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Vue normale

Tesla Roadster : du grand n’importe quoi et un style de Lamborghini

16 octobre 2026 à 08:24
Tesla Roadster 2026

Le Tesla Roadster nouvelle génération, c’est l’Arlésienne ! Présenté il y a 9 ans (!) la deuxième génération connait une nouvelle présentation grandiloquente comme Musk sait les faire et change radicalement de style pour une sortie de Lamborghini Murcielago.

Une fusée sur roues

Hier soir, Porsche dévoilait le concept Mission S qui annonce une nouvelle voiture à moteur central au-dessus de la 911 ainsi qu’un nouveau langage stylistique. Peu après, Tesla a fait le show (sur un centre de tests de Space X) avec une voiture propulsée par des gaz froids ou capable de rouler au plafond…enfin presque.

Le nouveau roadster inaugure surtout un tout nouveau design. On se plaint souvent que les Tesla ont « la même tronche » depuis le lancement, là au moins cela change. Il est très anguleux ce roadster. A l’avant, les feux à LED sont positionnés en haut de petits triangles escamotables (pop down), eux-mêmes dans de plus grands triangles de carrosserie. De l’avant, on pourrait lui mettre un badge Lamborghini sans souci. Il y a pire comme comparaison.

Tesla Roadster 2026

Un design qui change enfin

Mais il n’y a pas que cela qui rappelle la marque de Sant’Agata Bolognese. Les ailes en élitres (déjà là en 2017), mais aussi le profil acéré avec cette « vague » faite par l’aile avant. Quand à l’arrière, il est lissé, dépouillé. C’est sculptural presque. Surtout dans cette couleur Blanc Ano qui « s’inspire des techniques aérospatiales qui assurent une protection contre les rayons UV et les températures cryogéniques lors de l’exposition aux conditions extrêmes de l’espace, ainsi qu’une dissipation électrostatique et une résistance à la corrosion afin de protéger les fusées pendant les phases de pré-lancement et de récupération. »

Le Roadster a de l’aérodynamique active. C’est le cas de l’aileron énorme qui se déploie au-dessus de la ligne lumineuse qui sert de feux arrière. On notera aussi l’énorme diffuseur et…des sorties tubulaires.

Mais non ! Ce Tesla Roadster est bien 100 % électrique. Alors quoi ? Si vous vous souvenez, en 2017, Musk parlait de mettre des fusées à sa voiture (il l’avait même envoyée dans l’espace avec une fusée justement). Eh bien nous y sommes !

Trois versions aux capacités différentes

Tesla présente trois configurations pour son Roadster : Performance, Thrust et Rocket. Toutes reposent sur une architecture à deux places, à l’exception de la version Rocket, qui ne dispose que d’un siège.

La version Performance, proposée sur réservation, associe une aérodynamique active à un système d’aspiration multimode destiné à augmenter l’appui. Le constructeur indique que ce dispositif doit améliorer les performances sur route comme sur circuit.

La variante Thrust, annoncée en édition limitée, ajoute donc des propulseurs à gaz froid à l’arrière. Tesla lui attribue une accélération de 0 à 100 km/h en moins d’une seconde. Cette configuration associe les propulseurs au système d’aspiration multimode.

La version Rocket va plus loin. Accessible uniquement sur invitation, elle intègre des propulseurs répartis autour du véhicule. Selon Tesla, ils permettent une accélération vers l’avant et vers le haut, ainsi qu’un mouvement de rotation latéral. Le constructeur affirme que cette configuration peut permettre au Roadster de voler… On est à deux doigts du jet-pack des JO de Los Angeles 1984 (la Rocket Belt de Bell Aerosystems).

Un système d’aspiration pour augmenter l’appui

Le Roadster doit notamment s’appuyer sur un système de ventilation et d’étanchéité au sol. Celui-ci aspire l’air situé sous la voiture afin de générer une force d’appui importante. C’est un système que l’on connait en sport automobile depuis longtemps et les F1 modernes l’ont remis au goût du jour.

Des ventilateurs motorisés et des ailerons actifs complètent le dispositif. Tesla explique que cet ensemble doit optimiser la traction et la vitesse en virage, y compris lorsque le véhicule roule à très faible allure. Le constructeur affirme que l’aspiration peut être suffisante pour maintenir la voiture à l’envers, même à l’arrêt. On a déjà vu cela avec la McMurtry Spéirling qui a démontré qu’elle roulait à l’envers. Elle aussi électrique, et qui fait le 0 à 100 km/h en 1,4 seconde. Ridicule ! Bouh ! C’est nul !

Des propulseurs à gaz froid pour la version Thrust

Mais, les propulseurs à gaz froid constituent l’autre particularité mise en avant par Tesla. Dans leur nouvelle génération, ils utilisent des actionneurs entièrement électriques afin de contrôler précisément la poussée et d’effectuer des ajustements en une fraction de seconde.

Le constructeur présente ce dispositif comme un moyen de stabiliser le véhicule en vol. Il prévoit son intégration à l’arrière de la version Thrust, tandis que la version Rocket en disposerait tout autour de la voiture. Rien que sur la Thrust cela fait son effet et c’est ce que cherche Elon Musk, for sure.

Des matériaux légers et un habitacle spécifique

Forcément, pour accélérer très fort et « voler », il faut de la légèreté. Tesla indique avoir cherché à réduire la masse du Roadster grâce à plusieurs choix techniques. La position fixe du siège, les commandes manuelles et l’utilisation de matériaux légers doivent contribuer à cet objectif. Oui oui, un siège fixe, comme en sport auto tiens. Le magnésium, le titane et la fibre de carbone figurent parmi les matériaux cités. Ah ben comme en sport automobile aussi.

La direction, mais aussi accélérateur et frein sont « by-wire », sans liaison mécanique. L’habitacle associe une sellerie blanche à des détails en micro-daim gris (de la suédine, du plastique en somme). Les sièges comportent des renforts dans ce matériau et des perforations inspirées des lignes de vitesse.

Une disponibilité soumise à des restrictions

Tout cela, c’est bien beau, mais on ne parle même pas d’autonomie, de puissance, ou de vmax. Non, on fait le show, on enfume (même si ce sont des gaz froid).

Les trois configurations ne sont pas proposées selon les mêmes modalités. La version Performance est disponible sur réservation, la Thrust est annoncée en série limitée et la Rocket est accessible uniquement sur invitation. Tesla précise également que la version Rocket peut ne pas être disponible dans toutes les régions… Tu m’étonnes John !

Le constructeur avertit enfin que la version Rocket n’est pas approuvée pour une utilisation sur la voie publique. La disponibilité des équipements dépend par ailleurs des exigences légales et de la réglementation en vigueur dans chaque région.

Notre avis, par leblogauto.com

Elle est belle cette nouvelle Tesla Roadster. Enfin c’est un avis. Elle revient à la simplicité des Lamborghini qui ont relancé la marque au taureau. Sinon pour le reste ? Elon a encore fait du Elon… de l’esbrouffe, de la promesse en l’air, des choses WAOUH ! qui ne servent strictement à rien. Mais cela donne envie de le suivre.

Il est de ces gens-là comme était Steve Jobs. Des vendeurs de vents que l’on suit au bout du monde. Il n’empêche que depuis 2017, on nous la promis combien de fois la Roadster ? Une génération automobile est passé et ceux qui ont suivi Tesla aveuglément n’ont toujours rien vu venir.

Allez, on est mauvaise langue, le patron a annoncé une mise en production en 2028. Bon, en 2017, il était question d’une mise en production en 2019/2020. Tant qu’il y aura des pigeons. Sinon Tesla fait de bonnes voitures électriques aux performances désormais égalées par d’autres. Est-ce que le Roadster permet de conserver une part de magie et faire briller les yeux des grands enfant quinquagénaires ?

Ce show, surtout la voiture qui saute par dessus un Tesla Semi cela fait très David Copperfield. Pour le prix ? Pas officiel. La réservation du Tesla Roadster est à 5 000 € tout de suite et 45 000 € dans les 10 jours qui suivent pour une « simple » performance. La Thrust c’est 5 000 + 245 000 dans les 10 jours. Gloups !

Tesla Roadster 2026

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Porsche Mission S : une nouvelle supercar à moteur central se profile au-dessus de la 911

15 octobre 2026 à 21:40
Porsche Mission S

Porsche dévoile la Mission S, un concept qui annonce une nouvelle orientation stylistique pour ses futures sportives. Présentée à New York, cette étude de style préfigure aussi le développement d’une plateforme de supercar à moteur central. Elle est destinée à compléter durablement la gamme au-dessus de la 911.

La Porsche Mission S annonce une nouvelle étape pour la marque

Présentée le 15 octobre 2026 à New York, la Porsche Mission S donne donc un aperçu de l’évolution du design du constructeur allemand. Ce concept s’inscrit dans le cadre de la réorientation stratégique « Sportwagenschmiede 35 », qui vise notamment à définir les lignes directrices des futurs modèles.

Porsche met l’accent sur trois principes : un design cohérent, une identité reconnaissable et des formes conçues pour durer. La Mission S reprend plusieurs éléments emblématiques de la marque tout en les réinterprétant dans une silhouette contemporaine. Voilà pour le discours corporate.

Une drôle de Porsche

Esthétiquement, on retrouve la ceinture de vitrage latéral typique de la 911. Le galbe des ailes l’évoque également. En revanche, à l’avant, on est plus sur des feux de 718/Cayman et de faux airs du Porsche Mission R.

C’est sans doute l’arrière qui tranche le plus avec les productions Porsche habituelles. Ici, on a des ailes qui débouchent sur un immense « tunnel » aéro. Les feux très fins sont symboliques ils prolongent une fine ligne qui ceinture toute la caisse. L’aileron actif est intégré au tunnel. Les deux doubles sorties d’échappement verticales encadrent le diffuseur.

L’intérieur est ultra-dépouillé avec principalement des compteurs devant le conducteur et un tout petit écran central. Cela change des habitudes actuelles de l’automobile.

Une silhouette inspirée de plusieurs Porsche historiques

La Mission S adopte une architecture à moteur central. Pas de porte-à-faux arrière comme sur la 911 mais une position plus « classique ». La silhouette est large et basse avec une ligne de toit qui sculpte l’arrière. Vu de dessus, ce concept est magnifique.

Plusieurs modèles historiques ont servi de référence. Les phares ronds et les ailes rappellent la 911, tandis que certains détails des lignes de carrosserie font écho à la génération G de la sportive, produite de 1974 à 1989. L’avant plat s’inspire de la 911 GT1, alors que la ligne de toit sous l’aileron arrière évoque la 959. La 917 n’est pas oubliée avec son iconique ventilateur. Il sert à évacuer efficacement la chaleur du moteur.

Le lieu de présentation fait également référence à l’histoire du constructeur. Ainsi, l concept a été dévoilé sur un quai du Queens, à New York, avec Manhattan en arrière-plan. C’est sur ce même site que des photographies de la Porsche 550 Spyder à moteur central avaient été prises en 1953.

Porsche Mission S

Un habitacle reposant, à l’ancienne

À bord, Porsche privilégie une présentation épurée et une disposition centrée sur le conducteur comme on l’a dit précédemment. C’est apaisant d’avoir un dessin si peu chargé. Pour peu, on pourrait y voir de la Porsche 550 Spyder ou de la 356. Elles ont servi d’inspiratrices à Tobias Sühlmann, le patron du design Porsche.

Pourquoi pas d’écran géant tactile ? Car au final c’est une distraction pour le conducteur. Et si on a besoin de navigation ? Eh bien on peut utiliser son smartphone comme écran de navigation ou pour l’infodiverstissement. Autant d’économies faites par le constructeurs aussi…

Une future supercar positionnée au-dessus de la 911

Au-delà du design, la Mission S accompagne l’annonce d’un projet industriel plus large. Porsche prévoit de développer une nouvelle plateforme de supercar à moteur central, positionnée au-dessus de la 911.

Le constructeur précise que cette future offre n’est pas envisagée comme un modèle exceptionnel produit en série limitée comme il y en a eu d’autres par le passé. Ce sera un ajout permanent à sa gamme. L’objectif affiché est de proposer une architecture polyvalente s’appuyant sur l’expérience acquise en compétition et sur les technologies développées par la marque.

Pour le moment, ce sera donc du thermique et pas du 100 % électrique.

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