Dans son ivresse normative, l’Europe a définitivement perdu de vue sa mission protectrice : tout a été mis en œuvre pour abandonner la souveraineté européenne au profit des États-Unis et de la Chine.
FIGAROVOX/TRIBUNE - Négligées dans les débats budgétaires, les agences publiques coûtent cher et brouillent la décision de l’État, estime le fondateur de l’observatoire statistique Hexagone.
Sans réforme profonde, avec comme postulat la nécessité de travailler davantage, notre système par répartition promet un gonflement sans fin de la dette.
ANALYSE - En tant que deuxième économie européenne, sans qui l’union monétaire ne pourrait fonctionner, notre pays a longtemps bénéficié d’une mansuétude toute particulière des marchés financiers. Mais ce temps est révolu.
CHRONIQUE - Enfermée dans le déni, la classe politique remet le sauvetage du pays entre les mains de la troïka composée du FMI, de l’Union européenne et de la BCE.
L’automobile chinoise pourrait bientôt représenter 20 % des ventes en Europe. Sur un marché stagnant, chaque vente gagnée sera une vente perdue pour nos constructeurs.
CHRONIQUE - Beaucoup d’arguments, très solides, ont été utilisés pour éviter un véritable redressement des comptes. Avec le résultat que l’on sait : la perte de contrôle de l’endettement du pays.
CHRONIQUE - La présentation du projet de budget 2027 est lourde en procédés rhétoriques visant à masquer l’augmentation des prélèvements obligatoires. Mais cela ne pourra cacher indéfiniment le fait que l’État-providence relève plus de la religion que de l’action publique.
La lutte contre la folle dérive de nos dépenses publiques n’est plus négociable. Elle doit surtout s’imposer comme une des priorités absolues pour nos parlementaires et pour nos candidats à la présidentielle.
TRIBUNE - Le réquisitoire contre les retraités donne le sentiment d’un désir de vengeance de leurs cadets, s’inquiète l’écrivain, essayiste et universitaire*.
Rapport après rapport, le Conseil d’orientation des retraites (COR) nous a longtemps dit tout et son contraire. Grâce à l’obstination d’un ancien haut fonctionnaire, on découvre un tableau fort différent de celui habituellement présenté.
L’intelligence artificielle appelle à réfléchir à un nouveau contrat social. Notre vieux compromis fondé sur le travail, le salaire et la redistribution risque de rapidement voler en éclats.
Les annonces de la semaine, encore relativement floues, ne permettront aucunement de redresser la situation, à peine de la stabiliser. Au moins ont-elles le mérite d’exister sans créer de drame.
CHRONIQUE - Le débat budgétaire permanent et névrotique depuis près de trois ans produit un résultat d’une remarquable stabilité avec un déficit accroché à 5 % du PIB ou plus. Le prochain quinquennat sera plombé par la dynamique de la dette et des taux.
Le principe d’une participation de tous à l’effort de guerre, commencer par désindexer les pensions ou remettre en question l’abattement fiscal des retraités pour récupérer plusieurs milliards d’euros, pose un sérieux problème de logique, pour ne pas dire de morale.
Désarmé face à une crise énergétique qui trouve ses racines dans le détroit d’Ormuz, et surtout aux commandes d’un pays ruiné, le gouvernement gère l’affaire comme il peut, au jour le jour.
TRIBUNE - Baisser de 10 % l’indemnité des ministres, comme le propose Sébastien Lecornu, enverrait en réalité un bien mauvais message et éloignerait les plus compétents de l’exercice des responsabilités publiques, estime le président fondateur de l’Institut Sapiens.
L’Insee, d’ordinaire tout en retenue, lui trouve «pâle figure» à côté de ses voisins. On le comprend : croissance, chômage, investissement, consommation, pouvoir d’achat… tout est dans le rouge.