 250 millions d'euros d'ici 2030 dans la souveraineté numérique.

Un beau parcours qui a commencé, comme beaucoup, par un simple commit.

Nextcloud doit donc fournir des alternatives crédibles à des outils comme Google Drive, Microsoft Teams, Google Meet ou SharePoint. Pour cela, il lui faut un écosystème extrêmement complet, doublé d'une expérience d'usage très qualitative, afin de faciliter et d'accélérer l'adoption auprès des publics non techniques, qui constituent en réalité la majorité du public visé.

Pourquoi une application de calendrier ?

Contrairement à Google avec Google Agenda ou à Microsoft avec Outlook et Teams, Nextcloud ne propose pas d'application mobile dédiée à son calendrier.

Vous me direz d'abord : « C'est inutile, il suffit d'utiliser la web app. » Oui, mais non.

Imaginez un commercial en déplacement : il doit consulter son agenda, créer un rendez-vous avec un prospect et envoyer une invitation, parfois avec une connexion réseau très limitée. Dans cette situation, une application mobile, accessible en un clic et capable de fonctionner hors ligne, fait la différence.

Vous me direz ensuite : « C'est inutile, il suffit de connecter son calendrier à une application existante avec un lien CalDAV. » Encore une fois, oui, mais non.

Une application générique peut synchroniser les événements, mais elle ne sait pas créer un lien de visioconférence Nextcloud Talk, ni intégrer les fonctionnalités spécifiques de la plateforme (comme la récupération des contacts par exemple). C’est exactement ce qui fait la force des applications de Google et Microsoft : chaque brique est conçue pour fonctionner avec les autres.

Et c’est ce manque que nous avons voulu combler.

La création d’une première version en quelques semaines

Sur un coup de tête et un peu au hasard, nous avons réalisé un premier prototype.

La technologie multiplateforme React Native a été choisie dans cette optique : aller vite pour tester la faisabilité. Si l'application n'avait jamais été créée auparavant, c'était peut-être qu'il existait un verrou technique que nous n'avions pas identifié.

Nous avons créé une première version fonctionnelle et très basique en quelques jours en nous appuyant sur l'API de Nextcloud, puis nous avons amélioré l'expérience et ajouté quelques fonctionnalités (afficher ou masquer un agenda, créer un nouvel événement, ajouter des participants).

Après des tests rapides en cas réel sur Android et iOS, nous avons créé les fiches App Store et Play Store, puis publié. Trois jours plus tard, les applications étaient disponibles pour le grand public.

Un succès inattendu

L'application a été publiée sur les magasins d'applications (App Store et Play Store) en avril 2026.

Trois semaines plus tard, avec un article Reddit comme seul moyen de communication, l’application avait déjà atteint 3.500 téléchargements.

Une heureuse surprise, mais qui allait demander du travail !

L'application était avant tout destinée aux besoins internes de notre entreprise et n'avait pas été pensée pour une telle adoption.

Il a fallu transformer ce prototype réalisé rapidement en un produit capable de répondre aux besoins de milliers de personnes tout en respectant les standards de l'open source :

  • structurer une vision moyen-terme et créer une feuille de route publique
  • récolter et répondre aux retours des utilisateurs (GitHub, App Store, Play Store)
  • publier un APK à chaque version pour ceux qui n’ont pas accès au Play Store
  • renforcer les performances et l’expérience utilisateur sur tous supports (notamment sur la navigation dans le calendrier et la gestion des données)

Et maintenant ?

Avec environ 15.000 téléchargements à fin juillet 2026, l'application est utilisée au quotidien par des milliers d'utilisateurs et dispose déjà des fonctionnalités principales :

  • Visualisation des agendas personnels et partagés dans différentes vues (jour, semaine, mois, etc.)
  • Édition des événements avec ajout d’un lien de visioconférence, d’un lieu et de participants
  • Notifications configurables pour les rappels avant un événement
  • Traductions en 8 langues : français, anglais, allemand, espagnol, italien, portugais, néerlandais et russe
  • Support de plusieurs comptes connectés simultanément (par exemple, pour les ceux utilisant Nextcloud à titre pro et perso)
  • Widgets (iOS et Android) pour visualiser rapidement les événements à venir

Nous avons pu échanger récemment avec les équipes techniques de Nextcloud afin de confronter notre produit à leur expérience de l'écosystème, aux bonnes pratiques et aux attentes des utilisateurs.

Leurs retours nous ont permis de repenser notre feuille de route, qui sera mise à jour en conséquence dans les semaines à venir.

En attendant, pour celles et ceux qui disposent d'une instance Nextcloud et qui souhaitent télécharger l'application :

Et pour les plus motivés qui voudraient contribuer (ou simplement étudier le code source), voici le lien du dépôt GitHub :
https://github.com/SoluceTechnologies/nextcloud-calendar-mobile

N. D. M. : GPLv3

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Sihoo Doro C300 Pro V2 : la chaise ergonomique à soutien adaptatif qui bouscule le rapport qualité-prix [Sponso]

22 juillet 2026 à 07:05

Cet article a été réalisé en collaboration avec Sihoo

Entre les chaises ergonomiques onéreuses, les modèles gaming ni esthétiques ni confortables et l’entrée de gamme risquée côté santé, Sihoo propose une alternative intéressante à plus d’un titre.

Cet article a été réalisé en collaboration avec Sihoo

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En savoir plus

Les raccourcis, du 3270 à AutoHotKey en passant par Clavier+

Je travaille depuis plus de vingt ans sur site central (mainframe), et ça fait quasiment autant de temps que ma marotte, c'est me faciliter la vie au travail en automatisant le plus possible les actions répétitives.

Vous me direz rien de bien nouveau, c'est l'essence même de l'informatique…

Certes, mais je me rends compte qu'il existe tout un univers plutôt confidentiel à mon sens qui gravite autour l'aménagement de ses propres raccourcis clavier.

Sommaire

Un peu d'historique

Comme déjà écrit, je travaille sur site central, et pendant longtemps, ça voulait dire utiliser un émulateur 3270 (même si ça sert encore beaucoup pour les tâches d'administration, Eclipse et VSCode sont de plus en plus présents, notamment pour développer). C'est un logiciel qui simule un terminal passif (qui se contente d'afficher un écran, et de réagir au clavier, point barre - mais qui dispose du 24 touches fonction physiques), et qui dispose de fonctionnalités « modernes », tel le copier-coller (oui, oui, point de copier-coller sur terminal passif).
Ce qu'il y a de chouette avec un émulateur, et ça rejoint (enfin) le sujet de cette dépêche, c'est que ça permet de lancer des séquences de frappes de touche.

Menu principal d'ISPF

Prenons comme exemple l'affichage d'une table de paramétrage, pour afficher le contenu d'une table il faut :

  • Appuyer sur la touche ECHAP (qui efface l'écran)
  • Taper X RCD071
  • Valider avec Enter
  • Saisir le nom de la table de paramétrage
  • Interroger son contenu avec PF3

L'émulateur permet de lancer des séquence de touches de plusieurs manières :

  • à l'aide d'un raccourci clavier ;
  • à l'aide d'un pad, ensemble paramétrables de boutons auxquels on peut associer des actions, dont une séquence de frappes de touche. C'est là que ça commence à devenir intéressant, je vais y revenir.

En reprenant l'exemple du listage d'une table de paramétrage, je peux facilement associer le listage de la table1 à un raccourci, et celui de la table2 à un autre.

Problème de place

Et c'est là qu'on s'aperçoit vite des limites des raccourcis claviers : leur nombre est forcément limité, d'autant plus que bon nombre de combinaisons sont déjà prises : il est illusoire de vouloir se passer de CTRl+C et de CTRL+V par exemple.
L'autre problème est celui de la mémoire, pas celle du PC, mais celle de celui ou celle qui est derrière le clavier : pas facile de mémoriser toutes ces combinaisons.

Le pad

J'ai gardé pour maintenant cette histoire de pad : mais qu'est-ce que ça apporte ? Et bien ça « libère » de la mémoire : la vocation du raccourci est disponible sous les yeux, et ça, j'achète !

Moyennant un petit travail de classification en sous-groupes, je retrouve facilement tous mes raccourcis en un clin d'œil.
Mais n'avoir à disposition que des boutons, est-ce suffisant ?
Pas vraiment, parce que libellé d'un bouton, c'est statique.

Le cas Pacbase

PACbase est un AGL (NdM: propriétaire) générant du COBOL, intégrant un dictionnaire de données. On y stocke :

  • des données ;
  • des structures de données ;
  • des programmes ;
  • des textes pour la documentation ;
  • etc.

Ce qui est important pour le sujet que j'évoque que la navigation dans ce référentiel est entièrement textuelle, on accède aux entités au travers d'une ligne de commande :

  • j'affiche la donnée toto en tapant E toto ;
  • j'affiche la documentation de donnée toto en tapant e toto gc (ou si je suis déjà en train de consulter la donnée toto en tapant -gc) ;
  • j'affiche un programme titi en tapant p titi, sa documentation en tapant p titi gc
  • etc.

C'est là qu'on s'aperçoit de limite des boutons (même si c'est mieux que les raccourcis) : pas question de créer autant de boutons que d'entités à accéder.

L'invite de commande « universelle »

Il se trouve que l'interface principale du site central (hors applications métiers) qui s'appelle ISPF (NdM: propriétaire) est également textuelle est qu'elle possède également une ligne de commande.

J'ai donc cherché à mettre au point une interface dans laquelle je taperai mes commandes, qui seraient mémorisées et qui, à l'instar du comportement d'un terminal, faciliterait le rappel de commandes.

Au passage, j'ai écrit une macro « universelle » qui permet d'interagir de manière scriptée avec l'émulateur, en utilisant un pseudo langage très basique, mais permettant des actions reproductibles : saisie de paramétrage (permettant une « saisie » d'environnement en environnement), réinitialisation de mot de passe avec envoi de courriel avec les mots de passe provisoire, etc.

Je me suis appuyé sur différents modules proposés par l'émulateur 3270, avec comme limites l'univers site central. Or il se trouve que j'avais envie d'automatiser plein d'autres actions sur d'autres logiciels (comme lancer les règles dans Outlook par exemple).

Les logiciels de raccourcis sous Windows

Clavier+

C'est alors que j'ai découvert :

  • Clavier+ (GPLv3), un logiciel libre qui a la bonne idée de pouvoir être lancé en ligne commande avec une documentation tout en français ;
  • les pages HTA, qui sont des fenêtres écrites en HTML / Javascript / CSS.

Clavier+

J'écris mes pads en HTA, avec des liens qui lancent des actions via Clavier+. Et là, c'est quasi parfait : je paramètre Clavier+ pour lancer une fenêtre HTA quand je tape sur la touche PAUSE (facile d'accès et peu utilisée en standard) qui m'affiche des boutons d'actions et des invites de commandes, fenêtre qui se masque une fois l'action lancée et que je rappelle en rappuyant sur PAUSE. J'ai donc Clavier+ qui lance une fenêtre qui permet de lancer plein d'actions via Clavier+. Pas toujours facile de s'en sortir avec du Javascript pas toujours reconnu dans ses dernières fonctions pourtant bien pratique, et surtout, pas simple de gérer la persistance des données, même si je m'en suis sorti à l'aide de cookies.

AutoHotKey

Je change d'entité dans le groupe qui m'emploie, et patatras, pas de Clavier+ dans le centre logiciel ! Je me lance dans une demande d'intégration de Clavier+, demande qui traîne, et voilà que je découvre que si Clavier+ n'est pas proposé, c'est qu'à sa place figure AutoHotKey (GPLv2)
Exemple de GUI AHK

\o/ : apothéose : Autohotkey (AHK), c'est clavier+ puissance 1 000 ! Ça gère les raccourcis — heureusement —, mais aussi et surtout les interfaces graphiques, les fichiers, etc. C'est très puissant, mais la documentation — tout en anglais — est parfois un peu absconse (Clavier+ c'est juste génial à ce niveau).

Fonctionnalités communes

  • Activation d'une fenêtre par son titre
  • Restriction de l'usage d'un raccourci à une fenêtre donnée (via son titre)
  • des configurations séparables par fichiers

Ce qu'apporte AHK

  • les interfaces graphiques
  • interaction avec le système de fichiers
  • la superposition des configurations
  • et beaucoup plus encore

En résumé

Pour celles et ceux qui souhaitent découvrir comment facilement paramétrer des raccourcis claviers, Clavier+ et fait pour vous. Pour aller (beaucoup beaucoup) plus loin AutoHotKey ouvre tout un univers de possibilités.

PS

Quelque raccourcis que j'utilise tout le temps

  • rappel des commandes passées (PACbase et ISPF)
  • lancement des règles sous Outlook
  • recherche des erreurs de compilation COBOL sous VScode
  • configuration et tri des SYSOUT sous SDSF

Tip

Ne pas rager pas si votre tout dernier raccourci ne fonctionne pas avec Clavier+ : vous avez certainement laissé la fenêtre de configuration ouverte…

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