Les scènes d’incendies et de pillages qu’ont connues Paris et d’autres villes françaises ce week-end ont fait la une des journaux iraniens lundi 19 octobre. Téhéran a dénoncé la répression policière et appelé les autorités françaises à répondre aux revendications de la jeunesse.
L’Iran a convoqué mardi l’ambassadeur de France à Téhéran pour protester contre l’usage excessif de la force contre les lycéens français qui manifestent depuis plusieurs jours. Dénonçant une “campagne de désinformation”, le Quai d’Orsay a répliqué en convoquant le représentant à Paris du régime iranien, dont la répression sanglante du mouvement de contestation de janvier avait fait plusieurs milliers de morts.
Les nouvelles frappes menées par Washington, dans la nuit du mardi 1ᵉʳ au mercredi 2 septembre, contre plusieurs cibles dans le pays ont fait 18 morts, selon la presse iranienne. Cette dernière redoute que l’escalade actuelle ne soit que le prélude à une reprise des hostilités à grande échelle.
Via ses relais politiques et médiatiques, le régime iranien assure que les nouvelles sanctions américaines ne le feront pas plier. Mais la presse réformiste s’inquiète de leurs conséquences, alors que le rial s’effondre et que les files d’attente s’allongent dans les stations-service.