Estimant que le protocole d’accord est devenu “caduc” en raison des “violations” de Washington, au terme du délai de soixante jours fixé pour un accord définitif, Téhéran a prévenu que ses actions dans le détroit d’Ormuz et sa région allaient prendre “une forme offensive”. Une erreur pour la presse réformiste, favorable à une reprise des négociations.
Très critiqué par le camp conservateur, le président réformateur Masoud Pezeshkian a fait part mercredi 5 août des difficultés qu’il y avait à communiquer avec Mojtaba Khamenei. Une déclaration lourde de sens, dans un contexte de lutte de pouvoir entre le président et les Gardiens de la révolution et de rumeurs sur sa possible démission.
Le président iranien, Masoud Pezeshkian, à Nadjaf, en Irak, le 7 juillet 2026, peu avant la cérémonie funéraire de l’ancien guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février.
Un sondage réalisé en mai par la présidence iranienne et qui a fuité dans la presse dépeint une société largement opposée aux grandes orientations de la République islamique. Pour les médias en exil, mais aussi l’ensemble de la presse iranienne, le pouvoir aurait tout intérêt à répondre aux aspirations de la population.
Alors que l’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran se poursuit et risque de déboucher sur une nouvelle guerre ouverte, la crise économique ne cesse de s’aggraver, asphyxiant une population déjà à genou. Lundi 20 juillet, le dollar s’échangeait à près de 1,9 million de rials, alimentant une redoutable spirale inflationniste.
Un Iranien tenant dans la main des billets de rials à Téhéran, le 28 janvier 2026, alors que la monnaie nationale de l’Iran continue d’enfoncer des seuils historiques.
Les deux guerres qu’a connues le pays en un an ont entraîné une hausse massive du taux de chômage. Les femmes sont majoritairement touchées et désormais davantage astreintes aux tâches domestiques, écrit “IranWire”, témoignages à l’appui. Les tensions, voire la violence, au sein des couples et des familles se sont, quant à elles, accrues.