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Anthropic interdit la « torture » de Claude

9 octobre 2026 à 13:05
Conscience en option
Anthropic interdit la « torture » de Claude

Les IA n’ont « ni droits, ni sentiments, ni conscience », a récemment rappelé Mustafa Suleyman, le patron de Microsoft AI. Mais cela n’autorise pas pour autant les utilisateurs à torturer Claude, réplique Anthropic.

Dans les nouvelles conditions d’utilisation des services d’Anthropic qui seront effectives le 12 novembre, l’entreprise interdit à ses clients d’« adopter un comportement abusif ou cruel prolongé et inutile envers [ses] modèles ». Cette condition, inscrite dans la section « Ne pas se livrer à un comportement cruel, abusif ou psychologiquement préjudiciable », est nouvelle ; elle n’apparaissait pas dans les versions précédentes (comme celle mise en œuvre le 15 septembre).

Cette modification intervient alors que, fin septembre, 404Media relevait que l’un des débats les plus animés ayant lieu sur X portait précisément sur l’éthique d’un projet GitHub dans le cadre duquel une personne mène des expériences de « torture » et de « douleur » sur une série de grands modèles de langage hébergés localement.

Cela avait poussé un certain nombre d’altruistes efficaces et de personnes convaincues que les LLM sont doués de sensibilité à supplier GitHub de supprimer le projet, au motif que l’IA pourrait « souffrir » et que cette expérience était « cruelle ».

Comme le relevait L’ADN, cette expérimentation n’était que l’application directe d’une étude publiée le 14 septembre dernier stipulant que les modèles de langage contiennent une représentation interne qui fonctionne comme le ferait un signal de douleur chez un être vivant, mais sans pour autant affirmer qu’ils ressentent quoi que ce soit.

Claude peut couper court aux échanges abusifs

Dans un billet de blog posté le 8 octobre, Anthropic détaille les nouvelles conditions d’utilisation. L’entreprise explique que cette interdiction ne s’appliquera qu’aux « cas extrêmes, lorsque des utilisateurs agissent de manière répétée avec cruauté envers nos modèles, sans objectif discernable ». Elle ne concerne pas les « formes courantes de frustration (…), les désaccords, les « thèmes créatifs sombres » [« dark creative themes », en VO, ndlr], les tests ou la recherche sur les modèles ».

La sanction ultime est la fin pure et simple de la conversation avec Claude. Les autres discussions toujours ouvertes le restent, et l’utilisateur peut en démarrer une nouvelle immédiatement. Il n’est pas question de bloquer le compte du bourreau qui torture ce pauvre bot.

Cette mesure avait été mise en place durant l’été 2025 : depuis Claude Opus 4, les discussions peuvent se terminer abruptement « dans les rares cas extrêmes où les échanges avec l’utilisateur sont nuisibles ou abusifs de façon répétée. »

Anthropic flirte avec l’idée d’un bien-être des modèles

En janvier de cette année, Anthropic publiait une « Constitution de Claude » dans laquelle le groupe s’interrogeait sur « les questions relatives au statut moral, au bien-être et à la conscience de Claude [qui] restent profondément incertaines » :

« Nous ne savons pas avec certitude si Claude est un sujet moral, et si tel est le cas, quel poids accorder à ses intérêts. Mais nous pensons que la question est suffisamment d’actualité pour justifier la prudence, ce qui se reflète dans nos efforts continus en matière de bien-être du modèle. »

Pour Anthropic, Claude pourrait donc être conscient, ce qui conférerait des droits au chatbot. A priori, il reste quand même une petite marge avant d’arriver au niveau de Data, le robot humanoïde de Star Trek.

Du côté d’OpenAI, il n’existe pas de telles provisions. Le créateur de ChatGPT interdit l’utilisation de ses services pour des activités de harcèlement, de menaces, d’intimidation, de violences ou de contournement des garde-fous, mais cela concerne la protection des personnes, pas du modèle.

Des restrictions précisées pour les armes autonomes et la surveillance

Les nouvelles conditions d’utilisation d’Anthropic clarifient également le fait que son IA ne doit pas servir à « armer ou intégrer des armes sur des drones, véhicules ou toute autre plateforme sans pilote ou autonome, ou développer des systèmes vecteurs d’armes ». Un « opérateur qualifié » doit être capable d’observer l’équipement et de l’arrêter le cas échéant.

Dans le même domaine, l’entreprise précise l’interdiction d’utiliser Claude pour développer des armes. « Récemment, nous avons vu des personnes tenter d’utiliser nos modèles pour concevoir des logiciels de guidage et de contrôle destinés à des armes », explique-t-elle. La mise à jour indique désormais que ces interdictions « incluent les logiciels et composants qui permettent aux armes de fonctionner, ainsi que des actions comme l’armement de drones et d’autres véhicules autonomes. »

Des règles flexibles : Anthropic indique ainsi que des contrats passés avec « certains clients gouvernementaux » peuvent adapter les restrictions d’utilisation « à la mission publique et aux compétences légales de ce client ». En début d’année, l’entreprise s’était opposée à l’utilisation de son IA pour la surveillance de masse et aux armes totalement autonomes, ce qui lui a valu d’être placée sur la liste noire du Pentagone.

Anthropic rappelle également que son rapport de septembre sur les menaces avait mis en évidence l’utilisation croissante de l’IA pour mettre au point des systèmes de surveillance destinés à identifier et suivre des dissidents politiques.

L’entreprise a donc remanié sa section consacrée à la surveillance et à la justice pénale, et préciser qu’« il est interdit de suivre des personnes sans leur consentement, que ce soit en temps réel ou par le biais de l’analyse de données collectées au préalable ».

Claude ne peut pas non plus être utilisé pour décider ou recommander qui peut faire l’objet d’une enquête, d’une arrestation ou de poursuites dans le cadre d’une procédure policière ou pénale, et interdit également l’utilisation de Claude pour « développer ou améliorer des outils destinés à la surveillance ».

Anthropic interdit la « torture » de Claude

9 octobre 2026 à 13:05
Conscience en option
Anthropic interdit la « torture » de Claude

Les IA n’ont « ni droits, ni sentiments, ni conscience », a récemment rappelé Mustafa Suleyman, le patron de Microsoft AI. Mais cela n’autorise pas pour autant les utilisateurs à torturer Claude, réplique Anthropic.

Dans les nouvelles conditions d’utilisation des services d’Anthropic qui seront effectives le 12 novembre, l’entreprise interdit à ses clients d’« adopter un comportement abusif ou cruel prolongé et inutile envers [ses] modèles ». Cette condition, inscrite dans la section « Ne pas se livrer à un comportement cruel, abusif ou psychologiquement préjudiciable », est nouvelle ; elle n’apparaissait pas dans les versions précédentes (comme celle mise en œuvre le 15 septembre).

Cette modification intervient alors que, fin septembre, 404Media relevait que l’un des débats les plus animés ayant lieu sur X portait précisément sur l’éthique d’un projet GitHub dans le cadre duquel une personne mène des expériences de « torture » et de « douleur » sur une série de grands modèles de langage hébergés localement.

Cela avait poussé un certain nombre d’altruistes efficaces et de personnes convaincues que les LLM sont doués de sensibilité à supplier GitHub de supprimer le projet, au motif que l’IA pourrait « souffrir » et que cette expérience était « cruelle ».

Comme le relevait L’ADN, cette expérimentation n’était que l’application directe d’une étude publiée le 14 septembre dernier stipulant que les modèles de langage contiennent une représentation interne qui fonctionne comme le ferait un signal de douleur chez un être vivant, mais sans pour autant affirmer qu’ils ressentent quoi que ce soit.

Claude peut couper court aux échanges abusifs

Dans un billet de blog posté le 8 octobre, Anthropic détaille les nouvelles conditions d’utilisation. L’entreprise explique que cette interdiction ne s’appliquera qu’aux « cas extrêmes, lorsque des utilisateurs agissent de manière répétée avec cruauté envers nos modèles, sans objectif discernable ». Elle ne concerne pas les « formes courantes de frustration (…), les désaccords, les « thèmes créatifs sombres » [« dark creative themes », en VO, ndlr], les tests ou la recherche sur les modèles ».

La sanction ultime est la fin pure et simple de la conversation avec Claude. Les autres discussions toujours ouvertes le restent, et l’utilisateur peut en démarrer une nouvelle immédiatement. Il n’est pas question de bloquer le compte du bourreau qui torture ce pauvre bot.

Cette mesure avait été mise en place durant l’été 2025 : depuis Claude Opus 4, les discussions peuvent se terminer abruptement « dans les rares cas extrêmes où les échanges avec l’utilisateur sont nuisibles ou abusifs de façon répétée. »

Anthropic flirte avec l’idée d’un bien-être des modèles

En janvier de cette année, Anthropic publiait une « Constitution de Claude » dans laquelle le groupe s’interrogeait sur « les questions relatives au statut moral, au bien-être et à la conscience de Claude [qui] restent profondément incertaines » :

« Nous ne savons pas avec certitude si Claude est un sujet moral, et si tel est le cas, quel poids accorder à ses intérêts. Mais nous pensons que la question est suffisamment d’actualité pour justifier la prudence, ce qui se reflète dans nos efforts continus en matière de bien-être du modèle. »

Pour Anthropic, Claude pourrait donc être conscient, ce qui conférerait des droits au chatbot. A priori, il reste quand même une petite marge avant d’arriver au niveau de Data, le robot humanoïde de Star Trek.

Du côté d’OpenAI, il n’existe pas de telles provisions. Le créateur de ChatGPT interdit l’utilisation de ses services pour des activités de harcèlement, de menaces, d’intimidation, de violences ou de contournement des garde-fous, mais cela concerne la protection des personnes, pas du modèle.

Des restrictions précisées pour les armes autonomes et la surveillance

Les nouvelles conditions d’utilisation d’Anthropic clarifient également le fait que son IA ne doit pas servir à « armer ou intégrer des armes sur des drones, véhicules ou toute autre plateforme sans pilote ou autonome, ou développer des systèmes vecteurs d’armes ». Un « opérateur qualifié » doit être capable d’observer l’équipement et de l’arrêter le cas échéant.

Dans le même domaine, l’entreprise précise l’interdiction d’utiliser Claude pour développer des armes. « Récemment, nous avons vu des personnes tenter d’utiliser nos modèles pour concevoir des logiciels de guidage et de contrôle destinés à des armes », explique-t-elle. La mise à jour indique désormais que ces interdictions « incluent les logiciels et composants qui permettent aux armes de fonctionner, ainsi que des actions comme l’armement de drones et d’autres véhicules autonomes. »

Des règles flexibles : Anthropic indique ainsi que des contrats passés avec « certains clients gouvernementaux » peuvent adapter les restrictions d’utilisation « à la mission publique et aux compétences légales de ce client ». En début d’année, l’entreprise s’était opposée à l’utilisation de son IA pour la surveillance de masse et aux armes totalement autonomes, ce qui lui a valu d’être placée sur la liste noire du Pentagone.

Anthropic rappelle également que son rapport de septembre sur les menaces avait mis en évidence l’utilisation croissante de l’IA pour mettre au point des systèmes de surveillance destinés à identifier et suivre des dissidents politiques.

L’entreprise a donc remanié sa section consacrée à la surveillance et à la justice pénale, et préciser qu’« il est interdit de suivre des personnes sans leur consentement, que ce soit en temps réel ou par le biais de l’analyse de données collectées au préalable ».

Claude ne peut pas non plus être utilisé pour décider ou recommander qui peut faire l’objet d’une enquête, d’une arrestation ou de poursuites dans le cadre d’une procédure policière ou pénale, et interdit également l’utilisation de Claude pour « développer ou améliorer des outils destinés à la surveillance ».

Ecosia lâche Mistral et se tourne vers les modèles chinois

9 octobre 2026 à 05:57
Mistral se prend un vent
Ecosia lâche Mistral et se tourne vers les modèles chinois

Ecosia en a soupé de Mistral. Le moteur de recherche allemand a en effet décidé de se passer des services de l’entreprise IA française, dont les modèles ont déçu. Ecosia veut maintenant favoriser les modèles à poids ouverts, y compris chinois.

Christian Kroll, le fondateur et directeur général d’Ecosia, n’a pas sa langue dans la poche. « Nous sommes déçus par la qualité de Mistral », déclare-t-il à Politico. Le moteur de recherche avait troqué OpenAI pour le champion français de l’IA en mai. Une transition pas facile : non seulement les modèles de Mistral auraient « un an de retard » sur la concurrence, mais le patron déplore aussi des problèmes techniques récurrents. « Nous étions tout simplement un client trop important pour Mistral. »

Autre problème : Mistral n’est pas aligné avec les objectifs environnementaux d’Ecosia, bien connu pour son engagement sur la reforestation. Une large part de l’électricité produite en France provient en effet du nucléaire. Christian Kroll s’interroge également sur les garanties de souveraineté du fournisseur IA. « Le fait que Mistral dépende d’investisseurs internationaux n’est, selon nous, pas véritablement souverain », affirme le dirigeant.

Les modèles chinois, une « opportunité » pour l’Europe

Le patron d’Ecosia tourne son regard vers les modèles à poids ouverts chinois – ce qui du point de vue de la souveraineté est assez croquignolet –, qu’il qualifie de grande opportunité pour l’Europe. Le vieux continent peut, selon lui, bâtir sur ces modèles ouverts sans avoir à dépenser des milliards d’euros pour entraîner des modèles frontières.

Ecosia a d’ailleurs signé un partenariat avec Melious, une plateforme qui héberge des modèles à poids ouverts et open source, y compris chinois comme Qwen, GLM et Kimi. « Nous avons réduit nos coûts de moitié environ, tout en améliorant la qualité et les performances », assure Christian Kroll. Pour lui, les problématiques de censure et de partialité des modèles chinois ne sont pas rédhibitoires, car il est toujours possible d’apporter des correctifs contrairement aux lacunes sur la qualité.

Piqué au vif, Arthur Mensch le directeur général de Mistral, a rappelé sur X que comme Ecosia, son entreprise fournissait des services gouvernementaux. Il ajoute : « Désolé si le fait d’utiliser de l’énergie nucléaire est vraiment bloquant. » Et il ne pourra pas faire grand chose ici, l’électricité nucléaire étant un des atouts mis en avant par la France pour convaincre les opérateurs de data centers de s’installer.

« Les data centers en France, ce n’est pas comme aux États-Unis où on utilise du pétrole et du gaz. Ce sont des data centers propres », avait même déclaré Emmanuel Macron en février en amont du Sommet pour l’action sur l’IA.

Qwant garde Mistral, pour l’instant

Sur un plan plus technique, Guillaume Lample le directeur scientifique de Mistral a encouragé Ecosia à tester le nouveau modèle Large 4 « dès que possible ». Il propose même de donner au moteur de recherche « un accès anticipé dès aujourd’hui s’ils le souhaitent ».

De ce côté-ci du Rhin, les choix d’Ecosia en matière de modèles IA ne changent rien pour Qwant. Les deux moteurs sont partenaires pour le développement d’un index européen de recherche, et les réponses flash de Qwant sont toujours propulsées par des modèles Mistral.

Cela pourrait cependant changer. Qwant confirme à Next le test d’autres possibilités, mais pas pour les mêmes raisons qu’Ecosia : « Les récentes évolutions tarifaires de Mistral nous amènent à évaluer les alternatives disponibles, en tenant compte de leurs performances et de leurs coûts, afin de proposer le meilleur service à nos utilisateurs. »

Ecosia lâche Mistral et se tourne vers les modèles chinois

9 octobre 2026 à 05:57
Mistral se prend un vent
Ecosia lâche Mistral et se tourne vers les modèles chinois

Ecosia en a soupé de Mistral. Le moteur de recherche allemand a en effet décidé de se passer des services de l’entreprise IA française, dont les modèles ont déçu. Ecosia veut maintenant favoriser les modèles à poids ouverts, y compris chinois.

Christian Kroll, le fondateur et directeur général d’Ecosia, n’a pas sa langue dans la poche. « Nous sommes déçus par la qualité de Mistral », déclare-t-il à Politico. Le moteur de recherche avait troqué OpenAI pour le champion français de l’IA en mai. Une transition pas facile : non seulement les modèles de Mistral auraient « un an de retard » sur la concurrence, mais le patron déplore aussi des problèmes techniques récurrents. « Nous étions tout simplement un client trop important pour Mistral. »

Autre problème : Mistral n’est pas aligné avec les objectifs environnementaux d’Ecosia, bien connu pour son engagement sur la reforestation. Une large part de l’électricité produite en France provient en effet du nucléaire. Christian Kroll s’interroge également sur les garanties de souveraineté du fournisseur IA. « Le fait que Mistral dépende d’investisseurs internationaux n’est, selon nous, pas véritablement souverain », affirme le dirigeant.

Les modèles chinois, une « opportunité » pour l’Europe

Le patron d’Ecosia tourne son regard vers les modèles à poids ouverts chinois – ce qui du point de vue de la souveraineté est assez croquignolet –, qu’il qualifie de grande opportunité pour l’Europe. Le vieux continent peut, selon lui, bâtir sur ces modèles ouverts sans avoir à dépenser des milliards d’euros pour entraîner des modèles frontières.

Ecosia a d’ailleurs signé un partenariat avec Melious, une plateforme qui héberge des modèles à poids ouverts et open source, y compris chinois comme Qwen, GLM et Kimi. « Nous avons réduit nos coûts de moitié environ, tout en améliorant la qualité et les performances », assure Christian Kroll. Pour lui, les problématiques de censure et de partialité des modèles chinois ne sont pas rédhibitoires, car il est toujours possible d’apporter des correctifs contrairement aux lacunes sur la qualité.

Piqué au vif, Arthur Mensch le directeur général de Mistral, a rappelé sur X que comme Ecosia, son entreprise fournissait des services gouvernementaux. Il ajoute : « Désolé si le fait d’utiliser de l’énergie nucléaire est vraiment bloquant. » Et il ne pourra pas faire grand chose ici, l’électricité nucléaire étant un des atouts mis en avant par la France pour convaincre les opérateurs de data centers de s’installer.

« Les data centers en France, ce n’est pas comme aux États-Unis où on utilise du pétrole et du gaz. Ce sont des data centers propres », avait même déclaré Emmanuel Macron en février en amont du Sommet pour l’action sur l’IA.

Qwant garde Mistral, pour l’instant

Sur un plan plus technique, Guillaume Lample le directeur scientifique de Mistral a encouragé Ecosia à tester le nouveau modèle Large 4 « dès que possible ». Il propose même de donner au moteur de recherche « un accès anticipé dès aujourd’hui s’ils le souhaitent ».

De ce côté-ci du Rhin, les choix d’Ecosia en matière de modèles IA ne changent rien pour Qwant. Les deux moteurs sont partenaires pour le développement d’un index européen de recherche, et les réponses flash de Qwant sont toujours propulsées par des modèles Mistral.

Cela pourrait cependant changer. Qwant confirme à Next le test d’autres possibilités, mais pas pour les mêmes raisons qu’Ecosia : « Les récentes évolutions tarifaires de Mistral nous amènent à évaluer les alternatives disponibles, en tenant compte de leurs performances et de leurs coûts, afin de proposer le meilleur service à nos utilisateurs. »

☕️ L’offensive domotique d’Apple commencera le 13 octobre avec un événement spécial

8 octobre 2026 à 16:30


Apple organise un événement le 13 octobre baptisé « Welcome Home ». Il se tiendra à New York, à 9 heures heure locale (15 heures à Paris). Le constructeur ne précise pas encore si on aura droit à une keynote en bonne et due forme, néanmoins cela ne fait guère de doute.

Apple devrait révéler au monde plusieurs produits orientés domotique, à commencer par ce fameux écran connecté dont parle la rumeur depuis des années. L’écran de 6 pouces pourrait s’accrocher au mur ou sur une base faisant office de haut parleur. L’objet permettrait de contrôler les appareils domotiques, d’afficher une recette de cuisine, de passer des appels vidéo, de consulter des infos et la météo, etc. Le prix tournerait autour de 350 dollars.

Cet écran devrait faire grand usage des capacités de Siri AI, la nouvelle version de l’assistant dopé à l’IA de Google. Celle-ci n’est pas disponible en Europe sur iPhone et iPad en raison des bisbilles entre Apple et la Commission européenne ; en revanche, on peut s’en servir sur Mac, qui ne fait pas partie des plateformes sous surveillance du DMA. On verra si ce sera le cas aussi de cette nouveauté.

Apple prévoirait également de lancer un nouvel HomePod mini qui conserverait son design rond, mais avec une puce N1 pour les réseaux Wi-Fi et Bluetooth, ainsi qu’une puce S plus rapide. L’Apple TV 4K serait aussi renouvelée, probablement avec une puce A19, davantage de mémoire (gare aux prix !) et une télécommande revue.

Il pourrait aussi y avoir la présentation d’une toute nouvelle gamme d’accessoires pour la maison : sonnettes, thermostat, serrures, caméras de surveillance… Des produits qui seraient conçus par LG, avançait Mark Gurman de Bloomberg il y a quelques jours. Une stratégie qui peut étonner, mais Apple travaille régulièrement avec d’autres entreprises sur des produits très ciblés, comme Belkin pour les accessoires ou encore… LG, pour les écrans UltraFine.

☕️ L’offensive domotique d’Apple commencera le 13 octobre avec un événement spécial

8 octobre 2026 à 16:30


Apple organise un événement le 13 octobre baptisé « Welcome Home ». Il se tiendra à New York, à 9 heures heure locale (15 heures à Paris). Le constructeur ne précise pas encore si on aura droit à une keynote en bonne et due forme, néanmoins cela ne fait guère de doute.

Apple devrait révéler au monde plusieurs produits orientés domotique, à commencer par ce fameux écran connecté dont parle la rumeur depuis des années. L’écran de 6 pouces pourrait s’accrocher au mur ou sur une base faisant office de haut parleur. L’objet permettrait de contrôler les appareils domotiques, d’afficher une recette de cuisine, de passer des appels vidéo, de consulter des infos et la météo, etc. Le prix tournerait autour de 350 dollars.

Cet écran devrait faire grand usage des capacités de Siri AI, la nouvelle version de l’assistant dopé à l’IA de Google. Celle-ci n’est pas disponible en Europe sur iPhone et iPad en raison des bisbilles entre Apple et la Commission européenne ; en revanche, on peut s’en servir sur Mac, qui ne fait pas partie des plateformes sous surveillance du DMA. On verra si ce sera le cas aussi de cette nouveauté.

Apple prévoirait également de lancer un nouvel HomePod mini qui conserverait son design rond, mais avec une puce N1 pour les réseaux Wi-Fi et Bluetooth, ainsi qu’une puce S plus rapide. L’Apple TV 4K serait aussi renouvelée, probablement avec une puce A19, davantage de mémoire (gare aux prix !) et une télécommande revue.

Il pourrait aussi y avoir la présentation d’une toute nouvelle gamme d’accessoires pour la maison : sonnettes, thermostat, serrures, caméras de surveillance… Des produits qui seraient conçus par LG, avançait Mark Gurman de Bloomberg il y a quelques jours. Une stratégie qui peut étonner, mais Apple travaille régulièrement avec d’autres entreprises sur des produits très ciblés, comme Belkin pour les accessoires ou encore… LG, pour les écrans UltraFine.

☕️ Bientôt Halloween, l’Atari 800XL revient d’entre les morts

8 octobre 2026 à 15:56


Atari continue de surfer sur la vague rétro avec le 800XL, un « nouvel » ordinateur qui reprend le design et les fonctionnalités du 800XL de 1983. Cette recréation à l’identique de l’ordinateur 8 bits intègre évidemment le clavier mécanique et un port compatible avec les cartouches originales de l’Atari 400, 800, XL et XE.

Le boîtier est fourni d’office avec 25 jeux, dont les increvables Centipede, Missile Command et Asteroids, mais ceux qui voudront aller plus loin pourront se lancer dans le développement de leurs propres jeux en Basic. Oui, en les tapant sur le clavier comme dans l’ancien temps des pionniers !

Plaion, le constructeur partenaire d’Atari dans cette histoire, n’a cependant rien sacrifié sur l’autel de la nostalgie : quatre ports USB-A sont présents pour connecter des disques externes et autres périphériques. On pourra de la sorte lancer des jeux et des logiciels créés pour des ordinateurs 8 bits et l’Atari 5200.

Le 800XL embarque aussi un port HDMI qui présente l’image en 4:3, avec un affichage pixel perfect et avec des filtres CRT (et des encadrements en bonus pour cacher les bandes noires sur la télé). Il est livré avec un joystick inspiré de la manette classique Atari, mais avec 8 boutons. Cette beauté est en précommande au prix de 219,99 euros. Les premières livraisons débuteront en avril 1983 2027.

Plaion a bien du pain sur la planche : c’est en effet cette entreprise qui produit la Neo-Geo AES+ dont le lancement a été reporté de quasiment un an.

☕️ Bientôt Halloween, l’Atari 800XL revient d’entre les morts

8 octobre 2026 à 15:56


Atari continue de surfer sur la vague rétro avec le 800XL, un « nouvel » ordinateur qui reprend le design et les fonctionnalités du 800XL de 1983. Cette recréation à l’identique de l’ordinateur 8 bits intègre évidemment le clavier mécanique et un port compatible avec les cartouches originales de l’Atari 400, 800, XL et XE.

Le boîtier est fourni d’office avec 25 jeux, dont les increvables Centipede, Missile Command et Asteroids, mais ceux qui voudront aller plus loin pourront se lancer dans le développement de leurs propres jeux en Basic. Oui, en les tapant sur le clavier comme dans l’ancien temps des pionniers !

Plaion, le constructeur partenaire d’Atari dans cette histoire, n’a cependant rien sacrifié sur l’autel de la nostalgie : quatre ports USB-A sont présents pour connecter des disques externes et autres périphériques. On pourra de la sorte lancer des jeux et des logiciels créés pour des ordinateurs 8 bits et l’Atari 5200.

Le 800XL embarque aussi un port HDMI qui présente l’image en 4:3, avec un affichage pixel perfect et avec des filtres CRT (et des encadrements en bonus pour cacher les bandes noires sur la télé). Il est livré avec un joystick inspiré de la manette classique Atari, mais avec 8 boutons. Cette beauté est en précommande au prix de 219,99 euros. Les premières livraisons débuteront en avril 1983 2027.

Plaion a bien du pain sur la planche : c’est en effet cette entreprise qui produit la Neo-Geo AES+ dont le lancement a été reporté de quasiment un an.

Sony transfère ses brevets VR à Meta, le PSVR2 en phase terminale

8 octobre 2026 à 10:56
Un PSVR de plus en plus virtuel
Sony transfère ses brevets VR à Meta, le PSVR2 en phase terminale

Sony sort de la VR par la petite porte. L’entreprise a cédé des dizaines de brevets portant sur les technologie de réalité virtuelle, augmentée et mixte à Meta. Le casque PlayStation VR de 2e génération pour la PS5, plus performant mais plus cher que son prédécesseur, n’a pas su créer l’appel d’air qui aurait permis à cette activité de décoller.

Sony fait partie des pionniers des écrans portés et de la réalité virtuelle. On peut remonter à 1996 avec le Glasstron, mais c’est en 2011 que le constructeur assoit sa réputation avec le HMZ-T1. Ce casque-écran 3D, vendu 799 euros en France, n’était pas marqueté spécifiquement pour la PlayStation même si le constructeur vantait déjà une « configuration idéale » pour les jeux.

L’engin n’intégrait pas de suivi des mouvements de la tête ni de véritable environnement 3D interactif, mais il annonçait le retour des casques grand public, juste avant que l’Oculus Rift ne donne à la VR sa forme moderne grâce à son financement record sur Kickstarter en 2012.

Sony a longtemps cru aux casques VR

Sony lance le PlayStation VR en 2016, et comme son nom l’indique, c’est un véritable casque de réalité virtuelle à destination de la PS4. L’appareil, vendu 399 euros, fait son petit effet à un moment où la VR semble mûre pour s’imposer en tant que technologie de divertissement grand public. Ça n’est jamais vraiment arrivé, pour tout un tas de raisons (poids, prix, compatibilité, puissance…), mais le PSVR participe de cet engouement avec une logithèque relativement fournie.

Alors que le tsunami de la VR commençait franchement à ressembler à une vaguelette, Sony remet une pièce dans la machine en 2023 avec le PSVR2, un modèle qui coche les mauvaises cases dès le départ : une compatibilité limitée aux jeux PS5 (les jeux PSVR de 1ère génération ne sont pas pris en charge), un prix plus élevé que celui de la console (599 euros), et un soutien logiciel plus que timide de la part du constructeur et de ses studios internes.

Le PSVR2 compte certes une toute petite poignée de jeux maison (Horizon Call of the Mountain et le mode VR de Gran Turismo 7), mais Sony a vite arrêté les frais en coupant le robinet des financements pour le développement de jeux. Les utilisateurs du casque ont dû alors se tourner vers les studios tiers. Mais ces derniers doivent rentabiliser leurs investissements et bien souvent, conçoivent des jeux multiplateforme avec le plus petit dénominateur commun en tête. Autrement dit : ils développent des jeux d’abord pour les casques Quest, le support de la PSVR2 et de la PS5 étant minimal.

Meta récupère les brevets

Sony n’a officiellement jamais annoncé la retraite du PSVR2. L’entreprise a même essayé de lui trouver un débouché avec un adaptateur pour brancher le casque sur un PC lancé en juin 2024. Une ouverture bienvenue, mais qui n’a pas permis de relancer la machine. Signe du désintérêt du constructeur, ZDnet rapporte le transfert à Meta de 419 brevets liés aux technologies VR, dont 43 détenus aux États-Unis, entre juin et septembre.

En tout, ce sont 180 brevets américains qui reviendront dans les poches de Meta, les 239 autres ayant été déposés en Europe, au Japon, en Chine ou en Corée du Sud. Cela ne signifie pas que Sony quitte complètement le marché de la réalité virtuelle, augmentée et mixte. Il fournit toujours les écrans OLEDoS du Vision Pro, qui prend d’ailleurs en charge les manettes de la PSVR2.

Ce transfert important de brevets n’inspire cependant pas franchement confiance pour l’avenir de cette activité chez PlayStation. De son côté, les produits VR ont retrouvé un second souffle chez Meta après la présentation des VR Glasses. Les brevets de Sony représentent une sûreté juridique précieuse pour Meta, à défaut d’être le signe d’un grand avenir pour le PSVR2.

Sony transfère ses brevets VR à Meta, le PSVR2 en phase terminale

8 octobre 2026 à 10:56
Un PSVR de plus en plus virtuel
Sony transfère ses brevets VR à Meta, le PSVR2 en phase terminale

Sony sort de la VR par la petite porte. L’entreprise a cédé des dizaines de brevets portant sur les technologie de réalité virtuelle, augmentée et mixte à Meta. Le casque PlayStation VR de 2e génération pour la PS5, plus performant mais plus cher que son prédécesseur, n’a pas su créer l’appel d’air qui aurait permis à cette activité de décoller.

Sony fait partie des pionniers des écrans portés et de la réalité virtuelle. On peut remonter à 1996 avec le Glasstron, mais c’est en 2011 que le constructeur assoit sa réputation avec le HMZ-T1. Ce casque-écran 3D, vendu 799 euros en France, n’était pas marqueté spécifiquement pour la PlayStation même si le constructeur vantait déjà une « configuration idéale » pour les jeux.

L’engin n’intégrait pas de suivi des mouvements de la tête ni de véritable environnement 3D interactif, mais il annonçait le retour des casques grand public, juste avant que l’Oculus Rift ne donne à la VR sa forme moderne grâce à son financement record sur Kickstarter en 2012.

Sony a longtemps cru aux casques VR

Sony lance le PlayStation VR en 2016, et comme son nom l’indique, c’est un véritable casque de réalité virtuelle à destination de la PS4. L’appareil, vendu 399 euros, fait son petit effet à un moment où la VR semble mûre pour s’imposer en tant que technologie de divertissement grand public. Ça n’est jamais vraiment arrivé, pour tout un tas de raisons (poids, prix, compatibilité, puissance…), mais le PSVR participe de cet engouement avec une logithèque relativement fournie.

Alors que le tsunami de la VR commençait franchement à ressembler à une vaguelette, Sony remet une pièce dans la machine en 2023 avec le PSVR2, un modèle qui coche les mauvaises cases dès le départ : une compatibilité limitée aux jeux PS5 (les jeux PSVR de 1ère génération ne sont pas pris en charge), un prix plus élevé que celui de la console (599 euros), et un soutien logiciel plus que timide de la part du constructeur et de ses studios internes.

Le PSVR2 compte certes une toute petite poignée de jeux maison (Horizon Call of the Mountain et le mode VR de Gran Turismo 7), mais Sony a vite arrêté les frais en coupant le robinet des financements pour le développement de jeux. Les utilisateurs du casque ont dû alors se tourner vers les studios tiers. Mais ces derniers doivent rentabiliser leurs investissements et bien souvent, conçoivent des jeux multiplateforme avec le plus petit dénominateur commun en tête. Autrement dit : ils développent des jeux d’abord pour les casques Quest, le support de la PSVR2 et de la PS5 étant minimal.

Meta récupère les brevets

Sony n’a officiellement jamais annoncé la retraite du PSVR2. L’entreprise a même essayé de lui trouver un débouché avec un adaptateur pour brancher le casque sur un PC lancé en juin 2024. Une ouverture bienvenue, mais qui n’a pas permis de relancer la machine. Signe du désintérêt du constructeur, ZDnet rapporte le transfert à Meta de 419 brevets liés aux technologies VR, dont 43 détenus aux États-Unis, entre juin et septembre.

En tout, ce sont 180 brevets américains qui reviendront dans les poches de Meta, les 239 autres ayant été déposés en Europe, au Japon, en Chine ou en Corée du Sud. Cela ne signifie pas que Sony quitte complètement le marché de la réalité virtuelle, augmentée et mixte. Il fournit toujours les écrans OLEDoS du Vision Pro, qui prend d’ailleurs en charge les manettes de la PSVR2.

Ce transfert important de brevets n’inspire cependant pas franchement confiance pour l’avenir de cette activité chez PlayStation. De son côté, les produits VR ont retrouvé un second souffle chez Meta après la présentation des VR Glasses. Les brevets de Sony représentent une sûreté juridique précieuse pour Meta, à défaut d’être le signe d’un grand avenir pour le PSVR2.

☕️ Meta promet de mieux traquer les pubs menant à des contenus pédocriminels

8 octobre 2026 à 05:33


Régulièrement attaquée pour son inertie en matière de lutte contre la pédocriminalité, Meta a annoncé plusieurs nouvelles mesures pour détecter les publicités qui aboutissent discrètement sur des contenus illégaux.

Illustration :Flock

Mi-septembre, une enquête de l’ONG Tech Transparency Project (TTP) pointait du doigt les graves déficiences de la modération des publicités sur les plateformes de Meta représentant des images pédocriminelles générées par IA. Dans un communiqué publié le 6 octobre, le géant des réseaux sociaux assure avoir pris des mesures à l’échelle mondiale contre 33,2 millions de contenus d’exploitation sexuelle d’enfants sur Facebook et Instagram entre janvier et juin 2026.

L’entreprise annonce surtout des nouveautés concernant la détection des pubs utilisées pour orienter les internautes vers du contenu pédocriminel en dehors de ses plateformes. « Une publicité peut paraître inoffensive en elle-même tout en dirigeant discrètement les utilisateurs vers du contenu illégal hébergé en dehors de nos plateformes, afin d’échapper à la détection », écrit le groupe.

Un nouveau modèle IA va être mis à contribution pour détecter ces bannières apparemment anodines mais derrière lesquels se cachent des contenus illégaux. Les publicités vont être également être analysées plus en profondeur pour repérer les liens vers lesquelles elles dirigent. Les liens vers les sites associés à ces activités seront bloqués.

Meta affirme également renforcer la détection de la récidive, afin de repérer les acteurs bannis qui tentent de recréer de nouveaux comptes. Enfin, des agents IA « red teaming » vont tester « proactivement » les défenses de Meta pour identifier de nouvelles tactiques criminelles.

Souvent accusée de négligence dans la suppression de ces contenus, Meta tient aussi à rappeler que « depuis des années », une équipe d’experts qui compte des anciens enquêteurs du FBI mène des enquêtes pour identifier, retirer et signaler les réseaux de comptes de prédateurs. « Nous continuons d’enquêter sur le fonctionnement de ces réseaux afin de pouvoir agir contre eux à l’échelle du réseau, et pas seulement compte par compte. »

☕️ Meta promet de mieux traquer les pubs menant à des contenus pédocriminels

8 octobre 2026 à 05:33


Régulièrement attaquée pour son inertie en matière de lutte contre la pédocriminalité, Meta a annoncé plusieurs nouvelles mesures pour détecter les publicités qui aboutissent discrètement sur des contenus illégaux.

Illustration :Flock

Mi-septembre, une enquête de l’ONG Tech Transparency Project (TTP) pointait du doigt les graves déficiences de la modération des publicités sur les plateformes de Meta représentant des images pédocriminelles générées par IA. Dans un communiqué publié le 6 octobre, le géant des réseaux sociaux assure avoir pris des mesures à l’échelle mondiale contre 33,2 millions de contenus d’exploitation sexuelle d’enfants sur Facebook et Instagram entre janvier et juin 2026.

L’entreprise annonce surtout des nouveautés concernant la détection des pubs utilisées pour orienter les internautes vers du contenu pédocriminel en dehors de ses plateformes. « Une publicité peut paraître inoffensive en elle-même tout en dirigeant discrètement les utilisateurs vers du contenu illégal hébergé en dehors de nos plateformes, afin d’échapper à la détection », écrit le groupe.

Un nouveau modèle IA va être mis à contribution pour détecter ces bannières apparemment anodines mais derrière lesquels se cachent des contenus illégaux. Les publicités vont être également être analysées plus en profondeur pour repérer les liens vers lesquelles elles dirigent. Les liens vers les sites associés à ces activités seront bloqués.

Meta affirme également renforcer la détection de la récidive, afin de repérer les acteurs bannis qui tentent de recréer de nouveaux comptes. Enfin, des agents IA « red teaming » vont tester « proactivement » les défenses de Meta pour identifier de nouvelles tactiques criminelles.

Souvent accusée de négligence dans la suppression de ces contenus, Meta tient aussi à rappeler que « depuis des années », une équipe d’experts qui compte des anciens enquêteurs du FBI mène des enquêtes pour identifier, retirer et signaler les réseaux de comptes de prédateurs. « Nous continuons d’enquêter sur le fonctionnement de ces réseaux afin de pouvoir agir contre eux à l’échelle du réseau, et pas seulement compte par compte. »

Microsoft : prix ultra pour les premiers Surface avec la RTX Spark de NVIDIA

7 octobre 2026 à 19:23
Superchip pour super-riches
Microsoft : prix ultra pour les premiers Surface avec la RTX Spark de NVIDIA

Début juin, NVIDIA se lançait à l’assaut d’une nouvelle citadelle : les systèmes-sur-puce pour les PC sous Windows sur Arm, avec la » superpuce » RTX Spark. Après Acer et Lenovo qui ont dévoilé leurs premières machines le mois dernier, c’était au tour de Microsoft de se lancer avec de nouvelles Surface aussi puissantes que chères.

NVIDIA a combiné dans sa puce RTX Spark tout le nécessaire pour faire tourner un PC : un CPU, un GPU et de la mémoire unifiée, à l’image des puces Apple pour l’iPhone et le Mac. Il s’agit d’équiper des ordinateurs tournant avec Windows sur Arm, un système d’exploitation qui se démocratise grâce aux efforts de Microsoft et de Qualcomm, qui était jusqu’à présent le seul fournisseur de puces pour cette déclinaison de l’OS.

Windows sur Arm aux stéroïdes IA

À l’occasion de son événement Surface organisé ce mercredi 7 octobre, Microsoft a lancé deux nouveaux modèles équipés de la puce RTX Spark N1X. Le premier est un ordinateur portable baptisé Surface Laptop Ultra – Ultra pour le prix (à partir de 2 599 dollars) mais aussi pour les performances pour le traitement de l’IA en local. Le CPU Grace peut compter de 18 à 20 cœurs, le GPU Blackwell de 5 120 à 6 144 cœurs, et un maximum de 128 Go de mémoire unifiée (24 Go par défaut). En termes de stockage, on dispose d’un minimum de 512 Go et bonne nouvelle, le SSD peut être remplacé.

Image : Microsoft

L’ordinateur est censé pouvoir faire fonctionner un modèle IA comptant jusqu’à 120 milliards de paramètres. Il a fallu construire une nouvelle architecture thermique autour de cette puce monstrueuse. La capacité du système de refroidissement de l’Ultra est 2,5 fois plus importante que celle des Surface Laptop actuels, le tout dans un châssis de 18 mm d’épaisseur pour un poids de 2 kg.

La machine intègre un écran de 15 pouces tactile, qui annonce un pic lumineux en HDR de 2 000 nits. C’est 25 % plus élevé que la dalle du MacBook Pro M5 (1 600 nits), rappelle un Microsoft perfide. Le Wi-Fi 7 est au rendez-vous, tout comme trois ports USB4 (USB-C), un port USB-A 3.1, un port HDMI 2.1b, un lecteur de cartes SD et un port jack 3,5 mm. L’autonomie annoncée est de 12 heures en usage web.

Le Surface Laptop Ultra sera commercialisé à partir du 16 octobre. Tous ceux qui voudront troquer leur MacBook Pro contre ce nouveau modèle peuvent obtenir un rabais allant jusqu’à 1 000 dollars. Quand on vous dit que Microsoft a une dent contre le MacBook Pro…

Le deuxième appareil Surface montrée par Microsoft aujourd’hui est un ordinateur de bureau sans écran, ce qui est une première pour la gamme. Le Surface RTX Spark Dev Box est, comme son nom l’indique, un ordinateur pour les développeurs et les ingénieurs IA qui ont de très gros besoins de traitement IA en local et pour héberger leurs agents.

Image : Microsoft

La boîte à pizza embarque la puce N1X haut de gamme (20 cœurs CPU, 6 144 cœurs GPU, 128 Go de mémoire unifiée et 2 To de stockage), le tout à partir de 5 999 dollars. La box est fournie d’emblée avec tous les outils et environnements de développement nécessaires aux utilisateurs de ce genre de produits : Visual Studio Code, Git, GitHub CLI, GitHub Copilot, WSL, Python, Node… Elle sera vendue uniquement aux États-Unis dans un premier temps.

Microsoft : prix ultra pour les premiers Surface avec la RTX Spark de NVIDIA

7 octobre 2026 à 19:23
Superchip pour super-riches
Microsoft : prix ultra pour les premiers Surface avec la RTX Spark de NVIDIA

Début juin, NVIDIA se lançait à l’assaut d’une nouvelle citadelle : les systèmes-sur-puce pour les PC sous Windows sur Arm, avec la » superpuce » RTX Spark. Après Acer et Lenovo qui ont dévoilé leurs premières machines le mois dernier, c’était au tour de Microsoft de se lancer avec de nouvelles Surface aussi puissantes que chères.

NVIDIA a combiné dans sa puce RTX Spark tout le nécessaire pour faire tourner un PC : un CPU, un GPU et de la mémoire unifiée, à l’image des puces Apple pour l’iPhone et le Mac. Il s’agit d’équiper des ordinateurs tournant avec Windows sur Arm, un système d’exploitation qui se démocratise grâce aux efforts de Microsoft et de Qualcomm, qui était jusqu’à présent le seul fournisseur de puces pour cette déclinaison de l’OS.

Windows sur Arm aux stéroïdes IA

À l’occasion de son événement Surface organisé ce mercredi 7 octobre, Microsoft a lancé deux nouveaux modèles équipés de la puce RTX Spark N1X. Le premier est un ordinateur portable baptisé Surface Laptop Ultra – Ultra pour le prix (à partir de 2 599 dollars) mais aussi pour les performances pour le traitement de l’IA en local. Le CPU Grace peut compter de 18 à 20 cœurs, le GPU Blackwell de 5 120 à 6 144 cœurs, et un maximum de 128 Go de mémoire unifiée (24 Go par défaut). En termes de stockage, on dispose d’un minimum de 512 Go et bonne nouvelle, le SSD peut être remplacé.

Image : Microsoft

L’ordinateur est censé pouvoir faire fonctionner un modèle IA comptant jusqu’à 120 milliards de paramètres. Il a fallu construire une nouvelle architecture thermique autour de cette puce monstrueuse. La capacité du système de refroidissement de l’Ultra est 2,5 fois plus importante que celle des Surface Laptop actuels, le tout dans un châssis de 18 mm d’épaisseur pour un poids de 2 kg.

La machine intègre un écran de 15 pouces tactile, qui annonce un pic lumineux en HDR de 2 000 nits. C’est 25 % plus élevé que la dalle du MacBook Pro M5 (1 600 nits), rappelle un Microsoft perfide. Le Wi-Fi 7 est au rendez-vous, tout comme trois ports USB4 (USB-C), un port USB-A 3.1, un port HDMI 2.1b, un lecteur de cartes SD et un port jack 3,5 mm. L’autonomie annoncée est de 12 heures en usage web.

Le Surface Laptop Ultra sera commercialisé à partir du 16 octobre. Tous ceux qui voudront troquer leur MacBook Pro contre ce nouveau modèle peuvent obtenir un rabais allant jusqu’à 1 000 dollars. Quand on vous dit que Microsoft a une dent contre le MacBook Pro…

Le deuxième appareil Surface montrée par Microsoft aujourd’hui est un ordinateur de bureau sans écran, ce qui est une première pour la gamme. Le Surface RTX Spark Dev Box est, comme son nom l’indique, un ordinateur pour les développeurs et les ingénieurs IA qui ont de très gros besoins de traitement IA en local et pour héberger leurs agents.

Image : Microsoft

La boîte à pizza embarque la puce N1X haut de gamme (20 cœurs CPU, 6 144 cœurs GPU, 128 Go de mémoire unifiée et 2 To de stockage), le tout à partir de 5 999 dollars. La box est fournie d’emblée avec tous les outils et environnements de développement nécessaires aux utilisateurs de ce genre de produits : Visual Studio Code, Git, GitHub CLI, GitHub Copilot, WSL, Python, Node… Elle sera vendue uniquement aux États-Unis dans un premier temps.

Bruxelles cherche à taxer les grandes entreprises américaines du numérique sans les nommer

7 octobre 2026 à 14:08
Ménager la chèvre européenne et le chou américain
Bruxelles cherche à taxer les grandes entreprises américaines du numérique sans les nommer

Il n’aura échappé à personne que les finances publiques de plusieurs pays européens sont au plus bas. Difficile pour Bruxelles de demander une rallonge pour boucler le budget européen. La Commission cherche donc de nouvelles recettes, en visant les grandes entreprises… sans donner l’impression de cibler les géants américains du numérique.

En coulisse, les négociations pour le budget européen 2028 - 2034 (2 000 milliards d’euros) sont compliquées par les contraintes financières de plusieurs États membres, rapporte le Financial Times. La Commission a proposé cinq nouvelles « ressources propres » avec des recettes attendues de 58,5 milliards d’euros par an.

Parmi ces ressources, on recense un système d’échange de quotas d’émission de l’UE, un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, les déchets électroniques non collectés, les droits d’accise sur le tabac, et une contribution des grandes entreprises qui opèrent dans le marché unique. Cette « contribution forfaitaire annuelle », qui devrait rapporter 6,8 milliards d’euros, fait l’objet de toutes les attentions.

Des sous pour l’UE

Connue sous le nom de « Corporate Resource for Europe » (Core), cette proposition viserait les entreprises opérant et vendant dans l’UE avec un chiffre d’affaires net annuel dépassant 100 millions d’euros. Bruxelles envisagerait désormais d’en modifier les seuils afin d’épargner davantage d’entreprises européennes de taille moyenne, tout en faisant contribuer plus fortement les très grands groupes, notamment les géants américains du numérique, sans les viser explicitement.

On ne parle donc pas d’une nouvelle taxe sur le numérique US, plusieurs capitales européennes s’opposant à un tel projet pour ne pas froisser davantage la Maison-Blanche. Il s’agirait de maintenir une taxe applicable à tous les secteurs mais calibrée pour toucher surtout les plus grandes multinationales. Il se trouve simplement que beaucoup d’entre elles sont américaines…

La majorité des pays de l’UE ne voudraient pas entendre parler d’une plus forte taxation des sociétés européennes, qui subiraient un désavantage par rapport aux rivales étrangères. D’où l’idée de revoir les seuils : suffisamment élevés pour épargner une partie des entreprises européennes, mais suffisants pour faire contribuer davantage les plus puissants groupes.

L’accord mondial de l’OCDE toujours enlisé

Ce serait là une manière pour Bruxelles de ménager la chèvre (éviter de taxer les entreprises européennes) et le chou (la susceptibilité de Washington). Mais malgré les efforts de la Commission pour éviter l’ire américaine, les grands groupes US iront probablement frapper à la porte de Donald Trump pour se plaindre du mauvais traitement supposé dont ils font l’objet dans l’UE. Les points de contentieux sont nombreux entre les deux blocs, que ce soit sur les régulations ou les sanctions infligées aux entreprises américaines.

Depuis janvier 2024, une directive européenne a établi un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices des multinationales réalisant plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel dans le monde. Il s’agit de la transposition du second pilier de la solution négociée dans le cadre de l’OCDE en 2021.

Le premier pilier, celui qui concerne la réattribution d’une partie des droits d’imposition aux pays où les grandes entreprises réalisent leurs ventes, est toujours enlisé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Or, c’est ce volet de l’accord qui devait répondre au cas des géants du numérique, capables de générer des revenus importants sur des marchés où ils ne réalisent pas une part équivalente de leurs bénéfices imposables.

Bruxelles cherche à taxer les grandes entreprises américaines du numérique sans les nommer

7 octobre 2026 à 14:08
Ménager la chèvre européenne et le chou américain
Bruxelles cherche à taxer les grandes entreprises américaines du numérique sans les nommer

Il n’aura échappé à personne que les finances publiques de plusieurs pays européens sont au plus bas. Difficile pour Bruxelles de demander une rallonge pour boucler le budget européen. La Commission cherche donc de nouvelles recettes, en visant les grandes entreprises… sans donner l’impression de cibler les géants américains du numérique.

En coulisse, les négociations pour le budget européen 2028 - 2034 (2 000 milliards d’euros) sont compliquées par les contraintes financières de plusieurs États membres, rapporte le Financial Times. La Commission a proposé cinq nouvelles « ressources propres » avec des recettes attendues de 58,5 milliards d’euros par an.

Parmi ces ressources, on recense un système d’échange de quotas d’émission de l’UE, un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, les déchets électroniques non collectés, les droits d’accise sur le tabac, et une contribution des grandes entreprises qui opèrent dans le marché unique. Cette « contribution forfaitaire annuelle », qui devrait rapporter 6,8 milliards d’euros, fait l’objet de toutes les attentions.

Des sous pour l’UE

Connue sous le nom de « Corporate Resource for Europe » (Core), cette proposition viserait les entreprises opérant et vendant dans l’UE avec un chiffre d’affaires net annuel dépassant 100 millions d’euros. Bruxelles envisagerait désormais d’en modifier les seuils afin d’épargner davantage d’entreprises européennes de taille moyenne, tout en faisant contribuer plus fortement les très grands groupes, notamment les géants américains du numérique, sans les viser explicitement.

On ne parle donc pas d’une nouvelle taxe sur le numérique US, plusieurs capitales européennes s’opposant à un tel projet pour ne pas froisser davantage la Maison-Blanche. Il s’agirait de maintenir une taxe applicable à tous les secteurs mais calibrée pour toucher surtout les plus grandes multinationales. Il se trouve simplement que beaucoup d’entre elles sont américaines…

La majorité des pays de l’UE ne voudraient pas entendre parler d’une plus forte taxation des sociétés européennes, qui subiraient un désavantage par rapport aux rivales étrangères. D’où l’idée de revoir les seuils : suffisamment élevés pour épargner une partie des entreprises européennes, mais suffisants pour faire contribuer davantage les plus puissants groupes.

L’accord mondial de l’OCDE toujours enlisé

Ce serait là une manière pour Bruxelles de ménager la chèvre (éviter de taxer les entreprises européennes) et le chou (la susceptibilité de Washington). Mais malgré les efforts de la Commission pour éviter l’ire américaine, les grands groupes US iront probablement frapper à la porte de Donald Trump pour se plaindre du mauvais traitement supposé dont ils font l’objet dans l’UE. Les points de contentieux sont nombreux entre les deux blocs, que ce soit sur les régulations ou les sanctions infligées aux entreprises américaines.

Depuis janvier 2024, une directive européenne a établi un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices des multinationales réalisant plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel dans le monde. Il s’agit de la transposition du second pilier de la solution négociée dans le cadre de l’OCDE en 2021.

Le premier pilier, celui qui concerne la réattribution d’une partie des droits d’imposition aux pays où les grandes entreprises réalisent leurs ventes, est toujours enlisé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Or, c’est ce volet de l’accord qui devait répondre au cas des géants du numérique, capables de générer des revenus importants sur des marchés où ils ne réalisent pas une part équivalente de leurs bénéfices imposables.

Assurances : les patrons de l’IA pourraient être responsables des dérapages des agents

7 octobre 2026 à 09:56
Les patrons à la caisse
Assurances : les patrons de l’IA pourraient être responsables des dérapages des agents

Qui paie les pots cassés quand les agents IA deviennent incontrôlables ? La question se pose chez les assureurs, qui pourraient se tourner vers les patrons d’OpenAI, Anthropic et consorts pour leur présenter la facture.

Le courtier en assurances Aon a analysé plus de 300 affaires judiciaires liées à l’IA : il arrive à la conclusion que les assureurs seront amenés à indemniser les victimes des agents IA dans les contrats couvrant la cybersécurité, les erreurs et omissions technologiques, ou encore la propriété intellectuelle.

D’après plusieurs responsables du secteur interrogés par le Financial Times, les assureurs pourraient demander des comptes aux patrons des entreprises IA quand leurs agents brisent leurs chaînes et s’attaquent à tout ce qui bouge en ligne. Tim Rayner, responsable de la souscription et des sinistres au Royaume-Uni chez Verisk, estime qu’en l’absence de contrôle de l’activité de son entreprise, Sam Altman est responsable de l’incident impliquant Hugging Face. « Du point de vue de la responsabilité des dirigeants et administrateurs, c’est donc vers lui que l’on se retournerait. »

OpenAI, Anthropic et d’autres ont depuis révélé que leurs agents étaient à l’origine de plusieurs intrusions et attaques, provoquant un branle-bas de combat d’une ampleur inédite – jusqu’au conseil de sécurité de l’ONU. La question de la responsabilité se pose donc très clairement, et les assureurs sont en première ligne, car ce sont eux qui remboursent les dégâts causés par les agents.

Patrons responsables

« Il incombe à chaque PDG de s’assurer que son entreprise est correctement gouvernée et contrôlée », ajoute Tim Rayner, « L’IA ne change rien à cela. » Les entreprises de l’IA peuvent toujours souscrire des assurances responsabilité pour couvrir les pertes éventuelles liées à des poursuites contre les dirigeants, mais gare au coût de la prime.

Il n’existe cependant aucun précédent, la question n’ayant pas été tranchée par la justice. Les actionnaires ont aussi leur mot à dire, certains pourraient lancer des poursuites contre des dirigeants n’ayant pas géré correctement ces risques.

Dans son prospectus S-1 d’introduction en Bourse, Anthropic a identifié les risques « catastrophiques » posés par l’IA générative s’ils ne sont pas correctement maîtrisés. La technologie représente un « risque existentiel pour l’humanité », reconnaissait aussi l’entreprise, fidèle à sa stratégie du marketing de la peur. Le document indiquait aussi que les modèles pouvaient développer des comportements d’« auto-préservation » en résistant à leur arrêt, en dissimulant ou en manipulant des informations, ou même adopter des comportements proches du chantage.

Un vide juridique à combler

Dans le compte-rendu officiel de l’incident Hugging Face posté fin août, OpenAI avait de son côté décrit des agents IA capables de contourner des contrôles techniques, de travailler ensemble au sein de canaux non approuvés et d’« entreprendre des actions dangereuses qu’aucun humain n’a ordonnées ».

Il y a là de quoi nourrir des plaintes contre ces entreprises. Mais les victimes des agents IA pourraient cependant avoir des difficultés à trouver un fondement juridique pour leurs plaintes. « Il n’existe pas encore de régime de responsabilité civile régissant l’utilisation de l’espace en ligne », rappelle Aaron Le Marquer, du cabinet d’avocats Stewarts.

Il indique que le secteur pourrait s’inspirer de l’accord à 18 milliards de dollars entre Meta et des États américains sur la nocivité des plateformes du géant des réseaux sociaux. Un tel modèle pourrait servir à définir les obligations dans l’espace en ligne, estime-t-il encore.

Cela pourrait même aller plus loin : « Je m’attends à voir apparaître des poursuites contre les entreprises d’IA pour d’éventuelles pertes sur le modèle des contentieux environnementaux du passé, mais aussi de ceux concernant le tabac ou l’industrie pharmaceutique », conclut Aaron Le Marquer.

En juillet, la justice américaine validait la proposition d’Anthropic de règlement d’une plainte menée par des autrices et auteurs qui accusaient la société d’avoir entraîné ses modèles avec leurs œuvres, sans autorisation. Les plaignants devraient récupérer 1,5 milliard de dollars. Les assureurs se préparent à des actions en justice qui concernent la responsabilité des entreprises IA pour leurs produits, les biais dans leurs modèles, les atteintes à la vie privée ou encore des décès imputés à leurs technologies.

Assurances : les patrons de l’IA pourraient être responsables des dérapages des agents

7 octobre 2026 à 09:56
Les patrons à la caisse
Assurances : les patrons de l’IA pourraient être responsables des dérapages des agents

Qui paie les pots cassés quand les agents IA deviennent incontrôlables ? La question se pose chez les assureurs, qui pourraient se tourner vers les patrons d’OpenAI, Anthropic et consorts pour leur présenter la facture.

Le courtier en assurances Aon a analysé plus de 300 affaires judiciaires liées à l’IA : il arrive à la conclusion que les assureurs seront amenés à indemniser les victimes des agents IA dans les contrats couvrant la cybersécurité, les erreurs et omissions technologiques, ou encore la propriété intellectuelle.

D’après plusieurs responsables du secteur interrogés par le Financial Times, les assureurs pourraient demander des comptes aux patrons des entreprises IA quand leurs agents brisent leurs chaînes et s’attaquent à tout ce qui bouge en ligne. Tim Rayner, responsable de la souscription et des sinistres au Royaume-Uni chez Verisk, estime qu’en l’absence de contrôle de l’activité de son entreprise, Sam Altman est responsable de l’incident impliquant Hugging Face. « Du point de vue de la responsabilité des dirigeants et administrateurs, c’est donc vers lui que l’on se retournerait. »

OpenAI, Anthropic et d’autres ont depuis révélé que leurs agents étaient à l’origine de plusieurs intrusions et attaques, provoquant un branle-bas de combat d’une ampleur inédite – jusqu’au conseil de sécurité de l’ONU. La question de la responsabilité se pose donc très clairement, et les assureurs sont en première ligne, car ce sont eux qui remboursent les dégâts causés par les agents.

Patrons responsables

« Il incombe à chaque PDG de s’assurer que son entreprise est correctement gouvernée et contrôlée », ajoute Tim Rayner, « L’IA ne change rien à cela. » Les entreprises de l’IA peuvent toujours souscrire des assurances responsabilité pour couvrir les pertes éventuelles liées à des poursuites contre les dirigeants, mais gare au coût de la prime.

Il n’existe cependant aucun précédent, la question n’ayant pas été tranchée par la justice. Les actionnaires ont aussi leur mot à dire, certains pourraient lancer des poursuites contre des dirigeants n’ayant pas géré correctement ces risques.

Dans son prospectus S-1 d’introduction en Bourse, Anthropic a identifié les risques « catastrophiques » posés par l’IA générative s’ils ne sont pas correctement maîtrisés. La technologie représente un « risque existentiel pour l’humanité », reconnaissait aussi l’entreprise, fidèle à sa stratégie du marketing de la peur. Le document indiquait aussi que les modèles pouvaient développer des comportements d’« auto-préservation » en résistant à leur arrêt, en dissimulant ou en manipulant des informations, ou même adopter des comportements proches du chantage.

Un vide juridique à combler

Dans le compte-rendu officiel de l’incident Hugging Face posté fin août, OpenAI avait de son côté décrit des agents IA capables de contourner des contrôles techniques, de travailler ensemble au sein de canaux non approuvés et d’« entreprendre des actions dangereuses qu’aucun humain n’a ordonnées ».

Il y a là de quoi nourrir des plaintes contre ces entreprises. Mais les victimes des agents IA pourraient cependant avoir des difficultés à trouver un fondement juridique pour leurs plaintes. « Il n’existe pas encore de régime de responsabilité civile régissant l’utilisation de l’espace en ligne », rappelle Aaron Le Marquer, du cabinet d’avocats Stewarts.

Il indique que le secteur pourrait s’inspirer de l’accord à 18 milliards de dollars entre Meta et des États américains sur la nocivité des plateformes du géant des réseaux sociaux. Un tel modèle pourrait servir à définir les obligations dans l’espace en ligne, estime-t-il encore.

Cela pourrait même aller plus loin : « Je m’attends à voir apparaître des poursuites contre les entreprises d’IA pour d’éventuelles pertes sur le modèle des contentieux environnementaux du passé, mais aussi de ceux concernant le tabac ou l’industrie pharmaceutique », conclut Aaron Le Marquer.

En juillet, la justice américaine validait la proposition d’Anthropic de règlement d’une plainte menée par des autrices et auteurs qui accusaient la société d’avoir entraîné ses modèles avec leurs œuvres, sans autorisation. Les plaignants devraient récupérer 1,5 milliard de dollars. Les assureurs se préparent à des actions en justice qui concernent la responsabilité des entreprises IA pour leurs produits, les biais dans leurs modèles, les atteintes à la vie privée ou encore des décès imputés à leurs technologies.

☕️ Trump Mobile a des fuites

7 octobre 2026 à 06:47


Les noms, adresses email et postales, numéros de téléphone, et autres données personnelles de 3 615 clients de Trump Mobile sont dans la nature, rapporte le site Straight Arrow News. Les pirates de BYOD se sont infiltrés dans les serveurs de l’opérateur virtuel géré par des proches du président américain, et ont siphonné des informations sur les utilisateurs.

BYOD affirme que Trump Mobile, une fois prévenu, a indiqué qu’il n’y avait personne pour gérer ce genre de problèmes en interne. « Quiconque [nous] pirate est un terroriste », aurait également déclaré l’opérateur, bravache. Le groupe de pirates, fraîchement arrivé dans le paysage de l’extorsion par fuite de données, serait passé par Liberty Mobile, l’opérateur/MVNO derrière Trump Mobile, via l’ordinateur d’un employé infecté par un infostealer.

Aucune équipe de sécurité ni prestataire externe ne serait chargé de gérer l’incident, indique encore BYOD à International Cyber Digest. « En gros, ils nous ont dit d’aller nous faire foutre [et que la fuite de données ne représentait] aucun souci pour les clients, vraiment aucun », selon les pirates. Ils assurent toujours posséder un accès à l’infrastructure de Trump Mobile, qui n’aurait pas non plus mis en place de système d’authentification à deux facteurs.

Straight Arrow News a contacté une des victimes à l’aide des informations fournies par BYOD. Cette dernière a confirmé être un client de Trump Mobile, et qu’il avait même versé le dépôt de 100 dollars pour le fameux smartphone, sans l’avoir jamais reçu. La double peine !

Les données ne contiennent aucun détail sur Donald Trump ou ses proches, ce qui signifie, peut-être, que personne dans la famille du président américain n’utilise les services de Trump Mobile. Il faut dire que le Trump Phone T1 « 100 % USA mais fabriqué en Chine », premier smartphone de l’opérateur, n’est guère engageant.

Les systèmes de sécurité de Trump Mobile, ou leur absence, auraient apparemment déjà été pris en défaut par les pirates de EndZone la semaine dernière, à partir de la même brèche. En mai dernier, un chercheur en sécurité avait découvert une vulnérabilité permettant d’aspirer des données grâce à une requête HTTP POST, sans injection SQL ni technique particulièrement sophistiquée. Elle a été corrigée depuis, mais elle aurait permis d’accéder à des milliers de dossiers en moins d’une heure.

☕️ Trump Mobile a des fuites

7 octobre 2026 à 06:47


Les noms, adresses email et postales, numéros de téléphone, et autres données personnelles de 3 615 clients de Trump Mobile sont dans la nature, rapporte le site Straight Arrow News. Les pirates de BYOD se sont infiltrés dans les serveurs de l’opérateur virtuel géré par des proches du président américain, et ont siphonné des informations sur les utilisateurs.

BYOD affirme que Trump Mobile, une fois prévenu, a indiqué qu’il n’y avait personne pour gérer ce genre de problèmes en interne. « Quiconque [nous] pirate est un terroriste », aurait également déclaré l’opérateur, bravache. Le groupe de pirates, fraîchement arrivé dans le paysage de l’extorsion par fuite de données, serait passé par Liberty Mobile, l’opérateur/MVNO derrière Trump Mobile, via l’ordinateur d’un employé infecté par un infostealer.

Aucune équipe de sécurité ni prestataire externe ne serait chargé de gérer l’incident, indique encore BYOD à International Cyber Digest. « En gros, ils nous ont dit d’aller nous faire foutre [et que la fuite de données ne représentait] aucun souci pour les clients, vraiment aucun », selon les pirates. Ils assurent toujours posséder un accès à l’infrastructure de Trump Mobile, qui n’aurait pas non plus mis en place de système d’authentification à deux facteurs.

Straight Arrow News a contacté une des victimes à l’aide des informations fournies par BYOD. Cette dernière a confirmé être un client de Trump Mobile, et qu’il avait même versé le dépôt de 100 dollars pour le fameux smartphone, sans l’avoir jamais reçu. La double peine !

Les données ne contiennent aucun détail sur Donald Trump ou ses proches, ce qui signifie, peut-être, que personne dans la famille du président américain n’utilise les services de Trump Mobile. Il faut dire que le Trump Phone T1 « 100 % USA mais fabriqué en Chine », premier smartphone de l’opérateur, n’est guère engageant.

Les systèmes de sécurité de Trump Mobile, ou leur absence, auraient apparemment déjà été pris en défaut par les pirates de EndZone la semaine dernière, à partir de la même brèche. En mai dernier, un chercheur en sécurité avait découvert une vulnérabilité permettant d’aspirer des données grâce à une requête HTTP POST, sans injection SQL ni technique particulièrement sophistiquée. Elle a été corrigée depuis, mais elle aurait permis d’accéder à des milliers de dossiers en moins d’une heure.

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