Vue normale

En Iran, les frappes américaines font craindre une “offensive militaire d’envergure”

Les nouvelles frappes menées par Washington, dans la nuit du mardi 1ᵉʳ au mercredi 2 septembre, contre plusieurs cibles dans le pays ont fait 18 morts, selon la presse iranienne. Cette dernière redoute que l’escalade actuelle ne soit que le prélude à une reprise des hostilités à grande échelle.

© PHOTO ATTA KENARE/AFP

Des passants devant une affiche antiaméricaine sur la place Enghelab, dans le centre de Téhéran, en Iran, le 2 septembre 2026.

Le régime iranien minimise les sanctions américaines, mais le pays “se trouve à un tournant critique”

Via ses relais politiques et médiatiques, le régime iranien assure que les nouvelles sanctions américaines ne le feront pas plier. Mais la presse réformiste s’inquiète de leurs conséquences, alors que le rial s’effondre et que les files d’attente s’allongent dans les stations-service.

© PHOTO AFP

Des automobilistes et des motards faisant la queue dans une station-service à Téhéran, en Iran, le 25 août 2026.

Après l’expiration de l’accord avec les États-Unis, l’Iran adopte une posture “pleinement offensive”

Estimant que le protocole d’accord est devenu “caduc” en raison des “violations” de Washington, au terme du délai de soixante jours fixé pour un accord définitif, Téhéran a prévenu que ses actions dans le détroit d’Ormuz et sa région allaient prendre “une forme offensive”. Une erreur pour la presse réformiste, favorable à une reprise des négociations.

© PHOTO ATTA KENARE/AFP

Un homme à l’ombre d’une sculpture érigée en bord de mer dans la ville portuaire de Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran, le 10 août 2026.

Selon le président iranien, il est “très difficile de communiquer” avec le guide suprême

Très critiqué par le camp conservateur, le président réformateur Masoud Pezeshkian a fait part mercredi 5 août des difficultés qu’il y avait à communiquer avec Mojtaba Khamenei. Une déclaration lourde de sens, dans un contexte de lutte de pouvoir entre le président et les Gardiens de la révolution et de rumeurs sur sa possible démission.

© PHOTO BUREAU PRÉSIDENTIEL IRANIEN/REUTERS

Le président iranien, Masoud Pezeshkian, à Nadjaf, en Irak, le 7 juillet 2026, peu avant la cérémonie funéraire de l’ancien guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février.

La colère et le désespoir couvent en Iran, alerte un rapport confidentiel du régime

Un sondage réalisé en mai par la présidence iranienne et qui a fuité dans la presse dépeint une société largement opposée aux grandes orientations de la République islamique. Pour les médias en exil, mais aussi l’ensemble de la presse iranienne, le pouvoir aurait tout intérêt à répondre aux aspirations de la population.

© Photo Majid Asgaripour / via REUTERS

Dans le grand bazar de Téhéran, le 20 juillet 2026.

Guerre en Iran : l’économie trinque, la monnaie locale à un nouveau plus bas historique

Alors que l’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran se poursuit et risque de déboucher sur une nouvelle guerre ouverte, la crise économique ne cesse de s’aggraver, asphyxiant une population déjà à genou. Lundi 20 juillet, le dollar s’échangeait à près de 1,9 million de rials, alimentant une redoutable spirale inflationniste.

© PHOTO FATEMEH BAHRAMI/ANADOLU/AFP

Un Iranien tenant dans la main des billets de rials à Téhéran, le 28 janvier 2026, alors que la monnaie nationale de l’Iran continue d’enfoncer des seuils historiques.

Chômage, divorce, violences : les Iraniennes “plus vulnérables que jamais”

Les deux guerres qu’a connues le pays en un an ont entraîné une hausse massive du taux de chômage. Les femmes sont majoritairement touchées et désormais davantage astreintes aux tâches domestiques, écrit “IranWire”, témoignages à l’appui. Les tensions, voire la violence, au sein des couples et des familles se sont, quant à elles, accrues.

© Dessin de Falco, Cuba

❌