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« Aperçus IA » de Google : l’Alliance de la presse saisit l’Autorité de la concurrence

11 août 2026 à 15:36
L'Alliance contre l'Empire
« Aperçus IA » de Google : l’Alliance de la presse saisit l’Autorité de la concurrence

Le lancement le mois dernier des aperçus IA dans les résultats d’une recherche Google est resté au travers de la gorge de l’Alliance de la presse d’information générale. L’organisation a saisi l’Autorité de la concurrence pour obtenir des négociations sur la rémunération des contenus de presse indispensables à ces nouveaux services IA.

Les éditeurs de presse ont été mis « devant le fait accompli », affirme l’Alliance de la presse d’information générale, qui compte dans ses rangs les grands titres de la presse nationale et régionale. Google a lancé ses aperçus IA et le mode IA en France le 22 juillet, deux ans après les États-Unis, « avant l’ouverture d’une négociation transparente et de bonne foi », affirme l’Alliance.

L’organisation a décidé de saisir l’Autorité de la concurrence pour faire respecter les engagements pris en 2022 par Google : le géant du web s’engageait alors à négocier « de bonne foi, de transparence et de non-discrimination ». Cela faisait suite à une amende de 500 millions d’euros infligée par l’Autorité pour non-respect des obligations de négociations. Ces engagements sont valables jusqu’en 2027.

Des sous pour exploiter les articles

Pour l’Alliance, le compte n’y est pas. Elle dénonce « le déploiement unilatéral de nouveaux usages des contenus de presse, sans autorisation préalable ni rémunération dédiée ». Le Figaro indiquait fin juin que Google prévoyait d’intégrer ces fameux aperçus IA aux accords passés avec les éditeurs concernant les droits voisins. Il s’agit d’une rémunération versée aux éditeurs en échange de l’utilisation faite des contenus de leurs publications dans les services du moteur de recherche.

Néanmoins, aucun accord collectif sur les aperçus IA n’a été annoncé. L’Alliance précise que Google a simplement proposé une « simple actualisation du contrat de licence existant ». Les éditeurs ont toujours la possibilité de refuser l’exploitation de leurs articles par ces aperçus générés par IA, mais ils estiment que « ce retrait technique [entraîne] une perte de visibilité ».

Dans une décision remontant au 8 juillet, l’Autorité de la concurrence prononçait quatre injonctions conservatoires contre Meta après une saisine de l’Alliance. Benoît Cœuré, le président de l’institution, avait alors déclaré à cette occasion que « les contenus protégés qui seraient utilisés par AI Overviews doivent faire l’objet d’une rémunération au titre du droit voisin ».

Les membres de l’Alliance se disent disposés à alimenter ces nouveaux services IA et accompagner les usages, mais « dans un cadre équilibré fondé sur une autorisation négociée et une rémunération à la mesure de la valeur que leurs contenus permettent de créer ». Les contenus produits par ces publications ont « une valeur considérable », rappelle Marc Feuillée, président de l’Alliance. Il ajoute : « Les éditeurs ne demandent pas d’arrêter l’innovation. Ils demandent que cette valeur soit partagée et que l’utilisation de leurs productions soit rémunérée, comme la loi l’exige. »

« Aperçus IA » de Google : l’Alliance de la presse saisit l’Autorité de la concurrence

11 août 2026 à 15:36
L'Alliance contre l'Empire
« Aperçus IA » de Google : l’Alliance de la presse saisit l’Autorité de la concurrence

Le lancement le mois dernier des aperçus IA dans les résultats d’une recherche Google est resté au travers de la gorge de l’Alliance de la presse d’information générale. L’organisation a saisi l’Autorité de la concurrence pour obtenir des négociations sur la rémunération des contenus de presse indispensables à ces nouveaux services IA.

Les éditeurs de presse ont été mis « devant le fait accompli », affirme l’Alliance de la presse d’information générale, qui compte dans ses rangs les grands titres de la presse nationale et régionale. Google a lancé ses aperçus IA et le mode IA en France le 22 juillet, deux ans après les États-Unis, « avant l’ouverture d’une négociation transparente et de bonne foi », affirme l’Alliance.

L’organisation a décidé de saisir l’Autorité de la concurrence pour faire respecter les engagements pris en 2022 par Google : le géant du web s’engageait alors à négocier « de bonne foi, de transparence et de non-discrimination ». Cela faisait suite à une amende de 500 millions d’euros infligée par l’Autorité pour non-respect des obligations de négociations. Ces engagements sont valables jusqu’en 2027.

Des sous pour exploiter les articles

Pour l’Alliance, le compte n’y est pas. Elle dénonce « le déploiement unilatéral de nouveaux usages des contenus de presse, sans autorisation préalable ni rémunération dédiée ». Le Figaro indiquait fin juin que Google prévoyait d’intégrer ces fameux aperçus IA aux accords passés avec les éditeurs concernant les droits voisins. Il s’agit d’une rémunération versée aux éditeurs en échange de l’utilisation faite des contenus de leurs publications dans les services du moteur de recherche.

Néanmoins, aucun accord collectif sur les aperçus IA n’a été annoncé. L’Alliance précise que Google a simplement proposé une « simple actualisation du contrat de licence existant ». Les éditeurs ont toujours la possibilité de refuser l’exploitation de leurs articles par ces aperçus générés par IA, mais ils estiment que « ce retrait technique [entraîne] une perte de visibilité ».

Dans une décision remontant au 8 juillet, l’Autorité de la concurrence prononçait quatre injonctions conservatoires contre Meta après une saisine de l’Alliance. Benoît Cœuré, le président de l’institution, avait alors déclaré à cette occasion que « les contenus protégés qui seraient utilisés par AI Overviews doivent faire l’objet d’une rémunération au titre du droit voisin ».

Les membres de l’Alliance se disent disposés à alimenter ces nouveaux services IA et accompagner les usages, mais « dans un cadre équilibré fondé sur une autorisation négociée et une rémunération à la mesure de la valeur que leurs contenus permettent de créer ». Les contenus produits par ces publications ont « une valeur considérable », rappelle Marc Feuillée, président de l’Alliance. Il ajoute : « Les éditeurs ne demandent pas d’arrêter l’innovation. Ils demandent que cette valeur soit partagée et que l’utilisation de leurs productions soit rémunérée, comme la loi l’exige. »

☕️ Windows OEM, Microsoft 365 : des hausses de prix qui tombent mal pour l’industrie PC

11 août 2026 à 14:46


Les prix des ordinateurs n’en finissent plus de grimper en raison de la crise de la mémoire, mais voilà que Microsoft n’arrange pas la situation. Certains constructeurs de PC auraient en effet subi une hausse importante des frais de licence OEM pour Windows, selon le site taïwanais UDN.

Chaque année, Microsoft augmente le coût de la licence, qui permet aux fabricants (ASUS, Acer, Dell, HP, Lenovo, etc.) de commercialiser des PC fonctionnant sous Windows. Mais habituellement, la hausse est de quelques pourcents. Depuis juillet, le relèvement tourne en moyenne entre 7 à 10 %.

Le prix de la licence varie en fonction de nombreux critères, parmi lesquels la taille du constructeur, le volume d’unités, le type de licence voulue, le marché visé, le pays, la catégorie de machines, et bien sûr les conditions négociées dans le contrat. Les grands OEM peuvent bénéficier d’une remise liée à un engagement sur les volumes.

Le coût de la licence est en partie facturé au client final, mais le constructeur peut en absorber une partie en rognant sur ses marges. Mais voilà, avec les prix de plus en plus élevés pour la RAM et les SSD, ces marges sont prises d’assaut, en particulier sur l’entrée de gamme. La problématique est la même que sur les smartphones bon marché.

Au bout du compte, ce n’est pas la licence OEM de Windows qui va plomber les comptes, mais bien plutôt ces mémoires toujours plus chères. Microsoft pourrait jouer la carte de l’opportunisme ici, pour faire passer une hausse plus élevée qu’à l’accoutumée.

À la hausse des prix de la licence OEM s’ajoutent celles des abonnements professionnels pour Microsoft 365. Elles avaient été annoncées en décembre dernier, pour une mise en œuvre à partir du 1ᵉʳ juillet. Les augmentations varient entre 8 et 33 % pour les différentes formules de la suite, exception faite d’Office 365 E1 qui reste à 10 dollars. Pour les abonnements Microsoft 365 destinés au secteur public, eux aussi ont subi une hausse comprise entre 5 et 13 %, sauf là encore pour la formule E1 d’Office 365.

Tout cela ne va pas aider le marché du PC à sortir la tête de l’eau. Counterpoint Research a ainsi calculé qu’au second trimestre, les livraisons de PC ont reculé de 4 %, seuls Asus (+ 4 %) et Apple (+ 13 %) tirant leur épingle du jeu. Cette baisse intervient après cinq trimestres consécutifs de hausse. Face à la flambée des coûts de la mémoire, les constructeurs n’ont pas d’autre choix que d’augmenter le prix de leurs produits, ce qui a un impact sur les consommateurs sensibles aux prix. La maison d’analyses retient néanmoins que la demande dans le secteur commercial devrait rester stable car elle est portée par le cycle de renouvellement lié à la fin du support de Windows 10.

☕️ Windows OEM, Microsoft 365 : des hausses de prix qui tombent mal pour l’industrie PC

11 août 2026 à 14:46


Les prix des ordinateurs n’en finissent plus de grimper en raison de la crise de la mémoire, mais voilà que Microsoft n’arrange pas la situation. Certains constructeurs de PC auraient en effet subi une hausse importante des frais de licence OEM pour Windows, selon le site taïwanais UDN.

Chaque année, Microsoft augmente le coût de la licence, qui permet aux fabricants (ASUS, Acer, Dell, HP, Lenovo, etc.) de commercialiser des PC fonctionnant sous Windows. Mais habituellement, la hausse est de quelques pourcents. Depuis juillet, le relèvement tourne en moyenne entre 7 à 10 %.

Le prix de la licence varie en fonction de nombreux critères, parmi lesquels la taille du constructeur, le volume d’unités, le type de licence voulue, le marché visé, le pays, la catégorie de machines, et bien sûr les conditions négociées dans le contrat. Les grands OEM peuvent bénéficier d’une remise liée à un engagement sur les volumes.

Le coût de la licence est en partie facturé au client final, mais le constructeur peut en absorber une partie en rognant sur ses marges. Mais voilà, avec les prix de plus en plus élevés pour la RAM et les SSD, ces marges sont prises d’assaut, en particulier sur l’entrée de gamme. La problématique est la même que sur les smartphones bon marché.

Au bout du compte, ce n’est pas la licence OEM de Windows qui va plomber les comptes, mais bien plutôt ces mémoires toujours plus chères. Microsoft pourrait jouer la carte de l’opportunisme ici, pour faire passer une hausse plus élevée qu’à l’accoutumée.

À la hausse des prix de la licence OEM s’ajoutent celles des abonnements professionnels pour Microsoft 365. Elles avaient été annoncées en décembre dernier, pour une mise en œuvre à partir du 1ᵉʳ juillet. Les augmentations varient entre 8 et 33 % pour les différentes formules de la suite, exception faite d’Office 365 E1 qui reste à 10 dollars. Pour les abonnements Microsoft 365 destinés au secteur public, eux aussi ont subi une hausse comprise entre 5 et 13 %, sauf là encore pour la formule E1 d’Office 365.

Tout cela ne va pas aider le marché du PC à sortir la tête de l’eau. Counterpoint Research a ainsi calculé qu’au second trimestre, les livraisons de PC ont reculé de 4 %, seuls Asus (+ 4 %) et Apple (+ 13 %) tirant leur épingle du jeu. Cette baisse intervient après cinq trimestres consécutifs de hausse. Face à la flambée des coûts de la mémoire, les constructeurs n’ont pas d’autre choix que d’augmenter le prix de leurs produits, ce qui a un impact sur les consommateurs sensibles aux prix. La maison d’analyses retient néanmoins que la demande dans le secteur commercial devrait rester stable car elle est portée par le cycle de renouvellement lié à la fin du support de Windows 10.

☕️ Google Play Store accueille de nouveau la boutique tierce Aptoide aux États-Unis

11 août 2026 à 13:39


L’histoire repasse les plats. Aptoide, la boutique d’apps Android, est de retour dans le Play Store plus de 15 ans après en avoir été retirée. Il restait possible d’installer le magasin alternatif mais en sideloading, en téléchargeant l’APK de l’application puis en l’installant à la main.

Les choses ont cependant bien changé depuis pour la plateforme mobile de Google. Suite à la défaite du géant du web face à Epic Games, le Play Store a revu son fonctionnement de fond en comble : la boutique officielle peut distribuer ses concurrents via le programme Play Catalog Access. Et Aptoide profite donc de l’occasion pour être la première du genre à en profiter, pour le moment aux États-Unis.

Aptoide est une boutique spécialisée dans les jeux. Créée en 2009, elle compte 25 millions d’utilisateurs actifs chaque mois, et son catalogue contient plus de 400 000 applications Android. « Les utilisateurs bénéficient de plus de choix, les développeurs disposent de nouvelles opportunités de distribution, et Android devient un écosystème plus ouvert et plus concurrentiel », se réjouit Paulo Trezentos, cofondateur et directeur général d’Aptoide.

Pour la boutique, cette ouverture du Play Store à la concurrence réduit les obstacles à la distribution d’applications. Aptoide estime que sa présence sur la boutique officielle, et celle à venir d’autres magasins, seront de nature à « encourager l’innovation (…) tout en élargissant les opportunités pour les développeurs qui recherchent des alternatives à un canal de distribution unique. »

Aptoide entend aussi préserver la sécurité des utilisateurs. L’entreprise affirme avoir, ces quinze dernières années, renforcé et sécurisé ses infrastructures, notamment dans la détection de malwares, l’examen et la validation des apps, la vérification des développeurs et la détection d’applications malveillantes avant qu’elles soient distribuées. Il vaudra mieux éviter la redite de la fuite de données de 2020, qui avait exposé les informations de 20 millions de comptes…

Le programme Play Catalog Access, ouvert le 22 juillet, ne concerne que les États-Unis. Pour le reste du monde, Google propose le Registered App Stores qui simplifie le sideloading pour les boutiques tierces répondant à des critères de qualité et de sécurité. Ce programme sera lancé d’ici la fin de l’année. Dans la crémerie d’en face, c’est-à-dire sur iOS, Aptoide fait partie des boutiques alternatives à l’App Store que les utilisateurs européens peuvent installer sur leurs iPhone.

Le mois dernier, à l’occasion de l’énième amende infligée à Google, la Commission européenne a indiqué qu’elle allait étudier les changements annoncés par l’entreprise pour déterminer la suite du dossier sur les restrictions imposées aux développeurs dans le Play Store.

☕️ Google Play Store accueille de nouveau la boutique tierce Aptoide aux États-Unis

11 août 2026 à 13:39


L’histoire repasse les plats. Aptoide, la boutique d’apps Android, est de retour dans le Play Store plus de 15 ans après en avoir été retirée. Il restait possible d’installer le magasin alternatif mais en sideloading, en téléchargeant l’APK de l’application puis en l’installant à la main.

Les choses ont cependant bien changé depuis pour la plateforme mobile de Google. Suite à la défaite du géant du web face à Epic Games, le Play Store a revu son fonctionnement de fond en comble : la boutique officielle peut distribuer ses concurrents via le programme Play Catalog Access. Et Aptoide profite donc de l’occasion pour être la première du genre à en profiter, pour le moment aux États-Unis.

Aptoide est une boutique spécialisée dans les jeux. Créée en 2009, elle compte 25 millions d’utilisateurs actifs chaque mois, et son catalogue contient plus de 400 000 applications Android. « Les utilisateurs bénéficient de plus de choix, les développeurs disposent de nouvelles opportunités de distribution, et Android devient un écosystème plus ouvert et plus concurrentiel », se réjouit Paulo Trezentos, cofondateur et directeur général d’Aptoide.

Pour la boutique, cette ouverture du Play Store à la concurrence réduit les obstacles à la distribution d’applications. Aptoide estime que sa présence sur la boutique officielle, et celle à venir d’autres magasins, seront de nature à « encourager l’innovation (…) tout en élargissant les opportunités pour les développeurs qui recherchent des alternatives à un canal de distribution unique. »

Aptoide entend aussi préserver la sécurité des utilisateurs. L’entreprise affirme avoir, ces quinze dernières années, renforcé et sécurisé ses infrastructures, notamment dans la détection de malwares, l’examen et la validation des apps, la vérification des développeurs et la détection d’applications malveillantes avant qu’elles soient distribuées. Il vaudra mieux éviter la redite de la fuite de données de 2020, qui avait exposé les informations de 20 millions de comptes…

Le programme Play Catalog Access, ouvert le 22 juillet, ne concerne que les États-Unis. Pour le reste du monde, Google propose le Registered App Stores qui simplifie le sideloading pour les boutiques tierces répondant à des critères de qualité et de sécurité. Ce programme sera lancé d’ici la fin de l’année. Dans la crémerie d’en face, c’est-à-dire sur iOS, Aptoide fait partie des boutiques alternatives à l’App Store que les utilisateurs européens peuvent installer sur leurs iPhone.

Le mois dernier, à l’occasion de l’énième amende infligée à Google, la Commission européenne a indiqué qu’elle allait étudier les changements annoncés par l’entreprise pour déterminer la suite du dossier sur les restrictions imposées aux développeurs dans le Play Store.

Meta revient aux poids ouverts avec Muse Glimmer, un modèle IA local

11 août 2026 à 07:37
Mark Zuckerberg en pleine montée d'IA.
Meta revient aux poids ouverts avec Muse Glimmer, un modèle IA local

Meta reprend son bâton de pèlerin pour les poids ouverts, après l’avoir perdu suite au flop de Llama 4. Muse Glimmer est un nouveau modèle IA de 30 milliards de paramètres, installable sur un ordinateur personnel (assez costaud tout de même), assorti d’une licence open source permissive.

En publiant la première version de Muse Spark au mois d’avril, Meta changeait son fusil d’épaule sur la diffusion de son nouveau LLM : les poids ouverts de Llama laissaient la place à la fermeture d’un modèle propriétaire. Le débat autour de Kimi K3 et des modèles chinois à poids ouverts que Washington voudrait brider a poussé une bonne partie du secteur de l’IA à soutenir ce type de distribution.

Meta a retrouvé au fin fond d’un placard poussiéreux son costume de chevalier blanc des poids ouverts avec Muse Glimmer. Ce nouveau modèle est en effet distribué sous licence Apache 2.0, une licence open source standard, permissive, beaucoup plus familière aux développeurs et aux entreprises que ne l’étaient les licences spécifiques de Llama. Le modèle est disponible sur Hugging Face, on trouvera aussi une documentation technique à cette adresse.

Un modèle à installer chez soi (sur une bonne bécane)

Glimmer est un modèle de 30 milliards de paramètres qui peut être installé sur un ordinateur du commerce – oubliez le petit portable Windows avec 4 Go de RAM, il faudra plutôt un Mac haut de gamme (Meta publie des benchs réalisés sur des MacBook Pro M4 Max et M5 Max) ou un PC équipé d’un GPU puissant (RTX 5090), avec idéalement 24 à 32 Go de mémoire GPU ou unifiée. « Le modèle est suffisamment rapide pour permettre une conversation fluide et une interaction en temps réel avec un agent, le tout entièrement exécuté sur votre appareil », affirme Meta.

La version quantifié en 4 bits descend sous les 20 Go, mais il faut aussi de la marge pour le cache, l’encodeur image et le modèle de décodage spéculatif. En mode « full precision », Glimmer requiert plus de 55 Go de mémoire. Évidemment, rien n’empêche d’installer Glimmer sur un serveur distant, mais là on ne parle plus d’un fonctionnement en local.

Dans le secteur des modèles de 30 milliards de paramètres, Muse Glimmer se défend bien à en croire les benchmarks publiés par Meta. Sur les tests agentiques, le modèle de Meta est souvent devant : MCP Atlas 75,5, contre 54,2 pour Gemma et 62,5 pour Qwen ; DeepSearch QA affiche un score de 74,6, devant les deux autres ; GAIA2 43,3, devant Gemma et Qwen. En codage aussi, Glimmer se montre très solide. En revanche, sur le multimodal, Qwen peut passer devant dans certains benchs.

L’avantage est marqué pour les tâches agentiques, la recherche multi-étapes et les tests de codage. Le modèle n’est pas systématiquement premier en tout, mais il a été optimisé pour un usage précis : faire tourner des agents en local qui peuvent utiliser des outils, coder et mener des tâches longues. Glimmer sera suivi dans quelques semaines de la publication des poids de Muse Spark 1.2, son modèle lancé la semaine dernière dans la foulée de l’offensive de Meta sur les outils pour développeurs.

Le manifeste de Zuckerberg

Mark Zuckerberg a profité de l’occasion pour publier un très long manifeste techno-libertarien sur les capacités mirifiques de l’IA générative, dans la droite ligne de la nouvelle campagne de com’ hors sol de Meta. Le patron de l’entreprise vante une fois de plus sa vision d’une « superintelligence personnelle », distribuée aux individus plutôt que concentrée entre les mains de quelques entreprises (un digest vidéo est visible ici).

Illustration : Flock

Pour le milliardaire, la principale contribution de la « superintelligence » ne sera pas de remplacer les travailleurs, mais d’aider les gens à créer : entreprises, produits, traitements médicaux, contenus, logiciels, ou encore recherches scientifiques. Un plaidoyer intéressant, sachant ce que Meta fait de son IA sur ses réseaux sociaux : un générateur de slop et de désinformation.

En attendant, il faut implanter des datacenters. L’entreprise promet des retombées locales sur l’emploi, la formation, les services publics, l’eau, les infrastructures. Le fonds « Future Is For Everyone » que Meta vient de lancer sera abondé à hauteur d’1 milliard de dollars pour soutenir les communautés affectés par l’installation de ces centres de données.

Le dirigeant s’oppose aux discours de certains acteurs de l’IA qui affirment qu’elle est dangereuse, tout en voulant cloisonner cette technologie. Pour Zuckerberg, qui rejette l’idée d’une « superintelligence bienveillante unique », le scénario du pire serait une IA contrôlée par une poignée d’institutions.

Ce qui nous amène directement à Glimmer. Le dirigeant estime que l’open source est une force positive contre la centralisation, et que ce serait une erreur de restreindre cet écosystème (clin d’œil appuyé vers la Maison-Blanche). S’il soutient les contrôles à l’exportation sur les puces, il ne manque pas de critiquer les règles ralentissant les entreprises américaines du secteur, ou qui limiteraient trop l’usage des données, de la distillation et des modèles étrangers open source.

Meta revient aux poids ouverts avec Muse Glimmer, un modèle IA local

11 août 2026 à 07:37
Mark Zuckerberg en pleine montée d'IA.
Meta revient aux poids ouverts avec Muse Glimmer, un modèle IA local

Meta reprend son bâton de pèlerin pour les poids ouverts, après l’avoir perdu suite au flop de Llama 4. Muse Glimmer est un nouveau modèle IA de 30 milliards de paramètres, installable sur un ordinateur personnel (assez costaud tout de même), assorti d’une licence open source permissive.

En publiant la première version de Muse Spark au mois d’avril, Meta changeait son fusil d’épaule sur la diffusion de son nouveau LLM : les poids ouverts de Llama laissaient la place à la fermeture d’un modèle propriétaire. Le débat autour de Kimi K3 et des modèles chinois à poids ouverts que Washington voudrait brider a poussé une bonne partie du secteur de l’IA à soutenir ce type de distribution.

Meta a retrouvé au fin fond d’un placard poussiéreux son costume de chevalier blanc des poids ouverts avec Muse Glimmer. Ce nouveau modèle est en effet distribué sous licence Apache 2.0, une licence open source standard, permissive, beaucoup plus familière aux développeurs et aux entreprises que ne l’étaient les licences spécifiques de Llama. Le modèle est disponible sur Hugging Face, on trouvera aussi une documentation technique à cette adresse.

Un modèle à installer chez soi (sur une bonne bécane)

Glimmer est un modèle de 30 milliards de paramètres qui peut être installé sur un ordinateur du commerce – oubliez le petit portable Windows avec 4 Go de RAM, il faudra plutôt un Mac haut de gamme (Meta publie des benchs réalisés sur des MacBook Pro M4 Max et M5 Max) ou un PC équipé d’un GPU puissant (RTX 5090), avec idéalement 24 à 32 Go de mémoire GPU ou unifiée. « Le modèle est suffisamment rapide pour permettre une conversation fluide et une interaction en temps réel avec un agent, le tout entièrement exécuté sur votre appareil », affirme Meta.

La version quantifié en 4 bits descend sous les 20 Go, mais il faut aussi de la marge pour le cache, l’encodeur image et le modèle de décodage spéculatif. En mode « full precision », Glimmer requiert plus de 55 Go de mémoire. Évidemment, rien n’empêche d’installer Glimmer sur un serveur distant, mais là on ne parle plus d’un fonctionnement en local.

Dans le secteur des modèles de 30 milliards de paramètres, Muse Glimmer se défend bien à en croire les benchmarks publiés par Meta. Sur les tests agentiques, le modèle de Meta est souvent devant : MCP Atlas 75,5, contre 54,2 pour Gemma et 62,5 pour Qwen ; DeepSearch QA affiche un score de 74,6, devant les deux autres ; GAIA2 43,3, devant Gemma et Qwen. En codage aussi, Glimmer se montre très solide. En revanche, sur le multimodal, Qwen peut passer devant dans certains benchs.

L’avantage est marqué pour les tâches agentiques, la recherche multi-étapes et les tests de codage. Le modèle n’est pas systématiquement premier en tout, mais il a été optimisé pour un usage précis : faire tourner des agents en local qui peuvent utiliser des outils, coder et mener des tâches longues. Glimmer sera suivi dans quelques semaines de la publication des poids de Muse Spark 1.2, son modèle lancé la semaine dernière dans la foulée de l’offensive de Meta sur les outils pour développeurs.

Le manifeste de Zuckerberg

Mark Zuckerberg a profité de l’occasion pour publier un très long manifeste techno-libertarien sur les capacités mirifiques de l’IA générative, dans la droite ligne de la nouvelle campagne de com’ hors sol de Meta. Le patron de l’entreprise vante une fois de plus sa vision d’une « superintelligence personnelle », distribuée aux individus plutôt que concentrée entre les mains de quelques entreprises (un digest vidéo est visible ici).

Illustration : Flock

Pour le milliardaire, la principale contribution de la « superintelligence » ne sera pas de remplacer les travailleurs, mais d’aider les gens à créer : entreprises, produits, traitements médicaux, contenus, logiciels, ou encore recherches scientifiques. Un plaidoyer intéressant, sachant ce que Meta fait de son IA sur ses réseaux sociaux : un générateur de slop et de désinformation.

En attendant, il faut implanter des datacenters. L’entreprise promet des retombées locales sur l’emploi, la formation, les services publics, l’eau, les infrastructures. Le fonds « Future Is For Everyone » que Meta vient de lancer sera abondé à hauteur d’1 milliard de dollars pour soutenir les communautés affectés par l’installation de ces centres de données.

Le dirigeant s’oppose aux discours de certains acteurs de l’IA qui affirment qu’elle est dangereuse, tout en voulant cloisonner cette technologie. Pour Zuckerberg, qui rejette l’idée d’une « superintelligence bienveillante unique », le scénario du pire serait une IA contrôlée par une poignée d’institutions.

Ce qui nous amène directement à Glimmer. Le dirigeant estime que l’open source est une force positive contre la centralisation, et que ce serait une erreur de restreindre cet écosystème (clin d’œil appuyé vers la Maison-Blanche). S’il soutient les contrôles à l’exportation sur les puces, il ne manque pas de critiquer les règles ralentissant les entreprises américaines du secteur, ou qui limiteraient trop l’usage des données, de la distillation et des modèles étrangers open source.

Spotify teste un bouton pour zapper les pubs dans les podcasts

11 août 2026 à 06:08
Stop la pub
Spotify teste un bouton pour zapper les pubs dans les podcasts

Après y avoir beaucoup investi ces dernières années, Spotify est devenu une place forte du secteur du podcast. Mais sa dernière expérimentation risque de braquer une partie du secteur : la plateforme teste auprès de certains abonnés Premium un bouton permettant de sauter d’un geste les tunnels de publicités, promotions et messages sponsorisés.

Spotify propose régulièrement de nouvelles fonctions auprès d’une poignée de testeurs qui peuvent, si elles sont appréciées, se déployer auprès de tous. La dernière expérimentation du service, visible aux États-Unis et au Royaume-Uni, pourrait bien séduire les abonnés mais « détruire l’industrie du podcast », comme le dénonce Tommy Vietor, cofondateur du réseau Crooked Media.

Un bouton anti-pubs pour les podcasts

Il s’agit d’un bouton « Skip Ahead » qui s’affiche sur l’écran de lecture d’un podcast, ainsi que le décrit Podnews. Il apparait au début des intros, promotions, pubs et autres contenus sponsorisés et, comme son nom l’indique, le bouton permet de passer les sections d’un podcast (audio ou vidéo) que personne ne veut réellement écouter ou regarder.

Image : Podnews

Cette nouveauté peut être présentée comme une simplification d’une fonction déjà existante, à savoir le bouton d’avance de 15 secondes qui sert effectivement à beaucoup d’utilisateurs à éviter les annonces. Mais il est évidemment beaucoup moins efficace et précis qu’un bouton spécifiquement conçu pour sauter l’ensemble d’un tunnel de pub.

Spotify a confirmé l’existence de ce test : « Nous explorons des moyens de rendre l’écoute et le visionnage de podcasts plus intuitifs pour les abonnés Premium, en nous appuyant sur la façon dont les gens utilisent la plateforme, avec pour objectif d’aider les auditeurs à passer plus de temps à apprécier les podcasts. » Pour le moment, ce bouton n’apparait que lorsque l’app est au premier plan.

Comme sur de nombreux sites web qui usent et abusent de l’affichage de publicités, certains podcasts se montrent très gourmands : Podnews déplore ainsi ces épisodes qui débutent par huit minutes de réclames. Aucun auditeur ne veut encaisser un tel tunnel… En particulier les abonnés Premium à Spotify, qui ont payé pour ne pas avoir à subir de pub durant l’écoute de musique. Un avantage qui ne concerne pas les podcasts.

La fonction « Skip Ahead » permet aussi de zapper les pubs dans les podcasts monétisés par Spotify. Les huit minutes de messages de l’émission citée plus haut sont d’ailleurs fournies par Megaphone, une plateforme d’hébergement et de monétisation détenue par… Spotify. Les autres régies pub, comme Acast ou Audacy sont également touchées.

Une étude Podnews a révélé que moins de 10 % des pauses publicitaires sont réellement sautées aujourd’hui. L’enjeu n’est pas seulement que les auditeurs puissent zapper ces messages, mais que Spotify rende le geste bien plus simple, visible et presque encouragé.

Spotify marche sur des œufs

Pour une grande partie de l’industrie, ce bouton est une menace existentielle : la publicité représente en effet le modèle économique de bon nombre de podcasts, d’où le coup de gueule de Tommy Vietor. La valeur réelle des annonces baisse au fur et à mesure que les auditeurs les sautent. Les annonceurs pourraient donc se détourner des podcasts s’ils déterminent que leurs publicités ne sont écoutées par personne.

Image : OP3

Des chiffres d’OP3 indiquent que Spotify représente globalement 25,6 % de tous les téléchargements de podcasts, avec une différence marquée sur les marchés émergents où la plateforme domine très largement dans ce domaine. Une généralisation de ce bouton pourrait avoir un impact massif pour l’ensemble de la filière du podcasting.

En privé, Spotify aurait tenté d’apaiser les inquiétudes des grands réseaux de podcasts, selon Semafor. Le service de streaming numéro 1 dans le monde insisterait ainsi sur le fait que ce bouton renforce l’écoute globale et améliore l’engagement des auditeurs avec les contenus des podcasts. Le bouton inciterait en fait les utilisateurs à écouter les émissions plus longtemps.

Le secteur pourrait aussi décider de faire pression sur Spotify. YouTube est un concurrent redoutable, et Apple s’est lancée dans une offensive de charme auprès des podcasteurs après avoir perdu beaucoup de parts de marché.

Spotify teste un bouton pour zapper les pubs dans les podcasts

11 août 2026 à 06:08
Stop la pub
Spotify teste un bouton pour zapper les pubs dans les podcasts

Après y avoir beaucoup investi ces dernières années, Spotify est devenu une place forte du secteur du podcast. Mais sa dernière expérimentation risque de braquer une partie du secteur : la plateforme teste auprès de certains abonnés Premium un bouton permettant de sauter d’un geste les tunnels de publicités, promotions et messages sponsorisés.

Spotify propose régulièrement de nouvelles fonctions auprès d’une poignée de testeurs qui peuvent, si elles sont appréciées, se déployer auprès de tous. La dernière expérimentation du service, visible aux États-Unis et au Royaume-Uni, pourrait bien séduire les abonnés mais « détruire l’industrie du podcast », comme le dénonce Tommy Vietor, cofondateur du réseau Crooked Media.

Un bouton anti-pubs pour les podcasts

Il s’agit d’un bouton « Skip Ahead » qui s’affiche sur l’écran de lecture d’un podcast, ainsi que le décrit Podnews. Il apparait au début des intros, promotions, pubs et autres contenus sponsorisés et, comme son nom l’indique, le bouton permet de passer les sections d’un podcast (audio ou vidéo) que personne ne veut réellement écouter ou regarder.

Image : Podnews

Cette nouveauté peut être présentée comme une simplification d’une fonction déjà existante, à savoir le bouton d’avance de 15 secondes qui sert effectivement à beaucoup d’utilisateurs à éviter les annonces. Mais il est évidemment beaucoup moins efficace et précis qu’un bouton spécifiquement conçu pour sauter l’ensemble d’un tunnel de pub.

Spotify a confirmé l’existence de ce test : « Nous explorons des moyens de rendre l’écoute et le visionnage de podcasts plus intuitifs pour les abonnés Premium, en nous appuyant sur la façon dont les gens utilisent la plateforme, avec pour objectif d’aider les auditeurs à passer plus de temps à apprécier les podcasts. » Pour le moment, ce bouton n’apparait que lorsque l’app est au premier plan.

Comme sur de nombreux sites web qui usent et abusent de l’affichage de publicités, certains podcasts se montrent très gourmands : Podnews déplore ainsi ces épisodes qui débutent par huit minutes de réclames. Aucun auditeur ne veut encaisser un tel tunnel… En particulier les abonnés Premium à Spotify, qui ont payé pour ne pas avoir à subir de pub durant l’écoute de musique. Un avantage qui ne concerne pas les podcasts.

La fonction « Skip Ahead » permet aussi de zapper les pubs dans les podcasts monétisés par Spotify. Les huit minutes de messages de l’émission citée plus haut sont d’ailleurs fournies par Megaphone, une plateforme d’hébergement et de monétisation détenue par… Spotify. Les autres régies pub, comme Acast ou Audacy sont également touchées.

Une étude Podnews a révélé que moins de 10 % des pauses publicitaires sont réellement sautées aujourd’hui. L’enjeu n’est pas seulement que les auditeurs puissent zapper ces messages, mais que Spotify rende le geste bien plus simple, visible et presque encouragé.

Spotify marche sur des œufs

Pour une grande partie de l’industrie, ce bouton est une menace existentielle : la publicité représente en effet le modèle économique de bon nombre de podcasts, d’où le coup de gueule de Tommy Vietor. La valeur réelle des annonces baisse au fur et à mesure que les auditeurs les sautent. Les annonceurs pourraient donc se détourner des podcasts s’ils déterminent que leurs publicités ne sont écoutées par personne.

Image : OP3

Des chiffres d’OP3 indiquent que Spotify représente globalement 25,6 % de tous les téléchargements de podcasts, avec une différence marquée sur les marchés émergents où la plateforme domine très largement dans ce domaine. Une généralisation de ce bouton pourrait avoir un impact massif pour l’ensemble de la filière du podcasting.

En privé, Spotify aurait tenté d’apaiser les inquiétudes des grands réseaux de podcasts, selon Semafor. Le service de streaming numéro 1 dans le monde insisterait ainsi sur le fait que ce bouton renforce l’écoute globale et améliore l’engagement des auditeurs avec les contenus des podcasts. Le bouton inciterait en fait les utilisateurs à écouter les émissions plus longtemps.

Le secteur pourrait aussi décider de faire pression sur Spotify. YouTube est un concurrent redoutable, et Apple s’est lancée dans une offensive de charme auprès des podcasteurs après avoir perdu beaucoup de parts de marché.

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