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12 Heures de Sebring 2026 : le grand bloc-notes du week-end

23 mars 2026 à 21:57

Porsche a remporté la 74e édition des 12 Heures de Sebring, course référence de l’endurance nord-américaine et deuxième manche du championnat IMSA. C’est la 20e victoire de la marque allemande au classement général dans cette épreuve emblématique.

Après un tour d’horloge, la Porsche 963 n°7 de l’équipe Porsche Penske s’est imposée sous le damier pour 1,5 seconde face à la voiture sœur. La victorieuse était pilotée par Felipe Nasr, Laurin Heinrich et Julien Andlauer. Le trio confirme ainsi son succès acquis en janvier lors des 24 Heures de Daytona.

Les Porsche 963 ont mené 273 des 343 tours de course, soit 79,6 % de la course. Et au classement des moyennes chronométriques réalisé par The B-Pillar, les six titulaires étaient aux six premières places sur les 33 pilotes de la catégorie GTP. Voilà qui est parlant.

Polémique chez Porsche

Pourtant, cette édition des 12 Heures de Sebring n’a pas été un fleuve tranquille. La lutte entre la n°7 de Felipe Nasr et la n°6 pilotée par Kévin Estre en fin de course a généré une polémique. Grognements à la radio et échanges de positions ont émaillé les 100 dernières minutes, disputées de nuit et hachées par trois neutralisations.

Estre n’était pas très content de sa deuxième place finale. Le Français s’en expliquait lors de la conférence de presse d’après-course :

« À un moment, il y a eu une consigne depuis le muret qui n’a pas été respectée. (…) Je pense que nous devions tous faire la même chose, mais d’une certaine manière Felipe [Nasr] a fait autre chose. »

À une heure de l’arrivée, la Porsche n°7 a pris le dessus sur la n°6 à l’approche de la périlleuse courbe de Sunset. « Il y aura toujours différentes versions, a répondu Felipe Nasr. La mienne, celle de l’équipe, celle des autres pilotes. Moi, je suis là pour gagner. »

« On a eu des décisions difficiles à prendre aujourd’hui, mais on a pris les bonnes pour finir 1 et 2 », a justifié Jonathan Diuguid. Le président du Team Penske était interrogé sur les ondes d’IMSA Radio.

12 Heures de Sebring : les autres, loin derrière

La principale opposition a été la Cadillac n°31 de l’équipe Action Express/Whelen. Auteur de la pole position le vendredi, le Britannique Jack Aitken n’est pas parvenu à s’immiscer dans le duel entre les Porsche. Avec Earl Bamber et le jeune Frederik Vesti, ils sont classés troisièmes, à une dizaine de secondes de la victoire, après la disqualification de la n°10.

Plus tôt dans cette édition des 12 Heures de Sebring, la V-Series.R avait été percutée par la Porsche n°6. Earl Bamber, pilote de la Cadillac, n’était pas ravi :

« On s’est battus toute la journée, on a fait de notre mieux. Franchement, on avait une bonne voiture au départ, mais plus rien à la fin. Je ne sais pas si on a subi des dégâts suite à l’impact en début de course. On a été secoués, aucune pénalité de la direction de course, ce qui était surprenant, et c’est tout. »

Comme toujours, Renger van der Zande ou Tom Blomqvist ont porté aux avant-postes les Acura ARX-06. Mais une série de pénalités en fin de course ont empêché les voitures de l’équipe Meyer-Shank de se mêler à la lutte dans le money time.

BMW doit encore apprendre

Désormais chargée de représenter les intérêts de BMW aux États-Unis, l’équipe belge WRT poursuit son apprentissage. La n°25 a terminé à 14 tours, après avoir été percutée par une Ferrari de la catégorie GTD. La n°24 affiche une cinquième place finale.

« Nous avons eu beaucoup de mal en qualifications à trouver les bons réglages pour la voiture, détaillait Sheldon van der Linde, le pilote BMW le plus performant ce week-end. Le même problème qu’à Daytona, mais nous avons prouvé que nous avons une bien meilleure voiture de course sur les longues distances. »

« Je suis plutôt content d’avoir réussi à remonter de la 8e place sur la grille, mais en même temps déçu de ne pas être monté sur le podium alors que nous étions troisièmes et quatrièmes pendant un moment. »

Nous avons attiré votre attention il y a quelques jours sur le profil du jeune américain Kaylen Frederick. Au jeu des 50 % de meilleurs tours, ce pilote de 23 ans, tout frais issu de la monoplace, s’est montré le plus rapide de son équipage à bord de la Porsche n°5 de l’équipe JDC-Miller.

« Il y a eu de vraies bonnes choses ce week-end, mais la course n’est pas vraiment allée dans notre sens dans les moments clés », a-t-il écrit sur son compte Instagram. La 963 privée a terminé au 8e rang.

Et l’Aston Martin ? La Valkyrie lutta dans la deuxième moitié du top 10 avant de s’immobiliser en début de soirée. La voiture regagna son garage, derrière le muret des stands, alors qu’Alex Riberas était au volant. Elle a tout de même terminé la course avec 12 tours de retard.

Questions pneumatiques

C’était la deuxième sortie des pneumatiques Michelin Pilot Endurance version 2026. À Sebring, toutes les équipes roulaient en « medium » dans cette gamme désormais composée de 50 % de matériaux recyclés ou durables. « Ce sera un vrai test pour la gamme 2026 », confiait le directeur de Michelin Motorsport, Matthieu Bonardel, avant l’épreuve disputée sur un tracé très exigeants avec force bosses, changements de revêtement et vibreurs.

Selon les techniciens de Michelin, la dégradation a été contenue par rapport à l’an dernier. Sur le sévère tracé floridien, la mise en température a surtout été optimisée. Les premiers tours, avec des pneus froids, sont désormais moins périlleux. Le gain se chiffre à 5 secondes par relais, contre 8 secondes à Daytona, circuit moins « énergétique ».

Après avoir testé abondamment ces gommes en conditions réelles, Cadillac, Aston Martin ou BMW cultivent un léger avantage. Il auront un peu plus d’expérience de ces nouveaux Michelin que d’autres en vue de l’ouverture du championnat du monde d’endurance (WEC) à Imola, le 20 avril.

12 Heures de Sebring : LMP2, GTD Pro, GTD…

En LMP2, la lutte a comme toujours été serrée. L’équipe United Autosport l’a emporté grâce à son Oreca n°2 pilotée par Mikkel Jensen, Hunter McElrea et Phil Fayer. Rappelons ici que la structure sera la colonne vertébrale de la future équipe McLaren en mondial.

Notons aussi que Phil Fayer est un profil intéressant. Classé bronze, ce gentleman driver canadien courut en Formule Atlantic au début des années 2000. Il fonda ensuite l’entreprise Nuvei, acteur majeur du paiement électronique sur le continent.

« J’ai adoré chaque minute dans la voiture, réagissait-il à l’arrivée, j’étais triste quand je finissais mon relais. Mais j’étais content quand ils roulaient aussi pour remonter au classement. »

En GTD Pro, la Porsche Manthey n°911 de Ricardo Feller, Klaus Bachler et Thomas Preining s’est imposée devant une autre Porsche 911 GT3 R. Ce dernier a été l’un des pilotes les plus impressionnants ce week-end.

C’était le duel des livrées : mythique au Nürburgring et pour sa première victoire en IMSA, la Porsche « Grello » a battu la Porsche « Roxy » à la célèbre déco de reptile.

12 Heures de Sebring : Fuoco en feu

En GTD, Antonio Fuoco a été la star de la course. Il s’est imposé dans cette classe avec Simon Mann et Lilou Wadoux au volant de la Ferrari 296 GT3 Evo n°21. C’est la première victoire de la version évoluée de la berlinette italienne.

L’Italien subit trois pénalités pour divers accrochages et une infraction de l’équipe AF Corse dans les stands. 7e à une demi-heure de l’arrivée, il est parvenu à l’emporter après avoir doublé l’Aston Martin n°27 de Tom Gamble dans le dernier tour de course…

Les pilotes officiels Ferrari habituellement engagés en Hypercar ont aussi féraillé en piste. Miguel Molina (Ferrari n°033) a été percuté par Fuoco, son habituel partenaire dans la 499P n°50.

« On s’est mal compris, on va se parler », a déclaré le Calabrais. Espérons pour eux qu’ils le feront vite. En tout cas, avant le coup d’envoi du championnat du monde dans moins d’un mois à Imola (Italie).

Cette édition marquait aussi les débuts de la Lamborghini Temerario GT3 en compétition. Moins sonore que sa devancière — l’Huracan — elle est toujours habillée du plaid rouge et noir de l’écurie Pfaff Motorsport.

Franck Perera, Andrea Caldarelli et Sandy Mitchell ont terminé à la 10e place dans la classe GTD Pro. La course de la Temerario a été marquée par quelques soucis de freins dans les dernières heures. Rien de bien inquiétant pour un programme qui n’en est qu’à ses balbutiements.

La prochaine manche de l’IMSA se tiendra à Long Beach, mi-avril.

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Scandale chez Super Micro : son cofondateur arrêté avec deux complices pour une fraude de grande ampleur !

L'affaire qui fait grand bruit en ce moment aux États-Unis trouve sa source en aout 2024, alors qu'Hidenburg Research publiait le rapport d'une enquête qu'il avait menée au sujet d'agissements illégaux de Super Micro Computer. Le Département de la Justice (DOJ) s'est ensuite saisi de ces allégations...

Will AI Force Source Code to Evolve - Or Make it Extinct?

23 mars 2026 à 10:34
Will there be an AI-optimized programming language at the expense of human readability? There's now been experiments with minimizing tokens for "LLM efficiency, without any concern for how it would serve human developers." This new article asks if AI will force source code to evolve — or make it extinct, noting that Stephen Cass, the special projects editor at IEEE Spectrum, has even been asking the ultimate question about our future. "Could we get our AIs to go straight from prompt to an intermediate language that could be fed into the interpreter or compiler of our choice? Do we need high-level languages at all in that future?" Cass acknowledged the obvious downsides. ("True, this would turn programs into inscrutable black boxes, but they could still be divided into modular testable units for sanity and quality checks.") But "instead of trying to read or maintain source code, programmers would just tweak their prompts and generate software afresh." This leads to some mind-boggling hypotheticals, like "What's the role of the programmer in a future without source code?" Cass asked the question and announced "an emergency interactive session" in October to discuss whether AI is signaling the end of distinct programming languages as we know them. In that webinar, Cass said he believes programmers in this future would still suggest interfaces, select algorithms, and make other architecture design choices. And obviously the resulting code would need to pass tests, Cass said, and "has to be able to explain what it's doing." But what kind of abstractions could go away? And then "What happens when we really let AIs off the hook on this?" Cass asked — when we "stop bothering" to have them code in high-level languages. (Since, after all, high-level languages "are a tool for human beings.") "What if we let the machines go directly into creating intermediate code?" (Cass thinks the machine-language level would be too far down the stack, "because you do want a compile layer too for different architecture....") In this future, the question might become 'What if you make fewer mistakes, but they're different mistakes?'" Cass said he's keeping an eye out for research papers on designing languages for AI, although he agreed that it's not a "tomorrow" thing — since, after all, we're still digesting "vibe coding" right now. But "I can see this becoming an area of active research." The article also quotes Andrea Griffiths, a senior developer advocate at GitHub and a writer for the newsletter Main Branch, who's seen the attempts at an "AI-first" languages, but nothing yet with meaningful adoption. So maybe AI coding agents will just make it easier to use our existing languages — especially typed languages with built-in safety advantages. And Scott Hanselman's podcast recently dubbed Chris Lattner's Mojo "a programming language for an AI world," just in the way it's designed to harness the computing power of today's multi-core chips.

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Toutes les générations de puces Apple "Max" comparées. Alors, cette M5 Max, un bon cru ?

Au début de ce mois de mars 2026, Apple officialisait deux nouvelles puces haut de gamme pour ses ordinateurs : les M5 Pro et M5 Max. Elles avaient mis du temps à arriver, car Apple nous réservait une petite surprise : ces deux SoC utilisent l'architecture Fusion. Jusque là, seules les versions "Ult...

GrapheneOS Refuses to Comply with Age-Verification Laws

23 mars 2026 à 07:34
An anonymous reader shared this report from Tom's Hardware: GrapheneOS, the privacy-focused Android fork, said in a post on X on Friday that it will not comply with emerging laws requiring operating systems to collect user age data at setup. "GrapheneOS will remain usable by anyone around the world without requiring personal information, identification or an account," the project stated. "If GrapheneOS devices can't be sold in a region due to their regulations, so be it." The statement came after Brazil's Digital ECA (Law 15.211) took effect on March 17, imposing fines of up to R$50 million (roughly $9.5 million) per violation on operating system providers that fail to implement age verification... Motorola and GrapheneOS announced a long-term partnership at MWC on March 2, to bring to bring the hardened OS to future Motorola hardware, ending GrapheneOS's long-standing exclusivity to Google Pixel devices. A GrapheneOS-powered Motorola phone is expected in 2027. If Motorola sells devices with GrapheneOS pre-installed, those devices would need to comply with local regulations in every market where they ship, or Motorola may need to restrict sales geographically. Or, "People can buy the devices without GrapheneOS and install it themselves in any region where that's an issue," according to a post on the GrapheneOS BlueSky account. "Motorola devices with GrapheneOS preinstalled is something we want but it doesn't have to happen right away and doesn't need to happen everywhere for the partnership to be highly successful. Pixels are sold in 33 countries which doesn't include many countries outside North America and Europe." Tom's Hardware also notes that GrapheneOS "isn't the first and won't be the last company to outright refuse compliance with incoming age verification laws." "The developers of open-source calculator firmware DB48X issued a legal notice recently, stating that their software 'does not, cannot and will not implement age verification,' while MidnightBSD updated its license to ban users in Brazil."

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Un ventirad "watercooling" à la sauce 2004, quand Q-Tec se moquait un peu du monde...

der8auer propose parfois sur sa chaine YouTube de ressortir du fond de ses tiroirs des ventirads CPU du début du siècle, histoire de voir ce qu'ils ont dans le ventre aujourd'hui et surtout de présenter des modèles parfois hors normes. Il avait par exemple retesté en 2023 le Danamics LMX de 2009, qu...

Some Microsoft Insiders Fight to Drop Windows 11's Microsoft Account Requirements

23 mars 2026 à 04:34
Yes, Microsoft announced it's fixing common Windows 11 complaints. But what about getting rid of that requirement to have a Microsoft account before installing Windows 11? While Microsoft didn't mention that at all, the senior editor at the blog Windows Central reports there's "a number of people" internally pushing at Microsoft to relax that requirement: Microsoft Vice President and overall developer legend Scott Hanselman has posted on X in response to someone asking him about possibly relaxing the Microsoft account requirements, saying "Ya I hate that. Working on it...." [Hanselman made that remark Friday, to his 328,200 followers.] The blog notes "It would be very easy for Microsoft to remove this requirement from a technical perspective, it's just whether or not the company can agree to make the change that needs to be decided." Elsewhere on X someone told Hanselman they wanted to see Windows "cut out the borderline malware tactics we've seen in recent years to push things like Edge, Bing, ads into the start menu, etc." Hanselman's reply? "Yes a calmer and more chill OS with fewer upsells is a goal." Q: When will we see first changes? for now it's just words... Hanselman: This month and every month this year.

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Walmart Announces Digital Price Labels for Every Store in the U.S. By the End of 2026

23 mars 2026 à 01:34
Walmart is "rolling out digital price tags to replace the old paper ones," reports CNBC, planning to implement them in all U.S. stores by the end of the year: Amanda Bailey, a team leader in electronics who works at a Walmart in West Chester, Ohio, estimates that the digital shelf labels — known as DSLs — have cut the time she used to spend on pricing duties by 75%, time that has freed her up to help customers. She also said the DSLs are a game-changer because Walmart's Spark delivery drivers looking for an item will see a flashing DSL so they can more easily find the product... Sean Turner, chief technology officer of Swiftly, a retail technology and media platform serving the grocery industry, said that while it makes sense that people are raising questions about dynamic pricing, the real issue is store-level efficiency. "Digital shelf labels solve some very real operational headaches. They cut down on manual price changes, reduce checkout discrepancies, and make it easier to keep in-store and digital promotions aligned," Turner said. All of that can mean fewer surprises at the register for shoppers and better-tailored promotions. "For consumers, the biggest benefit is accuracy and consistency," Benedict said. "Shoppers want to know the price they see is the price they pay. Digital labels can also make it easier for stores to mark down perishable items in real time, which can lower food waste and create savings opportunities." A Walmart spokeswoman promised CNBC that "the price you see is the same for everyone in any given store." But the article also notes that several U.S. states "are looking to ban dynamic pricing. Pennsylvania became one of the latest states to introduce a bill outlawing the practice, following New York's Algorithmic Pricing Disclosure Act, which became law in November." And at the federal level, U.S. Senator Ben Ray Luján recently introduced the "Stop Price Gouging in Grocery Stores" act, which would ban digital labels in any grocery store over 10,000 square feet, while Congresswoman Val Hoyle is sponsoring similar legislation in the House. "There needs to be laws and enforcement to protect consumers," Hoyle tells CNBC, "and until then, I'd like to see them banned outright." CNBC adds that "While there is no reported use of digital shelf labeling being tied to surge pricing yet," in Hoyle's view "it's only a matter of time."

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