Haut lieu de la révolution de 2011 puis de la résistance aux houthistes, Taez, une des plus grandes villes du Yémen, craint désormais d’être encerclée et de subir une catastrophe humanitaire. D’autant que des dizaines de milliers de nouveaux réfugiés y sont arrivés ces dernières semaines. Mais les habitants s’organisent, et promettent de continuer à résister.
Un militaire des forces gouvernementales yéménites, qui incluent l’armée nationale et l’Axe de Taez, à un checkpoint sur la ligne de front de Kadha, à l’ouest de Taez, le 13 septembre 2026.
En deux jours, les rebelles islamistes se sont emparés d’une grande partie de la côte yéménite bordant le détroit de Bab El-Mandeb, leur assurant le contrôle de ce passage stratégique. Une série de succès militaires saluée par les Gardiens de la révolution iraniens, alliés des houthistes, et qui interroge la solidité de l’alliance américano-saoudienne.
Les rebelles yéménites pro-iraniens ont pris jeudi cette ville clé, située à 75 kilomètres du détroit de Bab El-Mandeb. Pour la presse internationale, cette avancée sur le littoral de la mer Rouge pourrait permettre à Téhéran et à ses alliés de contrôler un nouveau point de passage stratégique, après Ormuz.
Des combattants armés près d’un véhicule blindé à Moka (Yémen), ville dont les houthistes ont pris le contrôle selon des sources militaires, le 10 septembre 2026.