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☕️ Sync-in 2.4 fiabilise ses transferts de fichiers et améliore sa sécurité

23 juin 2026 à 14:38


Sync-in est une solution d’hébergement et de synchronisation de fichiers libre et open source (licence AGPL 3), dont le code est disponible depuis un dépôt GitHub. Nous nous étions entretenus avec le créateur du projet, Johan Legrand, qui nous avait alors expliqué ses motivations : proposer une solution simple de synchronisation et de gestion des fichiers, et se concentrer sur l’aspect collaboratif.

La version 2.4, disponible depuis ce 23 juin, comporte bon nombre d’améliorations. En plus d’OnlyOffice et Collabora, l’outil prend en charge Euro-Office. Il est désormais possible d’annuler des tâches (envois, téléchargements, extractions…) depuis le panneau des tâches. Les tâches liées aux fichiers sont d’ailleurs maintenant mises en file d’attente et limitées par utilisateur. Ce changement doit empêcher de lancer un trop grand nombre d’opérations lourdes en parallèle.

On note également deux améliorations bienvenues. Sync-in 2.4 apporte ainsi le support des archives ZIP, en plus des TAR et TGZ déjà prises en charge. D’autre part, l’outil peut à présent vérifier l’email OpenID Connect. Il s’agit d’une option, qui permet aux administrateurs d’exiger qu’un utilisateur OIDC ait une adresse vérifiée avant de pouvoir associer son compte.

Une mesure de sécurité complétée par plusieurs corrections, notamment pour une application renforcée de l’authentification multifacteur et une meilleure défense contre les essais répétés de codes TOTP (Time based One Time Password). On note aussi des améliorations de fiabilité, dont les téléchargements depuis une URL, diverses corrections pour les éditeurs texte et Markdown, la sélection filtrée, le démarrage du serveur et le chargement de configuration.

Le projet a largement accéléré depuis l’automne dernier, avec la sortie de multiples versions. Au cours des six derniers mois, on a pu voir l’arrivée d’un éditeur Markdown intégré, la rétention optionnelle de la corbeille, une amélioration de l’indexation, l’OCR pour les PDF, le support d’OpenID Connect ou encore une refonte de l’interface.

☕️ Sync-in 2.4 fiabilise ses transferts de fichiers et améliore sa sécurité

23 juin 2026 à 14:38


Sync-in est une solution d’hébergement et de synchronisation de fichiers libre et open source (licence AGPL 3), dont le code est disponible depuis un dépôt GitHub. Nous nous étions entretenus avec le créateur du projet, Johan Legrand, qui nous avait alors expliqué ses motivations : proposer une solution simple de synchronisation et de gestion des fichiers, et se concentrer sur l’aspect collaboratif.

La version 2.4, disponible depuis ce 23 juin, comporte bon nombre d’améliorations. En plus d’OnlyOffice et Collabora, l’outil prend en charge Euro-Office. Il est désormais possible d’annuler des tâches (envois, téléchargements, extractions…) depuis le panneau des tâches. Les tâches liées aux fichiers sont d’ailleurs maintenant mises en file d’attente et limitées par utilisateur. Ce changement doit empêcher de lancer un trop grand nombre d’opérations lourdes en parallèle.

On note également deux améliorations bienvenues. Sync-in 2.4 apporte ainsi le support des archives ZIP, en plus des TAR et TGZ déjà prises en charge. D’autre part, l’outil peut à présent vérifier l’email OpenID Connect. Il s’agit d’une option, qui permet aux administrateurs d’exiger qu’un utilisateur OIDC ait une adresse vérifiée avant de pouvoir associer son compte.

Une mesure de sécurité complétée par plusieurs corrections, notamment pour une application renforcée de l’authentification multifacteur et une meilleure défense contre les essais répétés de codes TOTP (Time based One Time Password). On note aussi des améliorations de fiabilité, dont les téléchargements depuis une URL, diverses corrections pour les éditeurs texte et Markdown, la sélection filtrée, le démarrage du serveur et le chargement de configuration.

Le projet a largement accéléré depuis l’automne dernier, avec la sortie de multiples versions. Au cours des six derniers mois, on a pu voir l’arrivée d’un éditeur Markdown intégré, la rétention optionnelle de la corbeille, une amélioration de l’indexation, l’OCR pour les PDF, le support d’OpenID Connect ou encore une refonte de l’interface.

La fondation Rust se paye un ingénieur sécurité à plein temps

23 juin 2026 à 13:58
Brèches et oxydation
La fondation Rust se paye un ingénieur sécurité à plein temps

Le langage Rust et son écosystème ont désormais un ingénieur sécurité résident. Le contrat prévoit pour l’instant qu’il reste six mois, et davantage en fonction du financement. Cette embauche doit permettre la coordination et l’évolution de la sécurité au sein de l’écosystème Rust.

La fondation Rust est la structure créée en février 2021 pour gérer le développement et l’orientation du langage créé par Mozilla. Depuis, elle gère une Security Initiative destinée à protéger les parties de l’écosystème « qu’aucun mainteneur individuel ne peut raisonnablement couvrir seul » : modélisation des menaces pour crates.io (les crates sont des binaires ou des bibliothèques), signature de provenance des artefacts, publication de confiance, ou encore création d’outils comme Painter et Typomania pour cartographier les dépendances et détecter les typosquattages.

Comme l’indique la fondation dans un communiqué publié le 16 juin, l’ensemble est soutenu financièrement par des membres de la fondation (AWS est cité) et par Alpha-Omega, « une initiative inter-industrie qui finance des travaux de sécurité dédiés à travers les projets open source critiques ». C’est dans ce cadre et grâce à ces apports que la fondation annonce l’embauche d’un ingénieur à temps plein pour chapeauter la sécurité de Rust et de son écosystème.

L’impact de l’intelligence artificielle

Dans le communiqué d’Alpha-Omega publié le même jour, on peut lire que cette embauche découle d’un constat : les outils automatisés sont suffisamment puissants pour révéler les failles de sécurité à grande échelle. Plusieurs grands projets Rust ont ainsi reçu des signalements pour corriger de vraies vulnérabilités.

Cependant, le communiqué note aussi que ces outils génèrent un grand nombre de signalements qui peuvent être aussi plausibles qu’inutiles. Alpha-Omega évoque les heures perdues par les mainteneurs à trier ces informations. Une mention qui renvoie, une fois encore, à l’exemple de FFmpeg qui se plaignait du flot ininterrompu de signalements par des personnes n’ayant que peu d’expérience et incapables de voir si les informations envoyées étaient crédibles. Les signalements doivent cependant tous être analysés de peur de laisser passer une faille importante, avec une contrainte forte sur les petites équipes.

Un travail de synthèse et de lubrification

Le nouvel ingénieur, Jacob Finkelman, utilisera « un mélange de méthodes dirigées par l’humain et assistées par l’IA » pour examiner le langage Rust proprement dit et les crates sur lesquels l’écosystème s’appuie le plus. Il sera chargé de séparer le bon grain de l’ivraie : les vrais problèmes exploitables d’un côté, le reste à la poubelle, pour que seules des informations utiles soient envoyées aux mainteneurs.

Jacob Finkleman est un ingénieur logiciel plus connu sous le pseudonyme Eh2406. Il a commencé à utiliser Rust en 2015 et fait partie de l’équipe Cargo de Rust depuis 2018. Il est également le mainteneur de pubgrub-rs, un résolveur de dépendances qui alimente notamment uv, un gestionnaire de paquets et projets Python (écrit en Rust). « Sa connaissance du graphe de dépendances des crates le positionne idéalement pour travailler sur les risques liés à la chaîne d’approvisionnement logicielle », indique la fondation Rust.

Le travail s’effectuera en collaboration avec « les pairs d’autres écosystèmes » et le SRWG (Security Response Working Group) de Rust. Tout ce petit monde devra se concerter pour évaluer rapidement la gravité du contexte et aider autant que possible au développement rapide des correctifs. Cette équipe réduite devra en outre coordonner la divulgation et la publication responsables des informations. Elle servira aussi de guichet unique pour les rapports entrants, « y compris ceux arrivant via des initiatives comme le Project Glasswing », et d’intermédiaire entre chercheurs et mainteneurs quand des situations urgentes se produisent.

Six mois pour commencer

Au vu de l’attraction dont jouit Rust depuis plusieurs années et son utilisation plus intensive dans les projets commerciaux (y compris chez Microsoft et Google qui l’utilisent en programmation système), l’écosystème a de quoi se réjouir.

Cette embauche n’est cependant pas définitive. La fondation précise que ce nouveau poste sera à temps plein pour six mois et la suite dépendra de plusieurs facteurs, selon ce que les personnes impliquées « apprendront » et… les financements disponibles bien sûr.

En revanche, la fondation précise que tout ce travail donnera naissance à des méthodes, manuels et consignes qui seront dûment documentés « pour que le travail ne s’arrête pas avec le contrat ». Les outils et pratiques seront partagés avec d’autres écosystèmes, en particulier ceux ayant aussi reçu un financement d’Alpha-Omega, comme la fondation PHP et la Drupal Association.

Enfin, la fondation invite les mainteneurs de crates largement utilisés à la contacter pour être pris en compte dans le cadre de cette initiative de sécurisation.

La fondation Rust se paye un ingénieur sécurité à plein temps

23 juin 2026 à 13:58
Brèches et oxydation
La fondation Rust se paye un ingénieur sécurité à plein temps

Le langage Rust et son écosystème ont désormais un ingénieur sécurité résident. Le contrat prévoit pour l’instant qu’il reste six mois, et davantage en fonction du financement. Cette embauche doit permettre la coordination et l’évolution de la sécurité au sein de l’écosystème Rust.

La fondation Rust est la structure créée en février 2021 pour gérer le développement et l’orientation du langage créé par Mozilla. Depuis, elle gère une Security Initiative destinée à protéger les parties de l’écosystème « qu’aucun mainteneur individuel ne peut raisonnablement couvrir seul » : modélisation des menaces pour crates.io (les crates sont des binaires ou des bibliothèques), signature de provenance des artefacts, publication de confiance, ou encore création d’outils comme Painter et Typomania pour cartographier les dépendances et détecter les typosquattages.

Comme l’indique la fondation dans un communiqué publié le 16 juin, l’ensemble est soutenu financièrement par des membres de la fondation (AWS est cité) et par Alpha-Omega, « une initiative inter-industrie qui finance des travaux de sécurité dédiés à travers les projets open source critiques ». C’est dans ce cadre et grâce à ces apports que la fondation annonce l’embauche d’un ingénieur à temps plein pour chapeauter la sécurité de Rust et de son écosystème.

L’impact de l’intelligence artificielle

Dans le communiqué d’Alpha-Omega publié le même jour, on peut lire que cette embauche découle d’un constat : les outils automatisés sont suffisamment puissants pour révéler les failles de sécurité à grande échelle. Plusieurs grands projets Rust ont ainsi reçu des signalements pour corriger de vraies vulnérabilités.

Cependant, le communiqué note aussi que ces outils génèrent un grand nombre de signalements qui peuvent être aussi plausibles qu’inutiles. Alpha-Omega évoque les heures perdues par les mainteneurs à trier ces informations. Une mention qui renvoie, une fois encore, à l’exemple de FFmpeg qui se plaignait du flot ininterrompu de signalements par des personnes n’ayant que peu d’expérience et incapables de voir si les informations envoyées étaient crédibles. Les signalements doivent cependant tous être analysés de peur de laisser passer une faille importante, avec une contrainte forte sur les petites équipes.

Un travail de synthèse et de lubrification

Le nouvel ingénieur, Jacob Finkelman, utilisera « un mélange de méthodes dirigées par l’humain et assistées par l’IA » pour examiner le langage Rust proprement dit et les crates sur lesquels l’écosystème s’appuie le plus. Il sera chargé de séparer le bon grain de l’ivraie : les vrais problèmes exploitables d’un côté, le reste à la poubelle, pour que seules des informations utiles soient envoyées aux mainteneurs.

Jacob Finkleman est un ingénieur logiciel plus connu sous le pseudonyme Eh2406. Il a commencé à utiliser Rust en 2015 et fait partie de l’équipe Cargo de Rust depuis 2018. Il est également le mainteneur de pubgrub-rs, un résolveur de dépendances qui alimente notamment uv, un gestionnaire de paquets et projets Python (écrit en Rust). « Sa connaissance du graphe de dépendances des crates le positionne idéalement pour travailler sur les risques liés à la chaîne d’approvisionnement logicielle », indique la fondation Rust.

Le travail s’effectuera en collaboration avec « les pairs d’autres écosystèmes » et le SRWG (Security Response Working Group) de Rust. Tout ce petit monde devra se concerter pour évaluer rapidement la gravité du contexte et aider autant que possible au développement rapide des correctifs. Cette équipe réduite devra en outre coordonner la divulgation et la publication responsables des informations. Elle servira aussi de guichet unique pour les rapports entrants, « y compris ceux arrivant via des initiatives comme le Project Glasswing », et d’intermédiaire entre chercheurs et mainteneurs quand des situations urgentes se produisent.

Six mois pour commencer

Au vu de l’attraction dont jouit Rust depuis plusieurs années et son utilisation plus intensive dans les projets commerciaux (y compris chez Microsoft et Google qui l’utilisent en programmation système), l’écosystème a de quoi se réjouir.

Cette embauche n’est cependant pas définitive. La fondation précise que ce nouveau poste sera à temps plein pour six mois et la suite dépendra de plusieurs facteurs, selon ce que les personnes impliquées « apprendront » et… les financements disponibles bien sûr.

En revanche, la fondation précise que tout ce travail donnera naissance à des méthodes, manuels et consignes qui seront dûment documentés « pour que le travail ne s’arrête pas avec le contrat ». Les outils et pratiques seront partagés avec d’autres écosystèmes, en particulier ceux ayant aussi reçu un financement d’Alpha-Omega, comme la fondation PHP et la Drupal Association.

Enfin, la fondation invite les mainteneurs de crates largement utilisés à la contacter pour être pris en compte dans le cadre de cette initiative de sécurisation.

Sécurité : OpenAI veut « patcher la planète »

23 juin 2026 à 10:32
Patch the world, make it a better place
Sécurité : OpenAI veut « patcher la planète »

OpenAI étend le front de guerre sur la cybersécurité avec une extension de son programme Daybreak. L’entreprise a fait plusieurs annonces, dont le lancement d’une version finale pour son modèle dédié GPT-5.5-Cyber et l’initiative Patch the Planet destinée au monde de l’open source.

En mai, OpenAI lançait Daybreak, une plateforme de cybersécurité conçue pour rassembler tous les produits et services de l’entreprise dans ce domaine. On y trouvait notamment trois modèles combinés à Codex Security : le GPT-5.5 classique, le même avec l’option Trusted Access for Cyber (TAC) et GPT-5.5-Cyber, alors en préversion. Plus on grimpe dans les modèles, plus l’outil se veut puissant, et plus les vérifications sont importantes.

Ce 22 juin, OpenAI a annoncé une importante extension de sa plateforme et veut clairement doubler Anthropic sur le devant de la scène.

Un GPT-5.5-Cyber mis à jour

On commence avec une nouvelle version du modèle GPT-5.5-Cyber, qu’OpenAI décrit bien sûr comme plus puissante. Il est présenté par l’entreprise comme le plus puissant et le plus permissif « pour des travaux avancés et autorisés en cybersécurité ».

« C’est notre modèle le plus solide à ce jour pour trouver et aider à corriger les vulnérabilités logicielles, tout en conservant l’intelligence polyvalente de GPT-5.5 et sa capacité à travailler sur des tâches longues et complexes », affirme OpenAI.

L’analyse se veut notamment plus profonde sur les grandes bases de code. Selon OpenAI, GPT-5.5-Cyber peut identifier les composants importants pour la sécurité, trouver le code vulnérable, identifier et valider les problèmes probables dans des environnements contrôlés, développer et tester des correctifs, ou encore préparer des preuves pour des examens humains.

Pour l’entreprise, il n’est plus question de seulement détecter les problèmes, mais d’aider les développeurs à « traverser toute la boucle de remédiation ». En clair, faciliter l’intégralité du processus allant de la détection à la correction.

OpenAI aligne évidemment des scores issus de benchmarks. Sur CyberGym (qui mesure la capacité d’un agent à reproduire des vulnérabilités connues dans des environnements logiciels), GPT-5.5-Cyber a obtenu 85,6 %, contre 81,8 % pour GPT-5.5 classique, mais surtout contre 83,6 % pour Mythos 5. OpenAI n’évoque pas le grand concurrent dans son communiqué, mais le score apparaît quand même dans un tableau. Sur deux autres benchmarks, ExploitGym et SEC Bench Pro, GPT-5.5-Cyber obtient respectivement 39,5 % et 69,8 %, contre 29,95 % et 63,1 % pour GPT-5.5. Pas question de modèles concurrents cette fois.

La société indique dialoguer avec le gouvernement américain sur son approche cyber. Elle déclare travailler en collaboration avec le Center for AI Standards and Innovation (CAISI) sur les tests préalables au déploiement de GPT-5.5 et 5.5-Cyber, avec le Bureau du Directeur national de la cybersécurité (ONCD) et avec l’Office de la politique scientifique et technologique (OSTP) sur la mise en œuvre du décret présidentiel du 2 juin sur l’IA.

OpenAI ajoute que la combinaison GPT-5.5 avec Trusted Access for Cyber et Codex Security constitue un « bon point de départ ». Le duo a aidé à identifier et à valider des failles dans diverses bases de code, dont Firefox, V8, Safari, OpenBSD, FreeBSD et les implémentations HTTP/2.

Quant à GPT-5.5-Cyber, il est destiné « aux défenseurs vérifiés dont le travail autorisé nécessite nos capacités cyber les plus avancées et un comportement plus permissif, associé à une vérification, un suivi, des contrôles et une révision plus stricts ». En d’autres termes, le même type d’acceptation sur dossier que pour Mythos chez Anthropic.

Patch the Planet : l’offensive sur l’open source

Autre initiative d’OpenAI, particulièrement intéressante celle-là : Patch the Planet. Créée avec Trail of Bits et en partenariat avec plusieurs structures comme HackerOne, elle vise à financer des chercheurs en sécurité reconnus et à les équiper avec Codec Security pour travailler directement avec les mainteneurs de code open source.

OpenAI cite une étude de la Linux Foundation et d’Harvard selon laquelle 94 % des projets open source les plus utilisés ont moins de dix personnes responsables de plus de 90 % du code ajouté sur une année. « Les logiciels open source alimentent des produits, des services publics, des outils pour développeurs et des infrastructures critiques à travers les secteurs. Une vulnérabilité dans une bibliothèque réseau largement utilisée peut affecter des milliers de systèmes en aval », déclare OpenAI.

Le processus suit un cheminement spécifique : une consultation entre les chercheurs et les mainteneurs, la définition par ces derniers des priorités et préférences, puis la prise en charge par les chercheurs du travail. Ce dernier comprend la validation et la déduplication des vulnérabilités et correctifs avant qu’ils atteignent les mainteneurs, réduisant d’autant leur charge.

« Les projets participants reçoivent ChatGPT Pro, un accès conditionnel à Codex Security, ainsi que des crédits API pour le développement principal, l’automatisation des mainteneurs et les flux de travail de publication », ajoute OpenAI. Pour plusieurs projets, le « sprint initial » (5 jours) aurait montré des centaines de problèmes. Des dizaines de correctifs auraient été fusionnés avec d’autres en cours. Trail of Bits a également publié un communiqué sur le sujet.

Reste à voir maintenant si l’initiative tiendra ses promesses et si les conditions d’accès ou encore les crédits seront modifiés par la suite. OpenAI frappe en tout cas là où de gros problèmes ont été révélés ces dernières années, notamment le manque de financement, de mainteneurs et la gestion de la sécurité. On se souvient aussi que l’IA a un impact négatif sur les mainteneurs, le nombre de signalements augmentant drastiquement, comme s’en était plainte l’équipe de FFmpeg.

La cybersécurité pour presque tous

OpenAI annonce également des collaborations « étroites » avec des gouvernements et institutions du monde entier, avec l’objectif de renforcer leur niveau de cybersécurité. Courant mai, la France a ainsi obtenu un partenariat pour GPT-5.5 avec Trusted Access for Cyber, de même que l’Australie, le Canada, l’Allemagne, le Japon, la République de Corée et des institutions européennes comme l’ENISA, l’agence de cybersécurité de l’Union.

La question de la souveraineté n’est pas abordée par OpenAI. Mi-mai, cette facette a été directement mise en avant par Mistral, via son CEO Arthur Mensch, qui accusait notamment Anthropic – sans le nommer – de verser dans le « marketing de la peur ». Le message de l’entreprise française était clair : « Vous ne pouvez pas avoir les bases de données et le code de l’armée française scannés par Mythos. Ça crée une dépendance tellement irrémédiable qu’il faut absolument trouver des solutions ». Et Mistral a assuré qu’elle en aurait bientôt à proposer.

Mistral prépare son IA chasseuse de failles, Microsoft déploie déjà son armée d’agents

Cette question se pose d’autant plus que les ambitions d’OpenAI sont claires. Parmi les annonces du 22 juin, la société indique ainsi qu’elle va travailler directement avec des « opérateurs éligibles d’infrastructures critiques, y compris les réseaux gouvernementaux ». OpenAI veut être en mesure de proposer des « garanties adaptées » et devenir ainsi un acteur incontournable de la cybersécurité. Incontournable probablement au point que l’industrie logicielle ne pourra bientôt plus se passer de l’IA pour la recherche et la correction de failles de sécurité.

Sécurité : OpenAI veut « patcher la planète »

23 juin 2026 à 10:32
Patch the world, make it a better place
Sécurité : OpenAI veut « patcher la planète »

OpenAI étend le front de guerre sur la cybersécurité avec une extension de son programme Daybreak. L’entreprise a fait plusieurs annonces, dont le lancement d’une version finale pour son modèle dédié GPT-5.5-Cyber et l’initiative Patch the Planet destinée au monde de l’open source.

En mai, OpenAI lançait Daybreak, une plateforme de cybersécurité conçue pour rassembler tous les produits et services de l’entreprise dans ce domaine. On y trouvait notamment trois modèles combinés à Codex Security : le GPT-5.5 classique, le même avec l’option Trusted Access for Cyber (TAC) et GPT-5.5-Cyber, alors en préversion. Plus on grimpe dans les modèles, plus l’outil se veut puissant, et plus les vérifications sont importantes.

Ce 22 juin, OpenAI a annoncé une importante extension de sa plateforme et veut clairement doubler Anthropic sur le devant de la scène.

Un GPT-5.5-Cyber mis à jour

On commence avec une nouvelle version du modèle GPT-5.5-Cyber, qu’OpenAI décrit bien sûr comme plus puissante. Il est présenté par l’entreprise comme le plus puissant et le plus permissif « pour des travaux avancés et autorisés en cybersécurité ».

« C’est notre modèle le plus solide à ce jour pour trouver et aider à corriger les vulnérabilités logicielles, tout en conservant l’intelligence polyvalente de GPT-5.5 et sa capacité à travailler sur des tâches longues et complexes », affirme OpenAI.

L’analyse se veut notamment plus profonde sur les grandes bases de code. Selon OpenAI, GPT-5.5-Cyber peut identifier les composants importants pour la sécurité, trouver le code vulnérable, identifier et valider les problèmes probables dans des environnements contrôlés, développer et tester des correctifs, ou encore préparer des preuves pour des examens humains.

Pour l’entreprise, il n’est plus question de seulement détecter les problèmes, mais d’aider les développeurs à « traverser toute la boucle de remédiation ». En clair, faciliter l’intégralité du processus allant de la détection à la correction.

OpenAI aligne évidemment des scores issus de benchmarks. Sur CyberGym (qui mesure la capacité d’un agent à reproduire des vulnérabilités connues dans des environnements logiciels), GPT-5.5-Cyber a obtenu 85,6 %, contre 81,8 % pour GPT-5.5 classique, mais surtout contre 83,6 % pour Mythos 5. OpenAI n’évoque pas le grand concurrent dans son communiqué, mais le score apparaît quand même dans un tableau. Sur deux autres benchmarks, ExploitGym et SEC Bench Pro, GPT-5.5-Cyber obtient respectivement 39,5 % et 69,8 %, contre 29,95 % et 63,1 % pour GPT-5.5. Pas question de modèles concurrents cette fois.

La société indique dialoguer avec le gouvernement américain sur son approche cyber. Elle déclare travailler en collaboration avec le Center for AI Standards and Innovation (CAISI) sur les tests préalables au déploiement de GPT-5.5 et 5.5-Cyber, avec le Bureau du Directeur national de la cybersécurité (ONCD) et avec l’Office de la politique scientifique et technologique (OSTP) sur la mise en œuvre du décret présidentiel du 2 juin sur l’IA.

OpenAI ajoute que la combinaison GPT-5.5 avec Trusted Access for Cyber et Codex Security constitue un « bon point de départ ». Le duo a aidé à identifier et à valider des failles dans diverses bases de code, dont Firefox, V8, Safari, OpenBSD, FreeBSD et les implémentations HTTP/2.

Quant à GPT-5.5-Cyber, il est destiné « aux défenseurs vérifiés dont le travail autorisé nécessite nos capacités cyber les plus avancées et un comportement plus permissif, associé à une vérification, un suivi, des contrôles et une révision plus stricts ». En d’autres termes, le même type d’acceptation sur dossier que pour Mythos chez Anthropic.

Patch the Planet : l’offensive sur l’open source

Autre initiative d’OpenAI, particulièrement intéressante celle-là : Patch the Planet. Créée avec Trail of Bits et en partenariat avec plusieurs structures comme HackerOne, elle vise à financer des chercheurs en sécurité reconnus et à les équiper avec Codec Security pour travailler directement avec les mainteneurs de code open source.

OpenAI cite une étude de la Linux Foundation et d’Harvard selon laquelle 94 % des projets open source les plus utilisés ont moins de dix personnes responsables de plus de 90 % du code ajouté sur une année. « Les logiciels open source alimentent des produits, des services publics, des outils pour développeurs et des infrastructures critiques à travers les secteurs. Une vulnérabilité dans une bibliothèque réseau largement utilisée peut affecter des milliers de systèmes en aval », déclare OpenAI.

Le processus suit un cheminement spécifique : une consultation entre les chercheurs et les mainteneurs, la définition par ces derniers des priorités et préférences, puis la prise en charge par les chercheurs du travail. Ce dernier comprend la validation et la déduplication des vulnérabilités et correctifs avant qu’ils atteignent les mainteneurs, réduisant d’autant leur charge.

« Les projets participants reçoivent ChatGPT Pro, un accès conditionnel à Codex Security, ainsi que des crédits API pour le développement principal, l’automatisation des mainteneurs et les flux de travail de publication », ajoute OpenAI. Pour plusieurs projets, le « sprint initial » (5 jours) aurait montré des centaines de problèmes. Des dizaines de correctifs auraient été fusionnés avec d’autres en cours. Trail of Bits a également publié un communiqué sur le sujet.

Reste à voir maintenant si l’initiative tiendra ses promesses et si les conditions d’accès ou encore les crédits seront modifiés par la suite. OpenAI frappe en tout cas là où de gros problèmes ont été révélés ces dernières années, notamment le manque de financement, de mainteneurs et la gestion de la sécurité. On se souvient aussi que l’IA a un impact négatif sur les mainteneurs, le nombre de signalements augmentant drastiquement, comme s’en était plainte l’équipe de FFmpeg.

La cybersécurité pour presque tous

OpenAI annonce également des collaborations « étroites » avec des gouvernements et institutions du monde entier, avec l’objectif de renforcer leur niveau de cybersécurité. Courant mai, la France a ainsi obtenu un partenariat pour GPT-5.5 avec Trusted Access for Cyber, de même que l’Australie, le Canada, l’Allemagne, le Japon, la République de Corée et des institutions européennes comme l’ENISA, l’agence de cybersécurité de l’Union.

La question de la souveraineté n’est pas abordée par OpenAI. Mi-mai, cette facette a été directement mise en avant par Mistral, via son CEO Arthur Mensch, qui accusait notamment Anthropic – sans le nommer – de verser dans le « marketing de la peur ». Le message de l’entreprise française était clair : « Vous ne pouvez pas avoir les bases de données et le code de l’armée française scannés par Mythos. Ça crée une dépendance tellement irrémédiable qu’il faut absolument trouver des solutions ». Et Mistral a assuré qu’elle en aurait bientôt à proposer.

Mistral prépare son IA chasseuse de failles, Microsoft déploie déjà son armée d’agents

Cette question se pose d’autant plus que les ambitions d’OpenAI sont claires. Parmi les annonces du 22 juin, la société indique ainsi qu’elle va travailler directement avec des « opérateurs éligibles d’infrastructures critiques, y compris les réseaux gouvernementaux ». OpenAI veut être en mesure de proposer des « garanties adaptées » et devenir ainsi un acteur incontournable de la cybersécurité. Incontournable probablement au point que l’industrie logicielle ne pourra bientôt plus se passer de l’IA pour la recherche et la correction de failles de sécurité.

Suite au tollé, AMD réintroduit le chiffrement mémoire sur des Ryzen grand public

23 juin 2026 à 07:02
Vous me voyez, vous me voyez plus
Suite au tollé, AMD réintroduit le chiffrement mémoire sur des Ryzen grand public

Des tests ont révélé qu’AMD avait supprimé une fonction auparavant supportée dans ses processeurs grand public. Nommée TSME, pour Transparent Secure Memory Encryption, elle chiffre et déchiffre à la volée les données placées en mémoire vive. Devant la levée de boucliers, AMD a promis son retour, mais la situation reste floue.

Tout commence en avril 2026, comme le raconte notamment TechSpot. Ben Kilpatrick, qui se décrit lui-même comme un utilisateur Linux avancé et soucieux de sa vie privée, aime vérifier que toutes les protections fournies avec un matériel donné sont actives. Il remarque alors un comportement étrange : avec une récente mise à jour du BIOS, l’outil HSI (Host Security ID) renvoyait le résultat : « Encrypted RAM: not supported », alors que la fonction correspondante, TSME, était activée dans le BIOS.

De quoi parle-t-on ?

Si TSME peut être vu comme une évolution de SME, il faut pourtant savoir de quoi on parle précisément.

SME, pour Secure Memory Encryption, est une fonction de chiffrement des données gérée par le système d’exploitation. Elle utilise une clé unique servant à chiffrer sélectivement certaines pages mémoire. TSME (Transparent Secure Memory Encryption) est gérée directement par le firmware (AGESA) et se sert d’un moteur AES (Advanced Encryption Standard) embarqué dans le processeur. Elle correspond ainsi à une réalité matérielle, gravée dans le silicium de la puce.

Quand TSME fonctionne, les applications et le système d’exploitation exécutent leurs tâches, sans nécessiter de modification. Les opérations de chiffrement sont appliquées par le processeur à l’ensemble des données présentes en mémoire vive, sans intervention d’un autre code que celui fourni par le firmware. C’est cet aspect transparent qui a donné son nom à la fonction. Bien que les noms SME et TSME soient très proches, ils ne sont liés que par la finalité, car les processus impliqués sont complètement différents.

TSME est utile pour bloquer certains scénarios d’attaque parmi les plus évolués, dont ceux par « cold boot ». Elles consistent à refroidir physiquement les modules DRAM pour ralentir la perte de données, puis à éteindre la machine. À ce moment, la mémoire retient sa charge suffisamment longtemps pour que les clés de chiffrement, jetons d’authentification et autres identifiants soient récupérés.

Aller et retour d’un hobbyste

Que s’est-il alors passé ? Ben Killpatrick a fini par ouvrir un rapport de bug sur le dépôt GitHub public d’AMD. Deux ingénieurs de l’entreprise, Tom Lendacky et Mario Limonciello, ont fini par répondre. D’abord, le premier a répondu ne pas comprendre d’où venait le problème et a conseillé de modifier le paramètre dans le BIOS. Le second, qui se trouve être aussi le mainteneur de l’implémentation HSI de fwupd (un utilitaire de mise à jour des firmwares presque omniprésent sur Linux), aboutit à une conclusion similaire. Si la manipulation ne donne rien, il conseille de contacter le fabricant de la carte mère.


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