Selon le ministre des Comptes publics, depuis 50 ans, «80% de l’augmentation de la dépense publique (…) est allée vers la retraite et vers la santé». Une «machine infernale», selon ses mots.
DÉCRYPTAGE - Le Conseil des prélèvements obligatoires livre une analyse détaillée de certaines propositions polémiques du budget 2027, telles que la niche fiscale sur les locations meublées ou la surtaxe sur l’IS.
L’Agirc-Arrco, qui gère la retraite complémentaire de 14 millions de bénéficiaires du secteur privé, a pris le contre-pied du gouvernement en augmentant les pensions.
NOTA BENE - Le montant de la contribution française au budget de l’UE est de plus en plus critiqué, en plein dérapage des finances publiques. Le sujet est discuté ce mercredi par les députés, dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances (PLF) 2027.
DÉCRYPTAGE - La progression de l’endettement des grandes économies inquiète le Fonds monétaire international, qui réclame des « mesures urgentes » pour redresser leurs finances.
Aux États-Unis, la dette fédérale a atteint 40 000 milliards de dollars et le coût du paiement des intérêts dans le PIB, de 2,8 % en 2019, devrait doubler d’ici 2031 (5,7 %).
L’inflation américaine a poursuivi son accélération au mois de septembre, avec une hausse des prix de 3,7% sur un an, sans surprise toujours largement tirée par les prix de l’énergie.
La présidente de la BCE estime que si la fièvre sur le marché obligataire ne concerne pas seulement Paris, le cas français est particulier et doit se régler en adoptant un budget 2027 équilibré.
La situation sur le marché du gazole, dont les prix flambent, reste dépendante d’une reprise de l’approvisionnement en produits pétroliers en provenance du Moyen-Orient, estime l’AIE.
INFOGRAPHIE - Portugal, Espagne, Grèce, Pologne… En dix à quinze ans, plusieurs «mauvais élèves» européens ont rattrapé puis distancé la France sur une série d’indicateurs clé. Cinq graphiques pour mesurer ce décrochage.
Les institutions monétaires ne feront pas le travail à la place des politiques. C’est le message ferme adressé mercredi par le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin. Il a invité l’exécutif à assumer ses responsabilités pour faire passer le budget.
Emmanuel Moulin a appelé le monde politique français à «prendre (ses) responsabilités» pour permettre l’adoption d’un budget, dans une allusion apparente à l’article 49.3 de la Constitution.
La France doit rétablir d’urgence la situation budgétaire «avant que les fissures ne s’élargissent», a mis en garde mercredi Kristalina Georgieva. L’ensemble des économies avancées sont cernées, a-t-elle estimé.
Les économies avancées ont vu leurs ratios dette/PIB exploser depuis la crise financière de 2008, le Covid et les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, selon elle.
Devant le Sénat, le locataire de Bercy a appelé les députés à trouver un compromis avec l’exécutif pour faire passer un budget permettant de viser 5% de déficit public en 2027, et de réduire la charge de la dette.
«Le stress financier, qui a augmenté au cours de la période récente», avec la flambée des taux d’intérêt, incite à être «presque plus alarmiste sur l’hypothèse d’une loi spéciale», a déclaré Jérôme Fournel, inspecteur général des finances.
DÉCRYPTAGE - Pour la première fois, l’exécutif publie, dans les annexes du budget de l’État pour 2027, la part exacte des pensions des anciens agents publics dans les crédits des différents ministères.
DÉCRYPTAGE - Les appels au sérieux budgétaire s’accumulent pendant que le débat politique s’enlise. La dette de la France caracole actuellement à son plus haut niveau depuis 1946.
DÉCRYPTAGE - Le président du Fida, le Fonds onusien sur le développement agricole, Alvaro Lario, lance l’alerte sur la hausse importante des produits alimentaires causée par la multiplication des conflits et des phénomènes climatiques extrêmes.
L’exécutif avait lancé ce chantier fin 2025 en réponse à une commission d’enquête du Sénat, qui avait déploré l’absence de «définition juridique transversale des aides publiques aux entreprises».
Alors que les prix à la pompe flambent, l’idée que l’État se renfloue les poches grâce aux taxes sur le carburant est balayée par le ministre des Comptes publics. David Amiel a rappelé que la chute des volumes consommés, combinée à la baisse des recettes d’accises, creuse un déficit net de 357 millions d’euros depuis le début de l’année.
«On a une perte de 357 millions d’euros à la fois au titre des accises et de la TVA, c’est-à-dire les deux impôts qui pèsent sur le carburant», a précisé M. Amiel.
DÉCRYPTAGE - Pour le FMI, les investissements dans l’intelligence artificielle ainsi que les parades au blocage énergétique ont porté l’économie en 2026.