Le gouvernement va orienter 70 millions d’euros pour soutenir les secteurs les plus affectés par la hausse des prix de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient. Une réponse d’urgence, calibrée pour éviter d’aggraver un déficit public déjà sous pression.
Renonçant à multiplier les aides générales, particulièrement coûteuses, le ministre de l’Économie Roland Lescure a appelé à poursuivre, «quoi qu’il arrive», l’effort de maîtrise des finances publiques.
Les premières aides annoncées par le gouvernement sont «largement insuffisantes» pour l’Organisation des Transports Routiers Européens, une importante fédération du secteur.
Ces mesures concerneront «les secteurs les plus impactés par la hausse des prix de l’énergie» liée au conflit au Moyen-Orient, parmi lesquels le transport, l’agriculture ou la pêche.
Après dix minutes d’échanges, Paris observait un quasi statu quo (-0,04%) tout comme Milan (+0,05%). Francfort reculait de 0,20% et Londres progressait de 0,23%.
«Le Père Noël de l’État est totalement nu. Il ne lui reste rien dans la hotte», a lancé Nicolas Dufourcq ce vendredi matin, alors que des voix s’élèvent pour appeler à aider les automobilistes face à la hausse des prix à la pompe.
DÉCRYPTAGE - Pour tenter de baisser les tensions sur l’approvisionnement en carburant liées à la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement a autorisé la vente de gazole d’été. Moins résistant au froid que celui d’hiver, il peut causer des problèmes mécaniques en cas de températures négatives.
Deux fois par an, généralement en octobre et en avril, les distributeurs de carburant procèdent à un changement de type de gazole qui permet de s’adapter aux températures de saison.
Dans l’île, où les supermarchés ne vendent pas d’essence, les distributeurs indépendants protestent contre les prix plafonnés de TotalEnergies, qu’ils dénoncent comme de la concurrence déloyale.
DÉCRYPTAGE - Le déficit public a fait mieux que prévu l’an dernier, en atteignant 5,1%. Mais l’endettement continue de s’alourdir. Et la France ne dispose plus de marges de manœuvre pour faire face aux crises.