Les violences de ce week-end n’ont pas grand-chose à voir avec les révoltes dont l’histoire de France est coutumière, explique “The Economist”. La crise était déjà là, politique, sociale et économique. Face à des marchés méfiants, à une dette colossale et à la colère de la rue, il semble impossible que le pays puisse débattre de son système social, et de son financement.
Aucun des deux candidats en tête des sondages ne s’attaque sérieusement au problème de la dette colossale du pays. Jean-Luc Mélenchon veut la geler et risque une crise de la zone euro ; le budget de Marine Le Pen retranche deux tiers de la contribution française à l’Europe. Pour Wolfgang Münchau, spécialiste de l’économie européenne, une crise financière est donc très probable.