❌

Vue normale

☕️ OpenAI ouvre les pubs dans ChatGPT aux clients d’Amazon Ads

10 septembre 2026 à 14:41


Après avoir introduit la publicité dans son chatbot, OpenAI la booste en signant un accord avec Amazon.

Celui-ci va permettre aux clients d’Amazon Ads, le service de publicité du groupe de Jeff Bezos, d’insérer leur pub dans ChatGPT via la plateforme de marketing Amazon DSP. Pour l’instant, c’est un projet pilote mis en place aux États-Unis, avec des publicitaires sélectionnés, explique Digiday.

Ave Calvar pour Unsplash +

Mais on peut facilement imaginer qu’il se généralise, même si OpenAI a tâtonné 7 mois avant de lancer la pub dans ChatGPT pour les utilisateurs français et européens.

Il y a un an, Amazon concluait aussi un accord avec Netflix concernant l’introduction de publicités via sa plateforme DSP aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Espagne, au Mexique, au Canada, au Japon, au Brésil, en Italie, en Allemagne et en Australie.

Rappelons quand même que la FTC (l’agence américaine de contrôle du droit de la consommation et des pratiques anticoncurrentielles) vient d’attaquer en justice Amazon pour avoir surfacturé « de manière secrète et systématique » 1,2 million d’annonceurs sur Amazon.com à hauteur d’une somme totale de plus de 20 milliards de dollars.

☕️ OpenAI ouvre les pubs dans ChatGPT aux clients d’Amazon Ads

10 septembre 2026 à 14:41


Après avoir introduit la publicité dans son chatbot, OpenAI la booste en signant un accord avec Amazon.

Celui-ci va permettre aux clients d’Amazon Ads, le service de publicité du groupe de Jeff Bezos, d’insérer leur pub dans ChatGPT via la plateforme de marketing Amazon DSP. Pour l’instant, c’est un projet pilote mis en place aux États-Unis, avec des publicitaires sélectionnés, explique Digiday.

Ave Calvar pour Unsplash +

Mais on peut facilement imaginer qu’il se généralise, même si OpenAI a tâtonné 7 mois avant de lancer la pub dans ChatGPT pour les utilisateurs français et européens.

Il y a un an, Amazon concluait aussi un accord avec Netflix concernant l’introduction de publicités via sa plateforme DSP aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Espagne, au Mexique, au Canada, au Japon, au Brésil, en Italie, en Allemagne et en Australie.

Rappelons quand même que la FTC (l’agence américaine de contrôle du droit de la consommation et des pratiques anticoncurrentielles) vient d’attaquer en justice Amazon pour avoir surfacturé « de manière secrète et systématique » 1,2 million d’annonceurs sur Amazon.com à hauteur d’une somme totale de plus de 20 milliards de dollars.

☕️ L’agence de cybersécurité de la Commission européenne peut maintenant utiliser Mythos

10 septembre 2026 à 13:37


L’ENISA, agence de cybersécurité de l’Union européenne, vient d’obtenir un accès à Mythos. En mai, OpenAI lui avait donné accès à GPT-5.5-Cyber mais elle n’avait pas accès au modèle présenté d’Anthropic le plus puissant côté cybersécurité notamment.

Un mois après, Anthropic annonçait l’ouverture de l’accès de Mythos à d’autres organisations gouvernementales que celles des États-Unis, l’Union européenne était évoquée sans que cela soit officiel.

Illustration : Flock

C’est désormais chose faite. « À la suite de nos échanges constructifs avec Anthropic, nous pouvons confirmer que l’agence européenne de cybersécurité ENISA a obtenu l’accès à Mythos 5 et procède actuellement à des tests sur ce système », a affirmé un représentant de la Commission européenne à Bloomberg, même si l’entreprise états-unienne n’a pas voulu commenter.

Mais l’ENISA ne semble pas avoir accès à la dernière version du modèle d’Anthropic si la version est bien celle citée par le représentant de la Commission. En effet, la semaine dernière, l’entreprise a annoncé la version 5.1 de Mythos et l’entreprise de Dario Amodei écrivait que cette version n’était « accessible qu’à un certain nombre d’organisations américaines ».

☕️ L’agence de cybersécurité de la Commission européenne peut maintenant utiliser Mythos

10 septembre 2026 à 13:37


L’ENISA, agence de cybersécurité de l’Union européenne, vient d’obtenir un accès à Mythos. En mai, OpenAI lui avait donné accès à GPT-5.5-Cyber mais elle n’avait pas accès au modèle présenté d’Anthropic le plus puissant côté cybersécurité notamment.

Un mois après, Anthropic annonçait l’ouverture de l’accès de Mythos à d’autres organisations gouvernementales que celles des États-Unis, l’Union européenne était évoquée sans que cela soit officiel.

Illustration : Flock

C’est désormais chose faite. « À la suite de nos échanges constructifs avec Anthropic, nous pouvons confirmer que l’agence européenne de cybersécurité ENISA a obtenu l’accès à Mythos 5 et procède actuellement à des tests sur ce système », a affirmé un représentant de la Commission européenne à Bloomberg, même si l’entreprise états-unienne n’a pas voulu commenter.

Mais l’ENISA ne semble pas avoir accès à la dernière version du modèle d’Anthropic si la version est bien celle citée par le représentant de la Commission. En effet, la semaine dernière, l’entreprise a annoncé la version 5.1 de Mythos et l’entreprise de Dario Amodei écrivait que cette version n’était « accessible qu’à un certain nombre d’organisations américaines ».

☕️ Le CEO d’Automattic de retour aux commandes de WordPress.com et Tumblr

11 septembre 2026 à 17:52


Mise à jour, 11/09, 19h30 – Deux jours après son éviction, Matt Mullenweg est de retour chez Automattic, selon un message Slack consulté par TechCrunch, et confirmé par plusieurs salariés. « Heureux d’annoncer que le conseil d’administration est de nouveau d’accord, et que je contrôle Automattic », écrit-il. « Il s’est passé beaucoup de choses ces dernières 48 heures que nous devons démêler, et j’espère qu’une grande partie relevait d’un malentendu, car j’ai énormément de respect et d’estime pour les personnes concernées. » La maison mère de WordPress.com n’a encore rien annoncé. Affaire à suivre.

Article original, 10/09 – Matt Mullenweg, le CEO d’Automattic (maison mère de WordPress.com et Tumblr) qui a déclenché une guerre juridique dans l’écosystème commercial de WordPress en 2024, a été évincé de son poste par le conseil d’administration de son entreprise.

Comme le révèle 404 Media, il a annoncé sur le Slack interne que le CA lui a imposé de prendre des congés payés. Dans ce message, il accuse le responsable financier Mark Davies d’avoir « conspiré » avec les membres du conseil d’administration d’Automattic, Ann Dunwoody, Toni Schneider et Sue Decker. Ils « ont agi dans mon dos et ont voté pour me mettre en congé rémunéré. J’ai voté contre cette décision », affirme-t-il.

Il a annoncé en même temps à ses équipes que Mark Davies avait été élu CEO par intérim de l’entreprise. Toni Schneider a ensuite confirmé cette décision sur le Slack et l’entreprise précise à nos confrères que « Matt Mullenweg est actuellement en congé chez Automattic. Mark Davies, directeur financier d’Automattic, dirigera l’entreprise en tant que PDG par intérim. Le conseil d’administration a pleinement confiance en les qualités de dirigeant de Mark et en la capacité de l’équipe à mettre en œuvre les priorités de l’entreprise ».

En 2024, alors qu’il avait déclenché sa guerre avec son concurrent WP Engine, Matt Mullenweg avait poussé plusieurs fois et avec succès à la porte des employés qui ne se retrouvaient pas dans sa manière d’agir.

☕️ Le CEO d’Automattic de retour aux commandes de WordPress.com et Tumblr

11 septembre 2026 à 17:52


Mise à jour, 11/09, 19h30 – Deux jours après son éviction, Matt Mullenweg est de retour chez Automattic, selon un message Slack consulté par TechCrunch, et confirmé par plusieurs salariés. « Heureux d’annoncer que le conseil d’administration est de nouveau d’accord, et que je contrôle Automattic », écrit-il. « Il s’est passé beaucoup de choses ces dernières 48 heures que nous devons démêler, et j’espère qu’une grande partie relevait d’un malentendu, car j’ai énormément de respect et d’estime pour les personnes concernées. » La maison mère de WordPress.com n’a encore rien annoncé. Affaire à suivre.

Article original, 10/09 – Matt Mullenweg, le CEO d’Automattic (maison mère de WordPress.com et Tumblr) qui a déclenché une guerre juridique dans l’écosystème commercial de WordPress en 2024, a été évincé de son poste par le conseil d’administration de son entreprise.

Comme le révèle 404 Media, il a annoncé sur le Slack interne que le CA lui a imposé de prendre des congés payés. Dans ce message, il accuse le responsable financier Mark Davies d’avoir « conspiré » avec les membres du conseil d’administration d’Automattic, Ann Dunwoody, Toni Schneider et Sue Decker. Ils « ont agi dans mon dos et ont voté pour me mettre en congé rémunéré. J’ai voté contre cette décision », affirme-t-il.

Il a annoncé en même temps à ses équipes que Mark Davies avait été élu CEO par intérim de l’entreprise. Toni Schneider a ensuite confirmé cette décision sur le Slack et l’entreprise précise à nos confrères que « Matt Mullenweg est actuellement en congé chez Automattic. Mark Davies, directeur financier d’Automattic, dirigera l’entreprise en tant que PDG par intérim. Le conseil d’administration a pleinement confiance en les qualités de dirigeant de Mark et en la capacité de l’équipe à mettre en œuvre les priorités de l’entreprise ».

En 2024, alors qu’il avait déclenché sa guerre avec son concurrent WP Engine, Matt Mullenweg avait poussé plusieurs fois et avec succès à la porte des employés qui ne se retrouvaient pas dans sa manière d’agir.

OpenAI accusée de mauvaises pratiques scientifiques pour résoudre un problème de maths

10 septembre 2026 à 08:21
Quick and dirty maths
OpenAI accusée de mauvaises pratiques scientifiques pour résoudre un problème de maths

OpenAI prétend avoir résolu un problème mathématique avec une de ses IA sans qu’on en soit sûr. Mais cette annonce arrive en parallèle de celle de deux mathématiciens, Tristan Buckmaster et Levent Alpöge, qui auraient pavé la voie à l’entreprise de Sam Altman à leurs corps défendants, soit par la rumeur sur leur façon d’attaquer le problème, soit sur l’utilisation de leurs données par l’entreprise.

Comme Next en parlait déjà cet été, l’IA générative bouscule la recherche en mathématiques, mais pas forcément dans le bon sens. Dans son effort d’utiliser les maths comme « benchmark » de ses modèles alors que l’entreprise prépare toujours son entrée en bourse, OpenAI défraye la chronique à propos de ces méthodes.

Ce mardi 8 septembre, Tristan Buckmaster, mathématicien de l’université de New York, a annoncé avec Levent Alpöge (qui travaille pour Anthropic, mais pas sur ce sujet) avoir trouvé une voie pour résoudre un important problème non résolu des mathématiques théoriques, appelé « Navier-Stokes ». Ils ont mis en ligne leurs travaux sur le serveur de l’université de New York via trois PDF (1,2 et 3), ainsi qu’un dépôt GitHub avec les fichiers de preuve en Lean non relus par les pairs.

Des équations introduites au XIXᵉ siècle dont on ignore si elles ont toujours des solutions uniques

Ce problème est celui de l’existence et de la régularité de solutions des équations de Navier-Stokes, équations utilisées très régulièrement en mécanique des fluides. Il fait partie de la liste des « problèmes du prix du Millénaire » établie par le Clay Mathematics Institute of Cambridge. Ce dernier a recensé les sept problèmes « les plus complexes auxquels les mathématiciens étaient confrontés au tournant du deuxième millénaire ». Les mathématiciens se demandent si ces équations, introduites au XIXᵉ siècle, ont des solutions uniques et régulières quelles que soient les variables utilisées.

Or, OpenAI a annoncé quelques heures après le partage d’un article décrivant une solution au problème Navier-Stokes, là aussi via un PDF sur son propre serveur et un dépôt GitHub avec les fichiers de preuve en Lean et non relus par les pairs non plus.

Attendons le consensus de la communauté

Pas de précipitations sur les conclusions à tirer de ces articles. Next n’a pas les compétences en mathématiques pour les analyser. La communauté de chercheuses et chercheurs sur le sujet pourra juger et nous indiquer ce qu’il en est. Et elle prendra certainement son temps : selon les règles [PDF] du prix du Millénaire, une solution proposée doit d’abord avoir été publiée dans une revue mathématique à comité de lecture de renommée mondiale et doit également avoir été largement acceptée par la communauté mathématique deux ans après cette publication.

De plus, la rédaction de l’article d’OpenAI ne semble pas faciliter les choses : Thomas Rey, mathématicien à l’Université Côte d’Azur et spécialiste du domaine, a partagé avec Next sa difficulté à comprendre l’article mis en ligne par OpenAI : « Je ne suis pas capable de lire les détails du papier. […] C’est ultra mal écrit ». Il évoque un autre mathématicien, le chercheur Kazakhe Mukhtarbai Otelbaev, qui avait déjà clamé en 2013 avoir résolu ce problème en rendant public un article de « 120 pages illisibles ». Un effort international de plusieurs mois pour comprendre l’article avait permis finalement de trouver une erreur.

Des suspicions sur la manière dont OpenAI en est arrivée là

Si le temps donnera son verdict, un autre problème apparait. En effet, l’annonce de Tristan Buckmaster est accompagnée d’un texte [PDF] dans lequel il dénonce la manière dont OpenAI s’est emparé de la solution élaborée avec Levent Alpöge.


Il reste 60% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

Maths, informatique et astronomie : le PDG du CNRS veut chambouler toute l’organisation

10 septembre 2026 à 06:31
Le repli, meilleure défense ?
Maths, informatique et astronomie : le PDG du CNRS veut chambouler toute l’organisation

Le nouveau PDG du CNRS, Thierry Dauxois, a affiché clairement sa volonté de réduire le nombre d’instituts dépendant du CNRS. En l’état actuel, le projet fusionnerait physique et ingénierie, maths et informatique et renverrait l’astronomie et l’astrophysique avec la physique nucléaire et la physique des particules. La volonté affichée est de protéger l’organisme avant l’échéance électorale de 2027 alors que le RN est aux portes du pouvoir et que la Cour des comptes propose de sabrer les organismes de recherche au profit des universités.

À peine nommé à la tête du CNRS, Thierry Dauxois veut aller vite pour réorganiser l’organisme. Il avait dès son audition au Sénat affiché sa volonté de réduire le nombre d’instituts, ces organes au sein du CNRS qui structurent l’organisation des moyens de recherche en fonction des disciplines. Mais il s’était gardé, avant son entrée en fonction, d’annoncer les disciplines qui seraient touchées.

Son projet vise la réorganisation des instituts en charge de l’ingénierie, des mathématiques, de l’informatique, de l’astronomie et de l’astrophysique. Il doit en plus prendre en compte la volonté tardive du gouvernement de fusionner l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) avec le CNRS.

Une réorganisation des disciplines scientifiques amorcée par la direction du CNRS

Cet été, la direction du CNRS a mis en place les premières pierres de son programme de réorganisation. Pendant le courant des mois de juin et juillet, Thierry Dauxois a présenté à différents conseils de l’organisme (dont le conseil scientifique) sa « proposition d’évolution du périmètre des instituts » qui, de fait, réduit le nombre d’instituts au sein de l’organisme de 10 à 7.

Pour rappel, voici la liste des 10 instituts actuels du CNRS :

Cette restructuration doit encore être détaillée et discutée au sein de l’organisme, mais le PDG veut avancer vite : dans un courrier adressé fin aout aux directeurs d’unités du CNRS que nous avons pu consulter, comme nos consœurs et confrères de l’AEF, il veut une validation de son projet avant la fin de l’année.

Ces instituts du CNRS sont structurants dans l’organisation de la recherche au sein des disciplines au CNRS mais ils ont souvent une importance au-delà de l’organisme. Leur réorganisation a donc des conséquences concrètes importantes pour le milieu de la recherche français.


Il reste 80% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

☕️ Google annonce un investissement de 13 milliards d’euros en Finlande

9 septembre 2026 à 10:19


Google promet d’investir dans les deux prochaines années en Finlande la somme de 13 milliards d’euros pour financer des projets d’infrastructures dans le sud et le centre du pays.

Dans un communiqué de presse publié ce mercredi 9 septembre, Google affirme que « cela comprend les investissements dans des centres de données et d’autres infrastructures de soutien, ainsi que des partenariats à Hamina, Kajaani, Muhos et Vaala [des villes situées au sud et au centre du pays] ».

Concernant les «  infrastructures de soutien », l’entreprise parle, de fait, de centrales, de barrages et du réseau électriques du pays. Ainsi, Google évoque un partenariat avec les entreprises Fingrid et Business Finland pour « identifier des sites pour l’infrastructure de Google et mettre en place un raccordement respectueux du réseau », un contrat de 22 ans avec Fortum pour lui fournir de l’énergie venant de la centrale nucléaire de Loviisa et aider à « la viabilité commerciale de cette centrale », ou encore un contrat avec Valorem concernant l’électricité d’un parc éolien situé à l’est du pays.

Illustration : Flock

Ruth Porat, directrice financière de Google affirme que cet investissement est « le plus important investissement ponctuel de l’entreprise en Europe ».

Le représentant de Google en Finlande, Antti Järvinen, a souligné que ce projet constituait l’un des plus importants investissements de l’histoire industrielle du pays, rapporte le média finlandais Yle.

Les projets de création de data centers font aussi face à de vives critiques en Finlande, comme ailleurs, notamment sur l’épuisement des ressources locales et sur l’aggravation de la crise climatique, expliquent nos confrères finlandais. Lors de l’annonce de l’investissement de Google, le Premier Ministre, Petteri Orpo, y a répondu en mettant en avant les emplois promis par la multinationale. « Dans le débat public en Finlande, l’impact des centres de données sur l’emploi est souvent sous-estimé. Je trouve cela étrange dans un pays qui est confronté depuis longtemps à un taux de chômage élevé . Cela signifie des emplois, de nombreux emplois pour les Finlandais partout en Finlande », a-t-il promis.

Google annonce dans son communiqué la promesse 37 000 emplois « induits », dont 16 000 dans la construction, lors de la phase initiale et 7 000 emplois de support ensuite.

La perspective d’emplois est régulièrement citée par les promoteurs de nouveaux centres de données, mais elle suscite des débats. En France, par exemple, une étude EY pour l’organisation France Data Center a établi que l’industrie des centres de données comptait 48 374 emplois en France en 2024, parmi lesquels 18 328 emplois « indirects et induits ». L’année suivante, le cabinet Trendeo comparait de son côté l’intensité capitalistique des emplois créés dans diverses filières : la filière des centres de données ayant attiré 52 % des investissements nationaux et créé 2 800 emplois, elle établissait un ratio de 40 millions d’euros par emploi. Un chiffre à comparer à ceux constatés dans l’énergie (5 millions d’euros par emploi), dans la recherche et développement (1,8 million d’euros par emploi) et dans le reste de l’industrie numérique (entre 0,2 et 0,3 million d’euros par emploi).

☕️ Google annonce un investissement de 13 milliards d’euros en Finlande

9 septembre 2026 à 10:19


Google promet d’investir dans les deux prochaines années en Finlande la somme de 13 milliards d’euros pour financer des projets d’infrastructures dans le sud et le centre du pays.

Dans un communiqué de presse publié ce mercredi 9 septembre, Google affirme que « cela comprend les investissements dans des centres de données et d’autres infrastructures de soutien, ainsi que des partenariats à Hamina, Kajaani, Muhos et Vaala [des villes situées au sud et au centre du pays] ».

Concernant les «  infrastructures de soutien », l’entreprise parle, de fait, de centrales, de barrages et du réseau électriques du pays. Ainsi, Google évoque un partenariat avec les entreprises Fingrid et Business Finland pour « identifier des sites pour l’infrastructure de Google et mettre en place un raccordement respectueux du réseau », un contrat de 22 ans avec Fortum pour lui fournir de l’énergie venant de la centrale nucléaire de Loviisa et aider à « la viabilité commerciale de cette centrale », ou encore un contrat avec Valorem concernant l’électricité d’un parc éolien situé à l’est du pays.

Illustration : Flock

Ruth Porat, directrice financière de Google affirme que cet investissement est « le plus important investissement ponctuel de l’entreprise en Europe ».

Le représentant de Google en Finlande, Antti Järvinen, a souligné que ce projet constituait l’un des plus importants investissements de l’histoire industrielle du pays, rapporte le média finlandais Yle.

Les projets de création de data centers font aussi face à de vives critiques en Finlande, comme ailleurs, notamment sur l’épuisement des ressources locales et sur l’aggravation de la crise climatique, expliquent nos confrères finlandais. Lors de l’annonce de l’investissement de Google, le Premier Ministre, Petteri Orpo, y a répondu en mettant en avant les emplois promis par la multinationale. « Dans le débat public en Finlande, l’impact des centres de données sur l’emploi est souvent sous-estimé. Je trouve cela étrange dans un pays qui est confronté depuis longtemps à un taux de chômage élevé . Cela signifie des emplois, de nombreux emplois pour les Finlandais partout en Finlande », a-t-il promis.

Google annonce dans son communiqué la promesse 37 000 emplois « induits », dont 16 000 dans la construction, lors de la phase initiale et 7 000 emplois de support ensuite.

La perspective d’emplois est régulièrement citée par les promoteurs de nouveaux centres de données, mais elle suscite des débats. En France, par exemple, une étude EY pour l’organisation France Data Center a établi que l’industrie des centres de données comptait 48 374 emplois en France en 2024, parmi lesquels 18 328 emplois « indirects et induits ». L’année suivante, le cabinet Trendeo comparait de son côté l’intensité capitalistique des emplois créés dans diverses filières : la filière des centres de données ayant attiré 52 % des investissements nationaux et créé 2 800 emplois, elle établissait un ratio de 40 millions d’euros par emploi. Un chiffre à comparer à ceux constatés dans l’énergie (5 millions d’euros par emploi), dans la recherche et développement (1,8 million d’euros par emploi) et dans le reste de l’industrie numérique (entre 0,2 et 0,3 million d’euros par emploi).

☕️ Nitter et XCancel reprennent du service

7 septembre 2026 à 14:12


Fin août, Nitter et Xcancel annonçaient la suspension de leurs activités de leurs services. Ces deux plateformes alternatives pour tous les internautes qui souhaitent consulter ou partager des publications du réseau social X reprennent finalement leurs activités.

Sur le site de Nitter, on peut lire une mise à jour de la note publiée le mois dernier, dans laquelle l’équipe explique avoir reçu une mise en demeure par X le 24 août 2026. Mais après quelques jours de réflexion et consultation de leurs avocats, les responsables du projet ont choisi de le remettre en route : « Suivant les conseils juridiques reçus, le projet Nitter se poursuivra ».

Selon ce message, Nitter sera de « nouveau opérationnelle d’ici peu » et d’autres instances devraient suivre. De fait, c’est déjà le cas de XCancel qui est de nouveau utilisable, par exemple pour consulter les messages du président de la République française qui ne publie pas ses messages ailleurs. Pourtant Next lui a fait un tuto personnel pour l’aider :

☕️ Nitter et XCancel reprennent du service

7 septembre 2026 à 14:12


Fin août, Nitter et Xcancel annonçaient la suspension de leurs activités de leurs services. Ces deux plateformes alternatives pour tous les internautes qui souhaitent consulter ou partager des publications du réseau social X reprennent finalement leurs activités.

Sur le site de Nitter, on peut lire une mise à jour de la note publiée le mois dernier, dans laquelle l’équipe explique avoir reçu une mise en demeure par X le 24 août 2026. Mais après quelques jours de réflexion et consultation de leurs avocats, les responsables du projet ont choisi de le remettre en route : « Suivant les conseils juridiques reçus, le projet Nitter se poursuivra ».

Selon ce message, Nitter sera de « nouveau opérationnelle d’ici peu » et d’autres instances devraient suivre. De fait, c’est déjà le cas de XCancel qui est de nouveau utilisable, par exemple pour consulter les messages du président de la République française qui ne publie pas ses messages ailleurs. Pourtant Next lui a fait un tuto personnel pour l’aider :

L’Europe avance sur son autonomie spatiale, Donald Trump joue les trouble-fête

7 septembre 2026 à 12:42
Espace politique
Téléphonie satellite : Orange et les grands opérateurs lorgnent les fréquences européennes

Le Sommet international sur l’espace va se dérouler cette semaine. Si la fusée allemande Spectrum a bien réussi son lancement ce week-end en Norvège, des tensions entre la France et l’Allemagne montrent qu’il n’est pas sûr que l’Europe veuille s’assurer une réelle autonomie spatiale. Donald Trump, lui, a interdit aux entreprises états-uniennes de participer au sommet, alors même que la régulation de l’espace doit y être évoquée.

Ce week-end, Isar Aerospace a réussi le lancement de sa fusée Spectrum depuis la base d’Andøya (Norvège), ainsi que le placement en orbite de cinq satellites. Mais le succès de Spectrum n’est pas forcément le symbole du futur de l’Europe spatiale qui doit être discuté lors du Sommet international sur l’espace organisé les 9 et 10 septembre prochains à Paris.

« Nous sommes entrés dans l’histoire », s’est enorgueillie l’entreprise allemande sur le réseau social d’Elon Musk. « Dès notre deuxième vol, nous sommes devenus la première entreprise spatiale commerciale européenne à mettre des satellites en orbite. La mission « Onward and Upward » a décollé avec succès et a déployé ses charges utiles en orbite. Un nouveau chapitre s’ouvre pour l’aérospatiale européenne ». C’est incontestablement un succès pour cette entreprise du « new space » allemand qui réussit donc l’exploit d’envoyer des satellites depuis le continent européen et ouvre une possibilité complémentaire à Ariane 6 face au géant états-unien SpaceX.

Pressions de Trump, défection allemande

Politiquement, c’est un peu plus compliqué que ça. Emmanuel Macron avait annoncé en juin dernier ce sommet international de l’Espace en exhortant l’Europe à mener une « reconquête à marche forcée » dans le domaine du spatial. Et il espérait pouvoir compter sur le soutien du chancelier allemand Friedrich Merz pour relancer le leadership du duo européen en y annonçant, main dans la main, la signature d’une déclaration commune des pays européens incluant des critères de préférence européenne pour le prochain budget spatial européen.

Mais le dirigeant allemand a fait savoir très tardivement qu’il ne coprésidera pas ce sommet. « À ce stade, le chancelier ne peut pas participer » en raison des « contraintes politiques », a affirmé l’Élysée à l’AFP ce week-end. Les ministres allemands de la Défense, Boris Pistorius, et de l’Espace, Dorothee Bär, devraient être cependant présents, mais l’absence du chancelier met un doute sur l’entente franco-allemande sur le sujet.

Cette défection fait suite à la pression que Donald Trump a exercée sur le bon déroulement du sommet. En effet, une semaine avant la tenue de l’événement, Politico a appris que la Maison Blanche a indiqué par téléphone à des entreprises de son pays comme SpaceX, Stoke Space, K2 Space et Astra, que leur participation à ce sommet pourrait être perçue comme un soutien tacite aux positions politiques de l’Union européenne. L’administration de Donald Trump reprocherait à la France de ne pas s’être concertée avec les États-Unis pour organiser ce sommet, ainsi que de « pratiques anticoncurrentielles ».

Ces pressions ont poussé SpaceX, Blue Origin, Stoke Space et Starcloud à annuler leurs venues même si le ministre Philippe Baptiste a réagi sur X en affirmant que « la porte est grande ouverte » aux scientifiques, entreprises et administrations états-uniennes. Ce week-end, parmi une flopée d’images générées par IA, Donald Trump a réaffirmé de façon brutale sa volonté d’imposer l’hégémonie de son pays dans l’espace :

Mais ces jeux d’influence pourraient aussi expliquer la défection du dirigeant allemand. Selon les Echos, l’Allemagne voudrait garder la porte grande ouverte au recours à SpaceX et à d’autres entreprises états-uniennes.

Régulation de la pollution lumineuse ?

Si le sommet est notamment un enjeu économico-politique pour l’Europe, il doit aussi être le lieu de discussion concernant la régulation de l’espace. Notamment, comme l’expliquent les chercheurs Fabien Malbet et Julien Milli, il pourrait être l’occasion de créer un cadre international contraignant pour limiter le nombre de satellites et leur impact, singulièrement concernant la pollution lumineuse. Mais la désertion des acteurs états-uniens risque de mettre du plomb dans l’aile à ces discussions.

Enfin, le sommet officiel doit faire face à l’organisation d’un contre-sommet organisé par la CGT ces mardi 8 et mercredi 9 septembre [PDF] où la dirigeante de l’organisation, Sophie Binet, interviendra ainsi que des scientifiques et divers représentants de partis de gauche français. Il y sera aussi question de la « profitabilité au détriment de la souveraineté » ou de la« compétitivité par la baisse des budgets de la recherche ».

L’Europe avance sur son autonomie spatiale, Donald Trump joue les trouble-fête

7 septembre 2026 à 12:42
Espace politique
Téléphonie satellite : Orange et les grands opérateurs lorgnent les fréquences européennes

Le Sommet international sur l’espace va se dérouler cette semaine. Si la fusée allemande Spectrum a bien réussi son lancement ce week-end en Norvège, des tensions entre la France et l’Allemagne montrent qu’il n’est pas sûr que l’Europe veuille s’assurer une réelle autonomie spatiale. Donald Trump, lui, a interdit aux entreprises états-uniennes de participer au sommet, alors même que la régulation de l’espace doit y être évoquée.

Ce week-end, Isar Aerospace a réussi le lancement de sa fusée Spectrum depuis la base d’Andøya (Norvège), ainsi que le placement en orbite de cinq satellites. Mais le succès de Spectrum n’est pas forcément le symbole du futur de l’Europe spatiale qui doit être discuté lors du Sommet international sur l’espace organisé les 9 et 10 septembre prochains à Paris.

« Nous sommes entrés dans l’histoire », s’est enorgueillie l’entreprise allemande sur le réseau social d’Elon Musk. « Dès notre deuxième vol, nous sommes devenus la première entreprise spatiale commerciale européenne à mettre des satellites en orbite. La mission « Onward and Upward » a décollé avec succès et a déployé ses charges utiles en orbite. Un nouveau chapitre s’ouvre pour l’aérospatiale européenne ». C’est incontestablement un succès pour cette entreprise du « new space » allemand qui réussit donc l’exploit d’envoyer des satellites depuis le continent européen et ouvre une possibilité complémentaire à Ariane 6 face au géant états-unien SpaceX.

Pressions de Trump, défection allemande

Politiquement, c’est un peu plus compliqué que ça. Emmanuel Macron avait annoncé en juin dernier ce sommet international de l’Espace en exhortant l’Europe à mener une « reconquête à marche forcée » dans le domaine du spatial. Et il espérait pouvoir compter sur le soutien du chancelier allemand Friedrich Merz pour relancer le leadership du duo européen en y annonçant, main dans la main, la signature d’une déclaration commune des pays européens incluant des critères de préférence européenne pour le prochain budget spatial européen.

Mais le dirigeant allemand a fait savoir très tardivement qu’il ne coprésidera pas ce sommet. « À ce stade, le chancelier ne peut pas participer » en raison des « contraintes politiques », a affirmé l’Élysée à l’AFP ce week-end. Les ministres allemands de la Défense, Boris Pistorius, et de l’Espace, Dorothee Bär, devraient être cependant présents, mais l’absence du chancelier met un doute sur l’entente franco-allemande sur le sujet.

Cette défection fait suite à la pression que Donald Trump a exercée sur le bon déroulement du sommet. En effet, une semaine avant la tenue de l’événement, Politico a appris que la Maison Blanche a indiqué par téléphone à des entreprises de son pays comme SpaceX, Stoke Space, K2 Space et Astra, que leur participation à ce sommet pourrait être perçue comme un soutien tacite aux positions politiques de l’Union européenne. L’administration de Donald Trump reprocherait à la France de ne pas s’être concertée avec les États-Unis pour organiser ce sommet, ainsi que de « pratiques anticoncurrentielles ».

Ces pressions ont poussé SpaceX, Blue Origin, Stoke Space et Starcloud à annuler leurs venues même si le ministre Philippe Baptiste a réagi sur X en affirmant que « la porte est grande ouverte » aux scientifiques, entreprises et administrations états-uniennes. Ce week-end, parmi une flopée d’images générées par IA, Donald Trump a réaffirmé de façon brutale sa volonté d’imposer l’hégémonie de son pays dans l’espace :

Mais ces jeux d’influence pourraient aussi expliquer la défection du dirigeant allemand. Selon les Echos, l’Allemagne voudrait garder la porte grande ouverte au recours à SpaceX et à d’autres entreprises états-uniennes.

Régulation de la pollution lumineuse ?

Si le sommet est notamment un enjeu économico-politique pour l’Europe, il doit aussi être le lieu de discussion concernant la régulation de l’espace. Notamment, comme l’expliquent les chercheurs Fabien Malbet et Julien Milli, il pourrait être l’occasion de créer un cadre international contraignant pour limiter le nombre de satellites et leur impact, singulièrement concernant la pollution lumineuse. Mais la désertion des acteurs états-uniens risque de mettre du plomb dans l’aile à ces discussions.

Enfin, le sommet officiel doit faire face à l’organisation d’un contre-sommet organisé par la CGT ces mardi 8 et mercredi 9 septembre [PDF] où la dirigeante de l’organisation, Sophie Binet, interviendra ainsi que des scientifiques et divers représentants de partis de gauche français. Il y sera aussi question de la « profitabilité au détriment de la souveraineté » ou de la« compétitivité par la baisse des budgets de la recherche ».

☕️ France2030 : 18 millions d’euros pour relancer la recherche sur la fission nucléaire

4 septembre 2026 à 14:53


L’État français a décidé de rebooster sa recherche dans le nucléaire de fission en lançant un nouveau programme de recherche sur le thème financé par le plan d’investissement public France 2030. Dans son communiqué de presse annonçant la création de ce programme, le CNRS l’ancre dans une « volonté d’accompagner la transition énergétique ».

Le programme est doté de 18 millions d’euros sur six ans et est piloté par le CNRS en collaboration avec le CEA.

Réacteur nucléaire
Réacteur centrale nucléaire. Nicolas HIPPERT, Unsplash

L’idée du programme semble de réactiver une recherche sur le nucléaire en perte de vitesse, avec la volonté de :

  • Produire de nouvelles connaissances fondamentales ;
  • Renforcer les infrastructures expérimentales indispensables à ces recherches ;
  • Former une nouvelle génération de scientifiques spécialisés dans l’énergie nucléaire.

La moitié des 18 millions d’euros partira directement dans le financement de personnels de recherche, notamment de contrats doctoraux et postdoctoraux (les postes de chercheurs titulaires étant très peu financés sur des programmes de recherche de ce genre en France).

L’autre moitié du financement servira aux équipements et infrastructures scientifiques « comme des accélérateurs de particules, des réacteurs expérimentaux ou des laboratoires de radiochimie ».

Concernant les objectifs de recherche, le programme se donne l’ambition de produire des données fondamentales sur les processus nucléaires mais aussi d’analyser le comportement du corium, « un mélange de matériaux formé lorsqu’un cœur de réacteur fond durant un accident ». Les chercheurs devront aussi aller à la découverte du devenir des noyaux radioactifs (pour comprendre comment gérer leur fin d’utilisation).

Enfin, le programme prévoit le développement de « nouveaux matériaux capables de résister durablement aux fortes irradiations auxquelles sont soumis les réacteurs nucléaires ».

☕️ France2030 : 18 millions d’euros pour relancer la recherche sur la fission nucléaire

4 septembre 2026 à 14:53


L’État français a décidé de rebooster sa recherche dans le nucléaire de fission en lançant un nouveau programme de recherche sur le thème financé par le plan d’investissement public France 2030. Dans son communiqué de presse annonçant la création de ce programme, le CNRS l’ancre dans une « volonté d’accompagner la transition énergétique ».

Le programme est doté de 18 millions d’euros sur six ans et est piloté par le CNRS en collaboration avec le CEA.

Réacteur nucléaire
Réacteur centrale nucléaire. Nicolas HIPPERT, Unsplash

L’idée du programme semble de réactiver une recherche sur le nucléaire en perte de vitesse, avec la volonté de :

  • Produire de nouvelles connaissances fondamentales ;
  • Renforcer les infrastructures expérimentales indispensables à ces recherches ;
  • Former une nouvelle génération de scientifiques spécialisés dans l’énergie nucléaire.

La moitié des 18 millions d’euros partira directement dans le financement de personnels de recherche, notamment de contrats doctoraux et postdoctoraux (les postes de chercheurs titulaires étant très peu financés sur des programmes de recherche de ce genre en France).

L’autre moitié du financement servira aux équipements et infrastructures scientifiques « comme des accélérateurs de particules, des réacteurs expérimentaux ou des laboratoires de radiochimie ».

Concernant les objectifs de recherche, le programme se donne l’ambition de produire des données fondamentales sur les processus nucléaires mais aussi d’analyser le comportement du corium, « un mélange de matériaux formé lorsqu’un cœur de réacteur fond durant un accident ». Les chercheurs devront aussi aller à la découverte du devenir des noyaux radioactifs (pour comprendre comment gérer leur fin d’utilisation).

Enfin, le programme prévoit le développement de « nouveaux matériaux capables de résister durablement aux fortes irradiations auxquelles sont soumis les réacteurs nucléaires ».

Le scam du support informatique via Teams, nouvelle route de piratage des infrastructures

4 septembre 2026 à 13:29
Fake IT crowd
Le scam du support informatique via Teams, nouvelle route de piratage des infrastructures

Les scammers migrent de plus en plus de l’email vers les plateformes de collaboration d’entreprise comme Microsoft Teams pour mettre en place leurs attaques. En se faisant passer pour le support informatique, ils peuvent aller très loin dans l’infrastructure de l’entreprise visée.

Le laboratoire de recherche en cybersécurité Unit 42 de l’entreprise Palo Alto Networks a alerté ce mardi 1er septembre : des pirates ont mis en place des campagnes pour cibler le système informatique d’entreprises via des appels vocaux sur Microsoft Teams.

Comme souvent quand il s’agit de scam, les pirates utilisent leurs compétences en social engineering. « Ce qui semble être une conversation anodine est en réalité un appel de hameçonnage vocal (vishing), au cours duquel les cybercriminels tentent de contraindre leurs victimes à exécuter des outils de surveillance et de gestion à distance (RMM) ou des virus sur mesure », explique Unit 42.

Utiliser le pouvoir social du support informatique

Notamment, pour que l’utilisateur se laisse manipuler, les pirates se font passer pour le support informatique de l’entreprise. Les chercheurs de Palo Alto Networks signalent avoir repéré une campagne particulière, qu’ils nomment Spring Ring, qui a ciblé entre janvier et avril 2026 plus de 150 employés d’au moins 10 entreprises. Pour certains, les pirates sont allés jusqu’à essayer d’atteindre le contrôleur de domaine de l’entreprise, le serveur qui permet de répondre aux demandes d’authentification et donne les accès aux employés.

Pour Unit 42, cette campagne illustre « la manière dont les plateformes de communication sont utilisées comme armes, l’identité devenant un vecteur d’attaque majeur ».

Les chercheurs de Unit 42 expliquent qu’ils ont détecté cette campagne après avoir observé un schéma suspect de création de discussions. De fait, l’attaque passe d’abord en chat où l’attaquant crée une discussion sous une identité qui semble demander une attention particulière (service d’assistance informatique ou personnel de support) avec un email au domaine proche de Microsoft (ici .onmicrosoft[.]com) et dont il maitrise le sous-domaine (par exemple : ithelp@InternalSystemsDaily[.]onmicrosoft[.]com).

L’attaquant lançait ensuite un appel audio pour lui faire faire des actions présentées comme de l’assistance technique. En fait, l’utilisateur lui donnait le contrôle à distance ou exécutait un virus sans le savoir. Pour mettre la pression sur l’utilisateur, l’attaquant peut appeler plusieurs fois si l’utilisateur ne répond pas.

Deux formes d’attaques : le contrôle à distance ou l’envoi vers un faux cloud de l’entreprise

Lors de la campagne Spring Ring, Unit 42 a repéré deux formes d’attaques. Dans la première, l’attaquant incite la victime à exécuter le logiciel de gestion à distance de son entreprise et ensuite à lui donner le contrôle à distance de son ordinateur. Après avoir vérifié les informations sur l’environnement, il utilise PowerShell pour télécharger un cheval de Troie à distance qui désactive l’antivirus, envoie des données de l’utilisateur et récupère ensuite d’autres virus.

Dans l’autre forme d’attaque, le pirate envoie l’employé vers un lien pointant vers un faux cloud de son entreprise, téléchargeant un virus dont l’exécutable mentionnait le nom de cette entreprise (par exemple : nomdelentreprise-org-filters-update-nomdelavictime.exe). Dès que celui-ci est exécuté, il assure sa persistance dans le système de Windows. Puis il lance une instance cachée et sans interface graphique de Edge pour installer une extension du navigateur de Microsoft. Un script Python est enfin lancé pour scanner les ports SMB, cibler le contrôleur de domaine de l’entreprise via Microsoft NT LAN Manager et tenter « une attaque avec PetitPotam [une preuve de concept (PoC) permettant de forcer des hôtes Windows à s’authentifier auprès d’autres machines, ndlr] afin de contraindre le contrôleur de domaine à s’authentifier auprès d’une machine contrôlée par l’attaquant ».

Pour l’Unit 42, cette campagne montre un « tournant stratégique en matière d’ingénierie sociale, les attaquants allant désormais au-delà du hameçonnage par e-mail pour cibler les outils de collaboration d’entreprise ».

Microsoft alerte aussi

Cela semble aussi le cas du côté de Microsoft. En effet, quelques jours plus tard, les chercheurs de l’entreprise de Redmond ont décrit le même genre d’attaques utilisant les outils de surveillance et de gestion à distance. Ici, PowerShell était utilisé pour télécharger un paquet MSI malveillant qui met ensuite en place un environnement Node.js et un script JavaScript permettant, de façon persistante, l’exécution de commandes.

L’éditeur de Teams semble désemparé devant ce genre d’attaques, affirmant que « cette campagne repose moins sur l’exploitation de la plateforme que sur la persuasion des utilisateurs de mettre en place des processus d’accès à distance sécurisés au sein d’outils de collaboration légitimes ». Microsoft ajoute que les entreprises « doivent considérer toute demande d’assistance externe non sollicitée comme intrinsèquement suspecte et mettre en place des défenses à plusieurs niveaux, couvrant l’identité, les terminaux et la collaboration ».

Dans ses conseils, en plus du renfort de la sensibilisation des employés, Microsoft pousse quand même à utiliser des outils contre les attaques de type « ingénierie sociale », contre le phishing en général, et d’activer les règles ASR de réduction de la surface d’attaque « qui bloquent le contenu exécutable provenant des e-mails et des interpréteurs de scripts, la création de processus à partir de PowerShell/WScript/cmd, ainsi que l’exécution de contenu téléchargé, afin d’empêcher la mise en place de scripts et de fichiers MSI ». L’éditeur pousse aussi les DSI des entreprises à limiter ou surveiller l’utilisation des logiciels de gestion (et d’assistance) à distance et à contrôler quels outils sont autorisés dans leurs environnements.

Le scam du support informatique via Teams, nouvelle route de piratage des infrastructures

4 septembre 2026 à 13:29
Fake IT crowd
Le scam du support informatique via Teams, nouvelle route de piratage des infrastructures

Les scammers migrent de plus en plus de l’email vers les plateformes de collaboration d’entreprise comme Microsoft Teams pour mettre en place leurs attaques. En se faisant passer pour le support informatique, ils peuvent aller très loin dans l’infrastructure de l’entreprise visée.

Le laboratoire de recherche en cybersécurité Unit 42 de l’entreprise Palo Alto Networks a alerté ce mardi 1er septembre : des pirates ont mis en place des campagnes pour cibler le système informatique d’entreprises via des appels vocaux sur Microsoft Teams.

Comme souvent quand il s’agit de scam, les pirates utilisent leurs compétences en social engineering. « Ce qui semble être une conversation anodine est en réalité un appel de hameçonnage vocal (vishing), au cours duquel les cybercriminels tentent de contraindre leurs victimes à exécuter des outils de surveillance et de gestion à distance (RMM) ou des virus sur mesure », explique Unit 42.

Utiliser le pouvoir social du support informatique

Notamment, pour que l’utilisateur se laisse manipuler, les pirates se font passer pour le support informatique de l’entreprise. Les chercheurs de Palo Alto Networks signalent avoir repéré une campagne particulière, qu’ils nomment Spring Ring, qui a ciblé entre janvier et avril 2026 plus de 150 employés d’au moins 10 entreprises. Pour certains, les pirates sont allés jusqu’à essayer d’atteindre le contrôleur de domaine de l’entreprise, le serveur qui permet de répondre aux demandes d’authentification et donne les accès aux employés.

Pour Unit 42, cette campagne illustre « la manière dont les plateformes de communication sont utilisées comme armes, l’identité devenant un vecteur d’attaque majeur ».

Les chercheurs de Unit 42 expliquent qu’ils ont détecté cette campagne après avoir observé un schéma suspect de création de discussions. De fait, l’attaque passe d’abord en chat où l’attaquant crée une discussion sous une identité qui semble demander une attention particulière (service d’assistance informatique ou personnel de support) avec un email au domaine proche de Microsoft (ici .onmicrosoft[.]com) et dont il maitrise le sous-domaine (par exemple : ithelp@InternalSystemsDaily[.]onmicrosoft[.]com).

L’attaquant lançait ensuite un appel audio pour lui faire faire des actions présentées comme de l’assistance technique. En fait, l’utilisateur lui donnait le contrôle à distance ou exécutait un virus sans le savoir. Pour mettre la pression sur l’utilisateur, l’attaquant peut appeler plusieurs fois si l’utilisateur ne répond pas.

Deux formes d’attaques : le contrôle à distance ou l’envoi vers un faux cloud de l’entreprise

Lors de la campagne Spring Ring, Unit 42 a repéré deux formes d’attaques. Dans la première, l’attaquant incite la victime à exécuter le logiciel de gestion à distance de son entreprise et ensuite à lui donner le contrôle à distance de son ordinateur. Après avoir vérifié les informations sur l’environnement, il utilise PowerShell pour télécharger un cheval de Troie à distance qui désactive l’antivirus, envoie des données de l’utilisateur et récupère ensuite d’autres virus.

Dans l’autre forme d’attaque, le pirate envoie l’employé vers un lien pointant vers un faux cloud de son entreprise, téléchargeant un virus dont l’exécutable mentionnait le nom de cette entreprise (par exemple : nomdelentreprise-org-filters-update-nomdelavictime.exe). Dès que celui-ci est exécuté, il assure sa persistance dans le système de Windows. Puis il lance une instance cachée et sans interface graphique de Edge pour installer une extension du navigateur de Microsoft. Un script Python est enfin lancé pour scanner les ports SMB, cibler le contrôleur de domaine de l’entreprise via Microsoft NT LAN Manager et tenter « une attaque avec PetitPotam [une preuve de concept (PoC) permettant de forcer des hôtes Windows à s’authentifier auprès d’autres machines, ndlr] afin de contraindre le contrôleur de domaine à s’authentifier auprès d’une machine contrôlée par l’attaquant ».

Pour l’Unit 42, cette campagne montre un « tournant stratégique en matière d’ingénierie sociale, les attaquants allant désormais au-delà du hameçonnage par e-mail pour cibler les outils de collaboration d’entreprise ».

Microsoft alerte aussi

Cela semble aussi le cas du côté de Microsoft. En effet, quelques jours plus tard, les chercheurs de l’entreprise de Redmond ont décrit le même genre d’attaques utilisant les outils de surveillance et de gestion à distance. Ici, PowerShell était utilisé pour télécharger un paquet MSI malveillant qui met ensuite en place un environnement Node.js et un script JavaScript permettant, de façon persistante, l’exécution de commandes.

L’éditeur de Teams semble désemparé devant ce genre d’attaques, affirmant que « cette campagne repose moins sur l’exploitation de la plateforme que sur la persuasion des utilisateurs de mettre en place des processus d’accès à distance sécurisés au sein d’outils de collaboration légitimes ». Microsoft ajoute que les entreprises « doivent considérer toute demande d’assistance externe non sollicitée comme intrinsèquement suspecte et mettre en place des défenses à plusieurs niveaux, couvrant l’identité, les terminaux et la collaboration ».

Dans ses conseils, en plus du renfort de la sensibilisation des employés, Microsoft pousse quand même à utiliser des outils contre les attaques de type « ingénierie sociale », contre le phishing en général, et d’activer les règles ASR de réduction de la surface d’attaque « qui bloquent le contenu exécutable provenant des e-mails et des interpréteurs de scripts, la création de processus à partir de PowerShell/WScript/cmd, ainsi que l’exécution de contenu téléchargé, afin d’empêcher la mise en place de scripts et de fichiers MSI ». L’éditeur pousse aussi les DSI des entreprises à limiter ou surveiller l’utilisation des logiciels de gestion (et d’assistance) à distance et à contrôler quels outils sont autorisés dans leurs environnements.

☕️ Claude, ChatGPT, Gemini et Grok sont simultanément tombés en panne, SpaceXAI s’excuse

4 septembre 2026 à 06:59


Dans la soirée de ce jeudi 3 septembre, quatre des principaux fournisseurs de services d’IA générative étaient inaccessibles.

Anthropic a d’abord signalé un problème sur Claude Sonnet 5 puis un nombre d’erreurs anormal sur Claude Mythos 5.1, Claude Fable 5.1, et Claude Opus 5. De son côté, OpenAI a relevé une hausse du nombre d’erreurs sur ChatGPT et Codex. Le statut de Grok indiquait hier soir aussi des problèmes. Et les utilisateurs de Gemini ont signalé des problèmes d’accès via le site Downdetector.

Cette panne simultanée de services d’entreprises indépendantes peut paraitre étonnante. Mais, dans la soirée (vers 21h38 heure française), SpaceXAI a publié un tweet pour s’excuser : « Nous sommes désolés pour les problèmes que vous avez pu rencontrer avec Grok à la suite d’une panne survenue ce matin dans notre centre de données de Memphis. Nous tenons également à présenter nos excuses à nos partenaires informatiques concernés ». L’entreprise d’Elon Musk ajoutait que « tous les systèmes ont désormais été rétablis et fonctionnent normalement ». « Et nous prenons des mesures correctives pour veiller à ce que cela ne se reproduise plus » a précisé sobrement Elon Musk.

Illustration : Flock

Rappelons que xAI (maintenant SpaceXAI) a ouvert en septembre 2024 au sud de Memphis un énorme datacenter nommé Colossus. L’entreprise d’Elon Musk en loue maintenant des parties à la plupart des acteurs du secteur, comme Anthropic.

☕️ Claude, ChatGPT, Gemini et Grok sont simultanément tombés en panne, SpaceXAI s’excuse

4 septembre 2026 à 06:59


Dans la soirée de ce jeudi 3 septembre, quatre des principaux fournisseurs de services d’IA générative étaient inaccessibles.

Anthropic a d’abord signalé un problème sur Claude Sonnet 5 puis un nombre d’erreurs anormal sur Claude Mythos 5.1, Claude Fable 5.1, et Claude Opus 5. De son côté, OpenAI a relevé une hausse du nombre d’erreurs sur ChatGPT et Codex. Le statut de Grok indiquait hier soir aussi des problèmes. Et les utilisateurs de Gemini ont signalé des problèmes d’accès via le site Downdetector.

Cette panne simultanée de services d’entreprises indépendantes peut paraitre étonnante. Mais, dans la soirée (vers 21h38 heure française), SpaceXAI a publié un tweet pour s’excuser : « Nous sommes désolés pour les problèmes que vous avez pu rencontrer avec Grok à la suite d’une panne survenue ce matin dans notre centre de données de Memphis. Nous tenons également à présenter nos excuses à nos partenaires informatiques concernés ». L’entreprise d’Elon Musk ajoutait que « tous les systèmes ont désormais été rétablis et fonctionnent normalement ». « Et nous prenons des mesures correctives pour veiller à ce que cela ne se reproduise plus » a précisé sobrement Elon Musk.

Illustration : Flock

Rappelons que xAI (maintenant SpaceXAI) a ouvert en septembre 2024 au sud de Memphis un énorme datacenter nommé Colossus. L’entreprise d’Elon Musk en loue maintenant des parties à la plupart des acteurs du secteur, comme Anthropic.

❌