❌

Vue normale

Logiciels espions mercenaires : Apple renforce ses notifications de menace

17 août 2026 à 06:57
Pour vivre heureux, vivons isolés
Logiciels espions mercenaires : Apple renforce ses notifications de menace

Apple a envoyé une nouvelle vague de notifications de menace à des utilisateurs potentiellement visés par des logiciels espions mercenaires, dans 110 pays. Le constructeur a aussi revu sa manière de communiquer ces notifications aux victimes.

Fin 2021, Apple portait plainte contre NSO Group, une société israélienne à l’origine de Pegasus, un logiciel d’espionnage qui s’installe discrètement sur iPhone en exploitant des failles de sécurité. Dans la foulée, le constructeur informatique annonçait la mise en place d’un programme visant à prévenir des utilisateurs que leurs appareils avaient été compromis par ce type de logiciels espions.

Si les poursuites contre NSO ont finalement été abandonnées trois ans plus tard, Apple a continué d’envoyer des « notifications de menace » à des utilisateurs visés par des attaques mercenaires à travers le monde. L’entreprise a ainsi annoncé avoir alerté jeudi 13 août un certain nombre de victimes potentielles de spywares dans 110 pays. Depuis le lancement de ce programme, des notifications ont été envoyées à des utilisateurs dans plus de 150 pays.

Le groupe américain a également revu la manière dont ces notifications s’affichent : elles apparaissent sur l’iPhone de l’utilisateur, sur l’écran de verrouillage ainsi que dans les réglages. Une notification est également envoyée par email aux adresses associées aux comptes Apple de la personne (à partir de cette adresse : threat-notifications@email.apple.com). Enfin, une bannière est présente en haut de la page du compte Apple sur account.apple.com.

Images : Apple

Cette notification ne signifie pas que l’appareil a été compromis, mais elle représente une « alerte très fiable » qui doit être prise « très au sérieux », explique Apple dans une nouvelle note d’assistance. Apple recommande vivement de se rapprocher d’équipes spécialisées en sécurité, en donnant l’exemple de l’assistance téléphonique 24/7 de l’ONG Access Now.

Apple suggère aussi d’activer le mode Isolement, qui réduit fortement la surface d’attaque en limitant ou en bloquant certaines fonctions de Messages, FaceTime, de la navigation web, des services Apple ou encore des albums partagés. Souvent, un logiciel espion s’installe après avoir touché un lien dans un message.

Des attaques très rares et très coûteuses

Tout le monde n’est pas concerné par ces attaques. En fait, très peu de personnes sont visées, « souvent des journalistes, des militants, des hommes politiques ou des diplomates », détaille Apple. Ces attaques « coûtent des millions de dollars et se produisent souvent sur une courte durée, ce qui les rend beaucoup plus difficiles à détecter et à empêcher ». Ce coût très élevé limite la portée de ces menaces, ce qui explique pourquoi elles sont « associées à des acteurs étatiques, y compris à des entreprises privées développant des logiciels espions mercenaires pour le compte de ces acteurs, par exemple Pegasus de NSO Group. »

Pour Apple, « le coût extrême, la sophistication et le caractère international des attaques via des logiciels espions mercenaires en font l’une des menaces numériques les plus avancées qui existent actuellement ». Apple ne détaille pas les enquêtes qui aboutissent aux notifications de menace, en revanche, car « cette information pourrait aider les personnes derrière ces logiciels espions mercenaires à adapter leur comportement pour éviter d’être détectés. »

Pour le grand public, Apple rappelle quelques règles simples : mettre à jour ses appareils avec les dernières mises à jour sécurité (très prolifiques actuellement), utiliser la biométrie (Touch ID, Face ID) pour protéger l’accès à un appareil, utiliser l’authentification à deux facteurs, activer la protection en cas de vol de l’appareil, utiliser des passkeys, installer des apps depuis l’App Store (attention, la boutique laisse passer tout et n’importe quoi), et surtout ne pas ouvrir des liens ou des pièces jointes envoyés par des inconnus.

Logiciels espions mercenaires : Apple renforce ses notifications de menace

17 août 2026 à 06:57
Pour vivre heureux, vivons isolés
Logiciels espions mercenaires : Apple renforce ses notifications de menace

Apple a envoyé une nouvelle vague de notifications de menace à des utilisateurs potentiellement visés par des logiciels espions mercenaires, dans 110 pays. Le constructeur a aussi revu sa manière de communiquer ces notifications aux victimes.

Fin 2021, Apple portait plainte contre NSO Group, une société israélienne à l’origine de Pegasus, un logiciel d’espionnage qui s’installe discrètement sur iPhone en exploitant des failles de sécurité. Dans la foulée, le constructeur informatique annonçait la mise en place d’un programme visant à prévenir des utilisateurs que leurs appareils avaient été compromis par ce type de logiciels espions.

Si les poursuites contre NSO ont finalement été abandonnées trois ans plus tard, Apple a continué d’envoyer des « notifications de menace » à des utilisateurs visés par des attaques mercenaires à travers le monde. L’entreprise a ainsi annoncé avoir alerté jeudi 13 août un certain nombre de victimes potentielles de spywares dans 110 pays. Depuis le lancement de ce programme, des notifications ont été envoyées à des utilisateurs dans plus de 150 pays.

Le groupe américain a également revu la manière dont ces notifications s’affichent : elles apparaissent sur l’iPhone de l’utilisateur, sur l’écran de verrouillage ainsi que dans les réglages. Une notification est également envoyée par email aux adresses associées aux comptes Apple de la personne (à partir de cette adresse : threat-notifications@email.apple.com). Enfin, une bannière est présente en haut de la page du compte Apple sur account.apple.com.

Images : Apple

Cette notification ne signifie pas que l’appareil a été compromis, mais elle représente une « alerte très fiable » qui doit être prise « très au sérieux », explique Apple dans une nouvelle note d’assistance. Apple recommande vivement de se rapprocher d’équipes spécialisées en sécurité, en donnant l’exemple de l’assistance téléphonique 24/7 de l’ONG Access Now.

Apple suggère aussi d’activer le mode Isolement, qui réduit fortement la surface d’attaque en limitant ou en bloquant certaines fonctions de Messages, FaceTime, de la navigation web, des services Apple ou encore des albums partagés. Souvent, un logiciel espion s’installe après avoir touché un lien dans un message.

Des attaques très rares et très coûteuses

Tout le monde n’est pas concerné par ces attaques. En fait, très peu de personnes sont visées, « souvent des journalistes, des militants, des hommes politiques ou des diplomates », détaille Apple. Ces attaques « coûtent des millions de dollars et se produisent souvent sur une courte durée, ce qui les rend beaucoup plus difficiles à détecter et à empêcher ». Ce coût très élevé limite la portée de ces menaces, ce qui explique pourquoi elles sont « associées à des acteurs étatiques, y compris à des entreprises privées développant des logiciels espions mercenaires pour le compte de ces acteurs, par exemple Pegasus de NSO Group. »

Pour Apple, « le coût extrême, la sophistication et le caractère international des attaques via des logiciels espions mercenaires en font l’une des menaces numériques les plus avancées qui existent actuellement ». Apple ne détaille pas les enquêtes qui aboutissent aux notifications de menace, en revanche, car « cette information pourrait aider les personnes derrière ces logiciels espions mercenaires à adapter leur comportement pour éviter d’être détectés. »

Pour le grand public, Apple rappelle quelques règles simples : mettre à jour ses appareils avec les dernières mises à jour sécurité (très prolifiques actuellement), utiliser la biométrie (Touch ID, Face ID) pour protéger l’accès à un appareil, utiliser l’authentification à deux facteurs, activer la protection en cas de vol de l’appareil, utiliser des passkeys, installer des apps depuis l’App Store (attention, la boutique laisse passer tout et n’importe quoi), et surtout ne pas ouvrir des liens ou des pièces jointes envoyés par des inconnus.

Piratage du fisc : 678 000 usagers touchés, enquête de l’Office anticybercriminalité

15 août 2026 à 15:12
Bercy donne des détails
Piratage du fisc : 678 000 usagers touchés, enquête de l’Office anticybercriminalité

Le piratage de la plateforme du fisc, confirmé par la DGFiP cette semaine, aboutit à l’ouverture d’une enquête de l’Office anticybercriminalité. Bercy a donné des détails supplémentaires sur cette attaque, qui touche 678 000 contribuables et entreprises.

Après une période de flottement, la Direction générale des Finances publiques a donné de plus amples détails et précisions sur le piratage de son système d’information. Un acteur malveillant a donc accédé à cette plateforme « en juin et en juillet », grâce à des usurpations d’identifiants d’un agent et d’un tiers habilité. Une attaque « plus sophistiquée que par le passé », a rapporté Bercy.

impots.gouv.fr en sécurité

Ces accès illégitimes ont permis au pirate de consulter et d’extraire des données concernant un total de 678 000 particuliers et professionnels ; pour les particuliers, ce sont des données fiscales (revenu fiscal de référence, quotient familial ou taux de prélèvement à la source). Pour les professionnels, il s’agit de la raison sociale ou du numéro SIREN. La DGFiP ajoute que des données cadastrales relatives aux adresses et aux surfaces de biens immobiliers ont également été consultées.

Il est important de noter que les identifiants et les mots de passe des usagers n’ont pas été compromis, ni leurs espaces Finances publiques. Autrement dit, les données volées ne permettent pas l’accès au compte sécurisé sur impots.gouv.fr.

Néanmoins, l’enquête interne se poursuit pour déterminer « précisément » la nature et le volume des données extraites, ainsi que le nombre de victimes du piratage. Les usagers touchés seront directement contactés dès la semaine prochaine : ils recevront une information individuelle par courriel ou par courrier avec les mesures de vigilance à adopter (en espérant que des petits malins n’en profitent pas pour orchestrer une campagne de hameçonnage entretemps).

La Direction a « immédiatement interrompu » les accès de l’ensemble des comptes utilisés dans les incidents dès que les intrusions ont été détectées. Des mesures de sécurité complémentaires ont également été mises en œuvre (coupures préventives des accès à des systèmes d’informations sensibles). Une plainte sera aussi déposée.

Sans attendre, la section cyber du parquet de Paris a ouvert une enquête, indique l’AFP (via Le Monde). L’Office anticybercriminalité (Ofac) va se pencher sur « l’extraction frauduleuse de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’Etat », « la participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement » et « l’accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données en bande organisée ».

Piratage du fisc : 678 000 usagers touchés, enquête de l’Office anticybercriminalité

15 août 2026 à 15:12
Bercy donne des détails
Piratage du fisc : 678 000 usagers touchés, enquête de l’Office anticybercriminalité

Le piratage de la plateforme du fisc, confirmé par la DGFiP cette semaine, aboutit à l’ouverture d’une enquête de l’Office anticybercriminalité. Bercy a donné des détails supplémentaires sur cette attaque, qui touche 678 000 contribuables et entreprises.

Après une période de flottement, la Direction générale des Finances publiques a donné de plus amples détails et précisions sur le piratage de son système d’information. Un acteur malveillant a donc accédé à cette plateforme « en juin et en juillet », grâce à des usurpations d’identifiants d’un agent et d’un tiers habilité. Une attaque « plus sophistiquée que par le passé », a rapporté Bercy.

impots.gouv.fr en sécurité

Ces accès illégitimes ont permis au pirate de consulter et d’extraire des données concernant un total de 678 000 particuliers et professionnels ; pour les particuliers, ce sont des données fiscales (revenu fiscal de référence, quotient familial ou taux de prélèvement à la source). Pour les professionnels, il s’agit de la raison sociale ou du numéro SIREN. La DGFiP ajoute que des données cadastrales relatives aux adresses et aux surfaces de biens immobiliers ont également été consultées.

Il est important de noter que les identifiants et les mots de passe des usagers n’ont pas été compromis, ni leurs espaces Finances publiques. Autrement dit, les données volées ne permettent pas l’accès au compte sécurisé sur impots.gouv.fr.

Néanmoins, l’enquête interne se poursuit pour déterminer « précisément » la nature et le volume des données extraites, ainsi que le nombre de victimes du piratage. Les usagers touchés seront directement contactés dès la semaine prochaine : ils recevront une information individuelle par courriel ou par courrier avec les mesures de vigilance à adopter (en espérant que des petits malins n’en profitent pas pour orchestrer une campagne de hameçonnage entretemps).

La Direction a « immédiatement interrompu » les accès de l’ensemble des comptes utilisés dans les incidents dès que les intrusions ont été détectées. Des mesures de sécurité complémentaires ont également été mises en œuvre (coupures préventives des accès à des systèmes d’informations sensibles). Une plainte sera aussi déposée.

Sans attendre, la section cyber du parquet de Paris a ouvert une enquête, indique l’AFP (via Le Monde). L’Office anticybercriminalité (Ofac) va se pencher sur « l’extraction frauduleuse de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’Etat », « la participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement » et « l’accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données en bande organisée ».

Plug and Pwn attack uses fake USB devices for Windows SYSTEM access

14 août 2026 à 15:14
Quand vous branchez un périphérique USB compatible "Plug'n'Play", Windows va télécharger et installer les pilotes correspondants, avec les droits maximum (NT AUTHORITY\SYSTEM).
Or certains de ces pilotes ont des failles de sécurité.
En émulant certains périphériques USB, il devient alors possible de forcer l'installation de ces pilotes et d'exploiter les failles correspondantes pour prendre le contrôle de la machine.
Cette faille est même exploitable à distance via RDP (donc sans même avoir d'accès au port USB, car RDP peut faire de l'USB via le réseau.)
(Permalink)

[MàJ] Un pirate a accédé à la plateforme des impôts, des « centaines de milliers d’usagers » concernés

14 août 2026 à 13:26
Les contribuables ont peur
[MàJ] Un pirate a accédé à la plateforme des impôts, des « centaines de milliers d’usagers » concernés

La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a confirmé les bruits de couloir qui circulaient depuis plusieurs heures sur les réseaux sociaux. Des données concernant des particuliers et des professionnels sont compromises, suite à l’ « accès illégitime » d’un acteur malveillant fin juin.

Les fuites de données se suivent, ne se ressemblent pas… mais elles gardent leur caractère inquiétant. 24 heures après la confirmation que feu Bloctel a laissé filé des centaines de milliers de numéros de téléphone, c’est au tour de la DGFiP d’annoncer qu’un acteur malveillant a eu accès au système d’information des impôts après une usurpation d’identité.

Le communiqué a été publié ce jeudi 13 août en fin de journée, mais l’intrusion remonte à fin juin. Le pirate a revendiqué cet accès hier, mercredi 12 août, ce qui a certainement poussé Bercy à réagir officiellement. Les premières investigations indiquent que l’accès avait été coupé fin juin « dans le cadre du contrôle opéré ». Néanmoins, l’acteur a consulté et extrait des données concernant des particuliers et des professionnels.

La nature et la quantité de ces données ne sont pas précisées. Cependant, les usagers concernés recevront une information individuelle qui spécifiera les données susceptibles d’avoir été consultées ou extraites. Le cas échéant, ils seront également conseillés sur les mesures de vigilance à adopter.

Comme le veut la réglementation, la CNIL va être notifiée de l’incident, et une plainte sera déposée. De nouveaux éléments seront communiqués au fur et à mesure de l’enquête, menée par les équipes de la Direction avec le service du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité (SHFDS), ainsi qu’avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

Mise à jour 14/08 – Le ministère de l’Économie a précisé à Next que le piratage des données de la plateforme des impôts concerne « des centaines de milliers d’usagers », sans plus de précision à l’heure actuelle.

How Baltimore Achieved Historically Low Homicides—With Less Police – Emerald Book

12 août 2026 à 11:41
La ville de Baltimore a fait baisser la criminalité par armes à feux de manière spectaculaire. 68% d'homicides en moins depuis 2019. Comment ? Avec 400 flics en *MOINS* et plusieurs bonnes idées.

Taper *FORT* contre le crime, ça fait bander les droitards, mais ça ne marche pas vraiment (Je rappelle que les USA ont un des plus forts taux de criminalité alors que certains états ont *encore* la peine de mort.)
(Permalink)
❌