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Pollution à l’ozone : pourquoi les électriques sont aussi concernés par la baisse de vitesse ?

23 juin 2026 à 12:09

Sous l’effet de la canicule qui est sur la France métropolitaine, et surtout du fort ensoleillement, plusieurs régions sont concernées par des pics de pollution à l’ozone. Et les voitures électriques sont concernées par les restrictions de circulation et les baisses de vitesse. Pourquoi ?

Île-de-France, Grand Est, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Hauts-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes ou bien encore Centre-Val de Loire. Les pics de pollution à l’ozone sont assez généralisés.

En Île-de-France, le préfet de police de Paris a pris un arrêté le 19 juin dernier avec plusieurs mesures :

  • circulation différenciée limitée aux véhicules Crit’Air 0, 1 et 2 à l’intérieur de l’A86
  • abaissement des limitations de vitesse de 20 km/h sur tous les axes
  • interdiction de transit pour les poids lourds de plus de 3,5 tonnes

Pas de NOx émis par les véhicules électriques

Et les mesures sont valables de 5h30 à 24h. Elles seront reconduites tant que l’épisode à l’ozone n’est pas terminé. C’est donc là qu’on en revient aux véhicules électriques. Car oui, s’ils ont l’autorisation de rouler avec leur vignette Crit’Air 0, ils doivent respecter une baisse de la limitation de vitesse.

Pourtant, l’ozone est le fruit d’une réaction chimique qui fait intervenir les fameux NOx (oxydes d’azote) et les COV (composés organiques volatils). Or, ces NOx sont principalement émis par les moteurs Diesel. Les essences en produisent un peu, et les VE pas du tout.

Le débat serait différent s’il s’agissait d’un épisode aux particules fines. En effet, si un VE n’en émet pas à l’échappement, les émissions d’abrasion des pneus, route, et freins sont bien plus importants que celles des échappements. Les VE n’y coupent pas.

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Des privilèges ? Et quoi plus ?

Mais alors pour les NOx et donc l’ozone ? Eh bien, c’est « pratico-pratique ». En effet, contrairement à la Norvège où les véhicules électriques ont une plaque spécifique pour les distinguer, en France, non. Au début elles débutaient par « EL », désormais par E puis n’importe quelle lettre vu le volume de VE roulants.

En France, donc, impossible de repérer rapidement un VE d’un autre véhicule. Il faut interroger le fichier SIV (système d’immatriculation des véhicules). En clair, tout le monde à la même vitesse, ce sera plus simple à contrôler (par les radars automatiques par exemple). De plus, avoir un différentiel de 20 km/h entre véhicule introduirait un risque d’accident accru. Et c’était déjà le cas lors d’épisodes de pollution aux particules.

Vous pensiez lutter contre la pollution avec votre VE et en être récompensés ? Eh bien… pas en France en tout cas.

Comment se forme l’ozone troposphérique ?

L’ozone, ou tri-oxygène O3, se forme principalement à partir de réactions chimiques impliquant des polluants émis par les véhicules thermiques. Les moteurs à combustion rejettent notamment des oxydes d’azote (NOx) en combinant l’azote et l’oxygène de l’air lors de la combustion des carburants.

Sous l’action du rayonnement solaire, en particulier lors des journées chaudes et ensoleillées, les NOx réagissent dans l’atmosphère avec des composés organiques volatils et entraînent la production d’ozone au niveau du sol.

Contrairement à l’ozone présent dans la haute atmosphère, qui protège la Terre des rayons ultraviolets, cet ozone dit « troposphérique » est un polluant atmosphérique. En Ile-de-France, les pics peuvent se concentrer au-dessus des forêts. Actuellement, la Bretagne et la Normandie sont touchées par un épisode à l’ozone comme le confirme Prév’Air.

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Un Hummer H3 coulé en quelques secondes lors d’une mise à l’eau catastrophique

23 juin 2026 à 08:44
Un Hummer H3 coulé en quelques secondes lors d'une mise à l'eau catastrophique

Un Hummer H3 noir intégral a coulé en quelques secondes lors d’une tentative de mise à l’eau d’un bateau, une scène filmée et partagée sur Reddit qui a rapidement circulé sur les réseaux. Le conducteur a réussi à sortir du véhicule de justesse, sans blessure apparente. La vidéo, publiée dans le fil CantParkThereMate, illustre avec une précision brutale ce qui arrive quand les protocoles de sécurité élémentaires ne sont pas respectés sur une rampe de mise à l’eau.

Un Hummer H3 coulé en quelques secondes lors d'une mise à l'eau catastrophique

Une descente à la rampe qui tourne au naufrage

La séquence s’ouvre sur un Hummer H3 entièrement noir, déjà à moitié immergé dans l’eau, un petit bateau toujours attelé à son crochet de remorquage. Le véhicule est visiblement descendu trop loin sur la rampe, au point où la poussée de l’eau et le poids combiné du bateau l’empêchent de remonter seul. C’est le genre de situation qui se produit en quelques secondes et qui laisse très peu de marges de manoeuvre.

Un homme en t-shirt gris, perché sur le bateau, tente frénétiquement de décrocher l’attelage pour libérer l’embarcation du véhicule en train de couler. Pendant ce temps, le conducteur reste à l’intérieur du Hummer, apparemment incapable d’ouvrir sa portière sous la pression de l’eau. Le SUV s’enfonce rapidement, la partie avant et arrière de l’habitacle disparaissant sous la surface en l’espace de deux secondes à peine. Le nez du véhicule finit par toucher le fond du lac, ce qui stoppe la descente mais laisse l’ensemble de l’habitacle totalement submergé.

L’homme sur le bateau tente alors d’ouvrir le coffre du H3 depuis l’extérieur, sans succès, visiblement inquiet pour le conducteur coincé à l’intérieur. Quelques instants plus tard, le conducteur émerge à la surface, semblant légèrement essoufflé mais indemne. Une issue heureuse dans ce qui aurait pu se terminer tragiquement.

Un Hummer H3 coulé en quelques secondes lors d'une mise à l'eau catastrophique

Pourquoi ce type d’accident est plus fréquent qu’on ne le pense

Les rampes de mise à l’eau concentrent un nombre surprenant d’accidents chaque année, notamment dans les pays où la culture nautique de loisir est répandue. Les causes les plus courantes combinent un manque d’expérience, une mauvaise évaluation de la pente de la rampe, un attelage mal sécurisé ou encore un frein à main oublié. Dans le cas de ce Hummer H3, aucune des causes précises n’a été confirmée par les personnes impliquées, mais la progression de la vidéo laisse penser que le véhicule a glissé progressivement avant que quiconque ait pu réagir.

Ce type d’incident rappelle aussi les exigences physiques que représente le remorquage d’une embarcation. Un bateau, même de petite taille, représente plusieurs centaines de kilogrammes, et la combinaison du poids, de la pente mouillée et de la poussée hydrostatique peut rapidement dépasser la capacité de freinage d’un SUV. Les constructeurs automobiles recommandent systématiquement de ne jamais laisser le véhicule sans conducteur en position de frein lors d’une mise à l’eau, et de toujours sécuriser un câble ou une corde de retenue autour d’un point fixe à terre avant de descendre sur la rampe.

La scène rappelle également un incident similaire impliquant un Cybertruck dans un port californien lors d’une tentative ratée de mise à l’eau d’un jet-ski, un autre exemple de véhicule conçu avec une image robuste mais pas prévu pour fonctionner sous l’eau.

Sur la rampe, une fois que l’eau pénètre dans l’habitacle, la pression exercée sur les portières peut atteindre des niveaux qui rendent leur ouverture depuis l’intérieur quasiment impossible sans outil spécifique. Les spécialistes de la sécurité nautique conseillent depuis longtemps aux conducteurs de garder dans leur véhicule un brise-vitre de sécurité, précisément pour ce type de situation. Le fait que le conducteur de ce Hummer soit sorti vivant tient probablement à la profondeur limitée du lac à cet endroit précis, le nez du véhicule ayant touché le fond et maintenu l’arrière à une hauteur suffisante pour permettre une sortie.

Le Hummer H3, une carrière sur route définitivement terminée

Le Hummer H3 est un SUV produit par General Motors entre 2005 et 2010, conçu comme une version compacte et plus accessible de la gamme Hummer. Inspiré de l’esthétique militaire qui avait fait la réputation du H1, il visait un public désireux de posséder un véhicule à l’apparence imposante pour un usage quotidien sur route. Sous ses airs de baroudeur, le H3 intégrait des technologies et des matériaux conçus pour la conduite terrestre, pas pour la submersion.

Dans la vidéo, le sort du H3 est scellé dès les premières secondes. L’eau de lac pénètre dans le moteur, l’habitacle, les systèmes électroniques. Même les véhicules les mieux construits ne résistent pas à une immersion totale : l’eau endommage irrémédiablement les circuits, la boîte de vitesses, le groupe motopropulseur et l’ensemble des composants électroniques. Une fois un véhicule coulé dans ce contexte, le coût de remise en état dépasse systématiquement la valeur marchande résiduelle du véhicule, d’autant que le H3 n’est plus produit depuis une quinzaine d’années et que ses pièces de remplacement se font rares.

Au fond du lac, ce Hummer rejoint une liste peu glorieuse de véhicules sacrifiés sur l’autel d’une mauvaise manoeuvre. Le petit bateau, lui, a simplement flotté, intact, une fois l’attelage décroché ou rompu. L’ironie de la situation n’a pas échappé aux internautes : l’embarcation censée être mise à l’eau s’en est tirée sans dommage, tandis que le véhicule censé l’y amener a coulé à sa place.

La fin de la vidéo laisse entendre l’un des hommes présents demander aux badauds d’appeler une dépanneuse. Une dépanneuse qui, en l’occurrence, aurait probablement dû être équipée d’un équipement de récupération subaquatique plutôt que d’un simple crochet de remorquage classique. La scène s’interrompt avant de montrer la suite des opérations, laissant en suspens la question de savoir comment l’équipage a finalement pu récupérer, ou non, ce qui reste du Hummer au fond du lac.

Pour éviter ce type de mésaventure, les experts recommandent plusieurs précautions simples avant toute mise à l’eau : vérifier la pente de la rampe à pied avant de s’y engager, sécuriser le véhicule avec une corde amarrée à un taquet ou un poteau à terre, laisser le moteur tournant pour maintenir la traction, et ne jamais descendre plus bas que nécessaire. Une check-list rapide qui prend moins d’une minute, et qui aurait peut-être suffi à éviter la perte de ce Hummer H3.

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