❌

Vue normale

À partir d’avant-hierFlux principal

L’humanitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© aussi riche ni aussi nombreuse – DĂ©cryptage #1a

L’humanitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© aussi riche ni aussi nombreuse – DĂ©cryptage #1a

ChĂšre lectrice, cher lecteur,

Saviez-vous qu’au moment oĂč vous lisez cet article, l’humanitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© aussi riche ? Qu’il n’y a jamais eu autant d’humains vivant en mĂȘme temps sur Terre ? Que l’humain moyen n’a jamais autant produit de richesses ? 

Encore plus Ă©tonnant, si vous lisez cet article demain, aprĂšs-demain, ou encore le jour d’aprĂšs, ces trois phrases seront encore vraies.

L’humanitĂ© connaĂźt aujourd’hui un niveau de richesse sans prĂ©cĂ©dent, et nous n’avons jamais Ă©tĂ© aussi nombreuses et nombreux Ă  vivre en mĂȘme temps sur la planĂšte.

Pour rendre compte de ce phénomÚne spectaculaire, je vous propose une exploration de données économiques et démographiques de longue période dans une série de quatre articles de décryptage.

📂
‱ DĂ©cryptage #1a : donnĂ©es mondiales
‱ DĂ©cryptage #1b : les grandes rĂ©gions du monde
‱ DĂ©cryptage #1c : quelques pays, dont la France et les États-Unis
‱ DĂ©cryptage #1d : la vie avant l’émergence du capitalisme

L’humanitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© aussi riche

Comme le montre la Figure 1, le PIB (Produit IntĂ©rieur Brut) mondial a connu une croissance exponentielle lors des deux derniers siĂšcles. Le PIB est une mesure (imparfaite, comme toutes les mesures) de la richesse produite pendant une pĂ©riode donnĂ©e dans une zone gĂ©ographique donnĂ©e.

L’humanitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© aussi riche ni aussi nombreuse – DĂ©cryptage #1a
Figure 1 â€“ PIB mondial de 1 Ă  2022, en trillions de dollars internationaux dans les prix de 2011. AjustĂ© pour l’inflation. DonnĂ©es : Bolt et van Zanden - Maddison Project Database 2023 (2024) ; Maddison Database 2010, avec retraitement majeur par Our World in Data.

Comme le montrera le reste de l’article, le PIB n’est pas la seule sĂ©rie statistique qui a connu une croissance exponentielle lors des deux derniers siĂšcles.

En zoomant sur les trois derniers siĂšcles, la Figure 2 montre que la premiĂšre phase de la croissance a commencĂ© au 19ᔉ siĂšcle, avec la premiĂšre RĂ©volution Industrielle et l’émergence du capitalisme.

L’humanitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© aussi riche ni aussi nombreuse – DĂ©cryptage #1a
Figure 2 â€“ PIB mondial de 1700 Ă  2022, en trillions de dollars internationaux dans les prix de 2011. AjustĂ© pour l’inflation. Lignes verticales : ruptures structurelles dĂ©tectĂ©es par BEAST. Plus la ligne est Ă©paisse, plus grande est la probabilitĂ© qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture. DonnĂ©es : Bolt et van Zanden - Maddison Project Database 2023 (2024) ; Maddison Database 2010, avec retraitement majeur par Our World in Data.

Cependant, c’est aprĂšs la Seconde Guerre mondiale que la phase explosive de la croissance exponentielle a commencĂ©. Nous sommes aujourd’hui toujours dans cette phase explosive.

À quelle date ont eu lieu les accĂ©lĂ©rations ? On appelle ces accĂ©lĂ©rations des ruptures structurelles.

PlutĂŽt que de rĂ©pondre Ă  la question Ă  l’Ɠil nu, j’ai prĂ©fĂ©rĂ© utiliser une mĂ©thode statistique pour dĂ©tecter les ruptures structurelles : l’estimateur bayĂ©sien BEAST. Des dĂ©tails Ă  son sujet sont disponibles dans un appendice technique (en anglais) en fin d’article. En appliquant BEAST sur les donnĂ©es de la Figure 2 (Ă  partir de 1820 inclus, avec un intervalle de 5 ans pour l’estimation des donnĂ©es manquantes, voir l’appendice technique en fin d’article pour les dĂ©tails), je dĂ©tecte trois possibles ruptures structurelles :

  • 1875, avec une probabilitĂ© de 1.8 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture
  • 1955, avec une probabilitĂ© de 64.4 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture
  • 1995, avec une probabilitĂ© de 79.5 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture

1955 correspond Ă  la reconstruction de l’aprĂšs-guerre en Europe. 1995 correspond Ă  l’accĂ©lĂ©ration du dĂ©veloppement Ă©conomique d’une partie de l’Asie.

La quantitĂ© de richesses produites chaque annĂ©e par l’humanitĂ© est vertigineuse. En 1820, le PIB mondial Ă©tait d’environ 1.2 trillion de dollars, soit 1.200 milliards de dollars. En 2022, il est de 130 trillions. En deux siĂšcles, le PIB mondial a augmentĂ© d’un facteur de quasiment 110. Ces chiffres sont tellement gigantesques qu’ils sont difficiles Ă  se reprĂ©senter.

L’humanitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© aussi nombreuse

Alors que l’humanitĂ© n’a jamais produit autant de richesse, il n’y a en parallĂšle jamais eu autant d’humains vivant en mĂȘme temps sur la planĂšte.

Comme pour le PIB, la Figure 3 montre que la population a, elle aussi, connue une croissance exponentielle lors des deux derniers siĂšcles.

L’humanitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© aussi riche ni aussi nombreuse – DĂ©cryptage #1a
Figure 3 â€“ Population mondiale entre -10.000 et 2021, en milliards de personnes. DonnĂ©es : Gapminder - Population v7 (2022) et autres sources, avec retraitement majeur par Our World in Data.

En zoomant sur les trois derniers siĂšcles, la Figure 4 montre que la population augmente de maniĂšre continue et linĂ©aire Ă  partir du 18ᔉ siĂšcle. Comme pour le PIB, c’est Ă  l’issue de la Seconde Guerre mondiale que l’augmentation de la population s’accĂ©lĂšre.

L’humanitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© aussi riche ni aussi nombreuse – DĂ©cryptage #1a
Figure 4 â€“ Population mondiale de 1700 Ă  2021, en milliards de personnes. Lignes verticales : ruptures structurelles dĂ©tectĂ©es par BEAST. Plus la ligne est Ă©paisse, plus grande est la probabilitĂ© qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture. DonnĂ©es : Gapminder - Population v7 (2022) et autres sources, avec retraitement majeur par Our World in Data.

BEAST (Ă  partir de 1700 inclus, avec un intervalle d’un an pour l’estimation des donnĂ©es manquantes, voir l’appendice technique en fin d’article pour les dĂ©tails) dĂ©tecte de multiples ruptures structurelles. Les principales sont les suivantes :

  • 1821, avec une probabilitĂ© de 27.5 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture
  • 1881, avec une probabilitĂ© de 44.2 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture
  • 1922, avec une probabilitĂ© de 46.3 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture
  • 1951, avec une probabilitĂ© de 96.6 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture
  • 1970, avec une probabilitĂ© de 89.3 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture

Une possible interprĂ©tation des trois premiĂšres ruptures est le dĂ©but de la transition dĂ©mographique dans diffĂ©rents pays d’Europe. 1951 est visible Ă  l’Ɠil nu sur le graphique, et correspond Ă  l’extension de la transition dĂ©mographique au reste du monde.

En 1820, la population mondiale Ă©tait d’environ 1.2 milliard de personnes. En 2021, elle Ă©tait de quasiment 8 milliards de personnes. En deux siĂšcles, la population mondiale a augmentĂ© d’un facteur de 6.5.

Cependant, la population mondiale connaĂźtra un pic dans les prochaines dĂ©cennies, avant de dĂ©croĂźtre. Comme le montre la Figure 5, le taux de croissance de la population a commencĂ© Ă  dĂ©croĂźtre dĂšs les annĂ©es 1960.

L’humanitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© aussi riche ni aussi nombreuse – DĂ©cryptage #1a
Figure 5 â€“ Taux de croissance annuel de la population mondiale de 1950 Ă  2021. Courbe grise en pointillĂ©s : ajustement avec une rĂ©gression locale, intervalle de confiance de 95 %. Lignes verticales : ruptures structurelles dĂ©tectĂ©es par BEAST. Plus la ligne est Ă©paisse, plus grande est la probabilitĂ© qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture. DonnĂ©es : ONU, World Population Prospects (2022), retraitement par Our World in Data.

MathĂ©matiquement, la dĂ©rivĂ©e seconde de la courbe est devenue nĂ©gative. C’est comme si la baignoire continuait Ă  se remplir (la population continue d'augmenter), mais que le dĂ©bit du flux d’eau entrant Ă©tait progressivement en train de se rĂ©duire (l’augmentation en pourcentage est de plus en plus petite).

BEAST dĂ©tecte les ruptures structurelles suivantes :

  • 1958, avec une probabilitĂ© de 99.7 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture
  • 1962, avec une probabilitĂ© de 99.99 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture
  • 1968, avec une probabilitĂ© de 2 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture
  • 1975, avec une probabilitĂ© de 81.1 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture
  • 1991, avec une probabilitĂ© de 90.6 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture
  • 1999, avec une probabilitĂ© de 40 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture
  • 2015, avec une probabilitĂ© de 62 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture

Lorsque le taux de croissance atteindra 0 %, la population cessera d’augmenter. Lorsque le taux de croissance deviendra nĂ©gatif, la population commencera Ă  diminuer. C’est dĂ©jĂ  le cas dans un certain nombre de pays riches, comme le Japon.

Selon les prévisions, la population mondiale pourrait commencer à décroßtre d'ici à la fin du siÚcle. Pour en savoir plus, vous pouvez lire cet article de Max Roser et Hannah Richie (en anglais).

Two centuries of rapid global population growth will come to an end
Global population has increased rapidly over the past century. This period of rapid growth is temporary: the world is entering a new equilibrium and rapid population growth is coming to an end.
L’humanitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© aussi riche ni aussi nombreuse – DĂ©cryptage #1aOur World in DataBy: Max Roser and Hannah Ritchie
L’humanitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© aussi riche ni aussi nombreuse – DĂ©cryptage #1a

L’humain moyen n’a jamais produit autant de richesses

Dans la mesure oĂč la population a connu une croissance exponentielle, il est raisonnable de se dire que le PIB ait, lui aussi, connu une croissance exponentielle. Si, chaque annĂ©e, chaque humain produit 1.000 euros de richesse, et qu’en deux siĂšcles, le nombre d’humains a Ă©tĂ© multipliĂ© par 6.5, la richesse totale aura (logiquement) augmentĂ© d’un facteur Ă©quivalent Ă  celui de la population — soit 6.5.

Pour autant, on a vu que le facteur de croissance de la population et du PIB sont diffĂ©rents. La population a augmentĂ© d’un facteur de 6.5, alors que le PIB a augmentĂ© d’un facteur de quasiment 110. Le PIB a augmentĂ© quasiment 17 fois plus que la population. 

Pour contrĂŽler, c’est-Ă -dire pour neutraliser, l’effet de la croissance dĂ©mographique sur la richesse, on utilise le PIB par habitant. Le PIB par habitant consiste Ă  diviser le PIB par la population.

Comme le montre la Figure 6, le PIB par habitant a, lui aussi, connu une croissance exponentielle. C’est ce qui me permet d’écrire que l’humain moyen n’a jamais produit autant de richesses.

L’humanitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© aussi riche ni aussi nombreuse – DĂ©cryptage #1a
Figure 6 â€“ Moyenne mondiale du PIB par habitant de 1 Ă  2022, en dollars internationaux dans les prix de 2011. AjustĂ© pour l’inflation. DonnĂ©es : Bolt et van Zanden - Maddison Project Database 2023 (2024) ; Maddison Database 2010, avec retraitement majeur par Our World in Data.

En zoomant sur les trois derniers siĂšcles, la Figure 7 montre qu’il y a eu deux grandes phases. Une premiĂšre phase d’augmentation lente, Ă  partir du 19ᔉ siĂšcle. Il s’agit de la premiĂšre RĂ©volution Industrielle et de l’émergence du capitalisme. Une seconde phase d’augmentation rapide, Ă  l’issue de la Seconde Guerre mondiale.

L’humanitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© aussi riche ni aussi nombreuse – DĂ©cryptage #1a
Figure 7 â€“ Moyenne mondiale du PIB par habitant de 1700 Ă  2022, en dollars internationaux dans les prix de 2011. AjustĂ© pour l’inflation. Lignes verticales : ruptures structurelles dĂ©tectĂ©es par BEAST. Plus la ligne est Ă©paisse, plus grande est la probabilitĂ© qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture. DonnĂ©es : Bolt et van Zanden - Maddison Project Database 2023 (2024) ; Maddison Database 2010, avec retraitement majeur par Our World in Data.

BEAST (Ă  partir de 1820 inclus, avec un intervalle de 5 ans pour l’estimation des donnĂ©es manquantes, voir l’appendice technique en fin d’article pour les dĂ©tails) dĂ©tecte les ruptures structurelles suivantes :

  • 1880, avec une probabilitĂ© de 1.9 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture
  • 1960, avec une probabilitĂ© de 76.1 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture
  • 2005, avec une probabilitĂ© de 75.2 % qu’il s’agisse d’une « vraie Â» rupture

Le PIB par habitant montre des ruptures semblables Ă  celles du PIB. À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe se reconstruit. Au tournant des annĂ©es 2000, ce sont de nombreux pays asiatiques qui voient leur PIB fortement augmenter.

Le PIB par habitant est passĂ© d’environ 1.100 $ par an en 1820 Ă  environ 16.500 $ par an en 2022. En deux siĂšcles, la quantitĂ© moyenne de richesse produite par un humain a augmentĂ© d’un facteur d’environ 16, un facteur semblable au facteur de quasiment 17 que je mentionnais plus haut. Pour le dire autrement, en deux siĂšcles, la richesse produite par chaque humain vivant sur la planĂšte a Ă©tĂ© multipliĂ©e par 16.

Si l’augmentation du PIB avait Ă©tĂ© uniquement due Ă  la croissance de la population, le facteur de croissance du PIB par habitant aurait dĂ» n’ĂȘtre que de 1.

À quoi est due cette « sur-augmentation Â» d’un facteur 16 du PIB par habitant ? C’est Ă  cette question qu’essaie de rĂ©pondre la branche de la science Ă©conomique qui Ă©tudie la croissance Ă©conomique de long terme. La thĂ©orie aujourd’hui dominante, la thĂ©orie de la croissance endogĂšne, montre que la croissance Ă©conomique de long terme est d’abord due Ă  l’innovation. En grande partie grĂące Ă  l’innovation, technologique mais pas seulement, les humains d’aujourd’hui sont capables de produire en moyenne 16 fois plus de richesse aujourd’hui que les humains d’il y a deux siĂšcles.

Une richesse qui reste inégalement répartie

Dire que l’humanitĂ© connaĂźt aujourd’hui un niveau de richesse sans prĂ©cĂ©dent n’implique pas que cette richesse soit rĂ©partie de maniĂšre uniforme sur la planĂšte. La Figure 8 le montre : historiquement, ce sont d’abord les pays occidentaux qui ont connu une augmentation de leur richesse, mesurĂ©e ici avec le PIB par habitant.

L’humanitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© aussi riche ni aussi nombreuse – DĂ©cryptage #1a
Figure 8 â€“ PIB par habitant de 1820 Ă  2022 dans les rĂ©gions du monde, en dollars internationaux dans les prix de 2011. AjustĂ© pour l’inflation et pour les diffĂ©rences de coĂ»t de la vie entre pays. DonnĂ©es : Bolt et van Zanden - Maddison Project Database 2023 (2024) ; Maddison Database 2010, avec retraitement majeur par Our World in Data.

On voit cependant que depuis les années 1990, le PIB par habitant augmente dans toutes les régions du monde.

La croissance Ă©conomique n’est pas un jeu Ă  somme nulle : l’augmentation du PIB par habitant dans le pays A n’implique pas une diminution du PIB par habitant dans le pays B. A et B peuvent voir leur PIB par habitant croĂźtre simultanĂ©ment. Comme le montre la Figure 8, c’est ce qui arrive depuis plusieurs dĂ©cennies. NĂ©anmoins, malgrĂ© l’augmentation quasiment gĂ©nĂ©ralisĂ©e du PIB par habitant dans les grandes rĂ©gions du monde, l’écart entre les pays occidentaux et les autres pays reste important. 

À noter que les moyennes de la Figure 8 ne disent rien des inĂ©galitĂ©s Ă  l’intĂ©rieur des pays. Il y a des inĂ©galitĂ©s entre les pays, et il y a des inĂ©galitĂ©s Ă  l’intĂ©rieur des pays. Elles peuvent chacune avoir des dynamiques diffĂ©rentes.

Conclusion

Les donnĂ©es montrent qu’il n’y a jamais eu autant d’humains sur la planĂšte, et qu’ils n’ont jamais Ă©tĂ© aussi riches.

Une telle richesse est corrĂ©lĂ©e Ă  de nombreuses avancĂ©es sociales, telles que l’accĂšs Ă  l’éducation, l’accĂšs Ă  la santĂ©, l’augmentation de l’espĂ©rance de vie, la fin du travail des enfants, l’accĂšs Ă  des systĂšmes de retraite, l’accĂšs aux loisirs, et ainsi de suite. Cette richesse est Ă©galement corrĂ©lĂ©e Ă  de nombreuses crises environnementales, comme le rĂ©chauffement climatique, l’artificialisation des sols ou la rĂ©duction de la biodiversitĂ©.

Les deux derniers siĂšcles ont Ă©tĂ© une profonde rupture pour l’humanitĂ©. Par toutes ces transformations, l’expĂ©rience individuelle de l’existence a profondĂ©ment changĂ©. Notre quotidien est sans comparaison avec le quotidien de nos ancĂȘtres d’il y a seulement deux siĂšcles. Je ne suis pas certain que l’on s’en rende souvent compte.

Dans les prochains articles de la sĂ©rie, j’explorerai l’évolution du PIB par habitant dans les grandes rĂ©gions du monde (DĂ©cryptage #1b), dans quelques pays, dont la France et les États-Unis (DĂ©cryptage #1c), et j’explorerai Ă  quoi ressemblait la vie avant l’émergence du capitalisme (DĂ©cryptage #1d).

Pour ne pas manquer les prochains articles, abonnez-vous Ă  ma newsletter.

Aviez-vous en tĂȘte l’existence de ces nombreux phĂ©nomĂšnes exponentiels ? Saviez-vous qu’une part substantielle des Ă©volutions ont eu lieu aprĂšs la Seconde Guerre mondiale ? Saviez-vous que la croissance de la population avait commencĂ© Ă  ralentir depuis plusieurs dĂ©cennies ? Saviez-vous que l’humain moyen avait vu sa richesse augmenter d’un facteur 16 depuis des deux derniers siĂšcles ? Saviez-vous que toutes les rĂ©gions du monde voient leur richesse par habitant augmenter, mais que des Ă©carts importants persistent ?

Vous pouvez rĂ©pondre Ă  ces questions dans les commentaires de cet article, ou en rĂ©pondant par e-mail si vous avez reçu l’article par e-mail.

Si vous avez trouvĂ© l’article intĂ©ressant, n’hĂ©sitez pas Ă  le partager autour de vous. Le bouche-Ă -oreille joue un rĂŽle dĂ©terminant pour faire connaĂźtre mon travail.

À bientĂŽt pour le prochain article de la sĂ©rie,
Olivier

Je suis de retour

22 février 2024 à 15:30
Je suis de retour

ChĂšre lectrice, cher lecteur,

En novembre 2023, j'ai publiĂ© un article afin de vous rassurer : non, je n'ai pas abandonnĂ© L'Économiste Sceptique. Entre la dĂ©liquescence de Twitter et d'importants problĂšmes de santĂ© qui m'ont occupĂ© de l'Ă©tĂ© 2022 Ă  la fin de 2023, 2023 a Ă©tĂ© une annĂ©e difficile pour mon activitĂ© de mĂ©diation scientifique.

Ai-je abandonnĂ© L’Économiste Sceptique ?
AprÚs une année pleine de turbulences, il est temps de faire le point
Je suis de retourOlivier Simard-CasanovaOlivier Simard-Casanova
Je suis de retour

Pour autant, ces péripéties sont derriÚre moi. En coulisses, le travail a continué. Il a été considérable. Le gros du chantier est désormais terminé. Ce qui me permet de vous annoncer que je reprends le rythme normal de publication de mon contenu de médiation scientifique. Avec trois importants changements.

Par ailleurs, j'ai conscience qu'au cours des derniers mois, ma communication n'a pas été idéale. Je vous propose de faire le point.

📋
En bref

‱ Je reprends la publication de mon contenu de mĂ©diation scientifique sur la science Ă©conomique, l'esprit critique, l'environnement et les États-Unis Ă  un rythme normal.
‱ MĂȘme chose pour mon contenu sur la crĂ©ation de contenu sur Internet.

‱ Annonce #1 : j'ai fusionnĂ© mes diffĂ©rentes newsletters et sites sur un site unique, olivier.simardcasanova.net. Vos abonnements ont Ă©tĂ© migrĂ©, ainsi que mon contenu.
‱ Annonce #2 : je mets Ă  la retraite le nom de mes diffĂ©rentes newsletters, y compris celui de "L'Économiste Sceptique", pour Ă©crire directement sous mon nom. Le retrait des diffĂ©rents noms est sans consĂ©quence sur mon contenu.
‱ Annonce #3 : ma ligne Ă©ditoriale Ă©volue. Moins d'analyses personnelles, davantage de littĂ©rature scientifique, et davantage de graphiques.

‱ Si vous aviez un abonnement à l'une de mes newsletters, choisissez quels articles recevoir dans votre compte.

Qui suis-je ?

AprÚs la (longue) semi-absence qui s'achÚve aujourd'hui, c'est sans doute utile de refaire les présentations. Il est également possible que vous m'ayez découvert sur Threads, Bluesky ou Mastodon. C'est l'occasion d'en savoir plus sur qui je suis.

Je m'appelle Olivier Simard-Casanova, je suis économiste (depuis 2012), statisticien (depuis 2014) et médiateur scientifique (depuis 2015). J'ai une expérience dans le milieu de la recherche et de l'enseignement supérieur, et depuis 2019, je suis indépendant.

Je suis de retour

Au cours des derniÚres années, j'ai été le créateur et l'auteur de plusieurs newsletters :

  • L'Économiste Sceptique, sur la science Ă©conomique, le scepticisme scientifique et l'Ă©conomie de l'environnement
  • L'Heure AmĂ©ricaine, sur la sociĂ©tĂ© et la politique des États-Unis
  • Cities 2100, sur les mobilitĂ©s urbaines en AmĂ©rique du Nord
  • IndieNotes, sur la crĂ©ation de contenu indĂ©pendante en ligne

Pour en savoir plus sur moi, n'hĂ©sitez pas Ă  consulter la page À propos.

Ma communication

Avant d'aborder les newsletters, j'aimerais faire un point sur mon manque de communication.

Comme je l'expliquais dans mon article de novembre, j'ai pris de plein fouet la destruction de Twitter par Elon Musk. Twitter jouait un rÎle central dans mon activité d'indépendant. Sa destruction a eu un impact négatif considérable sur mon travail. Et en particulier, sur mon travail de médiation scientifique.

Concernant ma capacitĂ© Ă  communiquer, c'est comme si Elon Musk m'avait pris de force le mĂ©gaphone des mains en exigeant que je lui donne de l'argent pour le rĂ©cupĂ©rer. Ça n'est rien de moins que de l'extorsion, extorsion que je ne peux pas accepter.

Or, ça n'a pas été possible de vous dire "je quitte Twitter, retrouvez-moi sur la plateforme Y".

D'une part, je n'ai pas toujours eu des expériences heureuses sur les plateformes alternatives à Twitter, qui ont par ailleurs mis du temps à émerger et à atteindre une masse critique d'utilisateurs.

D'autre part, ni Mastodon, ni Threads, ni Bluesky ne sont des clones de Twitter. AprÚs tout, Twitter était un lieu toxique bien avant son rachat par Elon Musk. Je comprends que les plateformes alternatives tentent d'emprunter un chemin différent. Mais ce chemin différent suppose de comprendre comment ces nouvelles plateformes fonctionnent, et de s'y adapter. Ce qui prend forcément du temps.

Je me suis donc retrouvĂ© dĂ©pourvu et orphelin, ne sachant plus trop ni oĂč, ni comment, m'exprimer. Quand s'ajoutent Ă  la destruction de Twitter mes problĂšmes de santĂ©, devoir gĂ©rer ce qui ont Ă©tĂ© les deux pires crises de ma vie en mĂȘme temps n'a pas Ă©tĂ© simple. Sans mes problĂšmes de santĂ©, j'aurais probablement pu trouver un nouvel Ă©quilibre plus rapidement, et me remettre Ă  communiquer efficacement plus rapidement.

Et puis, petit Ă  petit, je me suis souvenu que j'avais dĂ©jĂ  un espace oĂč je peux m'exprimer librement : mes newsletters.

Annonce #1 : les newsletters

L'un des avantages des périodes difficiles est qu'elles permettent de s'interroger en profondeur, et d'introduire des changements parfois importants.

La destruction de Twitter m'a obligĂ© Ă  refondre des pans entiers de ma maniĂšre de travailler, Elon Musk ayant dĂ©truit la plupart de mes outils. Mes problĂšmes de santĂ© m'ont par ailleurs donnĂ© une nouvelle vision de moi-mĂȘme, encore plus saine et encore plus robuste que la prĂ©cĂ©dente. Je me suis dit que j'avais une occasion idĂ©ale, et sans doute unique, pour repenser en profondeur mon activitĂ© de mĂ©diation scientifique.

Jusqu'ici, je publiais, ou de maniĂšre plus objective, j'ai essayĂ© de publier, plusieurs newsletters thĂ©matiques distinctes, chacune avec un site Internet et une identitĂ© diffĂ©rente : L'Économiste Sceptique, L'Heure AmĂ©ricaine et IndieNotes . Pour moi, c'Ă©tait lourd Ă  gĂ©rer. Pour vous, c'Ă©tait confus et dispersĂ©. Afin de simplifier aussi bien ma vie que la vĂŽtre, j'ai fusionnĂ© mes newsletters en un site unique.

ConcrÚtement, mon contenu précédemment publié sur mes différentes newsletters est désormais hébergé sur mon nouveau site, qui est à mon nom : olivier.simardcasanova.net. Si vous aviez un abonnement à l'une de mes précédentes newsletters, j'ai migré votre abonnement vers le nouveau site.

Sur le nouveau site, j'Ă©crirai, et en rĂ©alitĂ©, j'Ă©cris dĂ©jĂ , sur les mĂȘmes sujets que prĂ©cĂ©demment : la science Ă©conomique, l'esprit critique, l'environnement, les États-Unis, la crĂ©ation de contenu indĂ©pendante sur Internet, et quelques autres encore. C'est d'ailleurs un peu abusif de parler de "nouveau" site : le nouveau site contient l'essentiel du contenu de mĂ©diation scientifique que j'ai publiĂ© depuis 2015, soit plus de 600 articles !

Au lieu d'avoir plusieurs sites avec chacun une newsletter thématique, il y a désormais un site unique qui héberge tous mes articles et toutes mes newsletters.

Bien sûr, j'ai conscience que tout le monde n'est pas intéressé par tous les sujets sur lesquels j'écris. J'ai ainsi séparé les anciennes newsletters en Univers, dont vous pouvez retrouver la liste sur la page Explorer. Si vous avez un abonnement à la newsletter, vous pouvez choisir de ne recevoir que les articles de certains Univers.

❗
Lors de la fusion des newsletters, je n'ai pas pu préserver vos préférences d'abonnement aux courriels.

Si vous aviez déjà un abonnement à l'une de mes newsletters, merci de vous rendre dans votre compte grùce au bouton ci-dessus pour choisir quels articles vous souhaitez recevoir par courriel.

Toutes mes excuses pour la gĂȘne occasionnĂ©e.

Annonce #2 : L'Économiste Sceptique

L'Économiste Sceptique Ă©tant, et de trĂšs loin, ma newsletter la plus lue, il me semble important de lui consacrer quelques mots. D'autant que la deuxiĂšme annonce concerne L'Économiste Sceptique.

Fondamentalement, la fusion des diffĂ©rentes newsletters en un site unique est une dĂ©marche de simplification. À la fusion, j'ai associĂ© le retrait du nom des diffĂ©rentes newsletters prĂ©existantes. Y compris pour "L'Économiste Sceptique". En d'autres termes, je mets Ă  la retraite le nom "L'Économiste Sceptique".

J'aurais pu titrer mon annonce "La fin de L'Économiste Sceptique". Un tel titre aurait sans aucun doute fait parler. Mais il aurait Ă©tĂ© trompeur. Le seul Économiste Sceptique qui disparaĂźt, c'est le nom. Le contenu, lui, reste intact. Tous les articles que j'ai publiĂ©s depuis 2021 sur www.ecosceptique.com sont disponibles en intĂ©gralitĂ© sur le nouveau site. Surtout, je continue Ă  Ă©crire sur la science Ă©conomique, l'esprit critique et l'environnement Ă  un rythme similaire, voire supĂ©rieur, au rythme de croisiĂšre que j'avais sur L'Économiste Sceptique.

Pourquoi retirer le nom "L'Économiste Sceptique" ? AprĂšs tout, c'est un nom qui commençait Ă  ĂȘtre connu. C'est une dĂ©cision importante, que j'ai mĂ»rement rĂ©flĂ©chie. Elle est motivĂ©e par trois raisons principales.

La premiĂšre raison est que c'est un nom parfois confus, en particulier pour les personnes qui ne sont pas familiĂšres avec le scepticisme scientifique. Le retrait du nom permet de mettre un terme Ă  cette confusion. La deuxiĂšme raison est que parfois, les gens m'appellent "L'Économiste Sceptique". Or, "L'Économiste Sceptique" n'a jamais Ă©tĂ© un pseudonyme. C'est le nom de la newsletter. Retirer le nom permet de mettre un terme Ă  cette seconde confusion. La troisiĂšme raison est que je me sens dĂ©sormais Ă  l'aise d'Ă©crire directement sous mon nom, plutĂŽt que de me "cacher" derriĂšre un nom impersonnel et dans une certaine mesure, artificiel.

Sur le nouveau site, trois Univers remplacent L'Économiste Sceptique :

La séparation en trois Univers vous donne davantage de contrÎle : vous pouvez choisir plus finement les articles que vous souhaitez recevoir par courriel.

La création d'un Univers spécifique à l'esprit critique va également me permettre de partager des travaux scientifiques en lien avec l'esprit critique issus d'autres disciplines que la science économique. J'en ai d'ores et déjà plusieurs dizaines que j'aimerais partager avec vous, et j'en découvre chaque semaine de nouveaux.

Si un ou plusieurs de ces Univers vous intéressent, ne manquez pas mes prochains articles en vous abonnant à la newsletter.

Annonce #3 : la ligne Ă©ditoriale

Depuis plusieurs mois, j'expĂ©rimente avec une nouvelle ligne Ă©ditoriale. Si vous consultez la liste chronologique de mes publications, vous constaterez que malgrĂ© mon manque de communication, j'ai en rĂ©alitĂ© Ă©tĂ© particuliĂšrement actif depuis l'Ă©tĂ© 2023. Ces expĂ©rimentations ont portĂ© leurs fruits. Leurs rĂ©sultats sont mĂȘme allĂ©s au-delĂ  de mes espĂ©rances.

Je peux donc vous annoncer ce qui est sans doute le plus important changement : la ligne Ă©ditoriale de mon travail de mĂ©diation scientifique Ă©volue. À compter de maintenant, je publierai moins d'analyses personnelles, davantage d'articles portant directement sur la littĂ©rature scientifique, et davantage de graphiques.

Pourquoi cette nouvelle ligne Ă©ditoriale en particulier ?

Contrairement à ce que certains allumés toxiques qui ne savent manifestement pas lire prétendent à longueur de vidéos insultantes et fallacieuses sur YouTube, je ne suis pas un commentateur. Je ne suis pas un éditorialiste. Je ne suis pas un économiste de plateau télé qui vient donner son avis mésinformé sur la derniÚre polémique en cours, ou qui dit à son audience exactement ce qu'elle veut entendre au mépris des faits.

Depuis 2015, ma dĂ©marche, que j'ai rĂ©guliĂšrement rĂ©pĂ©tĂ©, a toujours Ă©tĂ© celle d'un mĂ©diateur scientifique. Mon objectif n'est pas de vous convaincre. Mon objectif n'est pas de vous faire changer d'avis. Mon objectif n'est pas de faire la guerre Ă  quiconque ayant l'audace de ne pas penser exactement comme moi. Mon objectif n'est pas d'ĂȘtre connu, ni de me bĂątir une influence sur votre dos.

Mon objectif a toujours Ă©tĂ©, est encore, et continuera Ă  ĂȘtre, de partager avec vous la littĂ©rature scientifique qui m'intĂ©resse, qui m'interpelle, qui m'Ă©tonne, qui m'Ă©merveille, qui me surprend ou qui me fait rĂ©flĂ©chir. Et c'est tout. Je n'ai pas d'autre objectif. Le reste ne m'intĂ©resse pas.

Sans renier mon travail, il m'a semblĂ© que la ligne Ă©ditoriale des anciennes newsletters, et celle de L'Économiste Sceptique en particulier, Ă©tait encore trop souvent dans l'analyse personnelle plutĂŽt que dans le partage de la littĂ©rature scientifique. Le recours Ă  l'analyse personnelle m'a Ă©galement conduit Ă  Ă©crire des articles contenant d'importantes erreurs et d'importants oublis. Commettre des erreurs n'est pas en soi une catastrophe. Les erreurs sont des occasions d'apprendre. Mais en tant que mĂ©diateur scientifique soucieux de faire du bon travail, je me devais de tirer les leçons de ces erreurs. La nouvelle ligne Ă©ditoriale a pour objectif d'Ă©viter qu'elles ne se reproduisent.

Enfin, à un niveau plus personnel, la nouvelle ligne éditoriale est davantage en phase avec mes aspirations profondes de médiateur scientifique : la curiosité, l'émerveillement, et l'envie de partager ma passion pour les sciences.

ConcrÚtement, je vais davantage partager et expliquer des articles de recherche publiés par des économistes, et par des scientifiques issus d'autres sciences humaines et sociales. Il y aura toujours de l'éditorial, mais il sera plus explicitement identifié comme tel.

Concernant les formats, je n'ai pas prĂ©vu de changer les formats existants. Il y aura toujours des articles, et il y aura toujours des vidĂ©os. Les CafĂ©s continueront, mĂȘme si pour des raisons logistiques, j'ai pris la dĂ©cision de ne plus les enregistrer en direct. Vous aurez la possibilitĂ© de me transmettre Ă  l'avance vos questions, que je poserai Ă  l'invité·e pendant l'enregistrement.

Depuis l'été 2023, j'expérimente avec un format court, les Notes. Plus courtes et plus simples à écrire que les articles, les Notes ont pour objectif de remplacer les publications sous forme de fils que dans le passé, j'aurais publié sur Twitter. Les Notes ont vocation à prendre une place importante dans mon contenu. C'est un format qui s'ajoute aux formats existants, en les complétant.

Enfin, j'expérimente avec des directs en vidéo sur YouTube. L'expérimentation est prometteuse, et a vocation à continuer au cours des prochains mois.

Qu'en est-il des formules payantes ?

Comme pour L'Économiste Sceptique, la newsletter fusionnĂ©e est Ă©galement une newsletter partiellement payante. Si vous vous Ă©tiez abonnĂ© Ă  l'une des formules payantes de L'Économiste Sceptique, j'ai migrĂ© votre abonnement payant vers le nouveau site. Vous n'avez rien Ă  faire.

💡
Sur le nouveau site, vous avez accĂšs au mĂȘme contenu que celui auquel vous aviez accĂšs sur le site de L'Économiste Sceptique. Le contenu qui Ă©tait gratuit reste gratuit, le contenu qui Ă©tait derriĂšre le paywall reste derriĂšre le paywall.

Les formules payantes vous donnent accÚs à l'intégralité de mon contenu, passé comme à venir. Elles vous permettent également de soutenir mon travail, et de m'aider à pérenniser mon activité de médiation scientifique. Enfin, elles vous permettent de recevoir toutes les Notes par courriel dÚs leur publication, ainsi que le Point mensuel.

J'en profite pour remercier du fond du cƓur celles et ceux d'entre vous qui avez continuĂ© Ă  me soutenir financiĂšrement malgrĂ© cette longue pĂ©riode de creux. Sans votre prĂ©cieux soutien, je n'aurais pas pu refondre mon activitĂ© de mĂ©diateur scientifique comme j'ai pu le faire. J'aurais mĂȘme sans doute Ă©tĂ© contraint de mettre un terme Ă  mon activitĂ© de mĂ©diateur scientifique. Un grand merci ! Je me considĂšre chanceux d'avoir une communautĂ© bienveillante, intĂ©ressante et intĂ©ressĂ©e, et engagĂ©e comme vous l'ĂȘtes.

Si ça n'est pas déjà le cas, vous pouvez vous aussi vous abonner à l'une des formules payantes, et ainsi m'aider à relancer sereinement mon activité de médiateur scientifique.

Une nouvelle aventure, ensemble

Entre le retour à un rythme de publication normal, et les trois changements que je viens d'annoncer, c'est sans aucune doute une nouvelle aventure qui commence ! Une nouvelle aventure qui est, et de trÚs loin, la plus enthousiasmante de toute ma carriÚre de médiateur scientifique. Elle fait suite à une période vraiment difficile, ce qui la rend d'autant plus savoureuse. J'espÚre que vous serez nombreuses et nombreux à la partager avec moi.

Si vous n'ĂȘtes pas dĂ©jĂ  abonné·e Ă  la newsletter, n'hĂ©sitez pas Ă  rejoindre les milliers d'autres personnes qui font dĂ©jĂ  partie de l'aventure. Vous ne manquerez aucun de mes prochains articles.

Pour discuter sereinement de ces changements, pour répondre à vos questions, et pour discuter de mes projets à venir, je vous donne rendez-vous mardi 27 février 2024 de 20 h 30 à 21 h 30 (heure de Paris) sur YouTube pour un direct.

Si vous recevez cet article par courriel, n'hésitez pas à répondre au courriel pour me faire part de vos retours, de vos questions et de vos remarques. Vous pouvez également publier un commentaire sur le site.

À trùs bientît,
Olivier

Swift : Principes et fonctionnement.

Par : David
28 février 2022 à 11:47
SWIFT est une plateforme d’échange de messages entre membres . SWIFT pourrait se rĂ©sumer Ă  un intermĂ©diaire qui fait suivre un message d’un membre Ă  un autre membre selon une structure technique dĂ©finie mais la plateforme ne gĂšre pas les transferts de fonds.

La carte bancaire biomĂ©trique, une Ă©volution de l’outil historique de paiement

Par : ma-neobanque
5 février 2021 à 09:31
Plusieurs banques proposeront en 2021 des cartes bancaires biométriques. Comment se déroulera un paiement , quelles seront les limites applicables, le code PIN sera t'il toujours nécéssaire, comment pourrez-vous enregistrer votre empreinte ?

Pourquoi vous ne pouvez pas ajouter votre carte bancaire dans Apple Pay ?

Par : ma-neobanque
8 janvier 2021 Ă  08:00
Il existe 3 mĂ©thodes pour ajouter une carte dans votre Wallet Apple : soit vous scannez les informations de votre carte bancaire, soit vous renseignez les donnĂ©es de votre carte de paiement et enfin c’est l’application de paiement qui ajoute votre carte dans le Wallet.
❌
❌