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Vue normale

États-Unis : le ministre de la Défense dit avoir réduit de 20% le nombre de généraux dans l'armée

Une première réduction de 10% des effectifs de généraux et amiraux, les plus hauts gradés de l’armée américaine, avait été annoncée en mai 2025, selon Pete Hegseth.

© Evan Vucci / REUTERS

Le secrétaire à la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, prononce son discours aux jeunes officiers et leaders enrôlés des États-Unis à la base du Corps des Marines de Quantico à Quantico, Virginie.

Somme : un trafic international de cigarettes contrefaites en provenance de Belgique démantelé, 12 arrestations

«Trois individus ont été écroués et neuf placés sous contrôle judiciaire», ont annoncé mercredi le parquet d’Amiens et la gendarmerie dans un communiqué conjoint.

© Florence Piot / ADOBE STOCK

Les interpellations ont eu lieu les 14 et 22 septembre 2026, «à l’issue de plusieurs mois d’enquête».

L'enquête pour harcèlement sexuel visant le chef d'orchestre Frédéric Chaslin classée sans suite

Frédéric Chaslin était accusé d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à la soprano américaine Amelia Feuer.

© ROLAND SCHLAGER / AFP

Le chef d’orchestre Frédéric Chaslin (à gauche), la soprano Valentina Nafornita et le ténor Pavol Breslik prennent un selfie avec un téléphone avant l’ouverture du Bal de l’Opéra, le 8 février 2018, à l’Opéra national de Vienne.

Framework pousse son Desktop vers le Ryzen AI Max+ Pro 495 et 192 Go de mémoire

30 septembre 2026 à 16:20

Mise à jour : Le MiniPC Framework Desktop en version Ryzen AI Max+ Pro 495 avec 192 Go de mémoire vive vient d’ouvrir ses précommandes. Deux solutions s’offrent à vous pour l’acquérir. Le modèle « DIY Edition » à monter vous-même y est proposé à 7 659€. À ce prix, il faudra donc de l’huile de coude mais également un stockage, celui-ci n’est pas compris. L’autre option est le modèle « pre-built » avec un Windows 11 ou une Fedora 44 KDE Plasma installés sur un SSD de 2 To. Là vous partez sur un 8 739€ bien tassé. L’expédition est prévue pour… novembre.

Billet original du 23/07/2026 : Vous reconnaissez le MiniPC Framework Desktop avec sa façade modulaire et son gabarit de 4.5 litres. L’engin a été lancé en février 2025 avec la première génération de processeurs Strix Halo. Les fameux Ryzen AI Max+ Pro 395 secondés par un maximum de mémoire vive.

Desktop

En 2026, AMD lance le Ryzen AI Max+ Pro 495, une version améliorée du 395 avec quelques poussées de performances assez marginales. La structure est identique avec toujours une architecture Zen 5 développée sur 16 Coeurs et 32 Threads et le circuit graphique Radeon 8065S. Les fréquences ont été très légèrement optimisées de 100 MHz et cela se ressent avec des performances qui ne décollent que très marginalement de l’offre 395…

Mais alors pourquoi passer le Framework Desktop en Ryzen AI Max+ Pro 495 ? Parce que la vraie nouveauté de cette puce est dans l’explosion de sa capacité de gestion mémoire. Si le 395 est capable de manger 128 Go de LPDDR5X au petit-déjeuner, le 495 peut avaler jusqu’à 192 Go de RAM. Un « détail » qui va permettre d’avaler tout cru des LLM beaucoup plus larges pour une exploitation d’IA locale.

Le Framework Desktop à son lancement en février 2025

Le Framework Desktop à son lancement en février 2025

Il sera donc possible de commander cette nouvelle version du Desktop avec 192 Go de LPDDR5X en échange, bien entendu, d’une jolie somme. La marque n’a pas précisé de prix pour le moment, mais elle n’a pas cessé d’augmenter les tarifs de ses engins au fil des mois pour faire face à la hausse des composants. La version 395+ 128 Go est ainsi passée de 2000$ en début d’année 2025 pour son lancement à 3449$ aujourd’hui.

Le Framework Desktop aujourd'hui

Le Framework Desktop aujourd’hui

L’exemple du Framework Desktop montre que le marché s’auto-sabote

Le marché local fait donc lui aussi le pari de la mémoire vive et assèche également l’offre de mémoire dont il dispose. Non pas que ce soit le plus gourmand par rapport à la production actuelle. Les centres de données IA sont beaucoup, beaucoup plus demandeurs. Mais des engins de ce type participent à creuser la propre tombe du secteur. Le volume des ventes de Framework sur cette machine doit être marginal par rapport aux Top 10 des fabricants de PC… mais la majorité de ces fabricants vont ou ont déjà emboîté le pas de la même stratégie. 

Paradoxalement, alors que la mémoire vive est à son tarif le plus haut, les engins de ce type se vendent beaucoup moins bien avec peu de mémoire. C’est finalement assez logique, l’offre PC est très onéreuse en ce moment et acheter un engin avec 32 Go ne résoudra rien de spécial niveau usage par rapport à un engin de la génération précédente. Par contre, la même machine avec 128 ou, désormais, 192 Go de mémoire vive, est beaucoup plus intéressante puisqu’elle ouvre les portes d’une exploitation d’IA locale. Avec 128 Go vous pouvez construire 8 machines équipées de 16 Go, avec 192 Go ce sont 12 machines qui peuvent sortir d’un atelier de montage. Autrement dit, l’augmentation des capacités de gestion de la mémoire vive du Ryzen AI Max+ Pro 495 va encore plus limiter la production de PC globale.

Par ces nouveaux usages, l’IA étouffe littéralement à petit feu le marché d’un PC personnel classique. Le fait que les sociétés qui font ce marché foncent dans ce déploiement spécifique est totalement compréhensible, mais cela va tendre encore plus fortement les stocks. Et, par effet rebond, pousser encore plus les prix à la hausse. Un effet dont se plaint en permanence Framework puisque cela affecte son secteur d’activité principal par la hausse constante des prix. La dernière mise à jour de leur blog à ce sujet date… d’hier.

Et oui, le serpent se mord la queue.

Framework pousse son Desktop vers le Ryzen AI Max+ Pro 495 et 192 Go de mémoire © MiniMachines.net. 2026

Honor Life E Ink e-reader S3 : une nouvelle miniliseuse sur le marché

30 septembre 2026 à 14:44

Avec une diagonale de 3.68 pouces, la Honor Life E Ink e-reader S3 se positionne sur un segment de plus en plus encombré. Après Xteink qui multiplie les modèles, après la PocketBook Q, la Boox Picco et le reTerminal Sticky, c’est donc à un géant de l’électronique de se positionner sur ce segment.

Honor Life E Ink e-reader S3

Il faut dire que la recette est assez simple. Un écran e-Ink compact, un SoC minimaliste et très peu de mémoire suffisent à proposer un engin viable. Si on n’a pas le détail de tous les éléments que cette Honor Life E Ink e-reader S3 proposera, le nom laisse supposer l’emploi d’une solution Espressif assez classique. D’ailleurs le résultat le plus visible de cette simplicité se traduit par le prix attendu pour ce modèle. On parle de 359 yuans environ sur le marché local chinois, soit quelque chose comme 47€ HT.

Honor Life E Ink e-reader S3

Les fondamentaux ne sont pas tout à fait les mêmes que pour les autres miniliseuses : on retrouve un écran de petite diagonale mais entouré d’un seul bouton physique éventuellement programmable pour tourner les pages en plus d’un écran tactile. La dalle mesure 3.68 pouces et sa densité de pixels monte à 259 ppp. Il n’est pas précisé si cet écran propose un éclairage frontal. On note par contre que la surface supérieure de l’objet est totalement recouverte d’une surface en verre sans relief, ce qui laisse entendre une technologie capacitive et la possibilité d’une gestuelle de contrôle. 

La Honor Life E Ink e-reader S3 proposera un contrôle tactile

Le gros point fort de ces engins est de pouvoir les sortir d’une poche en une seconde et de les allumer en une autre seconde. Je me suis surpris plus d’une fois à passer en mode lecture en reprenant un roman en, littéralement, 5 secondes. Mais l’autre point important du format est la possibilité de le piloter à une seule main. Et cela ne semble pas être totalement le cas ici. L’écran tactile promet une possibilité de tourner la page en touchant n’importe quelle zone de l’écran en mode lecture. Mais cet usage est beaucoup moins agréable qu’un bouton en pratique. S’accrocher à un anneau de bus d’une main et tenir sa miniliseuse de l’autre est un scénario classique. On va uniquement chercher à appuyer sur un bouton avec la main qui tient l’appareil, ce qui permet une manipulation simple. Une manipulation ne nécessitant pas de lâcher prise pour garder son équilibre. Demander à toucher l’écran est à mon sens une erreur de compréhension du format.

Un bouton de fonction est situé à gauche de l’écran, mais sans précision sur son usage. Il permettra sans doute de tourner une page et peut-être, en appuyant longtemps, de revenir en arrière. Si tel n’est pas le cas, c’est un gros problème pour moi sur ce modèle. A noter par ailleurs la présence d’un petit micro intégré, ce qui suggère la possibilité d’enregistrer des mémos vocaux ou d’autres usages du genre.

Un lecteur de cartes MicrosDXC compatible avec des solutions de 1 To sera proposé et le système d’exploitation permettra de lire tout  type de documents classiques ; TXT, EPUB, PDF, MOBI, DOC et DOCx. le système semble totalement propriétaire et il n’est donc pas évident que des outils comme Crosspoint puissent y être déployés. La Honor Life E Ink e-reader S3 aurait pourtant tout à y gagner car cela ouvrirait la porte à des développements secondaires proposant une meilleure prise en charge technique, notamment dans de nouvelles langues.

Honor Life E Ink e-reader S3

L’objet est donné comme pesant 61 grammes pour 5.6 mm d’épaisseur. Avec 10.06 cm de haut et 6.64 cm de large, il proposera une batterie de 650 mAh et un module sans fil Wi-Fi6. La recharge se fera en USB Type-C très classique et l’engin proposera 30 heures de lecture continue d’après la marque. Une accroche magnétique est présente au dos de ce modèle pour, comme les autres, s’accrocher au dos d’un smartphone compatible.

Dans tous les cas, l’arrivée d’un nouvel acteur sur ce marché particulier est une bonne nouvelle. Le succès de Xteink semble avoir ouvert bien des appétits.

Honor Life E Ink e-reader S3 : une nouvelle miniliseuse sur le marché © MiniMachines.net. 2026

Blocus des lycées : à Wattrelos, une voiture-bélier projetée sur les grilles d’un lycée avant d’être incendiée

Selon les premières informations, une personne cagoulée aurait mis le feu au véhicule après l’avoir immobilisé contre les grilles.

© Figaro Live

Nord : une voiture-bélier en feu projetée sur les grilles d'un lycée près de Lille

Google tire le tapis sous les pieds des Chromebooks

30 septembre 2026 à 13:02

Les Chromebooks sont en sursis. En 2034, Google arrêtera ses mises à jour et, par voie de conséquence, tout usage serein de ces engins. Continuer à utiliser un engin basé sur le Cloud, vendu à des millions d’exemplaires sans une sécurité à toute épreuve, est évidemment problématique. Si la date est lointaine et les 8 années qui nous séparent de celle-ci sont suffisamment longues pour anticiper de nouvelles solutions, cela revient de facto à la mort immédiate du format. C’est précisément sur cela que compte le moteur de recherche qui veut mettre en avant ses Googlebooks.

Lenovo Chromebook 14

Lenovo Chromebook 14

La date d’arrêt des mises à jour de ChromeOS a été décidée pour le troisième trimestre 2034. L’idée pour Google est de basculer les utilisateurs de Chrome OS vers Googlebook OS. Attention, ChromeOS a toujours été très clair sur le fait que la durée de support promise de dix années commençait lors de la mise sur le marché des machines et non pas à la date de vente de celles-ci. La majorité des modèles proposés aujourd’hui datent du lancement de la gamme Chromebook Plus en 2023 et sont donc déjà réduits à une garantie courant jusqu’en 2033… Beaucoup de modèles vendus aujourd’hui ne perdent donc rien en termes de support. Par contre, les modèles les plus récents ou les éventuels modèles commercialisés dans le futur – Google a promis qu’ils existeraient.… – ne tiendront pas cette promesse des dix années de  support.

Lenovo GoogleBook 15

Lenovo GoogleBook 15

Pourquoi abandonner les Chromebooks et Chrome OS ?

On se doute qu’avec cette annonce publique d’une date de fin de support, la marque vient de lâcher le couperet d’une mort annoncée. Il mettra certes 8 ans à finir sa course, mais dans l’esprit du grand public comme des administrateurs, la projection du résultat est évidente. Chrome OS est mort, il faut lui trouver un substitut.

L’objectif est simple pour Google. L’abandon de ChromeOS a déjà débuté et les entreprises et éditeurs partenaires de cet écosystème se sont déjà tournés vers les Googlebooks. Multiplier les systèmes et les développements est financièrement épuisant en plus d’avoir un impact sur la lisibilité de la marque pour le public. Recentrer son activité autour d’Android et Googlebook OS est donc plus profitable et efficace. Sans même compter le mouvement nécessaire que doit opérer Google vers l’IA Gemini pour ne pas perdre le secteur de la recherche en ligne.

Des méthodes de transition de Chrome OS vers le nouveau système sont à l’étude même si on peut s’attendre à de nombreuses déconvenues. Parmi les points communs des machines annoncées sous Googlebook OS on peut noter des évidences : beaucoup de mémoire vive, un stockage conséquent, des écrans très haute définition et des processeurs performants. Des éléments qui semblent absolument indispensables pour profiter des fonctionnalités promises par la nouvelle gamme.

La gamme « Chromebook Plus » elle-même annoncée en 2023 ne colle pas avec ces impératifs. Elle préconisait un écran FullHD comme minimum technique, par exemple. Mais avec une fonction qui permet d’afficher l’écran de votre smartphone sur votre Googlebook, cette définition parait fort légère. La mémoire vive préconisée était de 8 Go minimum et le stockage de 128 Go. Moitié de ce que tous les modèles de Googlebooks ont présenté il y a quelques jours. Même constat pour la puissance de calcul. Il y a trois ans, il n’était pas encore question de NPU dans les engins grand public et les puces mises en avant datent donc déjà beaucoup. On parle désormais de processeurs Intel Core Ultra et de Qualcomm Snapdragon X Elite, un tout autre monde.

Chromebooks

Certains modèles, comme le Lenovo Chromebook 14 lancé l’année dernière qui illustre le début de ce billet, pourront prétendre à cette mise à jour. Il s’agit d’un modèle très haut de gamme pour ce marché spécifique : avec un SoC Mediatek Kompanio Ultra 910 pensé pour ChromeOS, 16 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage, il propose un écran en 1920 par 1200 pixels. C’est également un engin à 999€ soit à peu de chose près le prix d’un Googlebook. Ce modèle est donc susceptible de basculer vers la nouvelle formule de Google… mais sans spécialement faire de cadeau à son utilisateur.

Autre questionnement, le prix d’un éventuel basculement vers le nouveau système. Si l’accès au nouveau système est incertain matériellement, il sera également possiblement payant, notamment en termes de services. Ce qui ne ravira sans doute pas l’utilisateur moyen. Le risque étant, comme avec les smartphones, que les développeurs abandonnent peu à peu le terrain de Chrome OS.

D’ici 2034 le scénario le plus probable est celui que l’on connaît bien avec les vieilles versions d’Android. Des mises à jour des outils qui ne veulent plus fonctionner sur les systèmes les plus anciens. Que seuls les smartphones récents et les Googlebooks reçoivent les dernières fonctionnalités techniques et que, petit à petit, les engins sous Chrome OS soient délaissés par tout le monde : Google, constructeurs et développeurs.

Il est fort possible que dans huit ans plus personne n’utilise encore un engin sous ChromeOS. Non pas par manque de mises à jour de sécurité, mais pour la simple et bonne raison que plus rien ne sera réellement exploitable avec ces machines d’ici quelques années.

Naissance des Googlebooks et questions autour de Gemini

Google tire le tapis sous les pieds des Chromebooks © MiniMachines.net. 2026

Ugreen Nexode 130W : la batterie 20 000 mAh en promo

30 septembre 2026 à 11:36

Mise à jour : La batterie Ugreen Nexode 130W est proposée à 54.14€ sur Amazon. C’est le meilleur tarif recensé pour cette batterie depuis mon test ci-dessous. Je suis toujours très satisfait de ce modèle.

Voir l’offre sur Amazon

La Ugreen Nexode 130W est une batterie qui trace une voie alternative à l’offre majoritaire en termes de recharge mobile. Alors que beaucoup de marques ont essayé de suivre le mouvement imposé par les batteries entrée de gamme, Ugreen a choisi une autre solution.

Il y a quelques années en arrière, quand on recherchait une batterie mobile, quelques marques se battaient entre elles avec de bons produits. C’était cher mais c’était généralement correct en termes de qualité, de suivi, de spécifications et de garantie. Et puis il y a eu les premières batteries moins chères qui ont commencé à casser les prix. Je me souviens notamment des premières batteries en aluminium anodisé de Xiaomi, des modèles 10 000 mAh qui présentaient alors le meilleur rapport qualité-prix possible. De bonne qualité, proposant une vraie capacité élevée, bien finies et sécurisées, elles ont totalement envahi le marché avec un tarif qui divisait par deux  ou trois celui des concurrents. À 15€ pièce, elles ont eu de grosses répercussions sur l’ensemble du secteur.

Devant le succès de ces batteries Xiaomi, une foule de concurrents s’est demandé s’il n’y avait pas là moyen de se faire facilement un peu d’argent. Outre les filous qui se sont mis à fabriquer des fausses batteries Xiaomi, des dizaines de marques se sont engouffrées dans ce nouveau secteur. Proposant des modèles de tous types et parfois sans aucune compétence plus sérieuse que « j’emballe des cellules noname dans une boite en plastique ». Sont ainsi apparues des batteries de 5, 10, 15, 20, 25 et même 30 000 mAh annoncés qui n’avaient en réalité aucune capacité de plus que la batterie de base des débuts. Des tonnes de produits aux marques délirantes ont trouvé leur voie sur les places de marché. Un grand classique désormais puisque chaque produit qui se vend pas trop mal lève une armée de clones noname.

Ugreen Nexode 130W

Ugreen Nexode 130W

Quelques pièces de ma collection de batteries

Le véritable problème est venu dans un second temps. Lorsque les constructeurs identifiés jusqu’alors comme « corrects » sur ce marché particulier ont subi l’impact de cette concurrence. Face à des produits estampillés 20 000 mAh à 19€, ils avaient du mal à vendre des batteries réellement 10 000 mAh à 29€. Certains se sont mis à lancer eux aussi des produits de plus ou moins bonne facture. Avec parfois le même design que les batteries entrée de gamme sur lesquelles ils ne collaient alors plus que leur nom. La solution ainsi trouvée a été de lutter contre le feu par le feu. En cassant les prix d’un côté tout en annonçant toujours plus de l’autre. Le tarif moyen d’une batterie de 10 000 mAh est passé de 30€ à 15€ avec Xiaomi puis très rapidement à moins de 10€ avec le noname.

Des batteries entrée de gamme qui n’avaient souvent alors plus aucun garde-fou de sécurité et une capacité réelle largement inférieure aux promesses de leur étiquette. Trouver un produit correct est alors devenu problématique. Avec une perte de repères totale dans l’offre, il est devenu très compliqué de se baser sur le tarif au mAh pour se faire une idée. Il reste quelques marques de qualité qui sortent du lot pour tenter d’y voir clair, mais c’est au prix d’un examen au cas par cas de chaque modèle.

Ugreen – et quelques autres marques – ont choisi une autre voie sur ce marché. Non pas de tout sacrifier pour le prix mais, au contraire, de lancer des produits proposant de nouveaux services. Quitte à se distinguer également par le tarif. Il faut reconnaitre que des normalisations comme le Power Delivery ou le Quick Charge de Qualcomm ont permis de faire du ménage dans l’offre, mais il reste encore beaucoup de sous-produits vendus sur les places de marché.

Ugreen Nexode 130W : papa c’est quoi cette brique de milliampères ?

La batterie Ugreen Nexode 130W a beau être conforme avec les recommandations aviation pour pouvoir voyager avec vous dans les cieux, elle n’en est pas moins imposante. Avec 13.1 cm de haut sur 5.4 cm de large et 5.1 cm de profondeur, c’est un petit totem qui ne se fait pas oublier dans une poche de veste. L’objet pèse un très joli 480 grammes et se sent donc autant si ce n’est plus qu’un chargeur d’ordinateur. Mais il n’y a pas de miracles, ceux qui vous promettent des dizaines de milliers de mAh dans un format minuscule se moquent autant de la physique que de leurs clients.

L’offre est assez complète avec la batterie bien entendu, un câble USB Type-C vers USB Type-C, une pochette en tissu et diverses documentations.

L’ensemble est de qualité avec un câble de 50 cm qui peut encaisser jusqu’à 60 watts sans broncher. Et une pochette solide pour l’usage qui en est fait, c’est à dire de balader la batterie avec son câble sans la rayer.

La documentation est multilangue, étalée sur une grande feuille pliée en accordéon. Ce n’est pas la formule la plus pratique à l’usage, le contraste est faible et la lisibilité n’est pas terrible. C’est souvent le cas avec ce genre d’appareil et c’est bien dommage, d’autant que les fonctions sont nombreuses et qu’aucun QR Code n’est fourni pour allez trouver une documentation en ligne plus complète.

Ici, on se retrouve donc avec une petite brique en ABS moulé, dont l’ensemble de la coque est solidement soudée, percée d’un seul côté par sa connectique et présentant une surface brillante qui cache un petit écran TFT. La batterie tient très bien debout mais elle dispose également de deux pieds en caoutchouc qui la traversent pour la positionner à plat. Cela permet de la maintenir pour ne pas qu’elle glisse ou soit emportée par un câble.

Le bloc est sobre, doux au toucher et agréable à prendre en main. Mais malheureusement son poids et sa taille n’en font vraiment pas un modèle de poche. Autant j’arrive à glisser une batterie plus longue mais moins épaisse dans une poche de pantalon, autant la Ugreen ne m’a accompagné qu’avec un bagage. Ce n’est pas un énorme problème puisque je choisis des sacs proposant justement un passe-câble pour laisser une batterie à l’intérieur et avoir la possibilité de recharger divers appareils facilement.

La Ugreen Nexode 130W propose 20 000 mAh en 72 Wh avec une capacité de charge maximale de 100W en Power Delivery et jusqu’à 30 W en plus sur un port secondaire. La connectique propose ainsi deux ports USB Type-C et un port USB Type-A. À noter que le colis ne propose rien d’autre que la batterie et un câble à double connectique USB Type-C suffisamment blindé pour pouvoir charger la batterie à son maximum, en 65 watts. Un petit sachet de transport est livré mais malheureusement aucun chargeur adapté à une charge rapide de la batterie n’est fourni. C’est logique, ces appareils spécifiques coûtent assez cher et Ugreen les vend à part. Il faudra donc utiliser un de vos propres chargeurs pour faire le plein et si possible, une solution Power Delivery performante car la recharge peut être lente avec un modèle classique de quelques watts seulement.

1 : USB Type-C Entrée 65 Watts max et sortie 100 Watts Max
2 : USB Type-C, sortie 30 Watts Max 
3 : USB Type-A, sortie 22.5 Watts Max

La construction de la batterie est simple : le premier port USB Type-C sert de port de recharge et de sortie 100W. C’est ce port qui servira à recharger la Nexode et à alimenter les machines les plus gourmandes. Le second port USB Type-C au-dessus proposera une alimentation jusqu’à 30W plus classique. Le port USB Type-A offrira quant à lui un plus classique 22.5W au maximum. Les 130W annoncés sont donc la combinaison des 100 et 30W des deux ports USB Type-C. Rien d’anormal là-dedans, Ugreen précise d’ailleurs directement sur la boite de la batterie le maximum de 100W de charge maximale sur un seul port.

Sur le côté de l’appareil, un bouton permet de naviguer entre les menus de l’écran TFT. Ce dernier n’est pas d’une très forte définition et sa luminosité reste trop faible pour un usage tout le temps pratique en extérieur. C’est néanmoins un indicateur complet des interactions de l’engin avec les éléments externes. Ce qui s’avère très pratique à l’usage.

La charge est par exemple signalée par une petite animation. Un pourcentage est indiqué avec un flux d’énergie représenté graphiquement au branchement, on retrouve là les codes du smartphone. Cela n’a l’air de rien, mais on sait que l’appareil est en cours de charge immédiatement avec l’indication de pourcentage qui indique où on en est. La batterie se réveille par une simple pression sur son bouton et indique également l’état de charge facilement. L’écran s’éteint petit à petit en baissant la luminosité de l’affichage au bout de quelque temps. 

Cet écran propose un second menu qui indique l’état des lieux en temps réel de l’appareil. A savoir, une petite courbe graphique de données pour les entrées et sorties de chaque port. C’est assez pratique de voir quelle consommation est précisément proposée pour chaque élément connecté. Et évidemment ce que leur délivre votre Nexode.

A ce rythme 

Pratique aussi de voir une sorte de bilan de charge sur l’écran d’accueil avec le pourcentage restant pour votre batterie. Une durée précise en heures et en minutes se met à jour en temps réel et indique également combien de temps va tenir la Ugreen au rythme que vous lui imposez. Ou, comme ci-dessus, combien de temps mettra la batterie à se charger.

Parmi les écrans qui existent dans l’interface et que l’on n’a pas envie de croiser, des éléments de sécurité. La batterie propose un ensemble de capteurs qui mesurent sa température en permanence et qui afficheront un joli symbole de température élevée pour vous faire comprendre qu’elle est en surchauffe. Un autre symbole s’affichera également pour signaler une éventuelle surtension si vous tentez par exemple de la charger par le mauvais port USB Type-C. La protection des appareils rechargés contre toute surintensité sera également de mise ainsi qu’une analyse permanente pour éviter toute surcharge. La Ugreen Nexode 130W saura également se protéger contre une décharge trop importante qui risquerait de l’endommager et gardera ses derniers mAh pour vous indiquer qu’il faut la brancher rapidement au secteur. Évidemment, Ugreen protège également son appareil contre les court-circuits, indique si la température d’usage est trop haute ou trop basse.

De la batterie à l’instrument de mesure improvisé

Elément intéressant pour un utilisateur comme moi qui suis entouré de dizaines de références de produits, la batterie se seconde d’un rôle de contrôle assez étonnant. J’ai bon nombre de chargeurs en tous genres, de tablettes, smartphones, ordinateurs et accessoires en tous genres dont je ne connais pas vraiment les capacités de charge. Et c’est très intéressant de se rendre compte que certains appareils acceptent des capacités de charge plus ou moins élevées que celles que l’on attend. Des ordinateurs portables plus limités qu’attendus ou des accessoires qui acceptent des charges rapides.

L’ensemble des mesures ne peut pas être enregistré mais l’écran TFT est suffisamment lisible pour savoir exactement ce que chaque élément branché sur la Nexode propose. Ce qui est très satisfaisant à l’usage et assez pratique dans certaines conditions.

En haut une charge en 20V pour une Console-PC, en bas une charge lente de casque audio

A l’usage

Deux éléments sont à prendre en compte avec cette batterie. Sa capacité d’une part mais aussi et surtout ses fonctions de charge. La Ugreen Nexode 130W propose deux modes de charge différents. Le premier est classique, il s’agit de dialoguer avec l’objet à charger pour lui procurer la solution la plus rapide qu’il pourra encaisser. Si votre smartphone, votre console ou votre portable est capable d’absorber 15, 30 ou 65 watts ou plus alors la batterie proposera de monter à ce maximum. Cela permet une charge rapide et efficace et c’est ce que l’on demande en général à ce type d’appareil.

De très longs tests de capacités en USB Type-A et Type-C confirment 20 100 mAh réels

Exemple typique, je me sers intensivement de mon smartphone pour photographier, filmer et documenter des choses toute une matinée sur un salon. Je me pose le midi pour manger quelque chose et je branche mon téléphone sur ma batterie Ugreen. L’idée est alors de recharger mon smartphone le plus rapidement possible parce que j’ai d’autres rendez-vous dans l’après midi. La batterie propose ici une charge très rapide, ce qui est un point important pour mon usage. Le fait qu’elle puisse recharger mon smartphone, mon stabilisateur pour filmer et une camera en parallèle est également un bon point. En une demie heure mon smartphone a fait suffisamment le plein, en une heure il est regonflé quasiment à bloc.

En 35 minutes, je recharge une batterie de 8500 mAh d’ordinateur portable de presque moitié. La prise en compte des fonctions de charge rapide est parfaite. Si la suite de la charge est plus lente, c’est assez classique sur ce type de dispositif. Ainsi passer de 30 minutes à une heure de charge ne permettra pas forcément d’atteindre la charge maximale de ces engins. Mais c’est exactement pareil avec un chargeur secteur, le début de la charge est très rapide et se tasse petit à petit pour être plus lent sur la fin. La batterie permet de regonfler à bloc les 4000 mAh de mon smartphone plus de 4 fois sans mordre dans les 15% d’autonomie restante de la Nexode.

Au travail en 40W pour recharger mon bon vieux Xiaomi 12.5 pouces… et tripler son autonomie !

A noter que la batterie permet également une recharge lente. Avec du temps devant soi pour recharger ses appareils plus lentement, on peut activer cette fonction facilement. Je n’ai pas forcément besoin d’une charge rapide en permanence, ma liseuse ou mon chargeur de batteries d’appareil photo non plus. Certains de mes appareils n’apprécient pas ou plus ce type de charge. Pas de problème, une pression de 3 secondes sur le bouton bascule la Nexode en mode charge lente et fait apparaitre un petit signe en haut à gauche de son écran. 

Un vieux et très poussiéreux Raspberry Pi décroché d'un projet obsolète

Un vieux et très poussiéreux Raspberry Pi décroché d’un projet obsolète

Des essais de charge d’autres appareils comme des éclairages, des appareils photo en direct pour des poses longues ou des timelapses, une console PC réclamant un bon 65 watts de Power Delivery fonctionnent sans soucis. Petite déception par contre, la batterie ne fonctionnera pas parfaitement comme un onduleur pour un montage avec une carte de développement. Si elle prend le relais sans problème quand la coupure électrique a lieu, elle a un comportement bizarre à la reprise. La batterie semble réinitialiser la charge en coupant toutes les alimentations sortantes pendant une bonne seconde, avant de reprendre ensuite. Ce qui redémarrera votre carte de développement. Dommage.

Avec un fer à souder USB, la batterie fonctionne sans soucis, offrant une excellente autonomie et une grande portabilité pour des réparations sur le pouce.

Pour finir, un mot sur la recharge de la batterie en elle même. Cela dépendra bien sûr du chargeur utilisé et de ses capacités. Mais avec un chargeur rapide Power Delivery tel que ceux qu’on reçoit avec les ordinateurs portables désormais, la batterie se recharge très rapidement. Entre 3 et 4 heures sont nécessaire pour refaire le plein à 90%. Cela dépend énormément du chargeur employé évidemment mais avec un modèle exploitant le maximum de la capacité de la Nexode, soit 65 watts en entrée, la charge est très rapide.

Le nombre de cycles annoncé par Ugreen parait décevant de prime abord : 1000 cycles garantis à 80% de sa capacité. Cela semble peu mais c’est plutôt assez haut pour un modèle de 20 000 mAh en Lithium Ion. Cela permettra de recharger un smartphone récent entre 3500 et 4000 fois. Un ordinateur portable plus de 1200 fois. Ce qui nous amène à des années d’usage avec une charge quotidienne.

Dans ma poche de jean, pas très pratique ni très discret.

En conclusion

Cette batterie Ugreen Nexode 130W est une très bonne solution. Elle a bien sûr quelques points qui peuvent être problématiques à commencer par un encombrement différent des modèles classiques, plus épaisse que les autres batteries du même genre. Ce sera donc un choix de l’utilisateur entre un modèle plus plat et long et cette solution plus épaisse. Si vous n’avez pas pour habitude de balader votre batterie dans vos poches mais plutôt dans un sac, ce sera un faux problème. Rares sont les modèles de cette capacité à proposer un design réellement ultraportable.

Dans un sac avec un passe câble vers l’extérieur on peut charger et décharger sans soucis.

Le fait de ne pas avoir de chargeur livré avec l’objet est également décevant même si cela devient de plus en plus classique pour de simples raisons de coût. Pour qu’il ait du sens, un chargeur compatible avec la Nexode, se devrait de proposer d’excellentes capacités de charge. Un modèle GaN de type 60 Watts semble être le plus adapté. Mais embarquer un chargeur de ce type alourdirait considérablement la note. L’idée est donc d’exploiter un chargeur que vous possédez déjà. Celui d’un ordinateur portable ou d’un smartphone à charge rapide, par exemple, sera idéal mais tout type de chargeur USB Type-C fera l’affaire.

Pour le reste c’est un sans fautes : la batterie est robuste, propose réellement les 20 000 mAh promis, mise autant sur la sécurité que sur les services proposés et permet surtout de voir précisément ce que l’on recharge et à quelle vitesse on le fait. L’apparition d’un compteur qui indique combien de temps la batterie pourra assurer son service de charge est vraiment utile pour certains usages. C’est, par exemple, extrêmement utile pour utiliser un fer à souder USB ou alimenter un montage Raspberry Pi ou Arduino.

Si la batterie a des côtés gadgets avec des fonctionnalités plus ou moins utiles pour la plupart des utilisateurs, elles sont proposées en plus d’une base de services de qualité. L’écran est clairement un élément dont on peut se passer pour un usage standard de recharge de smartphone, un système de LEDs étant alors aussi efficace. Mais j’apprécie beaucoup de savoir si l’ensemble des éléments que je branche sur la Nexode fonctionnent correctement et le nombre de watts qu’ils peuvent encaisser. La qualité de la construction et la sécurité proposée par la batterie finissent de me convaincre que les euros supplémentaires demandés par la marque ont un sens. On trouve des batteries « 20 000 mAh » noname en ligne a 25€ et certaines sont correctes. Mais aucune ne propose la qualité de ce modèle, ses fonctionnalités et surtout la possibilité de charger en 100 Watts.

La batterie est proposée à 54.14€ sur Amazon

Ugreen Nexode 130W : la batterie 20 000 mAh en promo © MiniMachines.net. 2026

Stratasys fait condamner Bambu Lab aux US : 27.6 millions de dollars contre un peu de plastique

30 septembre 2026 à 10:42

Un tribunal Texan vient de condamner Bambul Lab à verser une coquette somme à l’entreprise de fabrication d’imprimantes 3D Stratasys pour violation de brevets.

Un objet imprimé et sa petite tour de purge au second plan.

Un objet imprimé et sa petite tour de purge au second plan.

En jeu le concept de « tours de purge » inventé par Stratasys selon le fabricant américain. Ces tours sont une solution élégante trouvée pour régler le problème du changement de filament dans une impression 3D. Mettons que vous imprimez un objet avec trois couleurs. À chaque changement de couleur, il faut changer de filament. L’imprimante rétracte donc la couleur précédente et appelle la nouvelle dans la buse en métal qui va la chauffer pour la faire fondre. Mais cette buse en métal contient toujours des résidus de l’ancienne couleur. Pour avoir un résultat net et pas un mélange de couleurs, la solution est simple, il faut « purger » la buse. 

Pour imprimer le petit bateau, il est possible de procéder en éjectant de petits bouts de filament ou d'imprimer la tour au second plan.

Pour imprimer le petit bateau, il est possible de procéder en éjectant de petits bouts de filament ou d’imprimer la tour au second plan.

Cela peut se faire de plusieurs manières et la première trouvée par les fabricants a été de pousser quelques centimètres de filament dans le vide puis d’éjecter ces déchets en dehors du plateau d’impression, en général dans un petit récipient que l’on pose à côté de l’imprimante. Une méthode qui a fait ses preuves mais qui a tendance à générer des déchets foisonnants et pas forcément simples à recycler. Puis sont arrivées les « tours de purge », éléments dont Stratasys réclame la paternité. 

Plus question d’éjecter un petit bout de filament fondu, il s’agit désormais d’imprimer une forme géométrique en hauteur de la taille nécessaire pour extruder suffisamment de filament et faire le ménage au changement de matériau. Cette purge se fait donc en parallèle de l’objet à imprimer et conduit à la construction d’une structure qui rappelle souvent une tour.

Stratasys a déposé un brevet sur le système de tour de purge aux US

Stratasys a déposé un brevet sur le système de tour de purge aux US

Stratasys gagne aux US mais perd en Europe

La plainte déposée par Stratasys a été jugée recevable aux USA et a mené ce 18 septembre au prononcé d’une amende de 27.6 millions de dollars que Bambu Lab devra lui verser… même si le constructeur chinois peut encore faire appel. Le tribunal ayant retenu la volonté de contrefaire intentionnellement ces brevets, la suite des évènements pourrait donner encore plus de fil à retordre pour Bambu. Il est bon de rappeler que la même plainte avait été déposée en Europe mais que Bambu Lab a obtenu l’annulation même de la plainte de Stratasys sur le territoire européen en avril dernier. Une décision pour laquelle Stratasys n’a pas fait appel.

Une collection de tours de purge.

Une collection de tours de purge.

L’amende concerne le préjudice subi par Stratasys à cause de l’emploi des brevets de la marque. Faute d’une solution amiable entre les deux entités, d’autres mesures encore plus dommageables pourraient être prises. On imagine assez bien l’impact d’une interdiction commerciale aux US pour Bambu Lab. Non seulement l’entreprise perdrait un énorme marché, mais les clients ne pourraient sans doute plus se procurer les pièces détachées nécessaires à l’entretien ou la réparation de leurs modèles.

L’impression 3D a débuté autour de technologies libres et partagées entre de nombreux acteurs, permettant à chacun de profiter des avancées des autres. Cette philosophie semble s’être effritée au fur et à mesure que le marché est devenu plus concurrentiel. Difficile de savoir si l’idée de la tour de purge vient réellement de Stratasys ou si la marque a simplement été la première à la breveter, mais la marque peut tout à fait demander des royalties pour son usage aux USA.

Il faudrait alors que Bambu Lab, comme d’autres, s’en acquittent. Ce qui aurait sans doute un impact sur le prix des imprimantes 3D. Si Stratasys demande le blocage de la commercialisation des imprimantes concernées, la poursuite du développement de Bambu Lab sera également difficile. Sans le marché US, la production sera sérieusement amputée d’un de ses plus gros débouchés. Même si les imprimantes continueront sans doute d’être vendues ailleurs, le risque d’une augmentation des prix est plus que probable.

Le logiciel open source OrcaSlicer permet de créer des tours de purge

Le logiciel open source OrcaSlicer permet de créer des tours de purge

L’open source au secours de Bambu Lab

Reste une solution simple et évidente… Et c’est peut-être la morale de cette histoire. Il y a quelques temps, Bambu Lab avait mis en branle ses propres juristes pour empêcher un développeur indépendant de proposer des solutions alternatives aux logiciels et services de la marque. Le retour de flamme a été assez colossal. En cherchant à s’enfermer dans un système de moins en moins ouvert, Bambu Lab se positionnait contre l’open source et cherchait à contrôler toutes les étapes de l’impression dans un tunnel propriétaire.

Pourtant, aujourd’hui la solution open source semble l’évidence. Rien n’empêcherait Bambu Lab de ne plus proposer via son logiciel de pilotage d’imprimante Bambu Studio de réaliser ces fameuses tours de purge. Ce qui rendrait les demandes de Stratasys évidemment caduques. Il suffirait que la marque compte sur les développeurs indépendants pour proposer cette fonctionnalité au travers de logiciels libres comme OrcaSlicer que l’utilisateur final pourrait télécharger sur des serveurs européens. Plus de tour de purge par défaut, plus de problèmes juridiques et un service tout à fait identique une fois le logiciel libre téléchargé.

Stratasys fait condamner Bambu Lab aux US : 27.6 millions de dollars contre un peu de plastique © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : Amazon Fire TV Stick 4K Select à 27.99€?

30 septembre 2026 à 09:02

Amazon Fire TV Stick 4K Select

Amazon Fire TV Stick 4K Select

La clé Amazon Fire TV Stick 4K Select de nouvelle génération est en promo à 27.99€ au lieu de 69.99€. Elle permet de streamer en UltraHD des contenus en ligne depuis Netflix, Prime Video, Disney Plus, Apple TV, HBO Max, Arte, M6+, Molotov mais aussi Twitch et Youtube. C’est un outil vraiment super pratique pour outrepasser les services généralement assez lents des vidéoprojecteurs. La télécommande fournie est ergonomique et plutôt bien construite. Ces nouvelles versions sont désormais sous Vega OS au lieu d’Android. La clé embarque 8 Go de stockage et fonctionne en Wi-Fi5 et Bluetooth 5.0, la télécommande dispose d’une fonction de contrôle vocal. 

Voir l’offre Amazon Fire TV Stick 4K Select sur Amazon

Le modèle Fire HD est également disponible à 25.99€, mais n’affichera qu’en FullHD et pas en 4K. À vous de voir si l’économie de 2€ est intéressante ou non.

Bon Flan : Amazon Fire TV Stick 4K Select à 27.99€🍮 © MiniMachines.net. 2026

Bigme Hibreak Dual 3 : un smartphone double écran original

30 septembre 2026 à 08:57

L’idée du Bigme Hibreak Dual 3 est de proposer à l’utilisateur de son smartphone Android 16 un affichage de 6.13″ Eink couleur assez classique. Un écran pas vraiment fait pour la vidéo ni le jeu, mais qui offre une excellente visibilité en pleine lumière et une meilleure autonomie à l’engin.

Bigme Hibreak Dual 3

Bigme Hibreak Dual 3

Avec une dalle de ce type, la lecture de documents est reposante. Le smartphone propose une prise en charge tactile capacitive classique mais également le pilotage par stylet actif. L’affichage en niveau de gris propose 300 points par pouce et le passage à la couleur divise ce score par deux. Le smartphone est piloté par un SoC ARM Mediatek Dimensity 8300 lancé à la fin de l’année 2023. Il est secondé par 12 à 16 Go de mémoire vive et propose de 256 à 512 Go de stockage par défaut. Complet avec 5G, NFC, charge rapide, capteurs photo 5 et 50 mégapixels, il est compatible avec le Play Store Android.

Bigme Hibreak Dual 3

Mais la grande particularité de cette offre, c’est que le constructeur a ajouté à ce Bigme Hibreak Dual 3 un second écran qui vient se magnétiser au dos de l’appareil pour lui offrir… un écran LCD de 5 pouces LCD. Un affichage secondaire qui pourra être employé pour la photo, la lecture de films ou tout simplement pour jouer ou lancer des applications nécessitant une plus grande vitesse d’affichage et des couleurs plus profondes.

Bigme Hibreak Dual 3

Le Bigme Hibreak Dual 3 décliné en plusieurs modèles

C’est l’inverse de ce que proposent la majorité des marques qui font de l’écran à encre numérique l’affichage secondaire. On pourra également acheter le smartphone sans cet écran LCD pour baisser la note et même choisir un affichage à encre uniquement en niveau de gris. Les prix changent donc beaucoup suivant les options. Le Bigme Hibreak Dual 3 le plus abordable en 12/256 Go avec encre monochrome et sans écran LCD démarre à 569$. La version sous encre couleur avec 16/512 Go de capacité et un écran LCD secondaire grimpe à 769$.

Pour le moment, il s’agit d’une annonce avec assez peu d’informations techniques. On ne connait pas la technologie derrière ce second écran, pas même sa définition. Peu d’informations sont disponibles sur le moyen de connexion entre le smartphone et cet affichage secondaire. Il s’agit d’une série de ports POGO à l’arrière du smartphone, mais la marque reste assez évasive sur ce poste. La disponibilité est estimée pour la mi-novembre même si le Bigme Hibreak Dual 3 est déjà en précommande. J’ai trouvé la démarche assez originale, le constructeur propose depuis des années des produits avec une approche différente du reste du marché.

Le smartphone E-Ink Bigme HiBreak Pro en action

Bigme Hibreak Dual 3 : un smartphone double écran original © MiniMachines.net. 2026

À Las Vegas, les pompiers interviennent pour sauver un homme piégé dans un tunnel en proie aux inondations

VIDÉO - Un homme a été secouru par les pompiers de Las Vegas ce lundi, alors qu’il était coincé dans un tunnel de drainage en proie à des inondations. La ville du Nevada a été touchée en début de semaine par d’importants orages et de fortes pluies ayant provoqué des inondations.

© Figaro Live

Les images du sauvetage d'un homme coincé dans un tunnel de Las Vegas en proie aux inondations
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