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Loi Montagne 2026-2027 : pneus hiver obligatoires dès le 1er novembre, quelles sanctions risquez-vous ?

22 octobre 2026 à 08:36
Des voitures sous la neige, équipées de pneus hiver

Dès le 1er novembre 2026, la Loi Montagne impose un équipement hivernal dans certaines communes françaises, jusqu’au 31 mars 2027. Pneus hiver 3PMSF, chaînes ou chaussettes à neige : voici les règles à connaître et les sanctions prévues en cas de non-respect.

Loi Montagne : les dates à retenir pour l’hiver 2026-2027

La réglementation hivernale s’applique du 1er novembre au 31 mars de l’année suivante. Pour la saison 2026-2027, la période débute donc le dimanche 1er novembre et prend fin le mercredi 31 mars.

Issue du décret du 16 octobre 2020, cette mesure découle de la Loi Montagne de 2016. Elle est entrée en application durant l’hiver 2021-2022.

L’obligation ne concerne toutefois pas l’ensemble du territoire. Elle vise les communes désignées par arrêté préfectoral dans 34 départements. Elles sont notamment dans les Alpes, les Pyrénées, le Massif central, le Jura et les Vosges mais pas que.

Toutes les communes d’un même département ne sont pas non plus nécessairement concernées. Certaines routes ou certains itinéraires de délestage peuvent également être exclus. La carte des communes concernées est disponible sur le site de la Sécurité routière.

B58 et B59, les deux panneaux à connaître

Comment savoir si votre voiture doit être équipée ?

Des panneaux spécifiques signalent les zones soumises à cette obligation saisonnière. Le panneau B58 indique l’entrée dans la zone concernée, tandis que le panneau B59 marque sa sortie. Un panonceau précise la période d’application.

Le panneau B26 répond à une autre règle. Installé sur une route enneigée, il impose des équipements spéciaux, quelle que soit la période de l’année. Dans ce cas, les équipements doivent être montés sur le véhicule, et non simplement rangés dans le coffre.

Des pneus hiver portant le symbole 3PMSF peuvent suffire, sauf si un panneau B26 impose explicitement les chaînes. Le non-respect du panneau B26 expose à une contravention de deuxième classe, pouvant atteindre 150 euros.

Pneus hiver : le marquage 3PMSF est indispensable

Pour les voitures particulières et les utilitaires légers, la réglementation prévoit deux possibilités : rouler avec des pneus adaptés ou détenir des chaînes ou des chaussettes à neige.

La première solution consiste donc à équiper les quatre roues de pneus portant le symbole alpin 3PMSF, reconnaissable à sa montagne à trois pics et à son flocon. Depuis le 1er novembre 2024, le simple marquage M+S (mud and snow) ne suffit plus pour satisfaire à cette obligation.

Un pneu portant uniquement cette inscription reste autorisé à la vente et à la circulation. En revanche, son conducteur doit disposer de chaînes ou de chaussettes à neige à bord pour respecter la réglementation dans les zones concernées.

Les pneus quatre saisons sont également acceptés, à condition de porter le symbole 3PMSF. Il convient donc de vérifier le flanc des pneus avant l’arrivée de l’hiver.

Chaînes ou chaussettes : quelle solution choisir ?

Les automobilistes peuvent conserver leurs pneus habituels s’ils disposent de chaînes métalliques ou de chaussettes textiles capables d’équiper au moins deux roues motrices.

Le choix dépend notamment de la fréquence d’utilisation. Les chaînes sont recommandées pour les déplacements réguliers en montagne, tandis que les chaussettes conviennent davantage à un usage occasionnel.

Les pneus cloutés échappent à cette obligation. Depuis novembre 2025, les pneus tout-terrain professionnels portant le marquage POR bénéficient également d’une exemption, notamment lorsqu’ils équipent certains véhicules des forces de l’ordre.

La loi Montagne 2 impose des pneus hiver, des chaussettes ou des chaînes

Camping-cars, bus et poids lourds : qui est concerné ?

La réglementation vise les véhicules à quatre roues et plus. Elle concerne donc les voitures, les utilitaires, les camping-cars, les autocars, les bus et les poids lourds.

Une règle supplémentaire s’applique aux camions tractant une remorque ou une semi-remorque. En effet, ils doivent détenir des chaînes, même lorsqu’ils roulent avec des pneus hiver.

Loi Montagne : aucune amende pour l’absence d’équipement hivernal

C’est un point important pour l’hiver 2026-2027. Selon une réponse gouvernementale publiée au Journal officiel le 17 février 2026, l’obligation saisonnière de la Loi Montagne reste appliquée sans sanction spécifique. On est en France tout de même !

Pour verbaliser les automobilistes qui ne respectent pas cette obligation, un décret dédié est nécessaire. Or, selon les informations disponibles à la fin du mois de septembre 2026, ce texte n’avait toujours pas été publié au Journal Officiel (JO).

Les montants de 135 euros parfois évoqués pour une absence de pneus hiver ne reposent donc pas sur une base réglementaire établie à cette date. C’est ce qui était prévu il y a plus de 10 ans lors du vote de la Loi Montagne II !

Cette absence de sanction spécifique ne signifie pas pour autant que toutes les situations sont sans risque. Le panneau B26 reste soumis à une obligation distincte. Aussi, son non-respect peut être sanctionné par une contravention de deuxième classe, jusqu’à 150 euros.

Faut-il acheter des pneus hiver avant le 1er novembre ?

Tout dépend des trajets prévus. Un automobiliste qui ne circule jamais dans une zone concernée n’est pas soumis à l’obligation saisonnière. En revanche, les déplacements réguliers en montagne ou un séjour au ski peuvent nécessiter de prévoir un équipement adapté.

Pour une utilisation tout au long de l’hiver, quatre pneus hiver ou quatre saisons portant le symbole 3PMSF permettent de respecter la réglementation sans avoir à monter des équipements supplémentaires. Et même pour les personnes circulant dans des zones non concernées, le pneu hiver est chaudement (enfin froidement) recommandé car il est bien meilleur sous les températures automnales et hivernales.

Pour un séjour ponctuel, des chaînes ou des chaussettes à neige conservées à bord constituent une autre solution. Les chaînes restent recommandées pour un usage fréquent en montagne. Si on veut éviter tout souci, une paire de chaussette (qui ont leur limite) c’est moins de 20 € à mettre dans le coffre avec le triangle, le (ou les) gilets, etc.

C’est donc plus une question de responsabilité et de sécurité que de la peur du gendarme puisqu’ici, comme à l’époque pour l’éthylotest obligatoire dans la voiture, il n’y a pas de sanction prévue. En revanche, si vous bloquez une route faute d’avoir les équipements adaptés, les forces de l’ordre peuvent vous obliger à faire demi-tour, voire immobiliser le véhicule. En cas d’accident, votre responsabilité pourrait être engagée.

Notre avis, par leblogauto.com

La France est assez coutumière des lois aberrantes ou des obligations sans sanction. La loi Montagne 2 est prévue pour éviter que des véhicules ne se mettent au fossé ou gênent la circulation sur des routes enneigées, ou verglacées.

Avant le début de la période hivernale, le plus important est donc de vérifier les communes traversées, le marquage des pneus et la compatibilité des équipements avec son véhicule. Et quand bien même, passer aux pneus hiver et/ou avoir des chaussettes dans le coffre, même sans aller en « zone montagne ». Il ne fait pas froid ni ne neige qu’en montagne.

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Les dégâts du week-end de chaos en France pourraient dépasser le milliard d’euros

Les violences et pillages des 17 et 18 octobre partout en France figurent parmi les plus coûteux des dommages liés à des manifestations selon les assureurs. Quelque 3 000 magasins ont été dégradés, selon le ministre du Commerce Serge Papin.

© Manon Cruz/Reuters

Un mannequin au sol et des vêtements en vrac à terre qui brûlent, à Marseille, le 17 octobre 2026.

Combien coûte l’assurance d’une voiture sans permis ?

13 octobre 2026 à 22:05
Combien coûte l’assurance d’une voiture sans permis ?

Le prix d’une assurance pour voiture sans permis peut aller de quelques dizaines à plus d’une centaine d’euros par mois selon le véhicule et le niveau de protection retenu. Un écart important, qui s’explique notamment par la valeur de la voiturette, le profil de son conducteur, son lieu de stationnement et les garanties souscrites. Une chose ne change pas : même sans permis B, l’assurance reste obligatoire pour circuler.

Quel est le prix moyen d’une assurance pour voiture sans permis ?

Il n’existe pas de tarif unique. À titre indicatif, une voiturette d’occasion assurée uniquement au tiers peut coûter autour d’une vingtaine d’euros par mois selon les estimations publiées par LeLynx, tandis qu’une couverture tous risques pour un véhicule neuf peut atteindre des montants nettement supérieurs. Ces chiffres doivent surtout être considérés comme des ordres de grandeur : chaque assureur applique sa propre grille tarifaire et évalue individuellement le risque. Le prix réel ne peut donc être connu qu’après établissement d’un devis.

Pourquoi le tarif varie-t-il autant d’un conducteur à l’autre ?

Les assureurs tiennent compte de plusieurs paramètres : âge et expérience du conducteur, lieu de résidence, fréquence d’utilisation, stationnement dans un garage ou sur la voie publique, valeur du véhicule, ancienneté ou encore coût potentiel des réparations. Le modèle compte également. Une voiture sans permis Ligier récente et bien équipée représente par exemple une valeur à assurer différente de celle d’une voiturette ancienne destinée uniquement à quelques déplacements locaux. Deux propriétaires circulant autant peuvent donc recevoir des propositions tarifaires très différentes.

Quelle formule d’assurance choisir pour une voiture sans permis ?

La responsabilité civile constitue le minimum légal. Elle indemnise les dommages corporels ou matériels causés à des tiers, mais pas nécessairement ceux subis par votre propre véhicule. Une formule intermédiaire peut ajouter le vol, l’incendie ou le bris de glace. Quant au tous risques, il offre généralement une protection plus large, notamment pour les dommages accidentels affectant la voiturette. Le choix doit surtout être proportionné à la valeur du véhicule et au coût qu’il faudrait supporter personnellement en cas de sinistre important.

  • Assurance au tiers : adaptée lorsque l’objectif prioritaire est de respecter l’obligation légale avec un budget limité.
  • Tiers étendu : pertinent pour ajouter certaines garanties comme le vol, l’incendie ou le bris de glace.
  • Tous risques : à envisager plus particulièrement pour une voiture sans permis récente ou de valeur élevée.

Un jeune conducteur paie-t-il plus cher son assurance VSP ?

L’âge du conducteur peut peser dans le calcul de la cotisation, notamment lorsque la voiture sans permis est conduite par un adolescent. Une VSP reste en effet accessible à un public qui ne possède pas nécessairement le permis B : pour les personnes nées en 1988 ou après, la conduite d’un quadricycle léger suppose notamment de remplir les conditions réglementaires liées à la catégorie AM. L’assureur analyse alors le profil, l’usage prévu et les caractéristiques de la voiture avant de déterminer son tarif. Il faut également vérifier précisément les conditions contractuelles concernant les conducteurs autorisés.

Comment payer moins cher son assurance voiture sans permis ?

Comparer plusieurs devis reste le moyen le plus efficace d’identifier les écarts de prix, à condition de comparer des garanties réellement équivalentes. Une cotisation moins élevée peut cacher une franchise importante, des plafonds d’indemnisation plus faibles ou l’absence de garanties utiles. Pour réduire raisonnablement le budget, il est également possible d’adapter la couverture à la valeur du véhicule, de privilégier un stationnement sécurisé et d’éviter de souscrire des options sans rapport avec son usage réel. Sur une voiturette ancienne, une formule tous risques très coûteuse peut par exemple être disproportionnée par rapport à la valeur de remplacement du véhicule.

Il faut aussi examiner le montant des franchises avant de signer. Une différence de quelques euros par mois devient secondaire si le contrat impose plusieurs centaines d’euros restant à la charge de l’assuré lors d’un sinistre. La bonne comparaison porte donc sur quatre éléments : cotisation annuelle, garanties couvertes, exclusions et franchises. C’est cet ensemble qui permet d’évaluer le véritable coût de l’assurance, et non le seul prix affiché sur le devis.

Conclusion

Le bon tarif n’est pas nécessairement le moins cher : pour une voiture sans permis, une assurance pertinente est avant tout celle dont le niveau de protection reste cohérent avec la valeur du véhicule, son usage et le risque financier que le propriétaire est prêt à assumer.

Questions fréquentes

Est-il obligatoire d’assurer une voiture sans permis ?

Oui, une voiture sans permis doit au minimum être couverte par une assurance responsabilité civile. Comme tout véhicule terrestre à moteur destiné à circuler, elle doit être assurée même si sa conduite ne nécessite pas le permis B.

Peut-on assurer une voiture sans permis au tiers seulement ?

Oui, une assurance au tiers permet de respecter l’obligation minimale de responsabilité civile. Elle protège principalement contre les conséquences financières des dommages causés à autrui, mais offre une couverture limitée pour le véhicule lui-même.

Combien faut-il prévoir par mois pour assurer une voiture sans permis ?

Le tarif peut débuter autour de quelques dizaines d’euros par mois au tiers et augmenter fortement avec une couverture étendue. Le prix dépend notamment du modèle, de sa valeur, du conducteur, de la localisation et des garanties retenues.

Sources

  • Service-Public.fr
  • Légifrance
  • LeLynx.fr

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Financer une youngtimer ou une voiture de collection : les solutions disponibles

9 octobre 2026 à 13:38
Financer une youngtimer ou une voiture de collection : les solutions disponibles

Les banques traditionnelles restent prudentes face aux voitures de collection et aux youngtimers. Tour d’horizon des financements accessibles pour concrétiser votre projet.

Pourquoi les banques classiques hésitent à financer une voiture de collection

Acquérir une youngtimer ou une voiture de collection représente un projet à part entière, très différent de l’achat d’un véhicule récent. Les banques traditionnelles abordent ce type de dossier avec une prudence marquée, pour plusieurs raisons concrètes. La valeur d’une voiture de collection n’obéit pas aux mêmes règles qu’un véhicule ordinaire : elle ne suit pas de courbe de décote prévisible, elle peut fluctuer selon l’état du marché, la rareté du modèle, son historique ou l’évolution des tendances de collection. Pour un établissement bancaire classique, cette imprévisibilité complique l’évaluation du risque.

Par ailleurs, la plupart des outils de cotation utilisés par les conseillers bancaires (argus, bases de données constructeurs) ne couvrent tout simplement pas les modèles anciens ou à faible volume de production. Résultat : le dossier est jugé difficile à valoriser, et le crédit est souvent refusé ou assorti de conditions dissuasives. C’est précisément dans ce contexte que le choix du bon type de financement prend toute son importance.

Prêt personnel ou prêt affecté : quelle différence pour un achat de collection ?

Face à ce projet d’achat, deux grandes catégories de crédit à la consommation méritent d’être comparées : le prêt personnel et le prêt affecté. Ces deux formules fonctionnent différemment et n’offrent pas les mêmes protections ni la même souplesse.

Le prêt personnel : liberté d’utilisation, mais sans garantie sur le véhicule

Le prêt personnel est un crédit non affecté à un achat précis. La personne emprunte une somme qu’il est libre d’utiliser comme bon lui semble, sans avoir à justifier son emploi auprès de l’organisme prêteur. Pour financer une youngtimer, cette souplesse présente un avantage réel : il n’est pas nécessaire de produire une facture, un bon de commande ou un certificat de cession conforme aux exigences du prêteur. L’achat entre particuliers, courant dans le monde de l’occasion ancienne, ne pose donc aucune difficulté administrative particulière.

Le crédit auto de Cetelem peut par exemple être sollicité sous forme de prêt personnel pour ce type de projet, avec des montants et des durées de remboursement adaptables selon le profil de l’emprunteur. En revanche, le prêt personnel n’offre pas la protection liée à l’interdépendance contrat de vente/contrat de crédit : si la vente est annulée ou le véhicule non conforme, le remboursement du crédit reste dû indépendamment du litige.

Le prêt affecté : une protection accrue, mais des conditions plus strictes

Le prêt affecté, lui, est directement lié à l’achat d’un bien identifié. Le contrat de crédit mentionne le véhicule précis, et l’une des conséquences juridiques importantes est que si la vente est annulée, le contrat de crédit est automatiquement résolu. Cette protection est non négligeable lorsque l’acheteur traite avec un vendeur professionnel. Toutefois, pour les transactions entre particuliers ou les véhicules dont la valeur est difficile à établir, les organismes de crédit sont moins enclins à proposer un prêt affecté. Ils exigent généralement un justificatif de vente formalisé et une estimation du véhicule compatible avec leur grille interne.

Pour les youngtimers (véhicules ayant entre 20 et 40 ans environ), produites en série et encore relativement bien documentées, le prêt affecté reste envisageable auprès de certains établissements. Pour les voitures de grand âge ou à faible production, le prêt personnel sera souvent l’unique voie de financement via un organisme généraliste.

Les organismes spécialisés dans le financement de véhicules anciens

Au-delà des établissements généralistes, un marché de niche s’est structuré pour répondre aux besoins des collectionneurs. Ces acteurs spécialisés comprennent les spécificités du marché des véhicules anciens et proposent des approches plus adaptées.

Les courtiers et organismes dédiés au véhicule de collection

Certaines compagnies d’assurance spécialisées dans les véhicules de collection ont développé, en partenariat avec des organismes financiers, des offres de crédit qui tiennent compte de la valeur agréée du véhicule plutôt que de sa valeur résiduelle calculée selon l’argus standard. Ce principe de valeur agréée, bien connu dans l’univers de l’assurance collection, commence à se répandre du côté du financement. L’idée est simple : le véhicule est expertisé et sa valeur déclarée sert de référence tout au long du contrat.

Des courtiers spécialisés peuvent également orienter l’acheteur vers les rares établissements bancaires qui acceptent de traiter les dossiers collection, en mettant en concurrence plusieurs offres. Leur connaissance du marché leur permet de constituer des dossiers solides, ce qui augmente les chances d’obtenir des conditions de taux acceptables.

Les clubs et fédérations de véhicules anciens comme relais d’information

Les fédérations et clubs dédiés aux voitures anciennes constituent une ressource souvent sous-estimée. Certains entretiennent des partenariats avec des organismes financiers ou des assureurs capables de proposer des solutions sur mesure à leurs membres. Se rapprocher de la Fédération Française des Véhicules d’Époque (FFVE) ou d’un club de marque reconnu peut ainsi ouvrir des pistes concrètes, notamment pour les modèles les plus emblématiques.

Ce qu’il faut préparer avant de déposer un dossier de financement

Quel que soit l’organisme sollicité, la qualité du dossier conditionne largement la réponse obtenue. Quelques éléments facilitent l’instruction d’un financement pour un véhicule ancien.

  • Un rapport d’expertise ou d’estimation établi par un expert automobile indépendant ou un commissaire-priseur spécialisé.
  • L’historique complet du véhicule : carnet d’entretien, factures de restauration, certificat de conformité si disponible.
  • La carte grise et, le cas échéant, la carte de véhicule de collection délivrée par la FFVE pour les modèles de plus de 30 ans.
  • Un justificatif de vente formalisé (compromis, annonce détaillée avec numéro de série) pour les achats entre particuliers.

La présentation d’une assurance collection déjà souscrite ou d’un devis détaillé peut également rassurer l’organisme prêteur sur le sérieux de la démarche et la nature réelle du projet.

Ce que le marché des youngtimers change dans l’équation

Les youngtimers occupent une position particulière. Produites en grandes séries pour la plupart, elles sont encore relativement accessibles en termes de prix, ce qui les rend éligibles aux crédits à la consommation classiques dans leurs tranches basses. Mais leur cote monte régulièrement depuis plusieurs années sur certains modèles emblématiques des années 1980 et 1990, ce qui complique l’évaluation pour des établissements peu familiers du marché. Un modèle qui valait quelques milliers d’euros il y a cinq ans peut aujourd’hui atteindre le double ou le triple selon sa rareté et son état. Cette dynamique incite à agir rapidement, mais aussi à bien calibrer le montant emprunté par rapport à la valeur réelle du véhicule convoité au moment de l’achat.

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